01/06/2007

Cherche à honorer Coluche

« Qui dois-je annoncer, monsieur ? ». « Jo Papymou ». « Vous m’épelez ? ». « Vous mé plait aussi beaucoup mais, désolé, je ne porte pas de petite culotte en soie ». « Vous êtes seul ? ». « Dites donc, ça vous regarde ? ». « Ecoutez, monsieur, juste avant vous, j’ai annoncé Gérard Mambour et Madame ». « Annoncez Jo Papymou ». « Bien, monsieur. Pas de particule, de petit ‘de’ ? ». « Comme dans Pomme de Terre ? ». « Oui, monsieur ». « Si, si, un petit ‘du’, du Schlimilili, Schilimiblick ». « Avancez, monsieur, je vous annonce ». « Ah ! Bon, j’avance ». « Mesdames, Messieurs, voici Papymou Jo du Schmilblic ».

31/05/2007

Cherche Gérard

« Tu prendras bien une cuisse, n’est-ce pas, Gérard ». « Ah, ça dépend. Une cuisse de dinde ou une cuisse de grenouille ? ». « Poulet, coyote. Tu veux une cuisse ? ». « Ah, ça dépend : poulet fermier, poulet de Bresse ? ». « Poulet de Carrefour, coyote, alors, une cuisse ? ». « Ah, ça dépend : carrefour avec des feux ou rond-point ? ». « Ne m’énerve pas, Gérard, je cuisine. En attendant, je te sers un verre, hein, Gérard ». « Ah, ça dépend : un ver de terre, un ver à soie ? ». « Un verre à moi, coyote, pour décorer la table, c’est un verre fantassin, Gérard ». « Pourquoi tu dis ça ? ». « Parce qu’à pied, ce sont les fantassins. C’est un verre à pied. T’as pas fait ton service militaire, Gérard ? Non, hein. T’avais les pieds de travers, Gérard ? T’as pas réussi les tests d’entrée ? T’avais pas le QI suffisant, t’avais que le Q ? Gérard, où vas-tu ? Reviens, il y a deux cuisses qui cuisent, Gérard ».

26/05/2007

cherche à adopter un fils

« Le service va aller passer une journée sportive, venez avec nous ». « Non non, non merci ». « Mais si, nous jouerons au tennis, ce sera sympa ». « Heuuu, non, j’ai joué au tennis, une fois, pas plus, je sais ce que c’est ». « « Vous nous regarderez. Mais après : bowling, là, vous participerez ». « Heuuu, non non, j’ai déjà lancé des bouboules de bowling, une fois, je sais ce que c’est ». « Venez, je vous dis, le soir il y a aura repas mexicain, c’est chouette, non ? ». « Mexicain ! Je connais, j’y suis allé, une fois, ça me suffit. Et puis, le soir, je dois m’occuper de mon fils ». « Votre fils unique, je suppose ».

23/05/2007

Cherche un slip avec coffre

Driiing. « Bonjour, monsieur ». « Bonjour, maman ». « Aaah, c’est toi, idiot. Tu t’es trompé de sonnette ? ». « Mais non, maman, je suis venu te dire bonjour ». « Tu es malade ? ». « Je vais très bien, je rentre de vacances ». « Où es-tu allé ? ». « Je suis hâlé partout sauf au zizi parce que j’avais mis un mini slip ». « C’est quoi cette cochonnerie ? ». « Ben, un club de vacances, maman ». « Un cleuuub, un cleuuub, tu ne sais pas dire clup’ comme tout le monde ». « Un clup’ de vacances, si tu préfères ». « Et tu y as fait quoi ? ». « Bronzer, bronzer, bronzer ». « Je t’ai demandé ce que tu y as fait, idiot. Bronzer, tu le fais tous les jours, même en hiver, dans ton lit, fainéant ». « Ben, heuuu, il fallait courir avec une cuillère en bouche et un œuf dans la cuillère ». « Doux Jésus, mon fils est devenu fou. Tu as fait des rencontres ? ». « Ben, heuuu, j’ai du quitter le cleuuub, pardon, le clup’, plus tôt que prévu ». « Tu as voulu préparer un repas et tu les as empoisonné ? ». « Ben non, je sortais avec mon collier de perles ». « Quoi, tu mets des colliers de perles, maintenant, ne viens jamais me voir avec un collier de perles, tu as compris ». « Mais, maman, dans le clup’, on paye avec des perles. Donc je sortais avec mon collier de perles, mon porte-monnaie pour pouvoir acheter un nouveau collier de perles quand j’avais épuisé l’autre, mon téléphone portable, deux bouteilles de bière et la clef de ma case ». « Tu as passé tes vacances avec une valise ? ». « Non, hein, maman. Pour avoir les mains libres, j’avais tout mis dans mon slip ». « Et alors ? ». « Heuuu, ça pendait par terre ».

