17/10/2006

Cherche Kiki

"Kiki, reviens". "Monsieur, lâchez ce micro". "Non, non, allo, Kiki". "Monsieur, lâchez ce micro, je vais faire l'appel moi-même. Où avez vous perdu votre fils ?". "Ce n'est pas mon gamin". "Votre neveu ?". "Non non, c'est le hamster du gamin". "Monsieur, on ne fait pas d'appel ici pour un hamster". "Kiki, Kiki". "Rendez-moi ce micro tout de suite". "Kiki, Kiki, papa est à l'accueil". "Donnez-moi ce micro, chers clients, si vous apercevez un hamster, prévenez l'accueil. Heu, il est où ?". "Dans les carottes en vrac, le vétérinaire a dit qu'il devait de temps en temps manger du frais". "Appel aux kikis, pardon, appel aux clients, prévenez l'accueil s'il y a quelqu'un dans les carottes". "Hé, ho, c'est pas comme ça qu'il va revenir, hein. Attendez". "Rendez-moi le micro". "Non, non. Madame, mademoiselle, monsieur, la petite bèbète qui bouffe des carottes, c'est Kiki. Donnez lui un raisin, j'arrive". "Monsieur, revenez, lâchez ce micro". "Non, non, Kiki, ne mange pas le raisin, il faut d'abord le laver, c'est plein de produits". "Monsieur". "Oui, madame". "Donnez-moi le micro, allez près des carottes et je lance un appel". "Oui, madame". ... "Chers clients, promotion ce jour sur le cabillaud, profitez-en".

09/07/2006

Nouveau jeu

Vous tapez des tags (voir post précédent). Paf, ils apparaissent. Et vous essayez de construire une phrase. J'essaye. Bonzaï, la boîte à crèpe du gamin, et hamster, le Kiki de Maurice, regardent les moules du plafond pendant que le poisson se tape les raviolis. Surrrrréaliste, c'est du Magritte en mots, on dirait le texte du mode d'emploi d'un appareil ménager japonais. Essayez, ça détend.

J'essaye les tags

Ceci n'est pas une annonce, j'essaye les tags. Kiki, le hamster et Maurice, le poisson rouge du gamin, me regardent ouvrir une boîte de raviolis sous le regard attendri d'une crèpe collée au plafond. Zut, je n'ai pas su mettre moules ni bonzaï dans ma phrase.

07/07/2006

Cherche distractions

Le gamin est chez sa mère pour les vacances. C'est déprimant : quand j'ouvre une boîte de raviolis, j'en ai pour deux jours. Je m'amuse comme je peux. Hier, j'ai inversé Kiki, le hamster et Maurice, le poisson rouge. Dans le bocal, Kiki avait l'air d'une loutre. Mais Maurice n'a pas voulu aller dans la roulette du hamster. Il tapait sur le fond de la cage avec sa queue comme un catcheur qui fait semblant d'être étranglé par l'adversaire qui s'est assis sur sa tête. Ouf, ils sont encore vivants tous les deux. Mais pour combien de temps ? Si vous partez en vacances, je peux garder vos animaux. Sans garantie. Aujourd'hui je fais la fête, tout seul : je vais mettre du fromage rapé sur les raviolis. Si vous avez d'autres idées de distraction, envoyez-les.

08:03 Écrit par Fanny | Lien permanent | Commentaires (8) | Tags : gamin, kiki, hamster, maurice, poisson, raviolis |  Facebook |

04/07/2006

Cherche nouvel avocat

La mère du gamin a obtenu la garde alternée pour les vacances. Je crois que je me suis fait avoir : le gamin va chez elle jusqu'à ses 18 ans et je l'aurai pour les vacances de 18 à 36 ans. Mais je ne vais quand même pas rester coincé avec un gamin jusqu'à ses 36 ans pendant toutes les vacances. C'est que ça mange beaucoup à cet âge là. Et ça a des copains. Bruyants. Qui vont vouloir faire un feu de camp dans l'appartement. Son train électrique ne tiendra pas jusque là. Et quel âge j'aurai ? Je serai peut-être dans une voiturette à pousser. Le gamin ne sais pas essuyer une vaisselle sans casser une assiette, il ne saura jamais me pousser sans me renverser. Et puis ça ne doit pas être bon pour son spychi, piscism, pour sa tête, quoi. Je cherche un avocat spécialisé en garde alternée. Mieux, une avocate, ça a plus facile pour faire pleurer les juges.

