19/09/2008

Cherche à occuper le week end

« Papa, c’est mon week-end chez toi. Quel est le programme pour demain et après-demain ? ». « Gamin, nous commencerons par attendre le lever du soleil, hein. Demain, c’est vers 10 h 15 ». « Pas possible, papa. A L’école c’est l’heure de la récré ». « Ah bon. Vous faites des jeux de nuit à la récré ? ». « Je te jure, papa, c’est 10 h 15. Et il fait clair ». « Tu as appris à lire l’heure, toi ? Où ? Quand ? Comment ? ». « C’est madame. Elle dit : ‘Ah, la cloche sonne, il est 10 h 15’ quand le directeur fait aller la sonnette ». « Dis donc, gamin, ils sont brouillés le directeur et ta madame ». « J’ai entendu la maman de Lydia dire à la maman de Cléo qu’elle n’avait pas voulu baiser et que c’est normal parce que c’est un nabot, laid, qui ressemble à un président mais je n’ai pas retenu le nom ». « Heuuu, c’est vrai qu’il lui ressemble ». « Papa, c’est quoi baiser ? ». « Heuuu, ça doit être du ch’ti, gamin. Ou une expression marseillaise ».

17/09/2008

Cherche à marchander

« Gamin, debout, c’est l’heure. Mais, gamin, où es-tu ? Je suis livide de voir ton lit vide ». « Coucou, papa, il y a longtemps que je suis éveillé, moi. C’est normal, papa, je ne suis pas allé sur l’ordinateur jusqu’au milieu de la nuit, moi. Je n’ai pas bu de bières, moi. Et je n’ai pas ronflé, moi ». « Gamin, je te donne un euro si tu ne racontes ça à personne, d’accord ? ». « Je réfléchis, papa. Et je trouve que me taire vaut bien un euro par capsule de bouteilles de bière ». « D’accord, gamin, tu auras deux euros ». « Papa, j’ai compté sept capsules, trois dans la poubelle et quatre à côté ». « D’accord, gamin, tu auras trois euros ». « Papa, si tu marchandes, je te dis que les capsules à côté de la poubelle comptent double ». « Coupons la poire en deux. Disons quatre euros, gamin. D’accord ? ». « Hé, je ne l’avais pas vue celle-là. Regarde, papa, il y a une capsule dans le bonzaï. Celle-là elle compte triple ». « Gamin, tu sais compter jusque combien ? ». « Jusque dix, papa ». « Dix euros, gamin, c’est mon dernier mot ». « Bon. Dix euros, papa. Mais demain je demanderai à madame à l’école si tu ne m’as pas roulé ». « Heuuu ».

10/09/2008

Cherche à me débiner

« Papa, demain soir tu dois aller à l’école ». « Mais tu es fou, gamin, j’ai fini mes études depuis longtemps ». « C’est pour le catéchisme, papa ? Il y a un papier dans mon journal de classe. Tiens, le voilà ». « C’est encore pour demander des sous, je suppose. Ou pour annoncer un congé pédagogique. Ou pour augmenter le prix du repas de midi. Ou pour tenir un stand à la fête de l’école. Ou pour annoncer une grève spontanée des enseignants. Ou pour demander de laisser les poux à la maison ». « Mais non, papa, c’est pour le catéchisme. Lis, papa ». « Bon, je lis : Chers parents, nous vous invitons à nos soirées thématiques. Cette semaine, ‘ Jésus marche sur l’eau ‘. La semaine prochaine, ‘ A la recherche de Jésus ‘. Je n’irai pas, gamin ». « Pourquoi, papa ? ». « Je ne sais pas nager, gamin ».

05/09/2008

Cherche l'espagnol breton

Zut, ça démarre mal l’école pour le gamin. Pour moi aussi. « Papa, pour demain je dois avoir une photo d’un espagnol breton ». Réfléchissons peu mais réfléchissons bien. Qui dit espagnol dit paëlla et qui dit breton dit artichaut.  Voyons good gueule : paëlla à l’artichaut. « Faire revenir les crevettes dans l’huile d’olive puis les fruits de mer (bon, pour faire revenir des crevettes il faut savoir où elles sont parties, non ?). Quand elles sont bien dorées, ajouter le riz et le faire dorer (dorer où, sur la plage ?)  Ajouter de l’eau (combien, une baignoire ou un pipi de chat ?). Quand l’eau est à ébullition, ajouter les petits pois et les haricots verts, ajouter sel, poivre, safran, piment (Gamin, je deviens fou avec ton espagnol breton, il va falloir deux caddy). Laisser mijoter jusqu’à ce que le riz soit cuit et ait absorbé la quasi totalité de l’eau. (Merde, je n’ai  jamais absorbé d’eau, moi, sauf dans le pastis). Ce sont les crevettes et le riz revenus dans l'huile qui donnent bon goût. (M’en fiche, je cherche l’espagnol breton). Vous pouvez ajouter de l’artichaut que vous faites revenir juste avant les crevettes (C’est con ce truc. Non seulement les crevettes et l’artichaut sont partis mais il faut que les crevettes reviennent avant l’artichaut. Quelle connasse, cette institutrice). « T’as trouvé l’espagnol breton, papa ? ». « Heuuuu, oui, enfin, presque, gamin. Sais-tu que cette saloperie d’espagnol breton c’est une recette de cuisine ? ». « Mais non, hein, papa, c’est un chien. Les enfants dont le papa a internet doivent apporter une photo. J’ai dit à madame que tu avais internet pace que je suis fier de toi, papa ». « Un chien ? Avec des crevettes ? Du riz ? Des frites de mer ? Des zaricots verts ? ». « Mais non, papa. C’est un chien qui a une grande faculté à chasser les bécasses, le faisan, le perdreau et le lapin ». « Gamin, tu n’as pas pu choisir ? L’espagnol machin ou le hamster ? Parce que le hamster, je connais, j’ai des photos de Kiki et Pipette, des pistaches, de la roulette, de comment ils jouent à faire la mobylette à deux en montant l’un sur l’autre ». « Papa, tu sais bien que c’est interdit d’amener des photos porno à l’école. Continue à le faire au bureau si tu veux mais moi je ne peux pas ». « Comment. C’est que la nature, pas c’est que suel. On ne voit même pas la petite biloute de Kiki ». « Tant pis, papa. Je vais aller demander à la maman de Lucie ». « Heuuu, la maman de Lucie ! Je t’accompagne, gamin ».