22/05/2007

Cherche un puits de 120 mètres

« Après avoir vu le puits de 120 mètres de profondeur creusé dans la roche nous continuons la visite du château par les ». « Waw, waw, waw, waw, waw ». « Je disais : nous poursuivons la visite en ». « Youpie, oupie, oupie, pie, pie ». « Mesdames, mesdemoiselles, messieurs, je vous rappelle que la visite du puits est terminée, que vous avez déjà entendu le remarquable écho et que nous nous dirigeons à présent vers les cuisines ». « Casserole, serole, serole, erole, role ». « Je demande aux parents du petit garçon de l’éloigner du puits ». « Gamin, gamin, amin, amin, amin. Remonte, remonte, emonte, emonte, onte, ». « Stop. Ecoutez, je suis guide dans ce château depuis vingt ans. Personne n’a jamais fait une plaisanterie aussi stupide. N’oubliez pas que vous êtes dans un monument historique. N’oubliez pas ». « Le guide, guide, guide, guide ». « ça suffit, suffit, suffit,uffi, uffi. Je vous ai vu, là, c’est vous le perturbateur. Donnez moi la main pour le reste de la visite, compris. Vous êtes monsieur ? ». « Biglodion, glodion, glodion, odion, odion ».

21/05/2007

Cherche l'extraterrestre

qsdfjklmoliju « Kiki, retourne dans ta cage ». opiuhgvndfrtuii « Gamin, viens chercher le hamster, il déconne sur l’ordinateur ». xgjn gdsgs jn,gvfhgf « Gamin, sors des chiottes, viens chercher Kiki ». ljkh papa est un con « Gamin, gamin, viens vite voir, c’est formidable, Kiki sait écrire, il nous envoie des messages ». qsdoip je veux des pistqaches « Kiki, enlève ton q ». « Il fait quoi, Kiki, papa ». « Gamin, file chez Delhéééze, achète des pistaches ». Ti dju ti, Kiki est un estraterrest’.

19/05/2007

Cherche à éviter l'incident

« Driiing ». « Allo ». « Je voudrais vous dire deux mots ». « Prenez l’ascenseur, c’est au cinquième ». « Tuuut, tuuut, tuuut, vous n’avez qu’à descendre ». « Pour recevoir une petite revue, jamais ». « Je ne suis pas témoin de jéhovah, monsieur, j’ai à vous poser une question ». « Et je peux gagner combien si je répond bien ». « Vous gagnerez ma reconnaissance ». « ? ? ? ». « Allo, allooo ». « Heuuu, oui ». « Descendez ». « J’arrive, j’arrive, je mets mes chaussures, je me brosse les dents ». « Inutile, je ne vais pas vous embrasser ». … … … « Bonjour, monsieur, c’est mieux ici que de se causer au parlophone, hein ». « C’est quoi ce rouleau à pâtisserie ? ». « Heuuu, je me suis dit, heuuu, on va peut-être m’attaquer et, heuuu, j’ai vu ça dans un film, pof, aïe, sauvé. J’ai bien répondu ? J’ai gagné ? ». « Laisser tomber votre arme. Aïe ». « Excusez moi, je n’avais pas vu que vous aviez des pieds ». « Cheeer Môssieur ». « Oulala, je n’aime pas ça ». « Quoi ? ». « Quand on me dit cher ou très cher, c’est que je ne vaux rien ». « Dites, c’est vous qui avez décoré ma façade et mon balcon avec du jambon et de la confiture ? ». « Heuuu, c’est ça, la question ? ». « Vous voulez que je la répète ? ». « Non, non, heuuu, j’ai un fils, le gamin, il a voulu nourrir les petits oiseaux, vous connaissez, hein, cuicui cuicui, il a beurré des tranches de pain et les a lancées comme des boomerangs mais ils ne sont pas revenus ». « Vous n’avez pas su déjeuner, alors ». « Le matin, je mange un yaourt ». « J’ai une question ». « Encore ! ». « Pourquoi chez moi, sur ma façade, vous m’en voulez ou quoi ? ». « Heuuu, c’est physique : le plus court chemin entre deux points est le balcon d’en face ». « Avez-vous un seau ? ». « Heuuu, oui ». « De l’eau ? ». « Heuuu, oui ». « Une brosse ? ». « Heuuu, brosse à chaussure ? Brosse à dent ? ». « Une brosse pour brosser ». « Je dois avoir ça dans mes archives ». « Apportez moi tout ça ». « D’accord. Heuuu, vous me rapporterez le tout avant ce soir ? ». « Monsieur, devinez qui va brosser, hein ». « Ca va, ça va, j’ai compris ».

18/05/2007

Cherche à sauver les raviolis

« Gamin, arrête ». « J’ai rien fait, papa ». « Et le pain, c’est qui, hein ? ». « Mais, papa, je donne le pain sec aux petits oiseaux ». « D’accord, mais arrête de leur lancer des tranches entières comme des boomerangs, il y en a plein le balcon du cinquième d’en face ». « Mais, papa, les petits oiseaux ». « Quoi, que vois-je ? Tu mets du beurre sur les tranches de pain que tu lances ». « Comment t’as deviné, papa ? ». « Il y a six tranches collées sur le mur de l’immeuble d’en face. Quoi ! Le jambon, c’est toi aussi ? ». « Bè, oui, papa ». « Et là, les taches, c’est toi ? ». « C’est de la confiture, papa, mais le pain s’est décollé ». « Gamin, ne touche plus à rien, compris, surtout pas à la boîte de raviolis, sinon nous n’aurons rien à manger ce midi ».

