07/08/2007

Cherche les promotions

« Gérard, j’ai une crise d’angoisse ». « « T’es fou, ici, sous le soleil, une crise d’angoisse ». « Gérard, ici je n’ai pas de boîte aux lettres ». « Pas de rappel de facture, c’est pas bien, ça, hein ? ». « Bof, oui, mais je ne reçois pas le toute boîtes de Carrefour ». « Tu t’en fiche des promotions de Carrefour, ici c’est buffet à volonté ». « Gérard, si c’est la semaine de la chipolata, qu’est-ce que je deviens, hein ? ». « Tu boufferas des saucisses de Frankfort, il ne faut même pas les cuire ».

06/08/2007

Cherche où je suis (2)

« Gérard, ils sont incroyables ici, à l’hôtel ». « Ah bon, pourquoi ? ».  « Ben, heuuu, tu sais que je ne sais toujours pas où nous sommes. Alors j’ai demandé à la réception : bonjour monsieur, où suis-je ». « Qu’ont-ils répondu ? ». « Quel est votre nom ? ». « Ah, tu as dit quoi ? ». « Devine, imbécile, je n’allais pas dire Louis quatorze ou Pierre et Marie Curie, enfin. J’ai dit Biglodion ». « Et alors ? ». « Ils m’ont répondu : chambre 214, couloir de gauche, premier ascenseur, premier étage, de nouveau à gauche, troisième porte à droite ». « Et alors ? ». « Ben, si je suis ici, c’est que c’est juste, non ».

05/08/2007

Cherche où je suis (1)

« Gérard, je rêve, ça fait plus d’une semaine qu’on est ici, sous le soleil et une mer bleue, avec buffet à volonté, langouste, homard, grillades, boissons à volonté, chaise longue et parasol gratuits, je me rappelle qu’on a pris l’avion mais je ne sais pas où nous sommes ». « Je parie que ça te rappelle le bureau, hein, tu viens, tu t’installes, tu restes la journée, tu retournes chez toi et tu ne te rappelles plus ce que tu as fait de ta journée ». « Gérard, si les vacances c’est comme le boulot, pourquoi partir en vacances, hein ? ». « Dis-toi que tu es un veinard, tu es en vacances toute l’année ». « Sauf que là-bas, avant l’avion, il n’y avait pas de grand bac à sable, hein, Gérard. Je me demande quand même où je suis ».

04/08/2007

Cherche les produits de bouche

« Dis, tu  m’écoutes ? ». « Heuuu, oui, oui, Gérard, je suis à toi comme la sardine est à l’huile ». « Il y a une fête des produits de bouche au village de vacances voisin, tu viens avec moi ? ». « Attends, Gérard, je vérifie ». « Tu vérifies quoi ? ». « C’est ok, Gérard, vas-y tout seul, il me reste assez de dentifrice pour terminer les vacances ».

03/08/2007

Cherche un casque à prêter

« Dis, depuis que nous sommes en vacances au soleil, tu n’as pas encore mis les pieds dans la palmeraie ». « Gérard, tu connais ma chance, si je vais dans la palmeraie je vais recevoir des noix de coco sur le crâne. Je suis allé demander à la réception : ils louent des casques uniquement si on loue aussi un quad ». « Loue un quad ». « Non, hein, ça va être une quadastrophe. Un jour j’ai voulu essayer la tondeuse à siège d’un coussin et, zou, plus de salade, et zou, plus de poireau, et zou, de la purée de tomate partout ». « Mais si, loue un quad, tu te promèneras dans la palmeraie avec le casque et je promènerai le quad ». « Et si tu rencontres une noix de coco, sans casque, hein ». « J’irai dans les dunes ». « Heuuu, et qui paye la location du quad ? ». « Toi, puisque tu as besoin d’un casque ».

