02/05/2008

Cherche la fête des mères (1)

« Allo, Gérard, je peux te demander un service ? ». « Si c’est mon service en Limoges, jamais ». « Heuuu, Gérard, je vais poser ma question autrement ». « Aille, aille, tu me fais peur ». « Heuuu, Gérard, mon ami Gérard ». « J’ai de plus en plus peur ». « Arrête, hein, laisse moi parler ». « Très cher ami, je vous écoute ». « Gérard, que fais-tu demain entre 17 et 18 heures ? ». « Pourquoi ? ». « J’ai peur, Gérard ». « Tu sais, il ne faut pas avoir peur. A ces heures là, à la télé, ce sont des émissions pour enfants. Les dragons et autres monstres sont en carton ». « Mais, Gérard, voyons ». « Y a pas de mais Gérard, regarde les émissions pour enfants, tu apprendras certainement beaucoup de choses ». « Gérard, Gérard, Gérard. Je ne te parle pas de la télé. J’ai peur parce que demain, maman vient ».

06:45 Écrit par Fanny dans petites annonces | Lien permanent | Commentaires (4) | Tags : maman, gerard, j ai peur |  Facebook |

29/04/2008

Cherche à me concentrer

« Fais gaffe, c’est rouge, freine ». « Ouf. Merci, Gérard ». « Tu es vachement distrait, toi, en ce moment, non ? ». « Heuuu ». « C’est vert ». « Heuuu ». « C’est vert, je te dis ». « Heuuu ». « C’est vert, quand je te dis c’est vert, c’est quoi ? ». « Heuuu, une grenouille ? ».

27/04/2008

Cherche à apporter l'apéritif

« Allo, Gérard ». « Oui ». « Oui qui, Gérard ». « Bonjour, Wiki ». « Gérard, ça ne me fait pas rire. Je ne ris pas, Gérard. Un mot de plus et je ne viens pas à ta fête, compris ? ». « Je ne parlerai qu’en présence de mon avocat ». « Gérard, j’ai un problème. Un citron, ça a deux pattes ? ». « Idiot, non ». « Ah zut alors, j’ai pressé un poussin. Je comprends que le jus n’est pas jaune. ». « Tu voulais faire quoi ? ». « Ben, heuuu, pour ta fête, tu m’avais dit que je pouvais apporter l’apéritif. Je voulais te faire une surprise. C’est de l’alcool et du jus de douze citrons verts ». « Mais, les poussins, c’est jaune ». « Je sais, Gérard, j’ai demandé au type du marché, tu le connais, c’est celui qui vend aussi des lapins mais avec leurs poils et pas découpés, je lui ai demandé s’il avait des verts, parce que ma recette c’est au citron vert, et il m’a dit en rigolant que ses poules avaient mangé tous les verts. Alors j’ai acheté des citrons jaunes ». « Ecoute moi, je préfère que tu n’apportes rien, je m’occuperai de l’apéritif ». « Et je fais quoi, moi, Gérard, J’ai ici onze citrons qui courent dans l’appartement ». Tûûût.

24/04/2008

Tûûût 15 Cherche Ginette

« Allo, puis-je parler à madame Ginette ». « Vous avez un numéro de dossier ? ». « Attendez. Je regarde. Non, je n’ai pas de numéro de dossier, je suis assis sur un tabouret ». « Oui, je vois. Avez-vous une référence ? ». « Oui, oui, je fais ma révérence à madame Ginette ». « Ecoutez, je vais m’occuper du dossier. De quoi s’agit-il ? ». « Non, non. On m’a dit de demander madame Ginette, pas monsieur Gérard ». « Vous me connaissez ? ». « Et merde, j’ai gaffé ». Tûûût, tûûût, tûûût.

23/04/2008

Cherche le petxaran

Rafaël de http://carpe-diem-lbsp.skyblogs.be , hé oui, encore lui, me conseille d’engager des rameurs basques pour aller sur l’île de Robinson et d’utiliser le petxaran comme carburant. Pourquoi pas des basques, s’ils sont grands, pas des baskets ni des basketjes de Bruxelles (bonjour les suisses). Je ne sais pas comment Gérard a fait, mais il m’a branché sur « Oui, qui pédia », vélo, pardon, cyclopédie d’internet. Le patxaran, prononcer patcharane (ça commence bien !), est une liqueur du Pays basque fabriquée à partir de la macération de prunelles sauvages dans de l'alcool anisé, voilà qui est interessant. L’alcool anisé, je l’ai. C’est quoi des prunelles ? Sauvages, en plus ! Je vais devoir aller à la chasse ? Pool. Pan. Ouais, j’ai zigouillé une prunelle sauvage. Imbécile, c’est un lapin. Ah bon, ce n’est pas bon un lapin macéré dans de l’alcool anisé ? C’est une femelle qu’il faut ? Lapin aux pruneaux, lapine aux prunelles. Hé, vous la connaissez celle-là ? « Comment reconnais-tu les lapins des lapines ? ». « J’ai acheté des accessoires, j’ai des cloches à lapine ». « Ah bon. Et pour pisser, ça va ? ». Heuuu, si ça ne vous fait pas rire, je m’en fiche. Par contre pour mon voyage j’ai besoin de vous. Je cherche des prunelles, des sauvages et de la macération.