17/05/2007

Cherche mes petits pois

« Voisin, j’ai l’impression que vous me regardez avec dédain ». « Non, non, je regarde vos petits pois avec envie, on voit déjà les cosses, j’ai moi il n’y en a pas un qui pousse ». « Vous avez mis des petits pois ? ». « Oui, oui ». « Où ça ? ». « Ici ». « Où ça, ici ? ». « Ben, ici, je suis au milieu de ma petitpoiseraie ». « Je ne vois rien ». « Moi non plus ». « Vous avez mis quelle sorte ? ». « Des extra fins, ils sont plus sucrés ». « Des quoi ? ». « Des extra fins, il y avait une promotion, quatre boîtes pour le prix de trois ». « Pour manger chauds avec des oignons précuits ou froids avec de la mayonnaise ? ». « Froids avec de la mayonnaise au citron ». « Voisin, vos petits pois, les avez vous trempés dans la mayonnaise avant de les semer ? ». « Heuuu, non. Il fallait ? ».

16/05/2007

Cherche à être d'accord

« Voisin, je parie que vous êtes venu la semaine dernière faire pschiiit pschiiit sur votre lopin de terre ». « J’ai fait pschipschit ? ». « Pulvériser de l’anti herbe, exact ? ». « Exact, sur mon terrain. J’ai construit une large allée à l’anti herbe. Et de un, je pourrai y garer ma Citroën Berlingot quand j’amènerai les copains baver devant mon magasin  de fruits et légumes en pleine nature. Et de deux, plus l’allée centrale est large et moins il y a de terrain à cultiver ». « Dites, voisin, ce jour-là, il y avait du vent ? ». « Exact ». « Vous avez vu mes salades ». « Oh, qu’elles sont mignonnes. Des salades jaunes, je n’en avais jamais vu. Vous m’en vendrez une quand elles seront grandes, je veux épater maman ». « Elles ne seront jamais grandes, voisin ». « Ah, des salades miniatures, jaunes comme les chinois. Banzaï. Vous m’en vendrez trois ou quatre, alors ». « Voisin, vous avez construit votre autoroute en anti herbe sur mes salades, à cause du vent ». « Aaah, heuuu, on peut s’arranger, j’ai encore le ticket de caisse, je ne vous facturerai pas la main d’œuvre ». « Voisin, vous viendrez vous garer dans mon jardin, sur les salades ». « D’accord ». « J’irai repiquer de nouvelles salades sur votre terrain ». « D’accord ». « Je vous vendrai mes salades vertes que j’aurai cultivé sur votre terrain ». « D’accord ». « Voisin, je vous interdis de construire un héliport à l’anti herbe où que ce soit ». « D’accord ».

15/05/2007

Cherche la source communale

« Voisin, vous me semblez tout essoufflé, que ce passe-t-il ? ». « Heuuu, il fait sec, alors j’arrose. La première fois je suis venu avec mes deux seaux remplis dans ma Citroën Berlingot. Heureusement que c’était de l’eau, hein, vous me comprenez, hein. Depuis, je viens à pied mais il ne reste pas beaucoup d’eau à l’arrivée ». « Il fait chaud, c’est peut-être l’évaporation ». « Non, non, en fait, je n’ai que deux mains, une main par seau. Quand je viens à mon petit terrain, je n’ai pas d’ombre, les poireaux sont encore trop petits. Donc j’ai chaud. Donc j’ai soif. Donc je prends des cannettes de bière. Donc je les mets dans les seaux. Déjà sans eau, c’est lourd. Est-ce que vous me comprenez ? ». « Je comprends que vous venez ici boire de la bière ». « Heuuu ». « Mais vous avez une brouette, voisin ». « J’ai oublié de vous raconter : la deuxième fois que j’avais l’intention d’arroser, j’ai mis les deux seaux dans la brouette mais les seaux  ont penché vers l’arrière. J’ai cru que j’avais un pneu plat à l’arrière, j’ai regardé, ma brouette n’a pas de pneu à l’arrière, elle est construite de travers, elle penche ». « Mais non, voisin, c’est fait pour que le fond penche du bon côté quand vous conduisez ». « Ah bon ». « Et le résultat ? ». « Heuuu, arrivé en face de la boucherie une dame en est sortie avec son chien, j’ai freiné, plus d’eau, tout était sur la dame, ses chaussures et son chien ». « Et alors ? ». «  Je suis revenu à vide à l’appartement. Depuis je viens à pied au jardin ». « Voisin, vous devriez acheter un tuyau d’arrosage ». « Je vous l’ai déjà dit, le jardin est à une demi-heure de l’appartement. Vous vous imaginez la longueur d’un tuyau d’une demi-heure. Et puis, je suis souvent distrait. Si une voiture passe sur le tuyau, je suis certain d’aller regarder le bout du tuyau pour voir ce qui bouche et, quand la voiture sera passée, hein, qui va recevoir le jet en pleine poire, hein ? ». « Mais, voisin, tous les lopins de jardin ont un robinet placé par la commune ». « Ah bon, c’est à ça qu’il sert, ce robinet stupide fixé à un piquet stupide ».

