23/04/2007

Cherche la cuisine facile

« Gamin, vas acheter des œufs ». « On mange une omelette ? ». « Non, gamin, viens voir ce que j’ai découvert sur http://cuisinefacile.skynetblogs.be/ : Comment reconnaître un œuf cuit dur d’un œuf pas cuit. Les trucs et astuces foisonnent : le plonger dans de l’eau salée, s’il coule il est cuit dur, s’il flotte c’est un canard en mousse ; taper légèrement avec une petite cuillère sur le côté le plus pointu, si on vous répond cuicui, c’est qu’il n’est pas cuit ; mettre l’œuf dans un linge et s’asseoir délicatement dessus, si au bout d’un certain temps quelque chose vous pique les fesses, c’est que l’œuf était fécondé et pas cuit, vous avez perdu un oeuf mais vous avez gagné un poussin. ». « Papa, je peux n’acheter que des œufs fécondés ? ». « Oui, gamin, mais alors tu n’auras pas de canard en mousse ».

22/04/2007

Cherche une librairie discrète.

« Lucienne t’a vu à la librairie ». « Ah, et tu es fière d’avoir un fils intellectuel, hein, maman ». « Pas du tout, idiot, il paraît que tu es resté une demi-heure devant les couvertures des revues pornographiques ». « Et meeerde ». « A ton âge, des photos de cul, tu n’as pas honte ? ». « Je suis fou ton cul, heuuu, tout confus, je confusionne, je confucius, je le confesse, maman ». « Mais qu’est-ce que j’ai fait au Bon Dieu pour avoir un fils pareil ! A 58 ans ! Que faisais-tu devant ces saloperies, hein ?». « Je dois actualiser mes compétences, maman ». « Tu crois que Lucienne va croire ça, idiot ».

21/04/2007

Cherche une trompe d'éléphant.

« Allo, Gérard, tu as une trompe d’éléphant, toi ? ». « Une trompe d’éléphant ! Pour quoi faire ? ». « C’est pour mettre au trou, Gérard ». « Mettre au trou ? Ma trompe ? Quel trou, obsédé ? ». « Gérard, tu as prêté au gamin un puzzle du Livre de la Jungle de 250 pièces, tu te rappelles ? ». « Dis, tu as bu ou quoi ? ». « Non, Gérard, le puzzle de 250 pièces que tu as prêté, il n’a que 249 pièces, il manque celle avec la trompe de l’éléphant ».

20/04/2007

Cherche l'oubli du gamin.

« Chante, chaaante, laaa bowêêême, faaa ria faaa ria hooo, chante et danse ». « Papa ». « Quoi, hé, gameuuu ? ». « T’es pompette ? ». « Jeuuu souis qwâââ, gameuuu ? ». « Bè, t’es saoul ». « Je suis saoul, saoul, saoul, saoul ton balcon, maricristîîîne ». « Papa, arrête, les Gonzalez tapent avec leur brosse au plafond ». « Gonzalez, il baise et bandalez ». « Pourquoi t’es saoul, papa ? ». « Gâââ, gameuuu, je ne souis pas saoul, je souis joua, joua, jouaheuuu ». « T’as vu la voisine de palier ? ». « Nooon, hé hé hé, gameuuu, je souis zélu le collègue de l’ananas, de l’âââ, de l’année. J’ai reçu un chèque de 20 euros. Les cocos, les collègues se sont cotcotcot ». « Cautériser ? ». « Nooon, hééé, gameuuu, cot cotiser ». « T’as fait quoi, papa ? ». « Tournée générale, six fois, ça m’a coucou coûté 120 euros ». « Papa, c’est l’heure de manger ». « Je vais dodo, gameuuu, dégoupille une boîte de peupeu de petits pois. Si Gongon, Gonzalez continue, joue du tambour sur lélé, sur l’évier, ça communique par les touilleaux ? Gameuuu ». « Oui, papa ». « Papa dodo, tu oublies tout, hein gameuuu ».