03/07/2006

Cherche aide ménagère

"Gamin, où vas-tu ?". "A la toilette". "Mais c'est tous les jours la même chose, juste au moment de faire la vaisselle". "Mais c'est chiant la vaisselle, papa". "Quoi, que dis-tu, je ne veux plus t'entendre dire ce mot là". "Mais toi tu le dis tout le temps : les feux rouges sont chiants, les ministres sont chiants, ceux d'en dessous sont chiants". "Gamin, arrête, sois pas chiant". "Tu vois, tu le dis tout le temps". "Heu, c'est que, heu, et de un j'ai l'âge requis pour le dire, et de deux, chez moi c'est comme qui dirait un réflexe professionnel, c'est comme un mot de passe obligatoire quand on reçoit du boulot". "Papa, c'est urgent". "Vas faire ta crotte vite fait, on fera la vaisselle à l'eau froide". Non mais, je ne vais quand même pas acheter des assiettes en carton au kilo. Je cherche une aide ménagère.

30/06/2006

ARRET DES ANNONCES (suite)

(vu la demande, ceci est le détail de l'annonce du 28.06) Le gamin a réussi ses examens. Comme je lui avais promis en cas de réussite, nous sommes allé dans des drive-in de fast-food où l'on commande ses hamburgers par caméra. - - - "Allo". "Oui, monsieur, quelle est votre commande ?". "Allo". "Oui, oui, j'écoute". "Allo, y a quelqu'un ?". "Que désirez-vous, monsieur ?". "Allo, a-llo, a-llo, a-llo, gamin, vas dire aux autres voitures que c'est fermé". "Mais non, monsieur, c'est ouvert. Monsieur, je vous offre les frites si vous avancez votre véhicule. Que désirez-vous ?". "Rien que des frites, trois kilos, plus les sauces". "Bien, monsieur". Vroum, vroum, un autre fast-food. - - - "Bonjour, monsieur, où sont les toilettes ?". "Il faut rentrer, les toilettes sont au fond à droite". "Je peux y aller en voiture ?". "Non, monsieur, pourquoi ?". "Ben, heu, j'ai déjà commencé, vous pouvez m'apporter un rouleau ?". Vroum, vroum, un autre fast-food. - - - "Bonswâââr". "Bonsoir, monsieur, je vous écoute". "Alleï on m'a dit une fois qu'il y avait des soirées sado-maso chez vous. C'est à quelle heure ?". "Mais, monsieur, il n'y a pas ça chez nous". "Non alors, une fois, et bouffer vos trucs, c'est pas maso ?". Vroum, vroum, un autre fast-food. - - - (le gamin est au volant, je suis caché) "Bonjour". "Bonjour, bonhomme, mais tu n'as pas l'âge pour conduire". "M'en fous, c'est pour une urgence. Il faut 120 saloperies au boeuf, 120 saloperies au poisson et 120 saloperies au poulet". "Allez, déguerpis, c'est une blague". "Ouiiiiiiiin, c'est pas une blague, c'est le mariage de ma soeur, le traiteur s'est retourné avec sa camionnette. Il faut qu'on mange". "Ah, oui, oui, oui, combien tu as dit de hamburgers ?". "Fallait prendre des notes. Papa a dit : si t'as affaire à un débile, vas chercher 250 cervelas et 250 portions sauce andalouse à la friterie de la gare". Vroum, vroum, autre fast-food. - - - "Bonjour, Gilbert". "Bonjour, monsieur, je ne suis pas Gilbert, je suis le gérant adjoint". "T'es devenu gérant à deux joints, Gilbert". "Monsieur, passez votre commande". "Gilbeeeeeert, hou hou". "Je ne vous connais pas, monsieur". "Hé, ho, Gilbert, la vapeur de la graisse à frites t'a bouché les neurones, hein". "Monsieur, je ne vous connais pas, quelle est votre commande ?". "Gérard ! Mais oui, tu es Gérard. A l'école, rappeles-toi, on t'appelait Gérard Menvuhaussicon". Vroum, vroum, autre fast-food. - - - (le gamin au volant et à la caméra) "Est-ce que papa a fini ?". "Heu, pourquoi ?". "Parce qu'après c'est mon tour". "C'est ton tour de quoi ?". "Mon tour d'aller aux chiottes parce que papa a laissé cramer les raviolis et qu'il a bouché les toilettes en les jettant". Vroum, vroum, maison. "Papa, on le refera, hein".

