14/01/2009

Cherche à échanger

Je cherche quelques grosses cloches pour Pâques. En contrepartie j'offre une splendide crèche, en bois massif laqué rouge, ainsi que trois personnages qui surprennent un peu car deux d'entre eux ont déjà une crèpe de la Chandeleur sur la tête. Le personnage de droite, celui à la grosse biloute au bout rose, est en fait la maman. Le papa de Jésus, à gauche, est représenté dans sa position au travail, celle du policier au milieu du carrefour. Utilisation possible comme porte-clefs mais pas de fonction décapsuleur. Voici une photo pour que vous compreniez.

 

019 - Copie

13/01/2009

Cherche à vendre une guirlande

J’avais, et j’ai encore mais je cherche à la vendre, une guirlande de noël qui va, qui ne va plus, qui va à nouveau, qui s’éteint, qui se rallume sans qu’on le lui demande, et puis hop, c’est le noir, elle fonctionne à nouveau, paf c’est le noir absolu, elle revit et tout s’éclaire, hop elle a disparu. Impossible de résoudre un sudoku dans ces conditions alternatives. Le sudoku c’était mon menu de réveillon, avec un paquet de chips nature et un paquet de chips paprika, des olives à l’ail et un paquet de cure-dents pour piquer dans les olives. J’essayais de profiter des moments de noir pour manger mais je piquais dans les chips au lieu de piquer dans les olives. Et, j’en suis témoin, un chip ça vit. Quand on le pique avec un cure-dent il explose. Nuit dramatique vu que je réveillonnais dans le lit avec le carnet de sudoku, les olives et les chips. Je ne souhaite à personne de dormir dans un lit recouvert de chips piqués au vif. S’il y avait eu du soleil j’aurais pu m’imaginer être sur la plage, piqué aux fesses par des coquillages. Mais pas fin décembre, voyons. Plutôt que d’enguirlander ma guirlande électrique, je la vends. Telle qu’elle est, elle va, elle va pas, elle va, elle va pas. Faire offre.  

09/01/2009

Cherche les soldes

« Chers clients, ce sont les soldes, tout doit disparaître, même les caissières, sauf celle de la caisse huit qui est ma préférée et que je garde pour moi ». « C’est quoi ce bordel ? ». « Monsieur le directeur, le micro de l’accueil a disparu ». « Chers clients, profitez des soldes. Le pain d’un kilo ne fait plus que huit cents grammes, pour le même prix ». « Retrouvez-moi ce micro tout de suite, c’est un ordre ». « Oui, monsieur le directeur ». « Chers clients, nous vous signalons que la machine à couper les pains en tranches est hors d’usage depuis que j’ai essayé d’y faire des rondelles avec le boudin de noël en solde. C’est à cause des raisins. C’est un carnage. C’est horrible. Ames sensibles s’abstenir ». « Trouvez-le, nom de tnûûût (censuré) ». « Chers clients, c’est le moment de sortir, toutes les caissières sont devant la machine à couper le boudin aux raisins. Elles vivent leurs phantasmes profonds. Je vais quitter la lingerie en solde et vous rejoindre à l’extérieur. Bye bye, arrivée d’erchi, auf videur zéne ».

17/12/2008

Cherche à me soulager

Quand j’ai un besoin urgent je cherche une boîte aux lettres pour me soulager. D’habitude ça se passe bien. Sauf hier. On m’a pris la main dans le sac, si je puis dire. Je ne savais pas que le type était en train de relever son courrier. « Germaine, viens voir, quelqu’un nous a mis du boudin de Noël dans la boîte aux lettres. C’est coincé, vas pousser par dehors ». Ouille, ouille, ouille. Le type ignore sûrement l’existence des psychologues qui préconisent le lâcher prise. C’est Germaine qui m’a sauvé. Quand elle m’a vu elle a crié au secours. Le type a gueulé : « Et si j’allais pisser sur votre fenêtre, que diriez-vous ? ».  J’ai juste eu le temps de lui crier : « Essaye toujours, j’habite au cinquième ».

14/12/2008

Chercehe à vous donner des idées

Ceci est une histoire vraie. Vous pouvez l’essayer, il n’y a pas de droits d’auteur. En ce temps-là, au bureau, nous avions à notre disposition des petits papiers jaunes intitulés ‘Prière de rappeler’ avec des lignes ‘nom’, ‘prénom’, ‘agence’, ‘n° tél’. Pour être complet il faut dire que nous avions aussi un collègue masculin qui racontait tout haut ce qu’il faisait. Et oui, ça existe aussi chez les hommes. J’avais uniquement rempli ‘nom : Lepaire’ et ‘prénom : Noëlle’ et profité d’un besoin de vidange de ce collègue pour déposer le ‘Prière de rappeler’ de ce collègue. Retour du collègue : « Mais je n’ai pas le numéro pour appeler Lepaire Noëlle ». Six mois plus tard ce fut : « Mais où travaille Leroy Albert ? ».