18/04/2007

Cherche à manger équilibré

« Alors, monsieur, est ce que ça gaze ce matin ? ». « Non, ça ne gaze pas ce matin, madame l’infirmière, ça a gazé de la nuit. Si vous aviez été de garde vous auriez entendu la déflagration ». « Mais vous êtes sauvé, alors, vous allez pouvoir rentrer chez vous ». « Oh, oh, pas tout de suite, je ne veux pas ça arrive à la maison ». « Qu’il vous arrive quoi, monsieur ? ». « Allez voir la toilette, le plafond surtout ». … « Mais, … , que vous est-il arrivé ? ». « Ah, çà, pour prendre mon pied, j’ai pris mon pied. J’ai senti une poussée, je me suis levé et j’ai pris mon pied dans celui du perroquet à roulettes avec le baxter. Le temps de ramper et j’étais arrivé mais dans le mauvais sens, avec le derrière en l’air. C’est à ce moment que j’ai dégazé ». « Mais vous êtes guéri, monsieur. Félicitation ». « Vous savez, je n’y suis pour rien, c’est venu tout seul, d’un coup. On fait quoi, maintenant ? ». « Vous allez rentrer chez vous et manger équilibré ».

17/04/2007

Cherche un coin d'ombre.

Je ne sais pas mettre un parasol normal sur ma terrasse. Ou alors il me faudrait un pied de parasol de cinq étages. J’ai donc acheté un parasol à pied déporté. Je vous fait un dessin : voilà un chapeau chinois de profil, un V très évasé à l’envers. Au lieu de descendre le pied, au milieu, là où se trouve le chinois, vous montez une petite ligne verticale au dessus, si, si, puis vous longez un côté du chapeau avec une parallèle. Vous suivez ? Une parallèle, c’est comme un rail de chemin de fer avec son jumeau. Arrivé au bord inférieur du chapeau, vous continuez un peu puis fil à plomb, c-à-d la descente, la chute libre. Jusqu’où ? Jusqu’au sol, dans le pied. Pas le pied du chinois, hein, le pied de parasol. C’est un pied déporté. J’en ai un. Et aussi un parasol. Je mets le pied déporté sur la terrasse, au cinquième, le long de la façade, je fixe le parasol et j’ai de l’ombre sur la terrasse gauche du quatrième étage. Rien chez moi. En plus, ceux du quatrième gauche sont furieux : « Hé, si tu n’enlèves pas ta tente de bédouin, je pisse sur ta terrasse ». « Essaye toujours, vantard ». Je cherche à faire de l’ombre chez moi.

16/04/2007

Cherche un parasol

« Papa, je dois faire un travail sur la désertification, je fais quoi ? ». « Prends des photos du crâne de ton grand-père maternel, gamin ». « Et j’explique quoi ? ». « Quand trop de soleil tombe sur la tête d’un homme, les neurones de sa fille se ramollissent et finissent par être inactifs ». « Papa, je comprends rien du tout ». « Tant mieux ». « Je mets quoi, alors ? ». « Tu vois le bac à sable du parc ? Et bien, le bac à sable va s’agrandir ». « Chouette ». « Non, non, que du sable à la place du parc, plus de marchand de glace. Il fera tellement chaud que tout aura fondu pendant son trajet de chez lui au parc ». « Qu’est-ce qu’il faut faire, alors, papa ». « Je pense que demain je vais aller acheter un parasol ».