03/09/2008

Cherche à vendre des marqueurs

Pour la rentrée des classes, j’ai acheté pour le gamin une panoplie de soixante-quatre marqueurs lavables à l’eau. En père modèle je les ai testés. Je me suis trompé de boite. J’ai pris des indélébiles au lieu de prendre les débiles. Comme c’était le jour de mon bain mensuel, j’en ai profité pour m’en mettre plein la figure, fausse moustache, lèvres écarlates, yeux de pute en mal de client, ronaldino écrit sur la joue gauche, cheveux rouges et oranges façon espagnole, nez à verrues, même sur les dents, j’ai eu assez de place pour écrire bienvenue en haut et chez les ch’ti en bas. Imaginez le travail. Une verrue, c’est facile, hop, un point noir. Mais à l’envers, face à un miroir, écrire onidlanor ou it’ihc sel zehc eunevneib, hein. Je mérite d’être au guiness book de la connerie. Ce n’est pas fini, restez assis. Indélébiles, les marqueurs. C'est-à-dire pas lavables, pour les mal comprenant. Et qui dit pas lavable dit qui reste. Au bain, ça ne part pas. Ni au deuxième. J’ai pensé à la ponceuse mais, hein, sur les dents, je suis douillet. Tant pis, ça prendra le temps qu’il faudra, le temps que je mue, que je change de peau et de dents. J’enverrai un taxi reprendre le gamin à l’école. Je vends un coffret de marqueurs géniaux, idéal pour faire des blagues aux collègues, pour leur faire des points de toutes les couleurs sur la figure et ailleurs pendant leurs siestes. Faire offre pour la boîte complète. Peu servi, presque neuf.

02/09/2008

Cherche une institutrice pour moi

« Alors, gamin, comment ça a été à l’école ? As-tu mangé toutes tes tartines ? Elle est comment ta nouvelle institutrice ? ». « Veuve sans enfant, papa. J’ai essayé de prendre ses mensurations avec ma nouvelle règle graduée flexible mais elle a dit ‘Petit cochon’ quand j’ai touché ses lolos ». « Ils sont comment ses lolos ? ». « Gros ». « Aaaaah, bien, bien. Et le reste ? ». « Le reste aussi, papa ». « Comment ça, le reste aussi ? ». « Gros, papa. Les mollets, gros, le nez, gros, le cul, gros. Elle ressemble à tante Fernande ». « Et meeerde. Mais c’est catastrophique. On ose montrer ça à des enfants. Et après on dira qu’ils n’ont pas le sens de l’esthétique. Tu fais quoi, gamin, tu la gardes ? ». « Oui, papa, elle est très gentille ». « Gamin, réchauffe toi la soupe qui est dans le Tupperware, je dois mettre une annonce ». Cherche institutrice, solitaire, poids plume, sans enfants ou maximum un gardé par le père, possédant livre de cuisine et sachant s’en servir, aimant avoir une position élevée au cinquième étage, spécialiste du rangement, expérimentée en sudoku, aimant les animaux en cage ou dans un bocal. Faire offre.       