14/05/2007

Cherche le bon sens.

« Voisin,ne le prenez pas mal, mais, entre nous, les poireaux, ça se plante dans l’autre sens ». « Ah bon ! Allongés, horizontalement ? ». « Non, non, ça se plante avec le vert en haut et le blanc en bas ». « Ah bon ! Et, heuuu, là où il y a les cheveux, ce n’est pas la tête ? ». « Ce sont les racines, voisin. Et l’autre côté est vert parce qu’il y a de la chlorophylle ». « Ah bon ! Comme dans mon dentifrice. J’ai du dentifrice au vert de poireau ? Pourtant, il est blanc mon dentifrice ». « Voisin, ne vous en faites pas, retenez que le côté blanc, c’est la racine ». « Mais non, les carottes, c’est rouge ; les radis sont rouges et les betteraves rouges sont rouges ». « Voisin, les oignons blancs, hein, ils sont de quelle couleur ? ». « Les oignons sont des racines ? Ah bon. Moi je les achète toujours en bocal, ils sont un peu gris, vous ne trouvez pas ? Et, voilà que j’y pense, qu’y a-t-il à côté du rayon des oignons, hein ? Le rayon des cornichons, hé hé. Vous voyez bien qu’il y a des racines vertes, na ». « Voisin, les cornichons ne poussent ni dans la terre ni dans des bocaux, ils poussent sur des plantes ». « Ah bon ! Comme, heuuu, les tomates, heuuu, les bananes, les pommes, les poires ». « Et les scoubidous ». « Les quoi ? ». « Laissez tomber, voisin ». « Ah bon, je dois laisser tomber le jardinage ? ». « Non, non, non, non, voisin, surtout pas, vous y arriverez, commencez par remettre vos poireaux dans le bon sens ».

13/05/2007

Cherche à me relever.

« Alors, voisin, comment va la tendinite ? ». « Comme vous voyez, à quatre pattes ». « Et ça va ? ». « Le plus dur, c’est prendre l’ascenseur. J’ai pris l’habitude d’être au jardin à quatre pattes. Donc je rentre à pied à quatre pattes. Mais, dans l’ascenseur, à quatre pattes, je n’arrive pas à toucher le bouton du cinquième étage ». « Et alors ». « Ben, heuuu, je dois faire le beau ». « Comment faites-vous ? ». « Je fais wouf wouf ». « Et alors ? ». « Parfois je reçois un sucre ».

12/05/2007

Cherche un dictionnaire italien.

« Petit, petit, petit, houhou ». « Vous parlez à qui, voisin ? ». « On m’a dit qu’il fallait parler aux plantes ». « Vous savez, à vous voir, j’ai cru que vous étiez musulman s.c.f. ». « C’est quoi, çà, s.c.f. ? ». « Sans carpette fixe. Sans indiscrétion vous parliez à qui ? ». « A mes choux de Milan, pour qu’ils sortent de terre ». « Vous auriez du semer des choux de Bruxelles ». « Ah bon ! Pourquoi ? ». « Je ne sais pas si vos choux de Milan comprennent le français ». « Je vais essayer en italien : petito, petito, houhou, pronto pronto, milano, la vita é bella, adagio ma non troppo, parmesan, pizza, carpatcho, coucaratcha, moutchos grassiasse, olé, olééé, oléoléoléé, il est des nôôôtres, il est des nôôôtres, olééé, oléoléoléé ». « Dites, voisin, arrêtez, vous allez faire fuir les vers de terre »

11/05/2007

Cherche à parler aux plantes.

« Dis, tu n’avais pas commencé un jardin, toi ? ». « Oui ». « Et alors ? Quoi ? ». « Oui, Gérard ». « Dis, hé, ho, tu es encore dans les nuages ? ». « Non, Gérard, j’ai l’esprit ras des pâquerettes ». « Tu as l’air déprimé, toi, non ? ». « Bouuu houuu houuu, oui, Gérard ». « Dis-moi tout ». « Ben, heuuu, en semant trente kilos d’oignons en les lançant en l’air, j’ai attrapé une tendinite. Alors le docteur a dit que je devais jardiner à quatre pattes. ». « Change de médecin ». « J’ai envie d’abandonner le jardinage et de faire de la peinture rupestre mais le problème, dans les grottes, c’est qu’il faut aussi peindre les plafonds. Et je ne peux pas, à cause de la tendinite ». « Tu es juste bon à faire le mouton à quatre pattes dans une crèche vivante, si j’ai bien compris ». « Gérard, tu connais des crèches vivantes au mois de mai, toi ? ». « Ecoute, je suis ton ami, je vais trouver ». « T’es con, oui, faire le mouton, crever de chaud sous une descente de lit en laine bouclée, faire bêêê bêêê bêêê bêêêtement sur la place du village, tout seul, sans petit jésus, avec une botte de foin pour m’appuyer une papatte. Gérard, si je fais ça je vais attraper le rhume des foins ». « Calme toi, j’ai une idée. Tu as semé autre chose que des oignons, non ? ». « J’ai semé dans la terre des graines de chou de Milan, Gérard, mais il n’y a rien qui pousse ». « Vas leur parler à quatre pattes. Tu sais, les plantes, il faut leur parler ». « Ah bon ».