12/04/2007

Cherche à échanger une baignoire

« Allo, bonjour monsieur, c’est moi ». « Heuuu, qui vous ? Je vois des dizaines de clients par jour ». « Moi, c’est Biglodion ». « Attendez, biglodion, biglodion, ce n’est pas l’illumin’, heuuu, le monsieur qui habite au cinquième et qui s’est fait livré une baignoire au rez-de-chaussée ». « Vous aviez rigolé, hein, et bien j’ai su la monter par l’ascenseur ». « Quel est votre problème, alors ? ». « Elle est trop grande ». « Mais vous venez de me dire que vous aviez su la mettre dans l’ascenseur ». « Oui, mais chez moi, non. Et je n’ai pas envie de prendre mes bains sur le palier ». « Mais vous aviez les mesures, deux mètres trente si je me rappelle ». « Oui mais je me suis trompé, deux mètres trente c’est la hauteur de la salle de bain ». « Heuuu, vous avez mesuré la hauteur de votre salle de bain pour acheter une baignoire ? ». « Ben oui ». … « Allo, allo ». « Oui, oui, je suis là. Vous voulez que je fixe votre baignoire au mur ? Vous auriez une cabine de douche mais il faudrait plier les jambes, ah, ah, ah ». « Non, non, venez la rechercher et remboursez moi ». « Monsieur, d’accord, c’est prévu, mais vous aurez un bon d’achat ». « Et vous vendez quoi d’autre ? ». « Des cuvettes de W.C., vous pourriez en avoir trois, de couleurs différentes ». « Ridicule, je vais hésiter quand le besoin se fera sentir et je vais m’asseoir trop tard ». « Nous vendons également des pierres tombales, vous pourriez en avoir une, gravure comprise, et, en attendant, vous pouvez vous en servir comme dessus de table ». « D’accord pour une pierre tombale, vous graverez  ‘A ma maman chérie’ mais je mettrai une nappe quand elle viendra chez moi ». Les amis, je n’aime pas ça. Si vous avez besoin d’une baignoire, contactez moi, nous ferons du troc.

05/03/2007

Cherche une essoreuse

« Papa, viens vite, Kiki et Pipette, les hamsters, ont bouffé la roulette ». « T’inquiètes pas, gamin, c’est moi ». « Tu as mangé la roulette de Kiki et Pipette ? ». « Mais non, hein, gamin, enfin. J’en ai eu besoin parce que j’ai cassé l’essoreuse à salade ». « Et ça marche ? ». « Heuuu, non ». « Tu vas faire quoi, papa ? ». « Des raviolis ». « Et la salade, papa ? ». « Demain, tu l’amènes à l’école ». « Mais elle ne sait pas lire ». « Tu la donneras à un copain qui a une tortue ».

03/03/2007

Cherche une clef

Bom, bom, bom, bom « Il y a quelqu’un ? ». Bom, bom, bom, bom. « Di dju di nom di dju, Batibouw, le salon de l’habitat, 300.000 visiteurs et pas un seul qui viendrait m’ouvrir la porte ». Bom, bom, bom, bom. « Monsieur, que faites vous dans cette armoire ? ». « Avant d’acheter je vérifie la structure intérieure, les charnières, espèce de gong ». « Sortez de là, monsieur ». « Y a pas de poignée et quand je pousse du cul sur la porte, y a rien qui bouge ». « C’est parce que l’armoire est fermée à clef ». « Et vous ne savez pas vous servir d’une clef ? Vous devriez vendre des tapis, pas des armoires avec des portes et des clefs ». « Il n’y a plus de clef sur la porte, monsieur, je vais chercher des outils ». « Nooon, pas la tronçonneuse, je suis dedans. Faites plutôt un appel ». … « Chers visiteurs, si vous avez un gamin et que ce petit con énergumène se promène avec une clef d’armoire, pouvez vous l’apporter à l’accueil. Un monsieur est coincé ». … « Ho, ho, le vendeur, vous êtes là ? ». « Oui ». « Il n’y a pas de bar dans votre grande boîte. J’ai soif, allez me chercher une limonade ». « Mais ». « Et un flexible ». « Un flexible ?». « Ben oui, pour que je puisse aspirer la limonade par le trou de serrure ».

02/03/2007

Cherche un peu de chaleur

Batibouw, Bruxelles, salon de l’habitation. « Je peux vous aider, monsieur ». « Oui, j’aime bien votre feu ouvert, il est beau ». « Vous comptez vous chauffer au bois ? ». « Ben, heuuu, il me reste une bûche ». « Une bûche ! ». « Ben, heuuu, en vidant le congélateur, j’ai retrouvé une bûche de Noël de 2004, avec un père Noël sur son traîneau, deux rennes, six sapins et un skieur en plastique ». « Une question, monsieur : vous comptez faire quoi ? ». « Ben, heuuu, découper le traîneau, ça fait deux jours de chauffage, tronçonner les rennes, ça fait deux semaines, c’est plein de graisse ces trucs là, et six mois de chauffage avec les six sapins découpés en rondelles, plus la bûche ». « C’est quoi la bûche ? ». « Vanille moka ». « Vous espérez vous chauffer à la vanille moka ? ». « Je cherche un peu de chaleur, moi, monsieur ».