17/04/2008

Tûûût 14 Cherche l'idiot qui téléphone

« Allo ». « Bonjour, monsieur ». « Je suis devant chez vous avec le toboggan que vous avez commandé. Il n’y a personne. Votre voisine de palier ne veut pas rester la journée dehors pour garder tous les colis. Elle m’a donné votre numéro de téléphone pour que vous me disiez ce que je dois faire ». « Vous êtes monsieur Gérard ! ». « Oui. Comment le savez-vous ? ». « Je suis le livreur de gravier de la semaine dernière et tu sais bien que j’habite au cinquième, idiot ». Tûûût, tûûût, tûûût.

15/04/2008

Cherche à mettre la carte

« Papa, c’est quoi, laxatif ? ». « Chiasse ». « Papa, arrête de parler à ton marteau. C’est quoi, laxatif ? ». « Chiasse ». « Papa, tu tiens le clou à l’envers, tu vas abîmer le mur. C’est quoi, laxatif ? ». « Chiasse ». « Papa, si tu employais du papier collant pour coller la carte de vacances de Gérard, ce serait plus simple, non. Dis, c’est quoi, laxatif ». « Chiasse ». « J’en ai marre de chez marre, papa. Je réclame des parents modernes, à l’écoute de leur progéniture dans un dialogue partagé et constructif. Quand tu seras vieux, qui choisiras ta maison de retraite, hein ? Bon, j’essaye une dernière fois. Papa, c’est quoi, laxatif ? ». « Chiasse ». « Papa, si tu continues à vouloir fixer au mur la carte de vacances de Gérard on va avoir un passe-plats entre la cuisine et les toilettes ». « Gamin, arrête de me distraire , nous devons dialoguer comme dit ta maîtresse d’école, mais si tu me distrais pendant que je travaille et que je dialogue avec cette saloperie de merde de clou pour immortaliser la première carte que ce con de débile de Gérard m’envoie de ses vacances et qui représente une femme bien fournie qui se baigne à poil avec une étoile de mer sur la foufounette, je serai distrait et je vais me taper sur les doigts.. Gamin, dialogue avec toi tout seul, je dialoguerai plus tard ». « Papa, et si tu mettais la carte de vacances de Gérard sur ta table de nuit, hein ? ». « Gamin, tu es un génie. Tu es bien le fils de ton père. Ah, je vais pouvoir m’endormir en rêvant d’étoiles de mer. Merci, gamin ».

10/04/2008

Tûûût 013. Cherche à décharger le gravier

« Allo ». « Il n’y a personne chez vous. Je décharge où ? ». « Vous déchargez quoi ? ». « Les cinq tonnes de gravier ». « Quel gravier ? ». « Les cinq tonnes de gravier qui sont dans le camion ». « Mais, ça doit être une erreur, je n’ai pas besoin de gravier ». « Monsieur Gérard ? ». « Oui, c’est moi, que me voulez-vous ? ». « Je suis arrêté en double file, j’ai cinq tonnes de gravier dans le camion, si je les déverse dans votre allée vous ne saurez plus rentrer votre véhicule ». « Mais pour quoi faire, du gravier ». « Je suis livreur. Ce que vous faites avec la marchandise ne me regarde pas. Est-ce que le facteur lit vos lettres pour savoir si elles vous sont bien destinées ? Non. Dans deux minutes je décharge, dites-moi où ». « Ecoutez, j’arrive, je ne comprends rien à cette histoire, quand vous m’avez téléphoné j’étais devant la machine à café ». « Encore ! ». « Comment, encore ? ». « Vous y étiez déjà à neuf heures trente, vous avez pris le deuxième café avec Ginette à dix heures et c’est déjà le troisième ». « Mais. Mais vous m’espionnez depuis votre camion. Quelqu’un vous renseigne sur mes activités professionnelles. Donnez-moi une demi heure et j’arrive ». « Pas possible. D’abord, je suis garé en double file. Ensuite, le soleil tape et le gravier fond, je n’en aurai bientôt plus que trois tonnes et demie. Enfin, vous devez d’abord remplacer la cartouche d’encre de la photocopieuse, vous l’avez promis à votre copain, Ginette est témoin ». « Salaud, c’est toi. Salaud. Tu as failli m’avoir. Tu sais, au tout début, j’y ai cru. Mais du gravier qui fond au soleil, hein, tu sais ». « Je sais, Gérard. Dis, tu changes la cartouche ». Tûûût, tûûût, tûûût.

08/04/2008

Cherche à répondre à Rafaël (2)

Rafaël, sur http://carpe-diem-lbsp.skyblogs.be/post/5718949/du-tag-au-tag , m’a mis au défi. Voir son message et le règlement du tag sur son blog le premier avril. Voici ma réponse. Tu tûûût, pousse-toi dans l’ascenseur, Gérard, et relève ton pantalon, on voit ton slip. Ah, si maman me voyait ! Gérard, c’est promis, je t’aiderai dans ton jardin pendant les vacances si on arrive à bourrer le caddy du supermarché dans cette espèce de toilette qui fait yoyo. Elle est bonne, hein, Gérard, mon idée de poisson d’avril pour le gamin : mettre Kiki et Pipette, ses hamsters dans un caddy. Je suis un papa génial, hein. Gérard, l’ascenseur va être trop petit, on va être paequés comme des moules. Heuuu, je cherche une solution. J’ai trouvé : assieds-toi dans le caddy sans écraser les raviolis. Tu seras près des boutons et si, au cinquième, on tombe sur la voisine de palier, on redescend en catastrophe.