10/05/2007

Cherche à soigner ma tendinite.

« Monsieur, votre mal à l’épaule, c’est une tendinite, vous allé être privé de tennis pendant quelque temps ». « Je m’en fiche, docteur, je ne sais pas tenir une raquette ». « Qu’avez-vous fait pour attraper ça, alors ? ». « J’ai semé trente kilos d’oignons à la volée ». « A la volée ! Comment ça ? ». « Je vous explique. Vous savez, je suis jardinier débutant mais je sens que je vais passer dans la catégorie des débutants expérimentés. A la volée, c’est semer comme çà, aïe, le geste d’Auguste le semeur mais verticalement ». « Pourquoi verticalement ? ». « J’ai essayé à l’horizontale mais mes oignons atterrissaient dans les parcelles des autres. C’est idiot, non ? ». « Résumons-nous : plus de geste du bras vers le haut pendant quelques semaines, compris ». « Et repeindre mon plafond ? ». « Postposez ». « Et les crêpes ? ». « Postposez ». « Et mon petit jardin ? ». « A quatre pattes, d’accord ». « Au revoir, docteur ».

09/05/2007

Cherche casque à oignions.

« Prends des trucs faciles pour commencer ton jardin ». « Ah oui ! Quoi ? ». « Des trucs qui se sèment à la volée, ou des oignons, des échalotes ». « Semer à l’envolée ? ». « A la volée : tu prends une poignée en main et hop, tu sèmes ». « Merci, Gérard ». Ah, aaah, je vais semer, tu vas semer, ils vont s’aimer. « Bonjour, monsieur, je voudrais 10 kilos d’oignons et 10 kilos d’échalotes » . Les oignons, des rouges ou des blancs ? ». « Aaah, heuuu, les oignons, blanc ou rouge, c’est comme le vin ? Heuuu, dix kilos de chaque sorte ». « Il y a aussi les oignons jaunes d’Espagne ». « Dix kilos ». « Et ça ira pour transporter 30 kilos ? ». « Hé, hé, je n’ai pas pris la brouette, hein, je suis venu avec la Citroën Berlingot ». « Ce n’est pas pour offrir ? Je ne vous fait pas un emballage cadeau ? ». « Non, non, c’est pour semer ». « Ah bon, ah, ah, ah ». J’étais joyeux, dans l’auto, avec mes trente kilos d’oignons à semer. Arrivé sur mon lopin de terre, j’ai semé à la volée. Hop, une poignée d’oignons blancs en l’air, à la volée, hop, une poignée d’oignons rouges, aïe, il y en a un qui m’est retombé sur le crâne, hop, une poignée d’oignons jaunes d’Espagne, aïe, aïe, aïe, trois oignons sur le crâne. Mais c’est dangereux, semer à la volée ! Je cherche un casque à oignons.

08/05/2007

Cherche la panne.

« Voisin, pourquoi courrez vous comme ça ? ». « Ce n’est pas moi, c’est lui qui tire ». « Vous devez le retenir ». « J’sais pas, il est trop fort ». « Mais c’est vous le chef, non. Retenez-le ». « Facile à dire. Il est indomptable ». « Vous avez pris un motoculteur à essence trop puissant. Il n’a pas deux vitesses ? ». « J’sais pas ». « Vous serez mort ce soir si vous continuez à courir comme ça. Coupez l’arrivée d’essence ». « J’sais pas ». « Je vous dis de couper l’arrivée d’essence ». « J’sais pas où elle arrive, l’essence ». « Qu’allez vous faire, voisin ? ». « Je dois rendre le motoculteur ce soir, je vais courir tant qu’il y aura de l’essence ».

06/05/2007

Cherche à combattre le cholestérol.