01/09/2008

Cherche une gomme en urgence

« T’es prêt, gamin ? ». « T’as ma gomme, papa ? ». « Tout est prêt, gamin ». « T’as ma gomme, papa ? ». « Ecoute, gamin, nous venons de faire la tchèque liste et tout le monde a répondu présent, depuis la règle graduée flexible jusqu’aux tartines. Ne te trompe pas, celles plafonnées de pâte à tartiner au chocolat sont ta collation pour la récré du matin et celles au maroilles sont celles de midi. Si tu as des problèmes pour les reconnaître demande à madame. Le slip de rechange que j’ai mis dans ton cartable c’est au cas où, à n’utiliser qu’en cas d’urgence, pas pour faire le con comme lorsque je m’étais déguisé la tête en corsaire au mariage de la petite cousine Lucie ». « T’as ma gomme, papa ? ». « Si madame te demande ce que tu as fait pendant les vacances, n’oublie pas de dire que je t’ai appris à masser mon dos avec de la pommade pour coups de soleil. Elle comprendra que nous ne sommes pas restés en Belgique. Ne dis surtout pas que tu m’as massé dans la cave parce que j’avais peur que les habitants du cinquième des buildings d’en face ne regardent avec des lunettes d’approche ». « T’as ma gomme, papa ? ». « A propos de vacances, c’est inutile de dire que je t’ai offert un voyage d’un jour dans le Pas de Calais parce que j’avais reçu deux places en renouvelant le stock de boîtes de raviolis. Ah, quel souvenir. Quel succès quand j’ai fait pipi au même endroit que dans le film en chantant : ‘Je vais bien, tout va bien’. Gamin, c’est un souvenir rien que pour nous, hein, compris ». « T’as ma gomme, papa ? ». « N’oublie pas les questions que je t’ai demandé de poser à ta nouvelle madame, surtout savoir si elle a un petit ami ». « Pour jouer avec elle à la mer, papa ? ». « Pourquoi à la mer, gamin ? ». « Ben, papa, un petit tamis c’est pour jouer dans le sable ». « Grand sot. Le Tupperware vide dans ton cartable, c’est pour y mettre de la soupe. Celle que tu recevras à midi. Tu sais, tu es en pleine croissance, deux fois des légumes par jour ça te feras du bien ». « T’as ma gomme, papa ? ». « Si le couvercle est difficile à fermer, fais comme moi, monte sur la boîte ». « T’as ma gomme, papa ? ». « Mais, attention, vérifie que le couvercle soit bien posé dessus. Si tu mets le couvercle en dessous tu auras la même catastrophe que j’ai eue. Autre chose. Si tu as de nouvelles petites copines, essaye de savoir si le papa et la maman habitent ensemble. Et aussi s’il y a des frères et sœurs. Ne prends pas encore d’engagement quant à inviter ta nouvelle petite copine et sa maman à ton goûter d’anniversaire. Crois-moi, il y a des gens qui habitent au rez-de-chaussée et qui rêvent de prendre de l’altitude au cinquième étage. Ne dis surtout pas que nous avons un nouvel ascenseur parce que ça voudrait dire que nous habitons dans un vieil immeuble ». « T’as ma gomme, papa ? ». « Gamin, est-ce que tu m’écoutes ? ». « T’as ma gomme, papa ? ». « Oui, gamin, oui, j’ai ta gomme. Tu crois peut-être que j’efface mes erreurs de sudoku avec une ponceuse électrique. Tu imagines le bruit. Tiens, j’ai deux six dans ce carré là, bizarre. Bzzzzz. Et deux neuf là. Bzzzzz. Il y a de quoi trouer le papier ». « Papa, j’ai besoin de la gomme pour l’école ». « Et le sudoku, gamin, je le fais comment, hein ? ». « Papa ». « Ecoute, gamin, c’est parce que tu es mon gamin, hein. Prends la gomme ». « Merci, papa ». Je cherche d’urgence une gomme. Si possible habituée au sudoku.

26/08/2008

Cherche à bien rentrer - 3

Bientôt le grand jour de la rentrée scolaire. Je dois faire bonne impression auprès des nouvelles institutrices. Je fais appel à vous, mères célibataires. Et à votre expérience. Question : « Que regardez-vous le plus chez un homme sympathique qui amène son gamin à l’école le premier jour ? Sa chemise ? Son pantalon ? S’il a des chaussettes à trous ? Si sa braguette est ouverte ? Et si je vais à l’école avec une chaussure brune et une chaussure noire, aurai-je l’air intellectuel ? Et si je prenais un sac à provision avec des poireaux qui dépassent, histoire de montrer que j’ai un besoin culinaire urgent à la maison ? Deux poireaux, rien que deux pour bien montrer que le gamin et moi sommes seuls ? Deux poireaux, deux pommes de terre, deux carottes. Non, avec les pommes de terre et les carottes on va croire que je viens nourrir l’âne du Père Noël, enfin, voyons. Et si j’amenais Kiki le hamster parce que Maurice le poisson rouge, c’est plus difficile à cause du bocal ? Kiki et deux poireaux, ça commence à faire beaucoup de monde, ça. Et si Kiki bouffe les poireaux ? Si je tiens le cartable du gamin, j’ai peur de passer pour un père poule. Enfin, il vaut mieux être père poule que mère moule. Et si je me parfumais à la soupe à l’oignon ? Avec des croûtons dans les cheveux ? ». donnez moi  des idées. D’avance merci.

24/08/2008

Cherche à bien rentrer - 1

Le gamin va bientôt rentrer à l’école. J’ai joué à pile ou face et j’ai décidé que c’était son papa qui devait le conduire le jour de la rentrée parce que, le jour de la rentrée, on parle longuement avec les institutrices dans la cour intérieure. Il paraît qu’il y en a de nouvelles. Quel suspens ! Blonde, rousse, brune ? Déjà, je chante comme Adamo sa chanson des constipés : « Viens, viens, ma brûûûne, viens écouter la mer, et de vagues de dunes, pour arrêter les vagues, et de vagues rochers, que les marées dépassent, et qui ont à jamais, le cœur à marée basse, viens, viens, ma brûûûne ». Moi, j’ai le cœur amarré haut.