ARRET DES ANNONCES (suite)

(vu la demande, ceci est le détail de l'annonce du 28.06) Le gamin a réussi ses examens. Comme je lui avais promis en cas de réussite, nous sommes allé dans des drive-in de fast-food où l'on commande ses hamburgers par caméra. - - - "Allo". "Oui, monsieur, quelle est votre commande ?". "Allo". "Oui, oui, j'écoute". "Allo, y a quelqu'un ?". "Que désirez-vous, monsieur ?". "Allo, a-llo, a-llo, a-llo, gamin, vas dire aux autres voitures que c'est fermé". "Mais non, monsieur, c'est ouvert. Monsieur, je vous offre les frites si vous avancez votre véhicule. Que désirez-vous ?". "Rien que des frites, trois kilos, plus les sauces". "Bien, monsieur". Vroum, vroum, un autre fast-food. - - - "Bonjour, monsieur, où sont les toilettes ?". "Il faut rentrer, les toilettes sont au fond à droite". "Je peux y aller en voiture ?". "Non, monsieur, pourquoi ?". "Ben, heu, j'ai déjà commencé, vous pouvez m'apporter un rouleau ?". Vroum, vroum, un autre fast-food. - - - "Bonswâââr". "Bonsoir, monsieur, je vous écoute". "Alleï on m'a dit une fois qu'il y avait des soirées sado-maso chez vous. C'est à quelle heure ?". "Mais, monsieur, il n'y a pas ça chez nous". "Non alors, une fois, et bouffer vos trucs, c'est pas maso ?". Vroum, vroum, un autre fast-food. - - - (le gamin est au volant, je suis caché) "Bonjour". "Bonjour, bonhomme, mais tu n'as pas l'âge pour conduire". "M'en fous, c'est pour une urgence. Il faut 120 saloperies au boeuf, 120 saloperies au poisson et 120 saloperies au poulet". "Allez, déguerpis, c'est une blague". "Ouiiiiiiiin, c'est pas une blague, c'est le mariage de ma soeur, le traiteur s'est retourné avec sa camionnette. Il faut qu'on mange". "Ah, oui, oui, oui, combien tu as dit de hamburgers ?". "Fallait prendre des notes. Papa a dit : si t'as affaire à un débile, vas chercher 250 cervelas et 250 portions sauce andalouse à la friterie de la gare". Vroum, vroum, autre fast-food. - - - "Bonjour, Gilbert". "Bonjour, monsieur, je ne suis pas Gilbert, je suis le gérant adjoint". "T'es devenu gérant à deux joints, Gilbert". "Monsieur, passez votre commande". "Gilbeeeeeert, hou hou". "Je ne vous connais pas, monsieur". "Hé, ho, Gilbert, la vapeur de la graisse à frites t'a bouché les neurones, hein". "Monsieur, je ne vous connais pas, quelle est votre commande ?". "Gérard ! Mais oui, tu es Gérard. A l'école, rappeles-toi, on t'appelait Gérard Menvuhaussicon". Vroum, vroum, autre fast-food. - - - (le gamin au volant et à la caméra) "Est-ce que papa a fini ?". "Heu, pourquoi ?". "Parce qu'après c'est mon tour". "C'est ton tour de quoi ?". "Mon tour d'aller aux chiottes parce que papa a laissé cramer les raviolis et qu'il a bouché les toilettes en les jettant". Vroum, vroum, maison. "Papa, on le refera, hein".