« Bonjour, monsieur, je viens rendre le motoculteur électrique que j’ai loué et le câble de 50 mètres, rendez-moi la caution et remboursez-moi la location, ça ne marche pas ». « Monsieur, je vous garantis que ce motoculteur fonctionne ». « Oui, mais pas où il faut ». « Comment ça ? ». « Il manque d’autonomie ». « Il manque de quoi ? ». « D’autonomie. Le câble est trop court, il me permet d’arriver devant la boucherie mais pas plus loin. Je ne pense pas que le boucher serait content de voir ses beaux morceaux de bœuf, de veau et de porc transformés en viande hachée. Mon terrain est à une demi-heure de marche, monsieur, vous me comprenez ? ». « Mais vous faites ça pour quoi ? ». « Pour mon cholestérol, je dois pratiquer un sport, j’ai choisi le jardinage ». « Vous êtes un cas, vous ». « Restez poli. C’est quoi un cavou ? ». « J’ai compris : ce qu’il vous faut c’est de l’électricité près de votre jardin ». « Vous louez des éoliennes ? ». « Non, mais je peux vous louez le motoculteur électrique, le câble de 50 mètres et un groupe électrogène à essence ». « Bonne idée, attendez je réfléchis, une demi-heure pour amener le motoculteur au terrain, une demi-heure pour revenir chercher le câble, une demi-heure pour apporter le câble, une demi-heure pour revenir, une demi-heure pour apporter le groupe électrogène, ça fait deux heures et demi rien que pour le trajet aller. Et je n’ai pas encore d’essence pour le groupe électrogène. Je reviens à l’appartement, une demi-heure, je pars en voiture à la station avec un bidon, une demi-heure, je reviens avec le bidon rempli et je cherche à me garer, une demi-heure, je descends la brouette pour y mettre le bidon d’essence et je rererepars vers le terrain, une demi-heure. Total, pour l’essence : deux heures. Hé, ho, ça fait un peu beaucoup, non, quatre heures et demi avant de commencer, hein. Admettons que je commence à huit heures du matin. Si j’ajoute la demi-heure pour rentrer pour le repas de midi, il sera treize heures. Non, non, je vais me faire engueuler. « C’est à cette heure-ci que tu rentres, tu as fini, j’espère, tu devras manger froid vu que la prise du micro-ondes est arrachée ». Trouver un colocataire qui a un micro-ondes qui fonctionne et lui expliquer pourquoi j’en ai besoin, une demi-heure, manger chaud, une demi-heure, retourner à pied au terrain, une demi-heure. Bon, comptons, il est quatorze heures trente et je suis à pied d’œuvre. Il faut penser au retour : ramener le motoculteur, une demi-heure, retourner au terrain, une demi-heure, ramener le câble, une demi-heure, retourner au terrain, une demi-heure, ramener le groupe électrogène, une demi-heure, retourner au terrain, une demi-heure, ramener le bidon d’essence qui n’a pas servi dans la brouette, ça nous fait sept fois une demi-heure, soit trois heures et demi. J’étais à pied d’œuvre à quatorze heures trente et je rentre, sans avoir rien fait, à dix-huit heures. Et je n’ai pas compté le temps de mettre un groupe électrogène, un bidon d’essence, un motoculteur et une brouette dans l’ascenseur, de les en sortir et de leur trouver un emplacement de parking pour eux dans l’appartement. De huit heures à dix-huit heures, dix heures pour n’avoir rien fait ». « Monsieur, j’ai entendu que vous aviez un véhicule, nous louons aussi des remorques ». « Hé, ho, connard, ce n’est pas en louant une remorque que mon taux de cholestérol va descendre, hein ».

05/05/2007

Cherche un fil d'une demi-heure.

J’habite au cinquième étage et, pour faire du sport, j’ai loué un petit lopin de terre à une demi-heure à pied de l’appartement. J’ai loué un motoculteur électrique, je l’ai branché dans l’appartement et je suis parti mais quelqu’un a utilisé l’ascenseur de l’immeuble et zouuu, le motoculteur est parti en marche arrière à toute vitesse. Je suis allé rendre ce qu’il restait du motoculteur, j’ai du laisser la caution et en donner une nouvelle pour en louer un autre. Pas bête, j’ai passé le fil électrique par la fenêtre et hop, me voilà parti. Je ne suis jamais arrivé, le fil électrique était trop court. J’avais pourtant un fil de 50 mètres. C’est quand même beaucoup plus que la longueur du bassin à petite profondeur de la piscine, non ? A un certain moment j’ai cru que ça pourrait marcher car, en poussant très fort, tout à coup, le motoculteur s’est remis à avancer. Chouette, me dis-je. Ben non, c’était la prise électrique de la cuisine qui s’était retrouvée dans la rue. J’ai enfin compris qu’une demi-heure de marche à pied fait plus que 50 mètres. Je cherche un fil électrique d’une demi-heure.

04/05/2007

Cherche à bloquer l'ascenseur.

J’habite au cinquième étage et, pour faire du sport, j’ai loué un petit lopin de terre à une demi-heure à pied de l’appartement. Opération numéro un : retourner la terre. Je suis allé louer un motoculteur électrique. Pourquoi électrique. La réponse officielle est : pour ne pas polluer la planète avec un moteur à combustion. La vraie réponse est : parce que, dans le magasin, je ne suis jamais arrivé à mettre en marche la saloperie de motoculteur à essence en tirant comme un idiot sur une cordelette. Le début du transport était chouette, j’avais l’impression de conduire une moto, à pied, sur le trottoir. A un certain moment, je ne sais pas quel est le con dans l’immeuble qui a utilisé l’ascenseur en coinçant dans la porte le fil électrique du motoculteur mais, subitement, le susnommé motoculteur s’est mis à faire marche arrière. A toute vitesse. Que ça va vite un ascenseur, à l’horizontale. Cinq ou six étages de fil électrique. J’étais le cul la terre, renversé par l’engin dans sa course folle, le regardant filer en zigzagant et en renversant tout sur son passage. C’était le jour des sacs poubelle. Le carnage. Optimiste, je me suis dit : heureusement qu’on n’a pas coincé le fil dans la porte de la fusée Ariane. Je cherche un truc, une astuce, un bricolage pour bloquer l’ascenseur pendant que je transporte le motoculteur.

03/05/2007

Cherche des recettes à base de pissenlit.