13/12/2008

Cherche une tête et un hibou

C’est encore moi, pour la crèche vivante. Je simplifie : je vais faire la crèche vivante avec des animaux morts. Je cherche une tête de cerf sur une planche en chêne et un hibou empaillé. Et aussi un manneken pis avec le zizi en tire-bouchon, pas trop grand, pour faire le petit jésus. Ce sera du plus bel effet si je le mets couché. Pour les moutons je mettrai des boules d’ouate de démaquillage. J’en cherche aussi parce que je ne me démaquille pas vu que je ne me maquille jamais. Je cherche aussi un sapin, intelligent, capable de prendre l’ascenseur tout seul et de monter au cinquième. Avec les boules si possible. Important : je cherche aussi un emplacement de parking dans ma rue pour ma Citroën Albert Lingo pour ne pas devoir me promener avec une grosse dinde surgelée. D’avance merci  pour tout.

23/11/2008

Cherche un échange

Echange mère acariâtre et octodégénère contre deux de quarante ans. Urgent.

07:15 Écrit par Fanny dans petites annonces | Lien permanent | Commentaires (5) | Tags : cherche, echange, mere, urgent |  Facebook |

21/11/2008

Cherche à me faire tout petit

Dring. « Il n’y a plus d’abonné au numéro que vous avez demandé ». « Ouvre, fils d’imbécile, je suis ta mère ». Dring. « Il n’y a plus d’abonné au numéro que vous avez demandé ». « Si tu n’ouvres pas je dis à tout le monde que tu te promènes en slip dans ton appartement ». Dring. « Il n’y a plus d’abonné au numéro que vous avez demandé ». « Lucienne, j’ai engendré un monstre. Sais-tu qu’à la Toussaint il a été fleurir le caveau dans lequel je ne suis pas encore ». Dring, driiiiing. « Heuuu, il n’y a plus d’abonné au numéro que vous avez atchiii ». « Tu vois ce que ça fait, hein, de te promener en slip. Lucienne, je suis sûre qu’il est chez lui, j’ai entendu la roulette de ses souris ». « Il n’y a plus d’abonné au numéro que vous avez demandé ». « Lucienne, tu comprends ça, toi. Je n’ai même pas sonné et le répondeur se met en marche. Lucienne, dis quelque chose, vieille loque ». « J’ai pipi ». Dring, dring, driiing. « Il n’y a plus d’abonné au numéro que vous avez demandé ». « Lucienne, fais pipi dans le caniveau. Chante une tyrolienne, ce te sera plus facile, moi j’abandonne ». Ouf.  

01/11/2008

Tûûût 27 bis. Cherche une potée

« Allo, je cherche une belle grosse potée. Vous en avez ? ». « Oui, monsieur, potée aux lardons, potée aux choux ? ». « Ah. Une potée de choux chinois, c’est original. Heuuu, ça vaut combien ? ». « Le choux chinois ne se mange pas, monsieur. Mes potées sont au chou frisé ». « Une potée de choux frisés, tiens, tiens. Pourquoi pas. Vous pourriez piquer quelques choux de Bruxelles sur des bâtonnets, pour donner de la hauteur à la potée ». « Dites, monsieur, j’ai autre chose à faire que de la sculpture, je dois préparer mes plats ». « Mais, vous n’êtes pas fleuriste ? ». « Non. Monsieur ». « Et ma potée pour la Toussaint, alors ? ». Tûûût, tûûût, tûûût.

28/10/2008

Chzeche un grand cimetière

Je cherche un grand cimetière avec des noms sur les rayons, un peu comme chez Carrefour. On aurait les allées ‘Se sont éteints comme des bougies’, ‘Belles-mamans au départ attendu’, ‘Victimes du gaz’ et autre ‘Tontons, tantines et vieux brol’. En fait je cherche les tombes de la rubrique ‘Jeunes papas sans enfant’. En clair pour les mal-comprenant : je cherche là où de jeunes dames seules viennent déposer des fleurs parce qu’il faut bien se montrer devant l’ancienne belle-famille. Je cherche un hypercimetière.

27/10/2008

Cherche à vendre des chrysanthèmes

Splendides, ils sont splendides ces chrysanthèmes. La Toussaint approche et j’ai acheté le petit pot à 2,49 euros pour maman. Horreur, maman n’est pas morte. Je n’y pensais plus. Vends chrysanthèmes, jamais servis, état neuf, petit pot offert, prix coûtant, du producteur au consommateur, biodégradable sauf le pot qui peut servir de fez lors d’une fête arabe et pratique : vous pouvez laisser l’autocollant avec le prix si c’est pour offrir à un mort.