20/08/2008

Cherche un truc à manivelle

Je cherche un truc qu’on fait tourner avec une petite manivelle et dont, lorsqu’il y a des pommes de terre cuites dans le vase au dessus, il sort de la purée en macaronis par de petits trous en dessous. Avant d’acheter cet article électro-ménager manuel à manivelle je veux savoir si ça fonctionne avec de la pâte à modeler de couleur pâtes cuites. C’est pour faire une blague au gamin.

07:37 Écrit par Fanny dans petites annonces | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : blague, gamin, truc, macaroni |  Facebook |

16/08/2008

Préservatifs à vendre

Je suis timide mais je me soigne. J'apprend à faire un clin d'oeil à la pharmacienne. C'est devenu un tic. J'y suis allé dix-sept fois. Dix-sept fois, sans que je ne dise un mot, je me suis retrouvé avec un paquet de préservatifs sur le comptoir. Des boîtes de vingt-quatre. Je pense que je vais mettre une annonce parce que c'est beaucoup pour moi tout seul. Je n'aurai jamais la force de les gonfler tous pour décorer le jour de l'anniversaire du gamin. Faire offre. Etat neuf. Et ta soeur. Elle bat l'beurre.

06/08/2008

Enigme n° 206

Un homme décide, par manque de sparadrap et suite à de multiples lésions crâniennes, de surélever  le plafond de sa cave au niveau moins un d’un immeuble de six étages dont il occupe le cinquième avec son gamin, un bonzaï, Maurice le poisson rouge, Kiki et Pipette les deux hamsters et sa voisine de palier avec qui il n’entretient ni de relation ni le paillasson de l’étage. Le QI (quotient intellectuel) de l’individu lui permet de comprendre que surélever un plafond revient à rehausser le sol de la cuisine qui recouvre ce plafond. Surélevé, ce sol, pour permettre la même colonne d’air et pour ne pas devoir scier les meubles de cuisine qui vont du sol au plafond, entraîne la surélévation du plafond de la dite cuisine. Ceci amène un écrasement de la cuisine de l’étage supérieur. Super, peut-être, mais rieur, ce n’est pas sûr. D’où la même contrainte : rehausser le plafond de la cuisine, ce qui entraîne, vous l’avez deviné et, si pas, tant pis, hop, le rehaussement du sol du dessus. Et ainsi de suite, de fil en aiguille, sans bergère de France  ou autre fournisseur de fil à tricoter. La question :  combien de sols et de plafonds faudra-t-il élever (NDLA pour les débiles : élever, c’est rehausser vers le haut) afin que l’individu dont question dispose d’une cave normale sans qu’aucun des autres occupants se situant dans le même immeuble que l’individu, au dessus, verticalement, ne perdent un millimètre cube d’espace culinaire ? Question subsidiaire : qui a ouvert la porte à l’individu quand il a sonné chez lui (indices avant-hier et hier) ? Le cachet de la poste fera foi.

07/07/2008

Cherche un lundi calme

« Gamin, il y a un problème ». « Il n’y a que ça ici, papa. Je suis habitué ». « Mais c’est un problème majeur, gamin ». « Pourquoi, papa ? ». « Parce que tu es mineur et que ce lundi c’est mon dernier jour de congé ». « C’est normal, papa, à partir de demain je vais chez Papy et Mamy ». « Quoi ! Ils ne t’ont pas invité plus tôt, ces vieux cons ». « Mamy a dit à maman de me laisser mijoter quelques jours avec toi pour que je me plaise encore mieux chez eux ». « Mais, c’est de la haute stratégie militaire, ça. Pas étonnant que ton Papy l’appelle mon caporal ». « Chef, papa ». « Quoi, chef, gamin ? ». « Papy appelle Mamy mon caporal-chef ». « Gamin, tu vas être le ver dans la pomme ». « Quel ver, papa ? ». « Comme celui qui a fait rater Guillaume Tell ». « Raconte-moi, papa ». « Guillaume Tell, comme Federer mais avec un arc au lieu d’une raquette, s’apprêtais à viser la pomme. C’est à ce moment qu’un petit ver sortit de la pomme et se dandina en disant : Salut, Guillaume ». « Etje devrai faire quoi, papa ». « Je te fais confiance, gamin ».

06/07/2008

Chrche la continuité

« Gamin, c’est de mieux en mieux ». « Quoi, papa ? ». « Les idées de Rafaël ». « Eplucher les smarties pour faire de la mousse au chocolat, papa ? ». « Oui. Où en es-tu dans la préparation de cette recette ? ». « J’en suis aux tests préparatifs, papa. J’ai commencé à trier quelques smarties pour en avoir de chaque couleur et je les suce par couleur, histoire de savoir si les goûts se marient bien. Il faut réussir la mousse, hein, papa ». « Malheureux, tu les suces ? ». « Oui, papa ». « Avec la coquille ? ». « Oui, papa ». « Et le service en Delft ? ». « Quel service en Delft, papa ? ». « Rafaël conseille de garder les coquilles de smarties pour faire des décorations. Je me suis dit que tu pourrais transformer les tasses en arcopal que j’ai acheté au kilo lors d’une brocante en service à café en Delft ». « C’est impossible, papa ». « Quoi, tu as déjà mangé toutes les coquilles ? ». « Mais non, papa. Le problème, c’est qu’il n’y a pas de smarties blancs ». « Heuuu ».