29/03/2008

Cherche une recette de sole

Hé, je suis à la mer, avec le gamin mais sans ordi. Je suis entré dans un cybercafé pour commander une limonade et une trappiste et j’ai trouvé une connexion. J’ai tapé mon code, rien que des 5 mais, pas con, je ne vous dirai pas dans quel ordre et hop, coucou, me voilà. Gérard, il dit caca, me voilou ou caca, c’est mou au lieu de coucou, c’est moi. Ah, ça fait du bien, quelques jours sans Gérard. Avec le gamin, j’adore, c’est moi le plus fort. Et le plus malin. Enfin, pas toujours. Hier il m’a dit « Papa, demain on mange des soles ». « Mais, gamin, sais-tu comment c’est une sole ? ». « C’est tout plat et c’est délicieux, papa. Si mamy sait en cuire, tu dois savoir en cuire ». Alors, là, il m’a piqué au vif l’express. Rogntudju. S’il utilise des arguments piscicologiques, je suis fichu. Help, aïlle nîd seume bodi, help. J’ai besoin de toute urgence d’une recette pour sole. Merci de venir me l’apporter. Je serai à côté du poste de secours, sur la plage. Ne venez pas tout de suite, le poste de secours est à deux kilomètres. Ne venez pas trop tard non plus, le vent se lève et j’ai l’impression qu’il va pleuvoir. D’avance je vous en remercie et vous exprime l’expression de mes salutations distinguées.

23/03/2008

Cherche à aider Gérard

« C’est gentil de m’aider à transporter les plantes à la pépinière mais ». « Il n’y a pas de mais, Gérard, c’est tout naturel ». « Je dis quand même que c’est gentil mais ». « Je te l’ai dit, Gérard, il n’y a pas de mais, d’autant plus qu’après tu m’invites à les planter chez toi. Chez moi je ne sais pas vu que la terrasse du cinquième est en béton ». « C’est la première fois que tu mets les pieds dans une pépinière, je suppose ». « Oui, Gérard. Oooh, regarde, les ballons verts ». « Arrête, ce ne sont pas des ballons, ce sont des buis taillés en boule ». « Oh, merde ». « Puisque c’est la première fois que tu viens à la pépinière je vais te donner un conseil ». « Je t’écoute, Gérard ». « Tu vas te fatiguer inutilement si tu continues à tenir le petit chariot en dessous du bras comme un panier. Il a des roues, tu sais ». « Heuuu ».

16/03/2008

cherche la vie en roses

« Quaaand, tu me prends dans tes braaas, tu me parles tout baaas, je vois, la vie en rôôôses. Aïe, aïe. Géraaard, ça pique ». « C’est normal ». « Non, Gérard, ce n’est pas normal. Je suis venu chez toi pour t’aider à faire la tonte printanière de tes rosiers, pas pour me faire piquer par tes saloperies de plantes ». « Dis, je t’avais dit de prendre des gants ». « Aïe. Mais j’ai des gants, Gérard ». « Montre ». « Alors, ce sont des chaussettes, peut-être ? ». « Idiot, ce sont des gants pour faire la vaisselle ». « Ah bon. Heuuu ».