24/10/2008

Cherche une foreuse à cuillère

Chez des amis j’ai été ridicule quand je me suis mis plein de potage orange halloween sur le pantalon. Je n’avais pas vu qu’on m’avait mis une cuillère avec un trou. Depuis lors, chaque jour de travail, je reviens chez moi avec la cuillère à soupe du restaurant d’entreprise. Pas bête, hein, le bol de soupe dans ma boîte coûte moins cher qu’une cuillère chez Ikea. Je veux remonter le moral de mes collègues qui prennent du potage à midi. J’ai un problème : le trou. Je cherche une foreuse à cuillère à prêter. Si vous êtes un de mes collègues, ne vendez pas la mèche. Merci.

22/10/2008

Cherche une chatte nue

Je me suis fait passer pour une enquêtrice du chômage au téléphone, pour connaître le nombre de personnes à charge : madame Gonzales, du troisième étage, n’a pas un chat laid mais une laide chatte. Je n’ai pas eu le temps de la voir quand je l’ai découpée au ciseau pour récupérer l’autocollant que mon gamin, ce fils d’imbécile, avait collé sur le flanc gauche. Malheureusement j’ai oublié de l’asphyxier pendant quelques minutes pour faire rase campagne. J’aurais du lui coincer la tête dans la porte de l’ascenseur mais j’ai une âme sensible, j’aime les animaux. J’avais presque fini de tondre la chatte de madame Gonzalez quand elle m’a griffé, la salope. Stupide réflexe, j’ai arrêté de l’étrangler et elle a bondi par la fenêtre du balcon qui était ouverte. Cinq étages.  Je pense que son atterrissage a du se produire sur la toile de la remorque d’un camion car, descendu quatre à quatre à la vitesse d’un ascenseur, je n’ai pas trouvé de trace de l’autocollant ni de badauds extasiés devant un fait divers. Je cherche une chatte nue avec un autocollant.

21/10/2008

Cherche échange autocollants Panini (2)

Comme promis hier, voici la liste des autocollants qui manquent au gamin : de 1 à 16, 18, 19, 20, 21, 22, 23, 25, 26, 29, 30, 31, 32 et la suite. Le 32 vous étonne puisque, hier, je l’ai proposé en échange. C’est parce que le gamin l’a collé sur la porte du frigo. Je ne vois pas comment je pourrais coller une porte de frigo de 52 centimètres x 94 centimètres dans un album de 30 sur 21. Grosse récompense à qui retrouvera le chat des Gonzales.

20/10/2008

Cherche échange autocollants Panini (1)

J’échange des autocollants Panini, numéros 17, 24 (deux fois), 27 (légèrement déchiré à cause de Kiki, le hamster du gamin,  28 (il manque les bords, on dirait un timbre-poste), 32 (mais il faut également prendre la porte du frigo parce que je n’arrive pas à le décoller. J’ai vu aussi que le gamin en avait collé un sur le chat des Gonzales du troisième mais je n‘arrive pas à lire le numéro. Cette sale bête veut me griffer. Pour ne pas faire long, je dirai demain ce qu'il manque au gamin pour pouvoir comprendre l'histoire.

26/09/2008

Cherche à me guérir de la distraction

L’autre jour je m’enduis de mousse à raser et hop, plus moyen de me souvenir où j’avais déposé le rasoir. Je cherche partout, même dans le tiroir à couverts de la cuisine puis, comme d’habitude, je ne me rappelle plus ce que je cherche. Arrivé au supermarché, une petite fille s’écrie : « Maman, là, Saint Nicolas ». Je me retourne brusquement pour le voir et hop, je me retrouve assis dans le caddy d’une dame âgée, plus vieille que les pilues âgées qu’il faut rapporter quand la lampe de poche n’éclaire plus. Et oui, ça aussi c’est idiot. Je lis en cachette, le soir. J’oublie que je vis seul et que j’ai une lampe de chevet. Mais il paraît qu’on peut gagner un voyage si on rapporte ses pilues âgées. Je vais sûrement gagner parce que j’oublie d’éteindre ma lampe de poche. Surtout que je laisse tomber ma lampe de poche en m’endormant. J’oublie que j’ai mis le pot de chambre avec  de l’eau de javel près de moi. Je fais ça parce que je vais bientôt apprendre à nager, pour m’habituer à l’odeur de la piscine. Bref, comme dit mon savon à vaisselle, j’ai du payer le contenu abîmé du caddy. Le garde de la sécurité du supermarché a même voulu que je rembourse la mousse à raser. Or, je peux le jurer comme les scouts, la dame n’était pas rasée. Je n’ai pas vu sa moquette mais sa moustache. Ah oui, j’oubliais ceci. J’ai aussi oublié de dire qu’en tombant dans le caddy je suis tombé sur douze œufs. C’est en voulant sortir de la voiture que j’ai fait un trou dans le siège avant. Le tissus était collé à mon derrière. On dit que les trous noirs sont troublants mais rouler en voiture avec un napperon sur le siège ça fait bizarre. J’ai aussi oublié autre chose mais je ne m’en rappelle plus.