05/07/2008

Cherche à copier l'idée

« Gamin, c’est incroyable ». « Quoi, papa ? ». « Je n’ai plus d’idée ». « C’est normal, papa. J’ai remarqué que ça fait une semaine que tu n’as plus d’idée, papa. Alors, tu fais quoi ? ». « Je vais prendre celle des autres ». « Donner c’est donner, prendre c’est voler, la lala lère ». « Mais non, gamin. C’est une idée de Rafaël, un pote aux blogonautes ». « Tu parles aux poteaux, papa ? ». « ? ». « T’as dit poteau, papa. Tu as de la chance d’avoir mis un point d’interrogation pour exprimer ton étonnement. Si tu avais mis ta tête il y en a qui se seraient écroulés de rire sur leurs claviers ». « Gamin, je t’interdis de montrer ma tête, je ne me suis pas rasé ce matin ». « Et ton poteau, il dit quoi ? ». « Vois-tu, gamin, les vacances, c’est fait pour faire des choses qu’on ne fait pas ». « Tu vas t’acheter un maillot et apprendre à nager, papa ? ». « Gamin, ne te moque pas, s’il te plait. Ce n’est pas parce que je ne suis pas allé sur la lune avec le trompettiste que je ne sais pas rêver ». « Quel trompettiste, papa ? ». « Armstrong, le type du tour de France ». « Et ton poteau, papa, il dit quoi. Tu fais perdre du temps aux gens qui te lisent en écrivant des bêtises ». « Cambrai ». « ? ». « Gamin, maintenant c’est ta tête qui vaut de l’or. Voyons, gamin, c’est à Cambrai qu’on fait les meilleures bêtises. A Garenne qu’on trouve de délicieux lapins. Dans le bois de Boulogne qu’on taille les meilleures pipes ». « On fait quoi, papa ? ». « Laisse tomber, gamin, ça m’a échappé, je me croyais au bureau ». « Et ton poteau Rafaël ». « Il est génial. C’est du trois en un. Un, il donne un air frais à l’humour sur les blogs. Deux, il débouche le bouchon inextricable de ton occupation ici durant tes vacances. Trois, il nous rend le sourire d’un dessert inattendu ». « C’est quoi le dessert, papa ». « Gamin, essaye de soulever ces sacs ». « Houlala. Impossible, papa ». « Gamin, regarde ce qu’il y a dans les sacs ». « Oh, des smarties. Papa, tu vas tapisser l’appartement avec des smarties ? ». « Non, hein, gamin. Les smarties, ça fond dans la bouche, pas dans la main. C’est comme le type qui dit à la pute. Heuuu, oublie, gamin, je me croyais au bureau ». « Tu vas faire quoi avec les smarties, papa ». « Moi, rien. Toi, tu vas suivre la recette de Rafaël, tu vas les éplucher et ainsi on va se fabriquer de la mousse au chocolat ».

03/07/2008

Cherche l'idée du jeudi

« Gamin, ne me dis rien, je parie que tu es encore en vacances le trois juillet, non ? ». « Oui, papa, tout le mois de juillet. Et aussi le mois d’août ». « Ah bon. Et pendant combien d’années ? ». « Ce sont les grandes vacances, papa ». « Et à Pâques, c’était quoi, hein ? Un week end, prolongé de douze jours ? Résumons. Gamin, tu es toujours en vacances ? ». « Oui, papa ». « Chez moi ? ». « Oui, papa ». « Tu as des devoirs de vacances à faire ? ». « Non, papa ». « Tu as donné à manger à Kiki et Pipette, les hamsters ? ». « Oui, papa ». « Tu as changé l’eau de Maurice le poisson rouge ? ». « Oui, papa ». « Tu t’es brossé les dents ce matin ? ». « Oui, papa ». « Je suppose que ce n’est pas toi qui vas changer la graisse à frite de la friteuse ». « Non, papa ». « Ni repasser six mois de cols de chemise ». « Non, papa ». « Ni ouvrir tous les raviolis pour faire de la bolognaise avec l’intérieur, hein, histoire de varier les menus ». « Non, papa ». « Ni tondre la pelouse sur le balcon ». « Quelle pelouse, papa ? ». « Laisse tomber, gamin. Je voulais savoir si tu m’écoutais ».

02/07/2008

Cherche que faire ce mercredi

« Gamin, je vois sur le pense-bête du frigo qu’aujourd’hui je suis encore en congé mais je ne sais plus pourquoi ». « Peut-être parce que je suis aussi en vacances, papa ». « Quoi, tu es encore en vacances ! ». « Mais, papa, on est le deux juillet ». « Et alors ! Ce n’est pas encore la fête nationale que je sache ». « Papa, on irait bien au zoo pour se distraire ». « Si tu veux te distraire regarde la rue du balcon, mange des bananes, il y en a six qui attendent les mouches sur l’appui de fenêtre, choisis le moment pour crier ‘Houhou, excusez-moi’ et hop, tu balances la pelure quand la victime regarde vers le ciel ». « Et si c’est un sourd, papa ? ». « Il faut vérifier avant ». « Comment, papa ? ». « Par exemple, tu cries ‘Hep vous, c’est quoi votre nom ?’. S’il te répond ‘Midi moins le quart’, c’est un sourd ». « Et ce midi, on mange quoi, papa ? ». « Dis, gamin, tu crois peut-être que tu auras encore faim quand tu auras mangé les six bananes ! ».