10/03/2008

Cherche mon anniversaire

« C’est quand, ton anniversaire, Biglodion ? ». « Le 10 mars ». « Ah. Quelle année ? ». « Ben, heuuu, chaque année ». « Mais, ta réponse est aussi idiote que celle du taximan à qui je demandais de me conduire Rue du 11 Novembre et qui m’a demandé quelle année ». « Ah bon. Heuuu, et bien, ma statue, il faudra la mettre avenue du 10 mars. Ou boulevard du 10 mars ». « Impasse du 10 mars, ça t’irait ? Avec ta statue au fond de l’impasse ». « Si on met des pneus, oui ». « Des pneus ? ». « Ben, oui, devant la statue, pour les distraits qui n’ont pas vu que c’était une impasse ». « Pourquoi pas des bottes de paille, tant que tu y est ? ». « Heuuu, pas trop. Sinon on ne verra plus la statue ». « Dis, réfléchis un peu. Ceux qui vont s’engager trop vite dans l’impasse vont hurler meeerde c’est Biglodion. Ils vont grimper sur la pédale de frein en fixant le bout de leur capot et puis, une fois passée le vision du cauchemar, ils vont regarder dans leur rétroviseur pour faire marche arrière ». « Heuuu, je n’y avais pas pensé ». « Donc, oublie l’impasse ». « Et un cul-de-sac ? ». « Idiot, tu aimerais qu’on t’appelle Biglodion le type du cul-de-sac ? ». « Heuuu, je n’y avais pas pensé ». « J’ai une autre idée : tu vas à Paris ». « Ah bon ? ». « Une fois arrivé tu loues une échelle ». « Ah bon ? Je ne peux pas y aller avec la mienne ? ». « Tu aurais difficile de faire passer ton échelle pour un bagage à main dans le tgv ». « Heuuu, je n’y avais pas pensé ». « Tu achètes deux boîtes d’autocollants, une avec des chiffres un et l’autre avec des chiffres zéro ». «  Ah bon ? ». « Tu loues un taxi ». « Ah bon ? Avec l’échelle ? ». « Loues une camionnette ». « Dis, à Paris, je ne me vois pas en costume avec une échelle sur le dos ». « Mets une salopette ». « Ah bon ? Une salopette, dans le tgv ? ». « Vas-y en voiture ». « Heuuu, je n’y avais pas pensé ». « Donc, tu arrives à Paris en voiture, tu te gares et tu demandes où on loue des échelles ». « Heuuu, et si j’arrivais la veille, pour aller voir un spectacle de french cancan ? ». « Hé, ho, on arrive toujours la veille du lendemain ». « Heuuu, je n’y avais pas pensé, excuse-moi ». « Bon pour une fois. Maintenant tu es dans Paris, en salopette, avec une échelle. Que fais-tu ? ». « Heuuu, je monte sur l’échelle pour voir où se trouve la Tour Eiffel. C’est ça ? ». « Rappelle toi que tu fais une fixation sur le 10 mars ». « Exact, j’en suis obinibilulé. Je fais une obinubilation. Je vois des 10 mars partout. Tu sais que ça n’arrive qu’une fois par an le 10 mars, hein, tu le sais, ça, même les années bissextiles ». « Oui, je le sais. Si le 10 mars arrivait tous les jours tu serais né il y a un peu plus de 20.000 ans. Dis, je reviens mais faut que j’aille pisser ». « Ah bon, ça alors. Je serais plus vieux que les pyramides. Et les pyramides s’effritent. Et si c’est frite c’est du belge ; taaa ta yo yooo, qu’est qu’y a sous ton grand chapeau, taaa ta yo yooo, dans ma tête y a des tas d’oiseaux, chooo kaka oh, chooo chocolat, si tu me donnes tes noix de coco je te donnes mes ananas, chooo kaka oh, cho cho cho chocolat, rikiki tes petits kiwis, les babas de mes baobabs ». « Voilà, je suis là, vite fait bien fait ». « T’es sûr d’avoir bien rentré la bête. Tu vois, j’ai une voisine de palier très regardante à ce sujet ». « Hé, je ne suis quand même pas allé pisser sur le palier ». « Ah bon. Tu sais, ça fait du bien à la plante verte. Mais il faut bien viser. Il faut viser quand la voisine de palier n’est pas là ». « Dis, si on revenait à nos moutons ? ». « Bêêêêê oui. Oh non, ne te vexe pas, chez moi c’est un réflexe. Je ne sais pas ne pas dire bêêêêê oui quand j’entend le mot mouton. C’est comme quand j’entend Paris, ach cheune bedides mamazelles. A propos, qu’est-ce que vais fiche à Paris ? ». « Bon, tu es à Paris ? ». « Heuuu, oui ». « Tu es en salopette ? ». « Oui. Je dois d’abord la lessiver parce qu’en aidant un copain à peindre, heuuu, disons qu’il a du aller acheter un autre pot de peinture ». « Tu as l’échelle ? ». « Oui. Dis, t’es sûr que les parisiens ne vont pas dire tiens, c’est sûrement un belge ». « Tu t’en fiche. A Paris les plombiers sont polonais, les chauffeurs de taxi sont russes et il y a des restaurants chinois tenus par des marocains ». « Ah bon ? ». « Tu as loué une camionnette ? ». « Oui, avec chauffeur, parce que je dois tenir l’échelle ». « Tu as les autocollants ? ». « Si tu le dis, oui ». « Maintenant, que fais-tu ? ». « Ben, heuuu, je me pose la question, que fais-je ici ». « Tu demandes au chauffeur de te conduire au Champs de Mars ». « De plus en plus ridicule. Me retrouver au milieu de vaches en salopette avec une échelle. Et les autocollants, hein, c’est pour les numéroter ? En binaire ? 0101 0110 1010 ? ». « Ecoute moi. Dans Champs de Mars il n’y a pas que champs, il y a aussi mars ». « J’ai compris : champs de Mars c’est pour les hommes et champs de Vénus c’est pour les femmes. C’est ça ? ». « Le Champs de Mars est un boulevard, un immense boulevard. Et qu’y a-t-il dans un boulevard ? Des carrefours ». « J’en ai un près de chez moi. Je ne vais quand même pas aller faire mes courses à Paris avec une échelle, enfin ». Des carrefours de circulation. Des croisements de route ». « Tu aurais pu le dire tout de suite ». « Et qu’y a-t-il aux carrefours ? ». « Je ne sais pas, moi. Je fatigue. Heuuu, des accidents ? des passages pour piétons ? des policiers qui jouent Béjart avec leurs bras ? Je donne ma langue au chat ». « Si tu es observateur ». « Je suis observateur, na. La preuve, c’est que j’ai déjà vu les danseuses au milieu des carrefours ». « Restons calme. Aux carrefours il y a des coins de rue ». « Je sais. Et quand c’est rugueux c’est pas lisse ». « C’est aux coins de rue qu’il y a des plaques avec le nom de la rue ». « Hé, ça aussi c’est logique. Tu ne m’apprends rien, tu sais ». « Dernière question : qu’y a-t-il de marqué sur les plaques de rue aux coins du Champs de Mars ? ». « De plus en plus débile. Tu me prends pour qui ? Fais attention, avec des questions pareille il va te pousser un entonnoir sur la tête. C’est bien pour te faire plaisir, hein. Aux coins des rues du Champs de Mars il y a des plaques marquées Champs de Mars. On dirait un poème de Prévert. Tu es content de la réponse ? ». « Il ne te reste plus qu’à aller coller 10 devant mars. Pigé ? ». « Ah oui, ça. Hé, c’est génial. Tu aurais pu le dire plus tôt ». « J’ai suivi ton rythme. Un an de plus, ça marque, ça se perçoit dans tes neurones ». « A propos de neurones, ils travaillent toujours. Dis, ce n’est pas dangereux ton truc ? ». « Dangereux ? Pourquoi ? ». « Tu m’as dit que le Champs de Mars était un très large boulevard avec plein de carrefours. Combien de fois vais-je devoir le traverser ? Je n’ai pas envie de me faire choper par un camion avec l’échelle et commencer à faire hélicoptère ». « Tu n’as qu’à faire un côté en entier, tu traverses une fois et tu reviens par l’autre côté ». « Bien vu. Et pour ma statue ? ». « On y pensera l’année prochaine. Mon cadeau d’anniversaire pour toi cette année, c’est d’être resté patient ». « Ah bon ».