09/09/2008

Cherche à écouter les crevettes

« Mesdames, messieurs, aujourd’hui profitez de notre promotion sur les crevettes, les crevettes en barquettes ». « Ah, ça c’est con. Des crevettes en barquette ! J’ai déjà vu des crevettes en tomate, serrées les unes dans les autres comme des indonésiens dans un camion de transport collectif mais des crevettes qui rament ! Où vont-ils chercher des idées pareilles, je me le demande. – Que fait-on, Capitaine Crevette ? – On cherche la mer Mayonnaise et puis on rentre à Port Tomate. – Pensez-vous, Capitaine Crevette, que nous serons accueillies par une pluie de confettis en persil ? – Si la ciboulette est en promotion aujourd’hui, ce seront des confettis en ciboulette. – Capitaine Crevette, je viens d’entendre la nouvelle promotion : c’est pour les soutiens, ils font les bonnets D au prix des bonnets A. – C’est parce qu’ils ont trop de tissus, c’est pour liquider leur stock. – Capitaine Crevette, quel drame si une ménagère nous met dans un bonnet D en promotion. – Impossible, de mémoire de crevette, on n’a jamais vu de persil ni de ciboulette dans un bonnet D. – Capitaine Crevette, si nous tombons sur une ménagère accouplée à un sexmaniaque ? – Horrible, ce sera horrible. Changement de cap. Ramons vers la pâte à tartiner au chocolat et aux noisettes. – Mais, Capitaine Crevette, la pâte à tartiner chocolat noisette n’est pas en promotion. – Je sais, mais chocolat noisette crevette, c’est immangeable ». « Mesdames, messieurs, suite à un incident indépendant de notre volonté, vous trouverez exceptionnellement les barquettes de crevettes, en promotion, au rayon des pâtes à tartiner ».     

06/09/2008

Cherche une autre école

Déception. On m’avait dit qu’il y aurait de nouvelles institutrices à l’école du gamin. Faut s’entendre sur les mots, hein. Nouvelles tronches, d’accord. Mais question compteur kilométrique, on frise les cent mille kilomètres. Le type qui photographie ça et qui l’envoie sur son site porno fait faillite. Quand je vais rechercher le gamin à l’école, j’ai envie de dire : « Bonjour, mère supérieure », ou « Comment se porte le club des trois fois vingt » ou « La pension, c’est pour bientôt ». Déçu, déçu, déçu,  je suis déçu. Le gamin, lui, il est ravi : ‘Elle est très gentille, on dirait une mamy’. Fils de con. Une mamy ! Est-ce que j’ai une tronche à me mamyfier. Avec des bandelettes, comme les égyptiens. Non mais ! Je connais les égyptiens. Ils marchent de travers en faisant coucou avec les deux bras et ils ne te regardent même pas. Non mais, tu imagines une croisière sur le Nil avec des égyptiens qui courent sur les verges des rabbins, heuuu, sur les berges des ravins en faisant coucou avec les bras et en regardant droit devant eux. Non mais, tu imagines une caissière égyptienne au supermarché. Quoique. C’est presque ça. On dirait des nageuses qui font du crawl, les bras qui rament et la tête droit sur l’écran. Parfois, une parole : « Monsieur, vous avez pris le bon ? ». « Heuuu, pourquoi, ce que j’ai pris est périmé ? ». « Vous avez trois boîtes de raviolis et, avec le bon, c’est deux plus une troisième gratuite ». « Bon. Donnez-moi un bon ». « Ils sont dans le rayon, monsieur ». « Ah bon, mais c’est à trois kilomètres à cause des embouteillages devant les promotions. Ne bougez pas, gardez la pose, je reviens dans une demi-heure ». « Monsieur, monsieur, revenez, j’ai fait le total, il faut payer ». Tapetipetape, tapetipetape, demi double axel, courage, fuyons. « Bonjour, madame. La sortie sans achat, c’est bien ici ».

