16/01/2010

Cherche un grand sachet

« Papa, je te comprends ». « C’est bien, gamin, continue ». « Papa, je comprends que tu ne prépares jamais de soupe. Tu risques de te couper avec les carottes, tu vas pleurer comme une sirène de pompier et provoquer la panique dans tout l’immeuble si tu pèles un oignon et il te faudra huit jours pour nettoyer la cuisine ». « Gamin, je comprends que tu me comprends. Ah, que c’est beau la compréhension réciproque, hein, gamin ». « Papa, je ne comprends pas pourquoi tu ne prépares pas de la soupe en sachet ». « Gamin, j’ai essayé, un jour que j’étais seul, esseulé avec ma solitude solitaire ». « Tu étais nu, papa ? ». « Pourquoi cette question, gamin ? ». « Papa, solitaire, voyons, ce sont les vers qui sont solitaires. Et les vers sont nus comme un ver ». « Heuuu ». « Papa, raconte-moi suite et fin de ton histoire de soupe en sachet ». « C’est simple, gamin. Je ne suis jamais arrivé à mettre assez d’eau dans le sachet ». 

07:30 Écrit par Fanny dans petites annonces | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

Commentaires

Heureusement que tu ne mets pas les boites de ravioli dans ton micro-ondes !

Écrit par : Rafaël | 16/01/2010

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