13/11/2010

La boucherie du supermarché

« La commande 567 est prête à la boucherie ». « Papa, ça commence à faire long ». « Gamin, patience, à chacun son tour ». « Les commandes 568 et 569 sont prêtes à la boucherie ». « Papa, j’ai faim de voir toute cette viande ». « Gamin peut-être n’y avait-il plus de chipolata pour notre commande et ils doivent en refaire. Et ça prend du temps : hacher la viande pour 20 centimètres, sortir 20 centimètres de boyau et un entonnoir, farcir le boyau avec la viande hachée, emballer ». « La commande 570 est prête à la boucherie ». « Mais, papa, il y a au moins trois kilomètres de chipolata déjà prête dans la vitrine. Il suffit de couper 20 centimètres ». « La commande 571 est prête à la boucherie ». « Papa, pousse un coup de gueule, réclame ta commande, fais le fâché qui a faim et qui va sauter dans la vitrine pour dévorer une côte à l’os crue, saute dans la vitrine et rapporte-moi six rondelles de saucisson de jambon. J’ai faim ». « Gamin, je veux bien mais je n’ai pas assez de recul pour mon élan ». « Les commandes 572, 573 et 574 sont prêtes à la boucherie ». « Papa, ta commande, c’est quel numéro ? ». « Attends, je regarde. 167, gamin ». « Papa, si tu ne donnes pas ton de commande tu ne seras jamais servi ». « Heuuu ». 

Commentaires

Chez nous, on peut entendre

"De bestelling honderd zevenenzestig is klaar aan de beenhouwerij".

Écrit par : Rafaël | 13/11/2010

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