01/09/2008

Cherche une gomme en urgence

« T’es prêt, gamin ? ». « T’as ma gomme, papa ? ». « Tout est prêt, gamin ». « T’as ma gomme, papa ? ». « Ecoute, gamin, nous venons de faire la tchèque liste et tout le monde a répondu présent, depuis la règle graduée flexible jusqu’aux tartines. Ne te trompe pas, celles plafonnées de pâte à tartiner au chocolat sont ta collation pour la récré du matin et celles au maroilles sont celles de midi. Si tu as des problèmes pour les reconnaître demande à madame. Le slip de rechange que j’ai mis dans ton cartable c’est au cas où, à n’utiliser qu’en cas d’urgence, pas pour faire le con comme lorsque je m’étais déguisé la tête en corsaire au mariage de la petite cousine Lucie ». « T’as ma gomme, papa ? ». « Si madame te demande ce que tu as fait pendant les vacances, n’oublie pas de dire que je t’ai appris à masser mon dos avec de la pommade pour coups de soleil. Elle comprendra que nous ne sommes pas restés en Belgique. Ne dis surtout pas que tu m’as massé dans la cave parce que j’avais peur que les habitants du cinquième des buildings d’en face ne regardent avec des lunettes d’approche ». « T’as ma gomme, papa ? ». « A propos de vacances, c’est inutile de dire que je t’ai offert un voyage d’un jour dans le Pas de Calais parce que j’avais reçu deux places en renouvelant le stock de boîtes de raviolis. Ah, quel souvenir. Quel succès quand j’ai fait pipi au même endroit que dans le film en chantant : ‘Je vais bien, tout va bien’. Gamin, c’est un souvenir rien que pour nous, hein, compris ». « T’as ma gomme, papa ? ». « N’oublie pas les questions que je t’ai demandé de poser à ta nouvelle madame, surtout savoir si elle a un petit ami ». « Pour jouer avec elle à la mer, papa ? ». « Pourquoi à la mer, gamin ? ». « Ben, papa, un petit tamis c’est pour jouer dans le sable ». « Grand sot. Le Tupperware vide dans ton cartable, c’est pour y mettre de la soupe. Celle que tu recevras à midi. Tu sais, tu es en pleine croissance, deux fois des légumes par jour ça te feras du bien ». « T’as ma gomme, papa ? ». « Si le couvercle est difficile à fermer, fais comme moi, monte sur la boîte ». « T’as ma gomme, papa ? ». « Mais, attention, vérifie que le couvercle soit bien posé dessus. Si tu mets le couvercle en dessous tu auras la même catastrophe que j’ai eue. Autre chose. Si tu as de nouvelles petites copines, essaye de savoir si le papa et la maman habitent ensemble. Et aussi s’il y a des frères et sœurs. Ne prends pas encore d’engagement quant à inviter ta nouvelle petite copine et sa maman à ton goûter d’anniversaire. Crois-moi, il y a des gens qui habitent au rez-de-chaussée et qui rêvent de prendre de l’altitude au cinquième étage. Ne dis surtout pas que nous avons un nouvel ascenseur parce que ça voudrait dire que nous habitons dans un vieil immeuble ». « T’as ma gomme, papa ? ». « Gamin, est-ce que tu m’écoutes ? ». « T’as ma gomme, papa ? ». « Oui, gamin, oui, j’ai ta gomme. Tu crois peut-être que j’efface mes erreurs de sudoku avec une ponceuse électrique. Tu imagines le bruit. Tiens, j’ai deux six dans ce carré là, bizarre. Bzzzzz. Et deux neuf là. Bzzzzz. Il y a de quoi trouer le papier ». « Papa, j’ai besoin de la gomme pour l’école ». « Et le sudoku, gamin, je le fais comment, hein ? ». « Papa ». « Ecoute, gamin, c’est parce que tu es mon gamin, hein. Prends la gomme ». « Merci, papa ». Je cherche d’urgence une gomme. Si possible habituée au sudoku.

27/08/2008

Cherche à bien rentrer - 4

Cette fois, rentrer veut dire rentrer dans un garage. J’ai pris une option pour la location d’un garage vu que la Citroën Albert Lingo que je possède possède, elle, un côté latéral sans griffe, sans trou, sans bosse. Elle a donc de beaux restes qu’il faut préserver. Si je la revends, c’est ce côté que je publierai en photo sur internet.  Petits malins, vous l’avez deviné, c’est le côté du côté de la rue puisque de l’autre il y a le trottoir et ses poteaux et que, à l’avant et à l’arrière, il y a d’autres véhicules quand je me parque.  J’ai essayé le garage. D’abord en marche avant. Ma chance, j’avais ouvert la porte du garage . Mais, pas de bol, une fois dedans je n’arrivais plus à ouvrir celle de mon véhicule. Le mur était trop près. En sortant mon véhicule j’ai failli écraser une usine à crottes. Tant pis si je me fâche avec les toutouistes. J’ai ensuite essayé de rentrer mon véhicule en marche arrière. Une demi-heure. Un embouteillage monstre. « Roucoule, roucoule » criait Lindadi Souza, la femme de Gonzales, le droite. Mais, quand tu roucoules, la gauche est à droite et la droite est à gauche quand tu t’assieds à genoux sur ton siège pour voir ton cul. Le cul de la voiture, bien sûr, parce que le tien, il est toujours derrière toi, quoiqu’il arrive. « Lindadi, ta gueule, je ne vais pas y arriver tout seul, alors, si tu m’aides, ça va être pire ». J’y suis arrivé, un conducteur de bus qui s’énervait dans la file ayant pris le volant. Qui peut le plus peut le moins ou, comme disait ma grand-mère, on dit bien basse messe dans une grande église quand elle avait utilisé une immense casserole pour faire sa sauce lapin. Le conducteur de bus a su faire entrer mon auto. Moi, je m’étais caché dans le coffre. C’est quand il a dit « Nom di dju di nom di dju » que j’ai compris qu’il y avait un problème. Le même que lorsque j’étais entré en marche avant. Trop étroit. Un garage fait pour des japonaises. Tant pis si je me fâche avec ceux qui ne roulent pas européen. Mais c’est petit, des japonais. On en mettrait six sur les cuisses sièges avant d’une allemande. Dix-huit dans mon Albert Lingo, coffre compris. Alors que j’étais toujours dans le coffre en train de faire coucou aux badauds, le conducteur de bus a sorti la voiture, en marche avant, ce qui est logique puisqu’il était entré en marche arrière. Je dis ça pour ceux qui n’ont pas suivi depuis le début. Je me suis retrouvé dans la rue. Sans place de parking à cause du retour des vacanciers. Et bien non, je ne louerai pas ce garage.