02/08/2007

Cherche l'ombre

« Regarde celle-là, elle a des implants mammaires ». « Des quoi ? ». « Des implants mammaires ». « Heuuu, Gérard, c’est quoi, des zin plan ma mère ? ». « Regarde la bien, tu vois quoi ? ». « Elle a de beaux yeux ». « Plus bas, idiot ». « Heuuu, elle a de grands pieds ». « Entre les deux, idiot ». « Grosse ceinture qui cache la mini jupe ». « Tu y es presque, un peu plus haut, que vois-tu ? ». « Deux gros lolos pointus ». « Voilà, tu y es, bravo ». « Et alors ? ». « Imagine toi, allongé près d’elle, dans la piscine, sur un matelas gonflable, non non, tu ne vas jamais dans la piscine, imagine toi, dans le sable chaud, près d’elle, sur un matelas gonflable, non non, tu fumes et je sais que tu as peur des matelas gonflables, imagine la, à côté de toi, sur un matelas en mousse, sur le sable chaud en plein soleil, tu fais quoi ? ». « Heuuu, je grille comme une merguez sur un barbecue ».

01/08/2007

Cherche la blancheur

« Gérard, je pense que tu as un ancêtre noir ». « Ah bon, tu as fait mon arbre généalogique, sous ton parasol ? ». « Gérard, tu n’es plus bronzé, t’es cawément bwonzé, dans deux jours tu seras nouaw de nouaw ». « Et alors, c’est chouette, tu imagines le succès au bureau quand nous allons rentrer ». « Mais je reste blanc, moi, on va nous appeler les black and white ». « Tant pis pour toi quand on sera au bureau ». « Et Ginette, hein ? ». « Quoi, Ginette, c’est chasse gardée, pas touche ». « Gérard, je te rappelle que Ginette, elle n’aime pas les noirs, elle aime les blancs de blanc, comme moi ».

31/07/2007

Cherche la bonne louche

« Bonjour, monsieur, c’est quoi, ça ». « Du chicken soup ». « Du tchikenne soupe ! C’est typiquement local ? ». « Non, non, c’est prévu essentiellement pour notre clientèle anglo-saxonne ». « C’est fait avec quoi ? ». « Du poulet, monsieur, du poulet et des épices ». « Ah, il est où le poulet ? ». « Il n’y a pas de poulet dans le chicken soup, monsieur ». « Gérard, Géraaard, au secours, arrête de draguer les poulettes, j’ai un problème de vue, viens m’aider, je suis devant un liquide jaunâtre et anglo-saxon, au poulet mais sans poulet, je fais quoi ? ». « Il y a quoi dans la marmite suivante ? ». « Du potage au cerfeuil et aux boulettes ». « Tu vois le cerfeuil ? ». « Oui ». « Tu vois les boulettes ? ». « Non, mais quand je remue avec la louche, oui ». « Prends ça, et remue bien la louche ».

30/07/2007

Cherche la bonne explication

« Gérard, je me sens bien ici, tous les gens que je rencontre me sourient ». « Normal que les gens sourient quand ils te voient, tu es le seul à te promener en bermuda avec des chaussettes noires jusqu’en haut du mollet et des chaussures d’hiver ». « Ils ne me sourient pas, alors. Ils sourient à mes pieds ». « Tu devrais garder tes godasses et porter une culotte en cuir à bretelles et un chapeau tyrolien avec une plume, ce serait plus naturel ». « Gérard, c’est le drame, je n’ai pas prévu de culotte en cuir ni de chapeau à plume dans mes bagages ». « Heureusement ». « Gérard, tu m’énerves, ne gâche pas nos vacances, heureusement quoi ? ». « Une culotte en cuir, ça pèse lourd, tu aurais été surtaxé à l’aéroport ». « Gérard, j’aime bien quand tu m’expliques ».

29/07/2007

Cherche à revoir le gamin

« Gérard, je me demande ce que fait le gamin ? ». « Envoie lui une carte. J’ai vu un endroit où on peut se faire photographier sur un âne et ils en font des cartes postales avec ta photo en deux minutes ». « Gérard, t’es fou ! Tu sais où il est le gamin, hein ? Chez ses grands-parents maternels. C’est chez eux que je devrais adresser la carte. S’ils me voient sur un âne, ils vont mourir de rire. Tout blanc, en plus, pas bronzé, blanc, blanc, blanc ». « Envoie lui une photo de l’âne tout seul ». « Mais le gamin va croire que je suis perdu dans le désert ». « Zut, hein, dis. Choisis une photo de l’hôtel sur laquelle on voit la porte-fenêtre de la chambre et la petite fenêtre des chiottes. Tu dessines une croix dessus pour montrer où tu passes tes vacances ».