09/03/2008

Cherche à le faire savoir

« Allo, Gérard ». « Oui ». « Dis, c’est incroyable ». « Quoi donc ? ». « J’ai acheté un puzzle sur lequel c’est écrit 3 à 5 ans ». « Et alors ? ». « Je l’ai réussi en quinze jours ».

11/02/2008

Cherche à découper le sapin

« Allo, Gérard ». « Oui ». « Heuuu, c’est à propos du couteau électrique que tu m’as prêté ». « Quoi, tu l’as cassé ? ». « Je ne sais pas Gérard. Il faisait bzzzz puis il a fait bzzfrrrrt. Tu crois que c’est son dernier soupir ? ». « Tu ne sauras pas découper ton rôti, alors ». « Heuuu, Gérard, ce n’était pas pour un rôti, je ne sais pas cuisiner le rôti. C’était pour découper le sapin de Noël ». « Mais t’es fou ». « Mais non, Gérard. Au début ça allait bien. Je crois que l’erreur est de ne pas avoir débranché la guirlande électrique avant de le couper ».

04/02/2008

Cherche à voir

« Allo, Gérard, j’ai un problème ». « C’est normal ». « Ah bon. Pourquoi ? ». « Chaque fois que tu me téléphones tu as un problème ». « Ah bon, heuuu. Gérard, j’ai un vrai problème ». « Vas y, je t’écoute ». « Ben, heuuu, je rangeais les affaires de Noël et le gamin a trouvé les pochoirs et les sproutch sproutch de neige en bombe pour dessiner sur les carreaux ». « Et alors ? ». « Il a fait des dessins ». « Mais c’est bien, ça. Au moins, lui, il a le sens artistique. « Heuuu, ah bon. Oui, je le reconnais, il y a un aspect positif. Mais je ne vois plus rien à la télé, l’écran est tout blanc ».

03/02/2008

Cherche à prendre la porte

« Allo, Gérard ». « Oui ». « Peux-tu venir m’aider, je dois descendre la porte du frigo ». « Tu as bu hier soir ? ». « Heuuu, oui, pourquoi ? ». « Alors répètes-moi lentement ce que tu viens de dire ». « Gérard, peux-tu m’aider à descendre la porte du frigo du cinquième étage. Si c’est non, c’est non, hein ». « Dis-moi d’abord pourquoi ». « J’avais acheté quarante timbres de Noël pour mes vœux. Tu sais, les timbres autocollants avec un sapin. Tu m’écoutes, Gérard ? ». « Continue, tu m’intéresses ». « J’ai oublié d’envoyer mes vœux ». « Effectivement je n’ai rien reçu de ta part. Nous ne sommes pas brouillés, si je comprends bien. C’est un oubli. Merci d’avoir téléphoné. Mieux vaut tard que jamais, comme on dit aux chemins de fer ». « Attends, Gérard, je n’ai pas fini. Le gamin a trouvé les timbres et les a collé sur la porte du frigo ». « Ah, ah, ah. C’est Noël tous les jours, alors, chez toi ». « Ben, heuuu, oui. Et je me dis qu’à Pâques ça fera mauvais genre ». « Tu vas faire quoi, alors ? ». « J’ai téléphoné à la firme du frigo. Ils veulent bien échanger la porte si je leur envoie la mienne ». « Et tu vas l’emballer dans quoi ? ». « Enfin, Gérard, grand sot. Si je l’emballe je vais devoir remettre d’autres timbres sur l’emballage. Il y a déjà assez de timbres dessus ».