J’habite au cinquième étage et, pour faire du sport, j’ai loué un petit lopin de terre à une demi-heure à pied de l’appartement. Pour ne pas faire des trajets inutiles avec ma brouette vide, j’ai demandé au chef de pouvoir partir une heure plus tôt. J’arrive au terrain avec la brouette et mes gants verts et, bon, je fais quoi maintenant ? Le terrain est déjà tout vert. Avec des fleurs jaunes. « Bonjour, voisin, on a la vocation des légumes ? ». « Bonjour, monsieur, heuuu, je suis jardinier débutant. C’est quoi, ça ? ». « Des fleurs de pissenlit ». « Et ça se mange ? ». « Quelques pétales, pour décorer la salade ». « Vous croyez qu’il y a des carottes ici ? ». « Non ». « Des poireaux ? ». « Non ». « Des potirons ? ». « Non ». « Des bananes ? ». « Non ». « Mais c’est quoi, tout ça ? ». « Des mauvaises herbes, il faut retourner la terre ». « C’est dur, ça ? ». « Il faut louer un motoculteur ». Je suis retourné chez moi avec la brouette. Fier, car ma brouette n’était pas vide, hé, hé, hé. J’ai plein de belles fleurs de pissenlit, de quoi décorer un millier de salades.

02/05/2007

Cherche une brouette à moteur.

J’habite au cinquième étage. Comme le médecin m’a dit de me bouger un peu le cul question cholestérol, j’ai loué un petit lopin de terre et j’y vais à pied question sport. C’est à une demi-heure de l’appartement. Chouette, ça tombe bien, me dis-je, je dispose d’une heure entre mon retour et le repas du soir. Et bien non : à peine arrivé à destination, je dois repartir. Je l’ai déjà fait six fois, avec ma nouvelle brouette. Vide à l’aller, vide au retour. Les voisins l’ont remarqué. Peut-être à cause de mes grands gants verts. « Alors, on promène sa brouette ? ». « Tiens, tiens, toujours pas de récolte ? ». J’ai essayé de courir derrière la brouette mais je manque d’entraînement. Et je fais des dégâts à la brouette. A cause des poteaux de signalisation plantés dans les trottoirs. Ma toute nouvelle brouette qui n’a pas encore servi est déjà cabossée. Je cherche un petit moteur à mettre à la roue de la brouette. Je m’achèterai des patins à roulettes pour la suivre.

30/04/2007

Cherche à économiser l'électricité.

« Papa, pourquoi la lumière elle s’allume et elle s’éteint ? ». « C’est parce que Kiki le hamster est fatigué, gamin. ». « Bèèè, papa, ça a rien à voir, Kiki et la lumière ». « Heuuu, si, gamin, tu te rappelles ma pelle, avec le vélo, quand j’ai eu un sinistre total, avec les roues en huit et que le vélo était devenu tellement petit que j’ai su le mettre dans l’ascenseur ». « Ha, ha, ha, ha, arrête, papa, je dois pisser de rire, ce jour là tu marchais comme un canard ». « Gamin, va pisser mais pas du haut du balcon, tu sais bien que tu ne peux le faire que les jours de pluie ». « Papa, il fait noir dans les toilettes ». « C’est à cause de Kiki, il est fatigué. J’ai installé la dynamo du vélo sur la roulette de Kiki et c’est lui qui doit nous éclairer ». « C’est pas bien, papa, d’exploiter les animaux ». « Gamin, je veux économiser l’électricité, encore une remarque comme ça et c’est toi qui va dans la roulette ».

29/04/2007

Cherche à faire du béton.

« Papa, c’est pas marrant, quand je viens chez toi tu es toujours sur le pot ». « Gamin, laisse moi faire ». « Papa, tu viens jouer avec moi ? ». « Attends, gamin, j’ai pris des dragées parce que j’étais constipé ». « Et alors, papa ? ». « Elles font de l’effet ». « Et alors, papa ? ». « Heuuu, gamin, je n’ai pas envie de repeindre les murs, alors je reste sur le pot ». « Papa, c’est chiant ». « A qui le dis tu ! ». « Papa, reviens, tu vas avoir le cul en compote ». « Je l’ai déjà, gamin ». Je cherche comment faire du béton.

28/04/2007

Cherche le pardon.

« Mon père, j’ai péché, j’ai commis le péché de chair, bref, j’ai baisé en dehors du sacrement du mariage ». « Je vous écoute, mon fils, avec qui ? ». « Je n’ose pas le dire, mon père ». « Avec la jolie femme du boucher de la rue Grande ? ». « Je ne peux pas le dire, mon père ». « Courage, mon fils, avec la femme de Guillaume, le pharmacien ? ». « J’ai honte, mon père ». « Allez, allez, avec la salope de la rue Longue, celle qui fait les brocantes ? ». « Non, non, je n’en peux plus, je me repens ». « Non, non, mon fils, il ne faut pas vous pendre pour si peu. Allez, un effort. Avec la fleuriste, je parie que c’est avec la suceuse de fleuriste. Mais, que faites-vous, mon fils ? ». « Heuuu, je prends note des bonnes adresses, mon père ».