28/07/2007

Cherche un bronzarium d'intérieur

« Gérard, je suis guéri, je fais dur, je vais enfin pouvoir profiter de nos vacances, je descends voir la palmeraie de près ». « Habille toi complètement, hein ». « Et le bermuda que j’ai acheté, c’est pour le mettre à Noël, peut-être ? ». « Regarde toi dans la glace si tu oses, tu es blanc comme un navet. Ici, après quatre jours de soleil, tout le monde est bronzé ». « Gérard, on aurait du réserver là où il y a un bronzarium à l’intérieur ». « Dis, tu as déjà vu de la location de maillot dans une station de ski alpin ? ». « Heuuu, je ne comprends pas ». « Ici, on bronze dehors ». « Mais ce n’est pas idiot, mon idée, pour les gens comme moi qui doivent garder la chambre ». « T’as pas gardé la chambre, t’as gardé les chiottes. Tu imagines un solarium dans chaque toilette alors que le soleil, le vrai, est dehors ».

27/07/2007

Cherche à tenir ma promesse

« Gérard, regarde par la fenêtre. T’as vu ? ». « Quoi ? ». « Ici la mer est bleue, comment ils font ? ». « C’est normal, la mer, c’est bleu ». « Mais non, Gérard, chez nous en Belgique la mer est grise ». « C’est parce qu’elle est bourrée de crevettes grises ». « Il n’y en a pas, ici ? ». « Non, et il n’y a pas de tomate crevette au buffet » « Comment, pas de tomate crevette ! Mais la tomate crevette est le plat national de tous les buffets, avec les pèches au thon ». « Les pets chotons ? ». « Ben oui, Gérard, les demi fruits avec de la mayonnaise et un petit peu de thon dedans ». « Il n’y en a pas non plus ? Par contre il y a du thon, du vrai, et de l’espadon, et du homard, à volonté ». « Gérard, vilain, tu me dis ça maintenant alors que je suis aux biscottes depuis trois jours ». « Ecoute, tu as fait ta cure de jus de fruits et d’alcool le premier jour, en une fois. Tu sais, une cure ça dure quinze jours, un peu à la fois ». « Je ne le ferai plus, Gérard ».

26/07/2007

Cherche à terminer le grand nettoyage

« Alors, hein, toujours au lit ! Il est 16 heures. Si c’est pour dormir tout le temps, fallait pas venir si loin en vacances ». « Gérard, sois gentil, y a plus de papier, vas en chercher ». « Tu écris tes mémoires ? ». « Du papier cul, Gérard, suis au bout du rouleau et aussi des trois autres qui étaient dans la petite armoire ». « Dis, j’ai l’impression que c’est la première fois que tu vas dans un hôtel buffet compris et boissons à volonté, hein ? ». « Gérard, papier, ça recommence, ça gargouille, tu crois qu’on peut mourir d’une overdose de vitamines ? ». « Idiot, dans les fruits il y a des petites bèbètes qu’on appelle la pulpe et la pulpe c’est le balai de l’estomac ». « Gérard, chez moi c’est le grand nettoyage de printemps, vas chercher du papier, s’il te plait ».

25/07/2007

Cherche à exploser tranquillement

« Gérard, j’ai mal au ventre comme si on était venu en bateau une nuit de tempête ». « Allez, lève toi, il est 13 heures trente, nous devons aller manger ». « Saurais pas, Gérard, suis bourré ». « Ton estomac n’est pas habitué aux petits déjeuners. Tu as peut-être voulu essayer toutes les sortes de fromage, hein, c’est ça ? ». « Non, Gérard, pour mon second petit déjeuner j’ai essayé le buffet des boissons : jus d’orange frais, trois verres, punch au pamplemousse rose, j’en ai repris, puis j’ai essayé les sept sortes de cocktail, fruit de la passion, rêve exotique, kiwi, vodka citron, désir du sud, mélange d’agrumes et même à la tomate, dis, Gérard, tu te rends compte, du cocktail à la tomate ». « Je sais ce que tu as. Tu as mal au ventre ». « Oui, Gérard, j’ai mal au ventre, ouille, ouille, ouille, ça gargouille ». « Ton corps n’est pas habitué à ingurgiter autant de vitamines en une matinée ». « Oui, c’est ça, Gérard, trop de vitamines, j’ai l’impression que je vais exploser ». « Pendant que tu exploses je vais manger ».