24/01/2008

Cherche l'air pur

Coucou, me revoilou. J’ai été absent quelques jours. En fait, avec Gérard et des copains à Gérard, on est allé visiter des appartements à vendre dans un immeuble tout neuf. C’était à cause de l’apéritif gratuit. A un moment donné, le vendeur a reçu un coup de fil et il nous a dit : « Je reviens dans dix minutes, visitez et servez-vous, il y a de quoi boire et manger au 17 ».  En fait, ce n’était pas vrai, le vendeur n’est jamais revenu. Ou alors, je ne l’ai pas vu. Pour l’attendre Gérard a eu une chouette idée : jouer à cache-cache dans tout l’immeuble. C’était d’autant plus chouette qu’il y avait des appartements témoins, tout meublés. C’est moi qui ai trouvé le premier Nadine mais je ne l’ai pas dit aux autres vu qu’elle était toute nue dans le lit du 64. En plus elle m’a dit de me taire vu que ce n’était pas moi qu’elle attendait. Mon plus grand plaisir était de me cacher dans un ascenseur, porte ouverte. Quand j’entendais des pas, j’appuyais sur un bouton et je criais « Meuuuh » ou « Coincoin » ou « Police, vous êtes cerné ». Je n’ai pas vu les autres partir. J’étais bien caché dans une garde-robe qui sentait bon le ikéa. Je devais dormir quand le groupe de copains est parti. Plus moyen de sortir. De la garde-robe, si. De l’immeuble, non. Pour ne pas m’ennuyer j’ai essayé tous les lits et toutes les toilettes. Il n’y avait plus personne dans les lits. Dommage. Pour être honnête je dois signaler que la chasse d’eau du 24 coule. Ma chance, ça a été l’appartement 17 : des caisses de vin mousseux et des tonnes de chips et de biscuits. J’ai tout mangé, j’ai tout bu, merci petit Jésus. J’ai eu quelques petits problèmes durant ma détention. Je suis whisky l’hiver et anisette l’été et je n’étais donc pas préparé à une cure de mousseux. La chiasse. J’ai du me faire un plan de l’immeuble avec les appartements témoins dans lesquels il restait du papier. Je confirme que ça coule au 24. Et aussi que découper des rectangles dans des rouleaux de papier peint n’est pas une bonne solution. Puis vint le jour du débarquement d’acheteurs potentiels. C’était une opération portes ouvertes. Celles de l’immeuble l’étaient aussi. J’en ai profité pour sortir. Maintenant je dois gérer un problème : comment expliquer au chef que mon absence était justifiée par la visite approfondie d’appartements témoins.

13/01/2008

Cherche la date des oeufs

« Allo, Gérard ? ». « Oui ». « Dis, est-ce que tu as des œufs chez toi ? ». « Oui mais j’en ai besoin ». « Ce n’est pas pour ça, Gérard. J’ai un problème ». « Dépêche-toi, j’attends une amie ». « Je la connais ? ». « Surtout pas. Allez, vite, parle, je dois encore mettre la nappe ». « Tu mets une nappe, toi ? Moi pas ». « Quel est ton problème ? ». « Mon problème c’est que je n’ai pas de nappe ». « Mais non. Le problème pour lequel tu me téléphones ». « Ah bon. J’ai un problème, moi ? ». « Les œufs ». « Ah oui, les œufs. Gérard, je viens d’acheter des œufs, j’ouvre la boîte en carton, il y en a deux qui tombent et, sur les survivants que vois-je ? Hein ? Il y a une date imprimée dessus ». « Et alors ? C’est pour la fraîcheur ». « Mais la date est dépassée, Gérard, et je viens de les acheter ». « C’est normal, c’est la date de ponte ». « La date de ponte ? ». « Dis, tu sais quand même d’où vient l’œuf, non ? ». « Non, Gérard, et toi non plus. Ne fais pas le malin, personne ne sait si c’est la poule qui a pondu l’œuf ou l’œuf qui a pondu la poule ». « Je résume : tu peux les bouffer ».Tûûût, tûûût, tûûût.

04/01/2008

Cherche la solution des points blancs

« Allo, Gérard, ça n’a pas marché ». « Quoi, ça a couru ? ». « Ah, ah, marché, couru, ah, ah, galopin, toujours le mot pour rire. Dis, Gérard, tu m’as dit de mettre du Tipp Ex sur les petits points noirs de l’écran et maintenant j’ai de gros points blancs. C’est normal ? ». « Tu sais, un écran, c’est électrostatique ». « Ah bon ». « Tu sais ce que ça veut dire ? ». « Ben, heuuu, non ». « Electrostatique, ça veut dire que ça attire, comme un aimant ». « Ah bon. C’est pour ça que je me penche toujours vers l’écran ». « Sans doute. Le problème, c’est que tu as des pellicules et, quand tu te penches, hop, émigration clandestine, tes pellicules vont se coller sur l’écran ». « Mais, Gérard, je me lave les cheveux ». « Oui, mais est-ce que tu les rinces à fond ? ». « Gérard, tu poses des questions trop difficiles. C’est quoi la question subsidiaire ? ». « Combien de blogueurs vont lire tes conneries ».