01/07/2008

Cherche le pourquoi des vacances

« Allez, gamin, debout ». « Oh, j’ai envie de dormir encore un peu, papa ». « Rien du tout. Tu n’as qu’à faire comme moi, tu dormiras à l’école ». « Y a pas école, papa ». « Quoi ! Encore ! Les institutrices se tapent un mini-trip pédagogique ? Maria Arena prend sa douche ? C’est l’Humérus Claudius qui a frappé ? ». « On est en juillet, papa ». « M’en fiche. Ils n’ont qu’à remplacer les vieux bancs scolaires par des bancs solaires et tu les verrais, les institutrices, faire du string et du tong ». « Papa, en juillet, je suis en vacances ». « Mais non, gamin. Tu n’es pas en vacances puisque tu es là. Est-ce que je suis en vacances, moi ? ». « Toi aussi tu es là, papa ». « Gamin, c’est différent parce que moi, je suis en congé. Et si je suis en congé c’est parce que j’ai demandé d’avoir congé. Et si j’ai demandé d’avoir congé c’est parce que, je ne sais plus mais je sais que je l’ai noté dans l’agenda à la date d’aujourd’hui. Voyons voir. Demander congé, gamin en vacances. Heuuu ».

29/06/2008

Cherche à ranger la friteuse

« Papa, à l’école on dit que le papa de Félicien est tellement petit que, s’il met un béret sur la tête, on le prend pour un tabouret ». « Gamin, ce n’est pas bien de rire des autres. Regarde Sarkozy, sa tête est montée sur un ressort comme les chiens en plastique qui se dandinent sur la plage arrière des voitures, et il est président ». « C’est un camembert, papa ? ». « Gamin, tu m’énerves. Ici, que du Herve à tremper dans le café sucré. Y a pas que le maroilles dans la vie, hein ». « Papa, pourquoi tu en fais tout un fromage ? ». « T’avais qu’à pas commencer avec le père de Félicien. Sa chance d’être petit, c’est qu’il est mouillé après les autres quand il se met à pleuvoir ». « Et, en plus, ce n’est pas lui qui doit ranger le beau service tout en haut dans l’armoire, hein, papa ». « Quel beau service, gamin ? Tu as vu un beau service ici ? ». « Chez Papy et Mamy c’est Papy qui a offert à Mamy une petite échelle de deux marches pour qu’elle puisse ranger le beau service ». « Mais c’est une bonne idée, ça. Je vais m’acheter un truc comme ça. Je ne devrai plus aller acheter de l’huile ni de shampoing chaque fois que j’essaye de ranger la friteuse en haut de l’armoire ».

28/06/2008

Cherche Napoléon pour le gamin

« Papa, j’ai un devoir sur Napoléon. C’est qui, ce type ? ». « Heuuu, attends que je me souvienne. Napoléon. Ah oui, je vois, question morts, ce type était à Hitler ce que les pyramides sont à un château de sable ». « Madame dit qu’il dormait sur son cheval. C’est vrai, papa ? ». « Gamin, quand tu dors, parfois tu te retournes dans ton lit. Napoléon, quand il dormait sur son cheval et qu’il se retournait, quand il criait Hue, il se cassait la gueule ». « C’est pour ça que sur la photo que madame a montré il se tient les côtes ? ». « Tu vois, gamin, je n’invente rien ». « Papa, madame dit que c’était un grand homme ». « Gamin, ta madame a des phantasmes sur les nains. Je me demande pour qui elle voterait si elle était française ».  « Il a voulu faire l’Europe, papa ». « Gamin, explique-moi pourquoi les anglais ne connaissent pas l’euro et roulent à gauche, hein ». « Ils ne sont pas européens, les anglais, papa ? ». « Ben, heuuu ». « Papa, tout le whisky que tu t’enfiles, il vient d’où ? ». « Ben, heuuu ».

27/06/2008

Cherche à faire la fête

« Papa, tu en fais trop, tu sais, tu vas être fatigué ». « Mais non, gamin, c’est la fête ». « Tu sais, papa, c’est la première fois que je vois une bougie allumée plantée dans les raviolis ». « Facile, gamin, elle tient grâce au fromage rapé qui a fondu, c’est la fête, gamin ».  « Et les grandes bougies dans le pot du bonzaï, c’est beau. Elles éclairent le bonzaï de haut ». « C’est la fête, gamin ». « Je trouve que la bougie que tu as collé sur le couvercle du pot de mayonnaise avec du lard sans la couenne, c’est joli, papa, mais on ne saura plus manger le lard ». « J’en ai une tranche en réserve dans le frigo. C’est la fête, gamin ». « Tu en fais trop, papa, tu vas être fatigué ». « Mais non, gamin, c’est la fête ». « Papa, pourquoi tu marches à quatre pattes, le derrière tout nu, avec une bougie allumée dans le derrière ? ». « C’est la fête, gamin. C’est l’anniversaire du jour où ta maman m’a quitté ». « Ah, tu connais maman ? ». « Heuuu ».