24/07/2007

Cherche le triangle

« Gérard, lève toi, il est 9 heures ». « Mmmm, va bouffer, laisse moi dormir ». « J’en viens, Gérard, c’est formidable la cuisine locale du petit déjeuner, il y a du jambon, du fromage en tranche, de la confiture de myrtilles. J’ai mangé de tout, lève toi, Gérard, je vais te montrer où c’est ». « Mmmm, laisse moi dormir, le voyage m’a fatigué. Dis, as-tu essayé le fromage fondu en triangle avec la petite languette rouge ? ». « Je n’en ai pas vu ». « Retourne au restaurant. Dans tous les séjours tout compris il y a du fromage fondu en triangle avec la petite languette rouge ». « Vrai ! Avec la petite languette rouge. Youpie ! J’y vais, j’y cours, j’y vole ».

23/07/2007

Cherche où je suis

« Gérard, réveille toi, il est 7 heures ». « Mmmm, laisse moi dormir, on est en vacances ». « Mais Gérard, en vacances, il faut changer ses habitudes ». « Mmmm, vas déjeuner sans moi, et prends ton temps, le déjeuner est servi jusqu’à 11 heures, ça changera tes habitudes ». « Gérard, c’est joli ici. On est où ? ». « Mmmm, vas bouffer. On est à la page 351 du catalogue ». « Gérard, je te ramène quelque chose ? ». « Mmmm, vas bouffer ».

22/07/2007

Cherche le retour

« Bienvenue à bord du car qui va vous amener dans vos endroits de séjours respectifs. Dès que tout le monde sera sorti de l’aéroport, nous partirons vers l’hôtel *****. L’Eden Splendide, comptez une heure de car pour y arriver. Ensuite, après, nous déposerons après deux heures de voyage les clients du Sémiramis ****, puis nous repartirons vers le Marina Palace ***, vous pourrez dormir dans le car, il y a des toilettes au fond, nous en avons pour cinq heures de route, ensuite nous déposerons nos amis du Sunbeach  ***, sportifs et musclés, venus ici pour faire du sport, bravo les Sunbeach, demain matin, après avoir fait le plein de diesel, nous abandonnerons avec regret nos amis du Royal Mirage ** après quatre heures de route, arrêt pique nique avec vos provisions, eau fraîche à volonté, et départ pour la suite de vos vacances, détendez-vous dans le car, il y a des places vides, vous pouvez étendre vos pieds. Six heures après nous arriverons à l’hôtel Sunrise *, où nous laisserons monsieur et madame Zwètemènessuiker pour reprendre la route en regardant sur les écrans du car, Bernard et Bianca, Spiderman II, Les choristes et vidéogags part two ou en dormant pendant les huit heures de trajet, arrêt pipi entre Spiderman II et Les Choristes, puis arrivée au Miramar (une demi *). Arrêt, repos du chauffeur, c’est obligatoire, après-midi libre, puis retour au car et dépôt de quatre personnes, cinq heures plus tard, au Riviera Palace, pas d’étoile. Transfert des deux touristes restants sur des vélos pour rejoindre Les Mimosas. Bonne chance. « Gérard, restons dans le car, sinon nous allons rater l’avion pour le retour ».

21/07/2007

Cherche à me détendre

« Mesdames, messieurs, veuillez attachez vos ceintures, nous allons commencer la procédure d’atterrissage ». « Madame, madame, je fais quoi, je n’ai pas de ceinture, je porte des bretelles ». « Je vous rappelle qu’il faut couper vos gsm (un cellulaire, au Québec) pendant la phase d’atterrissage ». « Madame, madame, couper quoi, j’ai un gsm sans fil ». « Veuillez attendre l’arrêt des moteurs pour descendre. Nous vous souhaitons un bon séjour ». « Géraard, Géraard, on est arrivé, on est vivant, You kaï di kaïda, on - est viii - vant, on - est viiii - vant ». « Maintenant, tu la fermes, hein, on est en vacances, compris ».