01/03/2007

Cherche de vraies frites

Batibouw, Bruxelles, salon de l’habitation. « Elles sont dégueulasses, vos frites ». « Monsieur, arrêtez, ce sont des frites en plastique, c’est pour la décoration du stand ». « Quoi, votre cuisine équipée, elle est équipée pour faire des frites en plastique, c’est dégueulasse ». « Mais je vous l’ai dit, c’est la décoration ». « Parce que vous croyez que si j’achète votre cuisine équipée, je vais servir des frites en plastique pour mes invités, non mais, ça va pas la tête ». « Monsieur, arrêtez, vous avez bouffé toutes les frites, arrêtez, je vous dit, les moules sont aussi en plastique ». « Et le médaillon de porc ? ». « En plastique, monsieur ». « Il est dégueulasse, votre médaillon de porc, il a le même goût que les moules ». « Monsieur, que cherchez vous, à la fin ? ». « Je suis venu à Batibouw pour manger des frites, des vraies ».

27/02/2007

Cherche un aspirateur

Batibouw, Bruxelles, salon de l’habitation. « Et ça marche votre truc pour aspirer ? ». « Monsieur, cet aspirateur est le plus fort qui existe ». « Il aspire l’eau ? ». « Vous avez inondé la moquette ? ». « Non, non, j’ai l’évier de la cuisine qui est bouché, la baignoire qui ne s’écoule plus et la cuvette des WC est pleine à ras bord. Alors, je cherche quoi, hein, monsieur, à votre avis ? ». « Heuuu, un plombier ? ». « Un as – pi – ra – teur, compris ? ». « Nous avons cet accessoire très utile qui se place entre le tube d’aspiration et l’aspirateur. Vous aspirez l’évier et vous videz le bidon dans le WC ». « Mais le WC est bouché ! ». « Heuuu, videz le WC et l’évier dans la baignoire ». « Mais la baignoire est bouchée ! ». « Mais vous êtes bouché de partout, vous ». « Poli, hein, bonhomme, poli. Je vais voir ailleurs ».

23/02/2007

Cherche à embêter quelqu'un

Batibouw, le salon de l’habitation. « Iche hâbe aillene brobléme mit maillene lâffe-faisselle ». « Un instant, monsieur, je vais chercher un collègue qui connais l’allemand ». « Naillene, che neu zui ba allémand, maillene lâffe-faisselle iste allémand ounde iche hâbe aillene brobléme ». « Bourguoi, pardon, pourquoi me parlez vous en allemand, alors ». « Che fous l’ai tit : maillene lâffe-faisselle ette allémand ». « Monsieur, on n’est pas au salon des vacances, ici, quel est le problème ». « Che fit zeul et che n’ai berzonne à emberder à la maichon ». « Ah, c’est ça, ce n’est donc pas une caméra cachée ».

21/02/2007

Cherche à savoir dire non avec énergie

« Allo ». « Cher monsieur Biglodion, c’est un plaisir de vous entendre, n’est-ce pas ? ». « Non, non ». « Vous aimez certainement le vin, monsieur Bigolion ». « Non, non ». « Cher monsieur Bilogion, vous avez été sélectionné, ça vous fait plaisir ? ». « Non, non ». « Cher monsieur Bidlogon, nous avons une offre spéciale pour vous et, ce soir, nous vous la présentons chez vous ». « Non, non ». « Vous recevrez le cadeau spécial que nous avons réservé pour vous, c’est chouette, n’est-ce pas ? ». « Non, non ». « Mais vous êtes l’heureux gagnant d’un stupide tire-bouchon, monsieur Biglodion, je viens vous l‘apporter chez vous vous, avec une dégustation gratuite et un bon de commande » ? « Non, non ». « Mais vous êtes idiot, monsieur Biglodion ». « Oui, oui ».

20/02/2007

Cherche des élastiques

« Gamin, je t’avais demandé d’aller acheter un sac d’élastiques ». « Ils sont sur la table, papa ». « Mais non, gamin, tu as acheté un sachet de carottes râpées ».