27/04/2007

Cherche à me décoincer.

« Papa, t’es malade ? Tu fais quoi ? ». « Ha gnognichion hu hotuf ». « Papa, tu veux que je t’aide à te redresser ? ». « Hon ». « Mais tu vas étouffer, papa ». « Hi, enhève he houffin, amin ». « Ca va mieux, papa ». « Ouf, pfff, aaah, de l’air ». « Mais t’as fait quoi, papa ? Tu t’es endormi dans le divan et tu es tombé en avant ? ». « Non, non, gamin, j’ai essayé la position du lotus avec les jambes en l’air mais je pense que je me suis trompé, j’ai fait des nœuds dans mes jambes ». « T’es con, papa ». « Non, non, gamin, le docteur me recommande de faire du sport parce que je suis coincé ».

26/04/2007

Cherche à rester le 42.

« On sert le 42 ». « C’est moi ». « Ah non, monsieur, le 42 c’est moi ». « Hé, ho, je me connais, hein ». « Le 42, on sert le 42, si le 42 n’est pas là on sert le 43 ». « 42, c’est moi, ici, hou hou ». « Non, non et non, monsieur, le 42 c’est moi ». « Hé, la vieille, 42, hein, 42, vous voulez voir ce qu’il y a d’écrit sur la semelle de mes chaussures ? ».

07:15 Écrit par Fanny dans petites annonces | Lien permanent | Commentaires (4) | Tags : cherche, 42, hou hou, semelle |  Facebook |

25/04/2007

Cherche l'oeuf.

« Allo, Gérard ». « Que se passe-t-il encore ? ». « Rien, rien, Gérard, tout va bien. Comment vas-tu ? ». « C’est pour me demander ça que tu me réveilles à deux heures du matin ? ». « Deux heures ! Hou la la, comme le temps passe vite. Gérard, vas dormir. Je te sonnerai d’ici une heure ou deux » ; « Non, non, pas question, dis-moi pourquoi tu téléphones à deux heures du matin ». « Heuuu, j’ai envoyé le gamin acheter des œufs ». « C’est passionnant ». « Oui, oui, des œufs bruns ». « Magnifique. Je parie que le jaune est jaune et que le blanc est blanc. Exact ? ». « Ben non, les œufs sont bruns, d’accord, mais ils sont plein de poils ». « « Tu sais, à deux heures du matin, on voit des choses qu’on ne voit pas en temps normal. Vas faire dodo, il est temps ». « Gérard, Géraaard, mon bon Gérard, je deviens fou, quand je casse un œuf pour me faire une omelette, l’intérieur est vert ». « Ecoute moi bien. Si tu me promets de ne plus sonner cette nuit, je te donne la solution ». « Ah bon ! ». « Ton gamin, il ne t’as pas ramené des œufs ». « Ah bon ! ». « Il t’a ramené des kiwis ». « Ah, bonne nuit, Gérard ».

24/04/2007

Cherche un bon de sortie.

« Renfort quééésse, renfort quééésse, ouvrez la huit ». « Monsieur, donnez-moi ce micro, s’il vous plait ». « La huit’, tout d’suit’, la huit’, tout d’suit’ ». « Un peu de patience, monsieur ». « Mais faites vite, je transpose un cadavre dans mon caddy, regardez par terre, tout ce liquide rouge ». « Mon dieu, mon dieu, mon dieu, qu’avez-vous fait ? ». « Moi, rien. C’est le sorbet à la framboise qui s’impatiente, il pique une crise de nerf, il se liquéfie alors il sort de sa boîte ». « Ah, ce n’est que ça. Vous m’avez fait peur. ». « Madame, seriez-vous venue si je vous avais dit que mon sorbet à la framboise prenait la poudre d’escampette, hein, hein. Non. Vous avez eu peur quand j’ai parlé de cadavre. Mais c’est plein de cadavres dans ce supermarché ». « Monsieur, taisez-vous ». « Allez voir au rayon poissonnerie, ils ont tous la gueule ouverte. Il n’y a plus une seule crevette qui remue sa queue. Les soles sont plates comme si elles avaient fait la rencontre d’un rouleau compresseur ». « Monsieur, je ferme la caisse si vous ne la fermez pas ». « Et tous les cercueils, hein, alignés et empilés comme s’il y avait eu une grande catastrophe ». « Arrêtez, vous me rendez malâââde ». « Elles sont dans quoi, vos sardines, hein ? ». « Patricia, viens me remplacer, j’ai un besoin urgent ». « Bonjour, monsieur ». « Bonjour, madame Patricia, ça va ? ». « Oui, oui, mettez vos articles sur le tapis roulant, s’il vous plait ». « Je ne sais pas ». « Monsieur, dépêchez-vous ». « Soyons sérieux, madame Patricia, regardez dans mon caddy, hein, la pizza quatre fromage, hein, avec le beau coulis de tomate, hein, et bien ce n’est pas du coulis de tomate, c’est du jus de framboise, c’est une nouveauté, ça vient de sortir, c’est de la cuisine fenchoui nouvelle vague ». « Je vais vous faire un bon d’achat ». « Je préfèrerais un bon de sortie ».