20/07/2007

Cherche à me taire

« Mesdames et messieurs, les dix and djenteul mèn, paye attenne cheun, votre attention, s’il vous plait ». Mais qu’est-ce que je fais ici, dans un avion, qui va décoller, avec un clown en face de moi qui mime comment enfiler un gilet ? On part en bateau ou on part en avion ? « Géraaard ». « Tais-toi, ce sont les consignes de sécurité ». « Mais, Gérard, regarde par le hublot, on est encore par terre, on ne sait pas se crasher ». « Tais-toi, on va décoller ». « Nooon, nooon, pas décoller ». « Tais-toi, mange un chewing gum ». « Espèce de con, on va décoller et tu ne penses qu’à bouffer ». « Tais-toi, on décolle ».  « Mamaaaan ». « Tais-toi, si t’es mal vu t’auras pas de repas ». « Géraaard, ne me parle pas de manger, j’ai avalé le chewing gum, je ne le digère pas ». « Tais-toi, voici le steward ». « Le stiou quoi ? On est crashé, on va mourir, on meurt, on est mort ? ». « Ta gueule, demande un whisky ». « What dou you wante, sœur ? ». « Heuuu, whisky ». « iesse, sœur ». « Gérard, c’est fou, il y a un type qui me dit que je suis sa sœur et qui m’amène un whisky ». « Tais toi, il y en a pour trois heures de vol, je dors ».

19/07/2007

Cherche à vous raconter

Gérard, c’est un collègue, bof, style comment vas-tu  yau de poêle. Je l’envie parce qu’il a du succès à la machine à café. On ne se parle pas beaucoup puisqu’il est toujours entouré de nanas. Il veut partir en vacances et veut que je l’accompagne car il ne supporte pas la solitude. C’est quand même un peu fort, ça, se sentir seul dans des camps de touristes. Je prends des notes, je vous raconterai. Pour le moment, c’est le départ, je nettoie mes lunettes : qui veut voyager loin ménage sa monture.

18/07/2007

Cherche à bien préparer mon départ

« Gérard, allo, Gérard ». « Oui, à qui ai-je l’honneur ? ». « Gérard, c’est moi, je voulais m’assurer que tu étais levé ». « J’avais mis mon réveil à 03 heures cinquante et je viens de perdre une heure et demi de sommeil. Pourquoi appelles-tu ? ». « Tu crois que c’est raisonnable ? ». « Quoi ? ». « Partir en avion ». « C’est pour ça que tu m’appelles ? ». « Heuuu, oui ». « Dis, tu vas me faire chier pendant toutes mes vacances ? ». « Heuuu, oui, heuuu, non. Gérard, j’ai peur. J’ai peur de l’avion ». « Tu auras un bouton. Si tu veux sortir, hop, tu pousses dessus, hop, siège éjectable, hop, pas de vacances mais retour maison en parachute ». « C’est vrai, Gérard ? ». « Quand j’te l’dis que j’te l’dis ». « T’es sûr, Gérard ? ». « Hé, ho, on n’est pas encore parti et tu me casses les couilles ». « Gérard, je n’ai jamais utilisé un parachute ». Tûûût tûûût tûûût. « Gérard ? ». Tûûût tûûût tûûût.

17/07/2007

Cherche le petit Jésus

Jésus, Marie, Joseph, ayez pitié du pauvre pécheur que je suis. C’est promis, je ne le ferai plus jamais. Petit Jésus, je regrette. Je regrette de t’avoir mis à la Noël dans la cage des hamsters pour faire une crèche vivante avec Pipette et Kiki, les hamsters, qui faisaient Marie et Joseph. Petit Jésus, j’ai la trouille, je dois partir en vacances, avec Gérard, en avion. Je sais qu’à la radio ils disent que c’est le moyen de transport le plus sûr mais, à la radio, chaque week end ils disent qu’il va faire beau pour que les gens aillent à la plage et hop, il pleut. Si l’avion c’est comme les pigeons, je vais me crashé. Petit Jésus, quand je suis allé voir un match de foot, deux équipes de 11 onze joueurs, un arbitre, 15.000 spectateurs, un pigeon. Sur qui il a chié, le pigeon, hein ? Petit Jésus, j’ai peur. Je sens que je ne vais pas dormir. J’ai mis le réveil à 02 heures 10 parce que l’avion décolle à 19 heures 27, qu’il y a le trajet, qu’il y a les formalités, les files, la douane. Petit Jésus, s’il fallait faire tout ça pour aller en train au travail, j’arriverais le lendemain. Petit Jésus, faites que j’entende le réveil.