03/01/2008

Cherche à faire une pause

Je serai absent quelques jours, le temps de quelques petits travaux. Le principal sera la remise à neuf du fond de mon blog. J’avais des petits points noirs sur l’écran et Gérard, un collègue et ami, m’a donné un petit pot de Tipp Ex pour les supprimer. Je n’ose pas en parler à Gérard, un collègue et ami, mais, maintenant j’ai des points blancs sur l’écran. Avec les petits points noirs, j’oubliais une virgule, ou un point. Les points blancs sont plus gros que les points noirs et je ne vois pas des lettres pirate qui s’installent suite à des fautes de frappe. C’est ainsi que j’ai eu la surprise de lire « une paire de coquilles », ce qui rendait mon histoire incompréhensible. Tout ça pour une histoire de q. Je cherche comment enlever en même temps le point blanc et le point noir qui est en dessous.

29/12/2007

Cherche à raconter une blague

« Raconte une devinette à Georgette ». « Mais, Gérard, tu sais bien que je ne sais pas raconter des devinettes ». « Mais, c’est pour Georgette, ma nouvelle copine. Elle n’est pas belle, Georgette ? ». « Si, si ». « Alors, vas y, raconte ». « Heuuu, c’est une devinette. Je vais poser une question et il faut répondre. C’est simple, hein ». « Allez, dis-nous la devinette, vite ». « Bon. Il y a un bateau. Dans un bateau il y a Pince-moi et Lèche-moi-la-chatte ». « Non, non, pas celle-là, non ». « Ben, heuuu, Gérard, je m’adresse à Georgette ». « Georgette, vous habitez chez vos parents ? ». « Gérard, tu m’énerves, tu me demandes une devinette et, si tu me coupes, on ne saura jamais qui reste dans le bateau ». « Georgette, mon ami est très fatigué. D’ailleurs, il rentre chez lui, si, si, tu rentres chez toi, tu es fatigué, hein. Georgette, il est fatigué. Pour le bateau, pas de problème, personne n’est tombé à l’eau. Pim, pam et toto sont bien vivants. La maman est contente. Tout va bien. Rentre et vas dormir ». « Ben, heuuu, Gérard ».

27/12/2007

Cherche où j'ai mis le sapin

« Tu n’as pas mis de sapin cette année ? ». « Si, si, Gérard, un sapin, des boules et une guirlande qui clignote ». « Je ne vois rien. Laisse moi deviner. Tu vas éteindre partout sauf la guirlande et je vais jouer au détective ». « D’accord, Gérard. Ferme les yeux ». « Mais ! Mais ça clignote par la fente en dessous de la porte des toilettes ». « Gagné, Gérard ». « Quelle idée stupide ». « Mais, Gérard, c’est là que je suis le plus souvent pour lire la gazette ». « Tu n’as presque plus de place ». « Ben, ouais, il faut faire attention en s’asseyant, il y a une branche qui pique ». « Tu n’as qu’à la couper ». « Mais je n’ai pas de sécateur,Gérard. Tu sais, ce n’est pas la jungle ici. C’est un appartement au cinquième étage. Je ferais quoi, avec un sécateur, hein ? L’exposer dans la vitrine, hein ? ». « Et comment fais-tu pour lire, ça clignote ? ». « Ah, ça, Gérard, c’est le plus difficile. Il faut synchroniser les paupières ». (Merci pour l’idée, Rafaël de http://carpe-diem-lbsp.skynetblogs.be) et (Bon anniversaire, Claude de http://imagesdebelgique.skynetblogs.be)

21/12/2007

Cherche à faire du feu

« Merde, je n’ai plus de bois pour le feu ». « Amène ton couteau électrique, Gérard, on va découper le sapin ». « Mais t’es fou. Et la guirlande ? ». « Débranche ». « Hé, arrête, tu fais quoi ? ». « Je vérifie ta crèche. C’est en papier mâché. Regarde, je viens de couper la tête de Saint Joseph. C’est du papier mâché, je te dis. Et ça brûle bien le papier mâché ». « Mais t’es fou ». « Au revoir, l’âne, au revoir, le bœuf, au revoir, petit jésus, on va avoir chaud grâce à vous ». « Tu fais quoi, là ? ». « La paille et les moutons, tu as vu comme ça brûle bien. T’as pas une autre crèche ? Avec plein de rois mages ».