02/05/2006

Cherche une toute petite laisse.

J'ai frôlé la catastrophe. Je jouais avec Kiki, le hamster du gamin. Il rentrait par une manche de ma chemise et ressortait par l'autre après m'avoir fait des guiluiguilis dans le dos. Ah, que c'est bon. Allez, hop, Kiki, encore un tour. Ce sont ses moustaches qui vont guiliguili. Une femme à moustache, je dis non, mais un hamster, c'est bon. A un certain moment, ne le voyant pas ressortir par la manche, je me suis assis dans le fauteuil. J'ai entendu "Kîîîîî, kîîîîî, kîîîîî". J'ai eu un bon réflexe, je me suis levé en me disant : "Ca y est, la sonnerie du parlophone déconne". Et bien non, c'était Kiki qui changeait d'itinéraire. Ah, le petit futé, va, le Kiki à papa. Allez, hop, dans la cage. Occupes-toi de tes noisettes, pas des miennes. Pour les prochaines sorties de Kiki, je cherche une petite laisse.

00:14 Écrit par Fanny | Lien permanent | Commentaires (6) | Tags : kiki, hamster, animaux |  Facebook |

24/04/2006

Cherche une vitre anti-graines

Je ne sais pas si c'est une bonne nouvelle : le gamin a un nouveau Kiki, un hamster. Je le trouve ridicule avec son petit bavoir et le chapeau qui tient avec un élastique. Le gamin dit qu'il l'a reçu comme ça. Quand il se remplit les bajoues de graines, on dirait une grenouille gonflée, mais brune et avec des moustaches. Quand je le regarde et qu'il me regarde, à cinq centimètres, séparés par quelques barreaux, j'ai peur. J'ai peur qu'il fasse pfruuuuuuut et qu'il m'envoie tout dans la figure. A la télé, dans les manifestations, on voit des types en bleu avec un gros concombre noir en main et une sorte de vitre bombée devant la figure. J'en cherche une. Pas le concombre, la vitre.

21/03/2006

Cheche aiguilles à tricoter

C'est un drame. J'avais promis un nouvel hamster au gamin, vu qu'on en perd beaucoup. Le vendeur a dit "Je n'en ai plus. Vous les mangez ou quoi?". Pour le calmer, le gamin, pas le vendeur, j'ai acheté six souris blanches. Nous sommes rentrés tous les huit à la maison et nous avons mis les six dans la cage à hamster. Erreur. J'aurais dû y penser. Les souris sont plus petites que le hamster. Elles sortent de la cage entre les barreaux. J'ai appelé à l'aide à Guantanamo mais on m'a répondu en étranger. Je ne connais pas un filet d'américain. J'ai passé une demi-nuit blanche car, à 04 heures du matin, j'ai abandonné de les remetre à chaque fois dans la cage. J'achète six souris et j'en ai rattrapé huit cents dix-huit. C'était la pèche miraculeuse, la multiplication des croissants, la génération spontanée. J'ai l'air de rigoler mais en fait, mes nerfs craquent. Des souris blanches, avec une tête blanche, avec une queue blanche et avec des yeux rouges, la nuit, c'est effrayant, on dirait de petites voitures qui reculent. Je m'imaginais avec un képi et un sifflet en train de faire l'épouvantail à automobilistes place Meyser à l'heure de pointe. Au petit matin, je n'en ai plus vu qu'une. Elle faisait du nettoyage, elle mangeait un pop-corn qui avait dû rouler sous un meuble. Je me suis énervé. Quand le gamin m'a vu brandir la tapette à mouches, il a hurlé qu'il allait aller se plaindre chez le juge des enfants. C'est à ce moment que le génie s'est réveillé en moi. Je vais doubler les barreaux de la cage du hamster avec des aiguilles à tricoter. Mais je n'en ai pas, je ne sais pas tricoter et je garde mes chaussettes jusqu'à trois orteils qui dépassent. Plus, c'est inconfortable. Je cherche donc des aiguilles à tricoter, de 62 centimètres (c'est la longueur de la cage à Kiki) et de 38 centimètres (c'est la largeur).