16/07/2007

Cherche où est le gamin

« Allo, c’est votre ex beau-fils qui vous téléphone ». « Ah. Vous faites bien de le dire, je me demandais pourquoi le fer à repasser avait sonné et pourquoi je le tenais contre l’oreille. C’est exact, vous téléphonez. Vous prenez des nouvelles du zoo ? ». « Heuuu, c’est-à-dire que, heuuu, oui, comment vont Kiki et Pipette, les hamsters du gamin ? ». « Pipette rit et Kiki pète ». « Ah. Que dit le vétérinaire ? ». « Vous êtes cinglé. Je ne vais tout de même pas appeler un vétérinaire chaque fois qu’ils tombent de la roulette ». « Ils sont tombés de la roulette ? ». « Oui, mais ils avaient mis un parachute ». « Ah ». « A propos, vous auriez pu la huiler ». « Pipette ? ». « La roulette. C’est infernal ». « Je n’avais plus d’huile. J’ai tout mis dans ma dernière salade parce que je vais partir en vacances ». « Quand on part en vacances on prend ses puces avec soi ». « Gérard m’a dit que, quand ils ont les bajoues gonflées, les hamsters peuvent exploser au décollage à cause de la pression atmosphérique qui n’est pas la même en altitude ». « C’est formidable. Avec vous on apprend tous les jours. Vous partez avec un certain Gérard ? ». « On est collègue, pas du même service mais de la même machine à café ». « C’est pour me dire ça que vous me téléphonez ? ». « Heuuu, non, le gamin ? ». « Quoi, le gamin ? ». « Vous m’avez dit que sa mère l’a mis dans un camp ». « Cher monsieur, ma fille travaille, alors ». « Heuuu, ce n’est pas un camp de nudistes, je suppose ».

14/07/2007

Cherche du secours pour une chemise verte avec une étiquette rouge

Marre, marre, marre. Appel à toutes les unités. Urgent de chez urgent. Je vous piquer une crise. Dzoing dzoing dzoing. Je trépigne. Je sens que je vais finir par mordre quelqu’un. Mais qui ? Je suis tout seul au cinquième. Kiki, ne me regarde pas comme ça ou je cherche une recette de hamster cuisiné, compris. Di dju de nom di dju, bordel de merde, si ça continue je vais dire des gros mots. Le départ est imminent, m’a dit Gérard, une question de jours. Mon pantalon beige est déjà dans la valise. Je n’ai toujours pas de chemise verte avec une étiquette rouge à 50 %. Si vous m’en envoyez une, je vous la paye le double.

03/07/2007

Cherche les bonnes soldes

Hé, ça y est, c'est fait, je vais partir en vacances. Gérard s'est occupé de tout : du choix de la date du départ, du choix de la destination, de la demande de congé au chef, du choix de l'hôtel, du choix de la météo pour avoir chaud. Un truc me tracasse : il a pris une demi-pension. Je ne sais pas comment ça marche. Devrons nous manger un jour sur deux ensemble ou lui un jour et puis moi le jour suivant ? Il me reste quelques jours pour me préparer : que prendre ? combien de slips ? combien de tubes de dentifrice ? un maillot, je n'en ai pas, je ne sais pas nager. Je vais aller faire un tour aux soldes.

01/07/2007

Cherche un machin à faire sauter

J'ai retrouvé mon nez rouge. Je ne sais pas comment j'ai fait mais je ne sais plus l'enlever. Je suis embêté car lundi il y a visite médicale. Ils vont me mettre en congé de maladie. Quand j'écris, ça va mais je parle comme quelqu'un qui aurait trois rhumes superposés au ça, au moi et au surmoi, comme dirait Zig Mounde. J'écris Zig Mounde parce que je ne sais pas écrire son nom de famille, Froï, Froude, Froïene ? Maman a téléphoné. Elle ne m'a pas recouu. Gérard a téléphoné. Il ne m'a pas reconnu. Bon, le problème reste entier. Je cherche un machin, pas pointu, un peu comme les trucs à démonter les pneus sans pèter la chambre à air. Parce que la chambre à air, c'est mon nez.