04/08/2008

Cherche à vendre un sol en béton

Suite à mon annonce d’hier, dans laquelle je vendais un plafond de cave pour en construire un nouveau plus haut, d’autres locataires m’ont fait remarquer que si je rehaussais le plafond de ma cave je devrai rehausser à mes frais le plafond de la moitié de la cuisine des Duval qui ont leur appartement au rez-de-chaussée pour qu’ils gardent le même volume d’oxygène dans cette dernière, et ce, vu que le plafond de ma cave et la moitié du sol de la cuisine des Duval sont une seule et même personne. J’avoue que je n’y avais pas pensé mais j’ai vite compris. C’est déjà un bon point. Chemin faisant, je me suis dit : au dessus des Duval il y a les Garnier. D’accord, on ne se parle pas mais je vais être obligé de le faire avant d’aller chez eux pour rehausser la moitié du sol de leur cuisine. Et hop, un nouveau bon point. Nouvelle réflexion : par quel hasard la cuisine des Garnier est-elle juste au-dessus de celle des Duval alors que la cuisine des Duval est au dessus de deux caves ? Nouvelle idée, nouveau bon point. Allons vérifier au deuxième étage, des nouveaux que je ne connais pas. Driiing. Crîîîk. - Bonjour monsieur. - Dites, il faudra mettre de l’huile à la porte d’entrée, hein. - Oui, oui, monsieur ; vous êtes de l’immeuble ? - Bien sûr ; figurez-vous que quand vous marchez dans votre cuisine vous marchez sur ma cave. - Et vous entendez le bruit de la porte d’entrée depuis votre cave ? – Heuuu ; je suis venu vous dire que j’allais rehausser la moitié du sol et la moitié du plafond de votre cuisine que j’aperçois et qui, je m’en doutais, est au dessus de celle des Garnier – Nous sommes locataires, monsieur. Voici une carte avec les coordonnées du propriétaire – Ver luisant ? – Ici, ça se prononce Verluysen, monsieur. Ce jeu de mots est connu depuis Arthur Masson – Il habite à quel étage, celui-là ? – Et que voulez-vous faire dans la cuisine – Vous êtes locataire, ça ne vous regarde pas. Et hop, encore un bon point. – Mais nous aimons bien la couleur des murs. Que nous reprochez-vous ? – Vous écrasez ma cave. Pas le temps de vous expliquer, je file au troisième. Driiing. Bézour, Biloudionné – Et merde, je suis chez Gonsalez, le portugais du troisième – Qué vous voulvoul ? – Cher Gonsalez, bonne nouvelle, vous aurez bientôt deux cuisines, enfin, deux demi-cuisines mais, et c’est là l’innovation architectronique, sur deux niveaux. Vous êtes content, si si, ne dites rien, vous êtes content, au revoir. Je me débrouille comme un dieu, je m’ajoute un bon point. Qui donc est-ce au quatrième ? Ding dong. – Nous avons déjà donné – Mais ouvrez, bon sang – Nous avons déjà donné – Ding dong bom bom bom aïe – Nous avons déjà donné – Je viens pour la cuisine – Nous avons déjà donné – Bande de cons – Nous avons déjà donné. Je garde mon sang froid et je m’octroie un bon point supplémentaire. Hop, étage suivant. Driiing, bom bom bom, je m’en fiche si vous avez donné, si vous êtes constipé ou vaporisant, ouvrez mil d’ju d’bouc. Sortez, je vous ai reconnu. Crîk. – Papa ! – Chez qui es-tu, gamin ? – Ben, chez nous papa, au cinquième – Heuuu.