26/06/2008

Cherche les boulettes

« Papa, les boulettes collent ». « Les boulets de colle ? Quels boulets de colle, gamin ? Tu joues avec de la pâte à modeler dans la cuisine ? ». « Papa, c’est notre repas de midi qui s’envole en fumée, viens vite voir ». « Dis, gamin, j’ai déjà vu des boulets de colle, hein. J’en ai fait avant toi. J’achève mon sudoku et j’arrive » « Secouetoidoku, papa, les boulettes collent ». « Gamin, tu es pire qu’un vendeur de meubles au téléphone. Monsieur, vous ne voulez pas la montre ? Ni la calculatrice qui donne vos pulsations cardiaques ? Ni l’ensemble de bols chinois ? Ne me dites pas que vous n’aimeriez pas profiter d’une offre temporaire de moins gnagnagna pourcent ». « Papa, les boulettes sont de plus en plus collées. Elles commencent à noircir. Si ça continue on pourra faire signaux de fumée, comme les indiens ». « Gamin, laisse moi réfléchir, ce n’est pas tout les jours que ça se passe. Si tu as vu un indien, dis-toi qu’un indien vaut mieux que deux tuloras ». « Papa, les boulettes commencent à disparaître ». «  Gamin, qu’as-tu mangé hier à l’école, tu as sûrement pété et ça ne sont pas bon ». « Papa, je répète une nouvelle fois à nouveau, allo, chers auditeurs, papa est sourd et il ne voit pas que les boulettes ont disparus comme les dinosaures, les iguanodons et le temple de Toutencamion ». « Quand pars tu en voyage scolaire, gamin ? C’est où ce temple ? ». « Papa, laissez moi parlez, je ne vous ai pas interrompu, mon avis vaut le vôtre et mon avis c’est que je vais devoir aller acheter du pain ». « Heuuu, et meeerde, les boulettes ont disparu. Gamin, gaminou, gaminou chéri, mon titi gamin à son papa, qui c’est qui va mettre son K-Way et aller acheter un pain, hein ? ».

24/06/2008

Cherche à avertir

« Papa, il y a une affiche dans les toilettes. C’est une pub ? Tu te fais sponsoriser comme certains blogs ? ». « Non, gamin, jouer à l’homme sandwich, jamais. Cette affiche est un avertissement ». « Et ça dit quoi, papa ? ». « Je te lis, gamin. Si vous êtes distrait, déboutonnez votre braguette au lieu de votre gilet et ne prenez pas votre cravate pour votre zizi. Sinon vous risquez de pisser dans votre pantalon ». « Pourquoi tu as mis cette affiche, papa ? ». « Parce que ça m’est arrivé au mariage de cousine Mathilde, gamin ».

14/06/2008

Cherche à faire péter Maurice

Gilles Berbécot a chanté que la solitude, ça n’existe pas. Si, Môssieur, ça existe. Et c’est pire encore quand on est seul. Quand le gamin est chez sa mère. Quand Kiki et Pipette, les hamsters, sont chez Papy et Mamy parce qu’il faut huiler la roulette. Quand Gérard ne répond pas au téléphone. Quand personne ne parle quand je descends dans la rue et que je pousse sur la sonnette de mon appartement. Quand les poules auront des dents. Quand. Qu’entends-je ? Blup. Y a quelqu’un ? Blup. Sortez de là, je vous ai entendu, vous avez une gastro-entérite, vous avez dit blup. Blup. Mais, le bruit vient du bocal. Cornichon, es-tu là ? Mais c’est toi, Maurice. Je t’avais oublié, petit poisson rouge. Tu es muet comme la truite vagabonde et tu dis blup. Maurice, nous allons faire causette. Françoise Dolto et les autres vendeurs de livres à l’usage des parents le disent tous : il faut dialoguer. Maurice, nous allons dialoguer, un blup pour oui, deux blup pour non, comme les derviches tourneurs de table. A toi Maurice, à toi l’antenne. Mauriçounet, ne te vexe pas, j’ai dit antenne comme on le dit à un papillon, j’aurais du dire à toi la nageoire. Blup blup blup. Ben tiens, ce n’est pas au dictionnaire, ça. Les problèmes linguistiques commencent. Maurice, nous allons changer de méthode. Quand tu blup par l’avant, c’est oui, et quand tu blup par l’arrière, c’est non. Je cherche un moyen de faire péter Maurice.

13/06/2008

Cherche madamadi

« Papa, à l’école madame a dit ». « Madamadi, madamadi, et moi, y en a être moboutou sé sé machin ? J’en ai marre de madamadi, tu comprends. Parle petit nègre à la récré si tu veux mais pas ici. Non mais, c’est tous les jours de la semaine, le lundi madamadi, le mardi madamadi, le mercredi madamadi, le jeudi madamadi et le vendredi madamadi. Et qu’a-t-elle dit aujourd’hui, madamadi ? ». « Ben, madame a dit ». « Stooop. Dis n’importe quoi mais pas madamadi : mon institutrice, la gardienne de zoo, la bien roulée ». « Tu sais, papa, à l’école, quand je dis papa a dit, la bien roulée joue du clignoteur avec ses paupières et elle allume ses feux arrière sur ses joues ». « Ah bon, heuuu, madamadi quoi ? ».