19/02/2007

Cherche l'égalité des sexes

C’est le carnaval. « Papa, regarde, là, la majorette a plein de poils sur ses jambes ». « Ben oui, gamin. Regarde bien, là, la sorcière qui vient d’enlever son masque parce qu’elle a chaud. T’as vu sa grosse moustache ». « Pourquoi elle se met une moustache si elle a trop chaud ? ». « Gamin, ce n’est pas qu’elle se met une moustache, c’est qu’il a une moustache. La sorcière et la majorette sont des hommes ». « Pourquoi, papa ». « Ben, heuuu, gamin, il y a des femmes qui conduisent des trams et des bus. Pourquoi il n’y aurait pas des hommes majorettes ? ».

Cherche des recettes chinoises

« Papa, ça, c’est de la bouffe à chat ? On va avoir un chat ? ». « Gamin, c’est le nouvel an chinois, alors on mange chinois, compris ». « Berk, berk, berk, papa, on dit que les chinois mangent du chien ». « C’est pour ça qu’il y a moins de crottes sur les trottoirs en Chine ». « Papa, cette saloperie, c’est du chien ? ». « Gamin, arrête, tu vas me brouiller avec tous les blogueurs qui ont des animaux ». « M’en fous ». « Gamin, encore une comme ça et j’appelle ta mère pour qu’elle te reprenne, compris ». « M’en fous, je veux pas manger chinois, je veux pas avoir les yeux en fente de tirelire ». « Gamin, je t’explique, les chinois, ils n’ont pas beaucoup à manger. Alors, ils bouffent des trucs qui restent longtemps dans le corps. Et ils sont constipés. Et, sur le pot, ils poussent, ils poussent, ils poussent et ils ont les yeux en fente de tirelire ». « Papa ». « T’es où, gamin ». « Suis sur le pot, papa, et il y a rien qui vient ». « Gamin, arrête, tu vas devenir tout jaune ». Je cherche des recettes chinoises, faciles.

18/02/2007

Cherche un cochon noir

« Papa, on mange quoi aujourd’hui ? ». « Du jambon, gamin ». « Encore ! ». « Gamin, c’est l’année du cochon en Chine, alors nous mangerons du cochon toute l’année ». « T’as dit jambon, papa, t’as pas dit cochon ». « Gamin, c’est fait en quoi les cochons, hein. C’est fait avec du jambon et avec des côtelettes ». « Ah non, papa, les côtelettes, c’est du porc ». « Heuuu, et bien, heuuu, porc, en chinois, ça se dit cochon ». « Je demanderai à madame demain ». « Gamin, laisse ta madame en dehors de ça, veux-tu ». « Papa, je ne veux pas devenir tout jaune ». « Pourquoi tu serais tout jaune, hein. Tu te laves, non ». « Et pourquoi les chinois qui mangent du cochon sont jaunes ? ». « Parce que les cochons chinois sont jaunes. Toi, tu vas bouffer ton jambon rose, compris. Et tu auras le nez rose, les joues roses, les fesses roses, le zizi rose ». « Papa, je veux avoir un zizi noir ». « Pourquoi, gamin ? ». « Maman, elle ne pense qu’à ça ».

14/02/2007

Cherche Valentin

« Papa, c’est la Saint Valentin aujourd’hui. Tu fais quoi, ce soir, comme fête ? ». « Je vais jouer au solitaire, sur l’ordinateur ». « Je peux jouer avec toi ? ». « Gamin, voyons, solitaire, ça veut dire seul, comme le ver solitaire quand tu es seul avec lui sur le pot en attendant qu’il décampe ». « Papa ». « Quoi, gamin ? ». « Maman sort avec son nouveau copain ce soir et Papy et Mamy se sont acheté du champagne pour chanter toute la nuit ». « Bordel de m… de bordel de m… , si les vieux s’envoient en l’air maintenant, où va-t-on ? ». « Ils vont partir en avion ? ». « Qui ? ». « Papy et Mamy ». « Mais non, gamin, à leur âge, s’envoyer en l’air, c’est se tromper avec le bouton de l’ascenseur et en descendre un étage trop haut ». « Papa ». « Quoi, gamin ». « Ce soir de Saint Valentin ? ». « Quoi, gamin ». « Je peux être solitaire avec toi ce soir ? ». « Oui, hein, mais dis toi bien que tu as de la chance. C’est uniquement parce que tu es mon gamin ».