30/07/2008

Cherche une portière avant gauche

Hello, ce sont les vacances d’été. J’ai pris mes quartiers d’hiver à la cave. Je la vide. Aujourd’hui je fais une pause le temps de vider des fonds de bouteilles de mirabelle et autres bons fruits qui se sont noyés dans de l’alcool il y a un certain temps. Dans la cave, bien sûr. Je vais donc  vous raconter ce qu’il m’est arrivé pas plus tard qu’il n’y a pas longtemps. Je suis en voiture et j’arrive à un feu rouge. Je m’arrête et j’entends boum à côté de moi. Je regarde et je vois un type à moto à ma gauche. Il avait cogné ma bagnole avec sa moto. Le feu devient vert, je démarre et paf, nouveau feu rouge. Et boum. J’ai senti le choc. Le même type avec la même moto. Je descends la vitre de mon côté. Le type me dit : «Excusez-moi, je vais tout vous expliquer ». Le feu devient vert à nouveau et je démarre et hop, le feu suivant est rouge. Je m’arrête. Et boum, même portière, même type, même moto. Par ma vitre, restée ouverte, le type me dit : « Excusez-moi, je suis perdu, ma femme vient de me quitter ». Feu vert. Démarrage. Feu rouge. Boum. Moto. Type qui me dit : « Monsieur, comprenez-moi. Ma femme et moi nous étions toujours ensemble, moi sur la moto et elle dans le side-car. Elle est partie avec le side-car.

21/06/2008

Cherche les amis des chiens

Amis des chiens, suivez mon conseil : « Vous cherchez un chien qui ne mord pas dans les coussins des fauteuils, qui ne fait pas ses crottes dans la cuisine, qui ne perd pas ses poils, adoptez-en un rouge, dans un bocal ».

20/06/2008

Cherche à vendre table multi-positions

Si vous avez une terrasse ou un balcon ou une pelouse ou une descente de garage en pente, j’ai la table idéale pour vous : réglable, ajustable et en kit. Vingt-deux morceaux : un grand, tout plat, de 120 sur 80 cm et vingt-et-un de section carrée 5 sur 5 et de hauteurs différentes. Ces derniers morceaux proviennent de feu les quatre pieds après une tentative de ma part de mettre la table de niveau. Faire offre pour le tout.

18/04/2008

Cherche l'urinoir à filles

« Dis, papa, Cédric m’a dit que les filles ça ne pisse pas comme nous dans l’évier ». « Heuuu. Ah bon ». « C’est vrai, papa ? ». « Les raviolis, tu les préfères nature avec la sauce tomate de la boîte ou avec du fromage rapé ? ». « Les deux, papa, sauce tomate et du fromage qui fait des fils. C’est idiot, hein, les filles, papa ? ». « Heuuu. Gamin, j’ai entendu dire à la radio ce matin qu’après dissipation des brûmes matinales le ciel sera couvert avec de belles éclaircies ». « Je m’en fiche. Comment elles font pour pisser, alors ? ». « Il y aura toutefois un risque d’averses sur la moitié sud du pays ». « Je m’en fiche, je resterai à l’intérieur. Papa, reprenons depuis le début. Cédric m’a dit que les filles ça ne pisse pas comme nous dans l’évier, ça pisse où, alors ? ». « Gamin, pour les deux prochains jours : même type de temps. Et maintenant, à tâââble ». « Mais les raviolis ne sont pas encore chauds, papa ». « Tu crois peut-être que les navetteurs arrivent sur le quai quand le train arrive ? Non, gamin, les navetteurs, c’est comme les convoyeurs, ils attendent le train. A tâââble ». « Je suis à table, papa, j’attends le train. Et ça fait comment les filles, papa ? ». « Gamin, tu es un gamin bien élevé. Chez les gens bien élevés, on ne parle pas à table. Sauf pour s’excuser si on pète ou si on rote. Tu dois péter ? Non. Tu dois roter ? Non. Donc tu te tais. Il faut que j’arrive à ouvrir cette saloperie de putain de vacherie de boîte de raviolis à la con ».

12/04/2008

Cherche le morpion

« Papa, c’est quoi un morpion ? ». « Heuuu. Un quoi ? ». « Un morpion, papa ». « Heuuu. Disons que, heuuu, ça dépend comment tu l’écris. Un mort pion ça peut être un surveillant de cours de récréation qui s’est fait descendre à coups de boules de neige ». « « C’est une petite bête, papa ». « Ah, un morpion. Heuuu, comment dire, heuuu, gamin, connais-tu le hanneton ? ». « Oui, papa, le hanneton est un insecte ». « Hanneton, prend sa faucille, larirette, larirè-ètte, hanneton, prend sa faucille, pour aller, couper des joncs ». « Papa, c’est quoi un morpion ? Le hanneton, lui, c’est un coléoptère ». « Oui, gamin. Et bien, le morpion, c’est un collé au cul. T’es content ? ».