12/06/2008

Cherche le bon sparadrap

« Papa, tu t’es blessé aux pieds ». « Mais non, gamin, à la tête, mais le pansement a glissé ».

06:45 Écrit par Fanny dans petites annonces | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : papa, gamin, sparadrap, pansement |  Facebook |

11/06/2008

Cherche la relaxation

« Papa, à l’école j’ai paniqué ». « Gamin, on ne dit pas ‘j’ai pas niqué’, on dit  ‘je n’ai pas eu de relation sexuelle, c’est Gérard qui me l’a dit ». « Et ça veut dire quoi, papa, quand tu n’as pas eu de relaxation textuelle ? ». « Heuuu, disons, relaxation, relax, divan, petites bières, heuuu, envie de dormir ». « Et textuelle, papa ? ». « Gamin, tu connais Gérard, il dit n’importe quoi ».

10/06/2008

Cherche le destructeur d'archives

« Dis-moi, c’est toi ? ». « Dis-moi quoi, Gérard ? ». « Le destructeur d’archives, c’est toi ? Le chef demande qui c’est ». « Non, Gérard, ce n’est pas moi ». « Je parie que c’est toi. C’est ton style ». « Gérard, comment veux-tu que ce soit moi puisque je ne sais pas me servir du destructeur d’archives ». « Tu es un comique, toi. Tu me dis que ce n’est pas toi et tu ne sais même pas ce qui lui est arrivé, au destructeur d’archives ». « Je ne l’ai pas fait exprès, Gérard, donc, ce n’est pas moi ». « Si tu le l’a pas fait exprès, c’est que tu sais ce que tu as fait, non ? ». « Heuuu, oui et non, Gérard. Non, ce n’est pas moi parce que je ne savais pas que le chef le verrait ». Le chef l’a vu, donc explique-moi pourquoi c’est toi ». « Ne le dis pas au chef, Gérard. C’est à cause de mon ex-belle-mère. Elle a fait de la mousse de thon au gamin et il a voulu que je lui en fasse ». «  Dis-moi tout ». « Je jure de dire la vérité, Gérard, toute la vérité, rien que la vérité, je le jure, ratchâââ. Et merde ». « Pourquoi et merde ». « Gérard, en jurant j’ai craché comme les scouts. Et maintenant je ne sais plus lire ce que j’avais écrit sur le calendrier  mural, ça dégouline ». « Et ton thon ? ». « Lequel ? J’ai trois Tonton, Gérard ». « Ta mousse de thon ? ». « Ah, la mousse. Heuuu, je me suis trompé une première fois, j’ai confondu thon et saumon. J’ai confondu une seconde fois,  j’ai acheté du saumon fumé ». « Et alors ? ». « Gérard, je te le jure, c’est impossible d’écraser du saumon fumé à la fourchette pour faire de la mousse de thon. Gérard, il me faut une oreille bien nettoyée qui m’écoute. J’ai voulu faire de la mousse de thon pour le gamin en mettant du saumon fumé dans le destructeur d’archives ». « Et alors ? ». « Je lui ai fait des raviolis en boîte ».

06/06/2008

Cherche les zestratérestres

Tchic. Tchic. Tchic tchic. Tchic. Tchic tchic tchic. Tchic. « Papa, tu fais quoi ? J’arrive pas à dormir avec la lumière qui s’allume et qui s’éteint ». « Je fais le morse, gamin ». « Pour faire le morse il faut deux grandes dents et une moustache, papa ». « Gamin, je communique avec des zestratérestes ». « Alors remets mon bonjour à mickey et arrête de jouer avec la lumière ». « Gamin, mickey n’est pas un zestratéreste, c’est un lapin génétiquement modifié qui a les oreilles rondes, comme oncle Camille, tu le connais bien, son gamin on l’appelle camillonnette, à cause des rétroviseurs ». « Papa, il y a sûrement des lecteurs qui vont dire que c’est à pisser de rire mais je voudrais que tu arrêtes de faire tes livraisons avec ta camillonnette et surtout que ce soit fini les tchikitchic avec ta lampe » « Gamin, ne dis rien, je sens une présence ». « C’est la mienne, papa. Si tu avais huilé la porte de ma chambre, je pourrais la fermer ». « Mickey, houhou, tchic, tchikitchik, tchic tchic, réponds moi ». « Papa, papa, j’ai reçu une réponse ». « Tu vois que ça marche, hein, gamin. Il dit quoi ? ». « Il dit que ce n’est pas le moment, qu’il a une gastro-entérite à cause d’une mauvaise carotte et que, s’il a bien un rouleau de papier à côté de lui dans les chiottes, il n’a pas de quoi écrire pour la réponse et qu’il est l’heure de dormir ». « Bonne nuit, gamin ».

01/06/2008

Cherche, mais quoi ?

« Papa, tu prends quoi pour le transit intestinal ? ». « Gamin, où as-tu trouvé ces mots là ? ». « A l’école, papa. Madame a demandé si on avait des parents malades et j’ai dit que tu étais toujours sur le pot ». « Mais, gamin, où veux-tu que je lise mon Play Boy en cachette de toi, hein ? ». « Papa, je peux l’amener à l’école ? ». « Quoi ? Mon transit intestinal ? ». « Non, papa, ton plé stécheune boy ». « Ouf ».