18/12/2007

Cherche à raconter une blague

« Mais non, Gérard, tu sais bien que je ne sais pas ». « Mais si, raconte nous une histoire. Tiens, bois un coup et ça ira ». « Et bien, c’est une histoire avec un gitan. Vous savez ce qu’ils ont, hein, les gitans ? ». « Une guitare ». « Non. Enfin, heuuu, oui, Gérard, mais là, ils ont quoi ? ». « Des oreilles ». « Bien, Gérard. Et en dessous des oreilles ? ». « Bois un coup et vas plus vite ». « Bon. Je disais donc que les gitans portent des boucles d’oreille qui ne sont pas toujours en or. Vous le retenez, hein, c’est important pour la suite ». « Bois un coup ». « C’est une dame qui va chez son docteur ». « Hé, ho, c’est une autre histoire ? ». « Mais non, Gérard. Avant j’ai planté le décor ». « Tu sais, du moment que tu ne te plantes pas ». « Heuuu, où en étais-je ? ». « Bois un coup ». « Ah oui, c’est la dame qui dit au docteur qu’elle a des points noirs au dessus des cuisses. Le médecin lui demande où. Elle répond ». « Au dessus des cuisses, tu l’as déjà dit. Bois un coup ». « Bon. Résumons. D’un côté nous avons un gitan qui porte des boucles d’oreilles qui ne sont pas en or, donc, si c’est du toc, ça laisse des points noirs. J’insiste parce que c’est important. Gérard, remplis mon verre, s’il te plait. De l’autre côté nous avons une dame qui se plaint à son médecin d’avoir des points noirs au dessus des cuisses. Vous ne devinerez jamais ce que lui dit son docteur ». « Madame, vous avez un amant et c’est un gitan ». « Gérard, si tu connaissais la blague, tu aurais du le dire plus tôt ».

07/12/2007

Cherche à réparer le drame

« Allo, Gérard ». « Oui ». « Ecoute, Gérard, il m’arrive une aventure incroyable ». « Ah bon, tu es arrivé à planter un clou sans faire de trou dans le mur ? ». « Incroyable, Gérard, incroyable. Saint Nicolas m’a écrit ». « Ah bon, il t’a écrit ? ». « Oui, sur un bout de papier glissé sous la porte. Je te lis : Arrêtez de faire pouêt pouêt sur la poitrine de votre voisine de palier quand elle vous ouvre la porte ou je vous donne un coup de crosse. (signé) Saint Nicolas ». « Ah bon. Et alors ? ». « Ben, heuuu, le drame, Gérard ». « Tu as encore fait pouêt pouêt ? ». « Non, Gérard, j’ai oublié de préparer le cadeau du gamin ». « Aïe. Ton gamin est là ». « Aujourd’hui il est chez sa mère pour la Saint Nicolas ». « Tu connais ce qu’il va avoir ? ». « Une voiture avec les portières qui s’ouvrent et une attache-remorque pour y mettre une caravane ». « Et chez toi, c’est quoi ? ». « La caravane ». « T’es sauvé, mon vieux. Ton gamin aura d’abord la voiture et puis la caravane ». « Gérard, tu es génial ».

04/12/2007

Cherche le sexe

« Allo, Gérard, tu vas au salon des sexagénaires, toi ? ». « Mais non, ça ne m’intéresse pas ». « Ah bon, tu es déjà sexadégénère ? ». « Mais ça n’a rien à voir avec le sexe, obsédé ». « Mais si, Gérard. Ils ont dit à la radio qu’il y aurait même un concert de blouses. C’est pas les T-shirts mouillés, ça ? ». « Vas y. Tu me raconteras ».

03/12/2007

Cherche à combattre la diarrhée

« Allo, Gérard, c’est affreux ». « Quoi donc ? ». « Ben, heuuu, j’ai la diarrhée ». « Ah bon. Comment le sais-tu ? ». « Ben, heuuu, c’est en enlevant mes pinces à vélo ».

10/11/2007

Cherche l'effet positif

« Papa ». « Aïe ». « Houhou, papa ». « Ah, ma tête. Que s’est-il passé ? ». « Ben, tu fais trop de sport, papa. Tu t’es endormi avant la fin du match ». « Quoi ! C’est fini. Et toi, tu as fait quoi ? ». « J’ai fait le yoyo dans l’ascenseur pour aller te chercher des bières à la cave. Faudra que tu ailles en acheter, il n’y en a plus. Des trappistes non plus ». « Tu vois, gamin, il faut toujours voir l’aspect positif des choses ». « Ton mal de tête, papa ? ». « Non, gamin. Je viens de trouver une idée de cadeau pour l’anniversaire de Gérard. Quand ma tête ira mieux, je vais pouvoir lui fabriquer un paillasson de jardin avec toutes les capsules ».

29/10/2007

Cherche la célébrité

« Gérard, quelle bonne idée, cette promenade ». « Surtout que tu n’as pas ton gamin aujourd’hui ». « Gérard, ne dis plus rien, ne chante pas, ne pète pas, il ne faut pas l’effrayer ». « Tu as vu quoi, un lapin, un cochon d’Inde, une sauterelle ? ». « Gérard, il y a un escargot sur ta chaussure droite ». « Bah, ça ne mange pas le cuir, il peut rester ». « Gérard, l’escargot, il y a plus de vingt minutes qu’il est sur ta chaussure ». « Et alors ? ». « Rends-toi compte, Gérard, cet escargot vient de parcourir deux kilomètres en un peu plus de vingt minutes, c’est formidable, non ». « C’est un fainéant, oui ». « Gérard, tu fais quoi ce soir ? ». « Match de foot à la télé. Et toi ? ». « Guiness Book. J’écris au Guiness Book. Nous aurons nos noms dans la prochaine édition ». « Tu crois qu’ils mettent les noms de n’importe qui ? ». « Gérard, quand même, nous sommes les premiers à avoir vu un escargot qui fait du cinq kilomètres à l’heure ».