13/02/2007

Cherche une calculette

« Gamin, gamin, 18 kilos, record battu ». « T’es dans le guidesse bouque, papa ». « Ben non, hein, gamin, ben non ». « Et tu vas faire quoi avec les 18 kilos de documentation que t’as ramené du salon des vacances ». « Ha, ha, bonne question, gamin. Et bien je vais les revendre à Gérard, à 0,20 euro le kilo ». « Il part en voyage ? ». « Non, depuis que cet imbécile a mis un autocollant Pas de PUB svp sur sa boîte aux lettres, il n’a plus de papier pour allumer son feu ouvert, alors il m’achète les prospectus. Ah, le con ». « T’as gagné combien, alors ». « Ben, gamin, c’est facile, 18 fois 20 centimes, facilement gagné, à l’huile de bras ». « T’as payé combien pour y aller en train, papa ? ». « Neuf euros ». « T’as payé combien ton entrée au salon, papa ? ». « Huit euros, gamin ». « Au total, t’as gagné combien, alors ? ». « Heuuu »

12/02/2007

Cherche des vacances économiques

Au salon des vacances : « C’est combien, votre escapade sauvage ? ». « Gnagna euros mais, cher monsieur, tout est compris, le vol aller-retour, la tente, les ravitaillements, les porteurs, le rapatriement si nécessaire et l’assistance juridique en cas de problème ». « Bien, bien, et sans l’assistance ? ». « Gnagna euros ». « Bien, bien, et sans les porteurs ? ». « Ah, vous êtes sportif. Dans ce cas, gnagna euros ». « Et, heuuu, sans la tente ? ». « Gnagna euros, monsieur ». « Bien, bien, et sans le vol aller-retour ? ». « Où voulez-vous aller, monsieur ? ». « J’hésite entre la cascade de Coo et le plan incliné de Ronquières ».

11/02/2007

Cherche mon fils

« Chers visiteurs du salon des vacances, le petit, heuuu, comment tu t’appelles ? ». « Ouiiiiiiin ». « Comment tu t’appelles, dis moi ? ». « Ouiiiiiiin ». « Qu’est-ce qu’on fait, chef ? ». « Torture le, il finira par parler ». « Ecoute, si tu ne dis pas le nom de ton papa, je mange tous tes chewing gum ». « Ouiiiiiin, papa c’est Biglodion ». « Et tu es d’où ? Près de où habites-tu ? ». « Du plan incliné de Ronquières ». « Et quand ton papa parle de ta maman, il dit quoi ? ». « Il dit que c’est la mal baisée ». « Chef, c’est un fils de noble, je fais quoi ? ». « Fais un appel ». « Chers visiteurs du salon des vacances, Môssieur Biblodion du Plan de Ronquières de Lamalbaisée est prié de se rendre au patio pour nous débarrasser, pardon, pour reprendre son fils ».

08/02/2007

Cherche un grand appartement

« Monsieur, voulez-vous arrêter de tripoter les danseuses ». « Mais, madame, je suis au salon des vacances, non ? ». « Monsieur, ça ne se fait pas en public ». « Hé, ho, votre slogan c’est : m’essayer, c’est m’adopter, alors j’essaye, je tâte, je soupèse, je compare ». « Monsieur, vous méritez la police ». « Ah, la peau lisse, c’est elle, si, si, je sens que je vais l’adopter. Mais j’ai un problème : l’appartement est petit, si elle se déhanche comme ça, elle va tout renverser chez moi ». Je cherche un grand appartement.