17/06/2007

Cherche du sidol

« Regarde, Gérard, j’ai des tubes en or ». « C’est du cuivre, idiot ». « Heuuu, ah bon. Merde, faut que je trouve du sidol »

31/05/2007

Cherche Gérard

« Tu prendras bien une cuisse, n’est-ce pas, Gérard ». « Ah, ça dépend. Une cuisse de dinde ou une cuisse de grenouille ? ». « Poulet, coyote. Tu veux une cuisse ? ». « Ah, ça dépend : poulet fermier, poulet de Bresse ? ». « Poulet de Carrefour, coyote, alors, une cuisse ? ». « Ah, ça dépend : carrefour avec des feux ou rond-point ? ». « Ne m’énerve pas, Gérard, je cuisine. En attendant, je te sers un verre, hein, Gérard ». « Ah, ça dépend : un ver de terre, un ver à soie ? ». « Un verre à moi, coyote, pour décorer la table, c’est un verre fantassin, Gérard ». « Pourquoi tu dis ça ? ». « Parce qu’à pied, ce sont les fantassins. C’est un verre à pied. T’as pas fait ton service militaire, Gérard ? Non, hein. T’avais les pieds de travers, Gérard ? T’as pas réussi les tests d’entrée ? T’avais pas le QI suffisant, t’avais que le Q ? Gérard, où vas-tu ? Reviens, il y a deux cuisses qui cuisent, Gérard ».

11/05/2007

Cherche à parler aux plantes.

« Dis, tu n’avais pas commencé un jardin, toi ? ». « Oui ». « Et alors ? Quoi ? ». « Oui, Gérard ». « Dis, hé, ho, tu es encore dans les nuages ? ». « Non, Gérard, j’ai l’esprit ras des pâquerettes ». « Tu as l’air déprimé, toi, non ? ». « Bouuu houuu houuu, oui, Gérard ». « Dis-moi tout ». « Ben, heuuu, en semant trente kilos d’oignons en les lançant en l’air, j’ai attrapé une tendinite. Alors le docteur a dit que je devais jardiner à quatre pattes. ». « Change de médecin ». « J’ai envie d’abandonner le jardinage et de faire de la peinture rupestre mais le problème, dans les grottes, c’est qu’il faut aussi peindre les plafonds. Et je ne peux pas, à cause de la tendinite ». « Tu es juste bon à faire le mouton à quatre pattes dans une crèche vivante, si j’ai bien compris ». « Gérard, tu connais des crèches vivantes au mois de mai, toi ? ». « Ecoute, je suis ton ami, je vais trouver ». « T’es con, oui, faire le mouton, crever de chaud sous une descente de lit en laine bouclée, faire bêêê bêêê bêêê bêêêtement sur la place du village, tout seul, sans petit jésus, avec une botte de foin pour m’appuyer une papatte. Gérard, si je fais ça je vais attraper le rhume des foins ». « Calme toi, j’ai une idée. Tu as semé autre chose que des oignons, non ? ». « J’ai semé dans la terre des graines de chou de Milan, Gérard, mais il n’y a rien qui pousse ». « Vas leur parler à quatre pattes. Tu sais, les plantes, il faut leur parler ». « Ah bon ».

25/04/2007

Cherche l'oeuf.

« Allo, Gérard ». « Que se passe-t-il encore ? ». « Rien, rien, Gérard, tout va bien. Comment vas-tu ? ». « C’est pour me demander ça que tu me réveilles à deux heures du matin ? ». « Deux heures ! Hou la la, comme le temps passe vite. Gérard, vas dormir. Je te sonnerai d’ici une heure ou deux » ; « Non, non, pas question, dis-moi pourquoi tu téléphones à deux heures du matin ». « Heuuu, j’ai envoyé le gamin acheter des œufs ». « C’est passionnant ». « Oui, oui, des œufs bruns ». « Magnifique. Je parie que le jaune est jaune et que le blanc est blanc. Exact ? ». « Ben non, les œufs sont bruns, d’accord, mais ils sont plein de poils ». « « Tu sais, à deux heures du matin, on voit des choses qu’on ne voit pas en temps normal. Vas faire dodo, il est temps ». « Gérard, Géraaard, mon bon Gérard, je deviens fou, quand je casse un œuf pour me faire une omelette, l’intérieur est vert ». « Ecoute moi bien. Si tu me promets de ne plus sonner cette nuit, je te donne la solution ». « Ah bon ! ». « Ton gamin, il ne t’as pas ramené des œufs ». « Ah bon ! ». « Il t’a ramené des kiwis ». « Ah, bonne nuit, Gérard ».