26/11/2007

Cherche le petit chimiste

« Bonjour, monsieur, je vois que vous avez un T-shirt bleu avec le nom du magasin de jouets inscrit dessus. Vous êtes du magasin ? ». « Oui, monsieur ». « Je peux trouver ça où ? ». « Le petit chimiste. C’est au rayon des jeux de société ». « C’est où le rayon des jeux de société ? ». « Vous voyez les poupées dans les boîtes roses ? ». « Oui ». « C’est deux allées plus loin ». « Merci ». Une allée, deux allées. Bien. Non, pas bien. Là, il y a aussi des boîtes roses. C’est inondé de boîtes roses ici. « Pardon, madame, l’autre schtroumpf m’a dit que le petit chimiste était dans l’allée après les poupées roses. Quelle allée ? ». « Vous êtes allé trop loin. C’est l’allée là ». L’allée là. Malin, ça. Et moi, je tourne à gauche ou je tourne à droite ? ». « Madame, vous connaissez le petit chimiste ? ». « Qui ça ? ». « Le petit chimiste pour la Saint Nicolas du gamin ». « Ah, une boîte de chimie ». « Ben oui, pour une boîte de pralines je ne serais pas ici ». « Vous êtes devant la bonne allée, c’est sur la gauche ». « Merci, madame ». Sur la gauche, ne pas se tromper, sur la gauche. Rien vu. Bon, demi-tour. Sur la gauche, sur la gauche. « Monsieur, je suis ici depuis l’ouverture du magasin et ça va être l’heure d’aller chauffer les raviolis pour le gamin. Je cherche ça, page 123 du catalogue ». « C’est juste derrière vous, monsieur ». « Derrière ! Mais on m’avait dit à gauche ». « Vous veniez d’où, monsieur ? ». « De Namur. Mais je ne vois pas la boîte ». « La voici, monsieur ». « Excusez-moi, elle est beaucoup plus grande que sur le catalogue, je ne l’avais pas vue. Dites moi, le petit chimiste, ce n’est pas dangereux ? ». « Mais non. C’est bien écrit sur la boîte : à n’utiliser qu’en présence d’un adulte ». « Ah, un adulte. Je demanderai à Gérard de venir à chaque expérience ».

20/11/2007

Cherche la bonne blague belge

« Papa, pour l’école on doit raconter des blagues belges. T’en connais ? ». « Ce sont les meilleures, gamin ». « Tu m’en dis une, papa ». « Exceptionnellement, gamin. Dis-moi : quelle est la différence entre une flamande et des pantoufles ? ». « Je sais pas, papa ». « Et bien, il n’y en a pas : on est bien dedans mais on ne sort pas avec ». « Pourquoi elle est bonne, la blague, papa ? ». « Parce que les flamands peuvent la raconter avec une wallonne et des pantoufles ».

12/11/2007

Cherche le pain de viande

« Papa, mon problème reste entier ». « Coupe le, gamin, fais-en de la saucisse et bouffe-la rondelle après rondelle ». « Papa, c’est effectivement un problème de saucisse ». « Encore un imbécile qui, comme moi, n’arrive pas à cuire sa chipolata ? ». « Papa, madame a dit que le hachis campagnard pur porc est à 6,48 euros le kilos. La saucisse campagnarde pur porc est à 6,68 euros le kilo. Que coûte le boyau ? ». « Facile, gamin, attends. 6,68 moins 6,48 ça fait 20 centimes. Il suffit de vider la saucisse et on reçoit un préservatif pour 20 centimes. C’est où cette promo ? ». « Ben, madame nous a montré le dépliant publicitaire du boucher ». « Gamin, attends-moi, je vais acheter un kilo de saucisse, je te ferai un pain de viande ».

29/10/2007

Cherche la célébrité

« Gérard, quelle bonne idée, cette promenade ». « Surtout que tu n’as pas ton gamin aujourd’hui ». « Gérard, ne dis plus rien, ne chante pas, ne pète pas, il ne faut pas l’effrayer ». « Tu as vu quoi, un lapin, un cochon d’Inde, une sauterelle ? ». « Gérard, il y a un escargot sur ta chaussure droite ». « Bah, ça ne mange pas le cuir, il peut rester ». « Gérard, l’escargot, il y a plus de vingt minutes qu’il est sur ta chaussure ». « Et alors ? ». « Rends-toi compte, Gérard, cet escargot vient de parcourir deux kilomètres en un peu plus de vingt minutes, c’est formidable, non ». « C’est un fainéant, oui ». « Gérard, tu fais quoi ce soir ? ». « Match de foot à la télé. Et toi ? ». « Guiness Book. J’écris au Guiness Book. Nous aurons nos noms dans la prochaine édition ». « Tu crois qu’ils mettent les noms de n’importe qui ? ». « Gérard, quand même, nous sommes les premiers à avoir vu un escargot qui fait du cinq kilomètres à l’heure ».