07/02/2007

Cherche des danseuses

« Papa, pourquoi je peux pas venir demain ». « Ah, ah, demain, gamin, papa va au salon des vacances ». « Tu vas partir en vacances ? ». « Non ». « Alors pourquoi tu vas au salon des vacances ? ». « Heuuu ». « Hein, papa, pourquoi ». « Gamin, c’est comme quand ta mère rentre dans dix magasins de chaussures et qu’elle en ressort avec même pas un lacet ». « On voit quoi au salon des vacances ? ». « Des tyroliens avec de petites culottes en cuir, des sénégalais avec des sourires grands comme des boîtes aux lettres, des danseuses du ventre ». « Papa ». "Oui, gamin".  « Toi, tu y vas pour les danseuses, hein ? ». « Oui, gamin, mais ne le dis pas à ton papy ».

06/02/2007

Cherche à m'excuser

« Papa, t’as écrit quoi ? ». « Cherche à m’excuser ». « C’est pas poli, papa ». « Comment ça c’est pas poli, gamin ? ». « Mon papy il dit qu’on ne s’excuse pas soi-même, il faut dire cherche à vous présenter mes excuses ». « Quel con, cet ex beau-père ». « Tu dis quoi, papa ? ». « Rien, j’ai un fil de haricot coincé entre deux dents ». « Tu présentes tes excuses pourquoi, papa, si c’est à la voisine de palier, t’as qu’à aller sonner à sa porte ». « J’ai oublié de remercier les lecteurs du blog pour leur 90.000 visites ». « Ah, t’as le bonus, alors ? ». « Quel bonus, gamin ? ». « Au jeu vidéo, chez papy, quand j’ai 90.000 je reçois un bonus et il me donne une sucette ». « Mais je vais l’étrangler, ce type ». « Papa ». « Oui, gamin ». « Vas enlever le fil de haricot ». « Oui, gamin ».

02/02/2007

Cherche ma poêle

Et meeerde. J’ai voulu faire des crêpes pour la Chandeleur. Hop, la première, collée au plafond.  Hop, la deuxième, collée au plafond. Hop. Après, je suis allé sur le balcon, pour avoir plus d’espace pour retourner les crêpes. Hop, plus de crêpe. Et plus de poêle. Tout est dans la rue, cinq étages plus bas. J’ai un coup de poignet digne de Justine avant qu’elle ne déconne. Je n’ai plus de poêle. « A poil, tout le monde à poil, les petits les grands, les bons les méchants, à poil, tout le monde à poil ». Je fais quoi avec le seau de pâte à crêpe qui me reste, hein ?

01/02/2007

Cherche une tente opaque

Ma seule émission culturelle, ce sont les publicités à la télévision. Celles qui durent cinq minutes, de 19 h 55 à 20 heures. Ce soir, pour sauver la planète, il faut couper l’électricité de 19 h 45 à 20 heures. Et mon émission culturelle, hein, elle devient quoi ? Comment saurai-je si les nouveaux rasoirs branleurs ont cinq, six ou dix-huit lames ?  Mon problème : la télé est située près du balcon et on voit des lueurs de la rue quand elle est allumée. Sauvez la planète, oui, mais pas en sacrifiant la culture. Je cherche pour ce soir une tente opaque.

29/01/2007

Cherche à apprendre le houla hop

J’ai cassé beaucoup de choses en m’entraînant au houla hop dans l’appartement. Des amis blogueurs m’ont conseillé de le faire dehors. Je suis allé dans le parc et je tourne, je tourne, je tourne. Car mon problème reste entier : je n’arrive pas à lâcher le houla hop et je tourne avec lui. Comme les derviches tourneurs. Mais eux, je ne sais pas comment ils font, mais en tournant ils font du sur-place, sans partir à droite ou à gauche. Comme moi. Je n’ai pas vu l’étang du parc. Plouf. J’étais ridicule avec un houla hop comme bouée de sauvetage. Je cherche, petita, un parc sans étang, petibé, des cours de houla hop.

28/01/2007

Cherche un cours de houla hop

J’ai retrouvé un houla hop et je m’entraîne. Le problème : je n’ose pas le lâcher, je m’y accroche. Et je tourne, je tourne, je tourne. Paf, un pot de fleurs. Bing, le percolateur. Le houla hop est un sport qui revient cher : on casse beaucoup. Je cherche à apprendre comment faire tourner le houla hop tout en restant immobile, disons, juste avec quelques mouvements du postérieur.