06/05/2008

Cherche la fête des mères (5)

Driiiing. « Je parie que c’est ton collègue Gérard ». « M’enfin, maman. Tu es presdigitaticienne ? ». « Idiot. Qui veux-tu qui sonne chez toi, enfin ? ». « Heuuu, Gérard, peut-être ». Driiiing. « Tu as entendu, maman, ça a refait dring ». « Bouge ton cul, idiot, vas décrocher ». « Oui, maman. Et je dis quoi ? ». « Tu lui donne les prévisions météo, idiot ». « Heuuu, et où je vais les trouver ? ». Driiiiiiiiing. « Maman, ça a encore sonné ». « Dis, as-tu vu que je portais une oreillette comme le constipé de la starac ? J’ai entendu. Décroche, et si ce sont des témoins de jéhovah, tu dis que tu n’es pas là ». « Heuuu, êtes-vous des témoins de, un instant, des témoins de quoi, maman ? ». « Passe-moi le cornet. Allo, Gérard ? ». « Oui. Pourquoi ? ». « Parce que vous avez poussé sur la sonnette, imbécile ». « Je crois que je me suis trompé d’adresse ». « Gérard, au pied. Montez que je vois à quoi vous ressemblez ». « Oui, madame ». « Je confirme, c’est Gérard ton collègue. Tu travailles dans un asile ? Comme client ? ». « Heuuu ».

05/05/2008

Cherche la fête des mères (4)

« Alors, maman, ça va ? ». « Dis, ton café, c’est du robusta ou de l’arabica ? ». « Heuuu, un instant, je reviens, heuuu, je veux dire que je pars mais qu’après je reviens, je vais à la cuisine, je vais lire l’étiquette, houhou, je reviens ». « Jésus, Marie, Joseph, je regrette. Je regrette de lui avoir posé une question aussi difficile, mon Dieu ». « Maman, maman, j’ai trouvé, c’est du oploskoffie ». « C’est cela, oui, c’est cela, suis-je bête, j’aurais du m’en douter. Une cuillerée de poudre par tasse, c’est ça ? ». « Heuuu, oui. Mais attention, pas une cuillerée à soupe, hein, une cuillerée à café ». « Tiens, tiens. De mieux en mieux. As-tu remarqué que, sur terre, il y a des blancs et des noirs ? ». « La terre, oui maman, la grosse bouboule avec des noirs là où il y a plus de soleil. C’est comme Gérard, quand il avait fait un barbecue. J’ai eu une merguez du milieu, juste au dessus des braises et ». « Stop, stop, stop. Es-tu daltonien ? ». « Tagada, tagada, voilà les Dalton, tagada, tagada, voilà les Dalton ». « Stooooop. Tout le monde descend. Quelle couleur a mon café ? ». « Heuuu, noir. Comme la merguez chez Gérard ». « Et alors ? ». « Noir c’est noir, il n’y a plus d’espoir. Johnny, toute ma jeunesse. Je vais te mettre la chanson, maman, à fond la caisse ». « Nom de dieu, pardonnez-moi, restons calme, inspirer, expirer, inspirer, expirer. Je veux du lait dans mon café, tu entends, bom bom bom bom, ici Londres, je veux du lait dans mon café ». « Oui maman ».

04/05/2008

Cherche la fête des mères (3)

« Bonjour maman. Quelle suuu. Heuuu, comment vas-tu ? ». « Comme tu vois, taxi et ascenseur ». « Et, heuuu, le taxi t’attend ? ». « Dis, idiot, sais-tu à combien revient une tasse de café si on la boit pendant que le compteur tourne dans un taxi ? ». « Avec lait et sucre ou noir ? ». « Idiot. Et dire que c’est moi qui ai mis ça au monde. Jésus, Marie, Joseph. On dit que c’est le spermatozoïde le plus rapide qui l’emporte. J’ai du ovuler quand le dernier passait. Tu es peut-être le fils de la voiture-balai ». « Ah bon, papa c’est pas papa ? ». « Si, idiot. Quoique, à voir comment tu es coiffé, une certaine parenté avec un balai n’est pas à exclure ». « Heuuu, tu veux dire quoi, maman ? ». « Vas te peigner ». « Oui, maman ». « Alors, t’as fini ou tu fais du lèche-vitrine narcissique devant ton miroir ». « Heuuu, je ne retrouve pas le peigne, maman ». « Jésus, Marie, Joseph, et tous les saints du paradis, venez-moi en aide pour rester calme ». « Je t’ai entendu dire tes prières, maman, tu veux la carpette de la salle de bain pour faire ta gymnastique ? ». « Idiot. Où est le café ? ». « Quel café, maman ? ». « Je ne repartirai pas d’ici sans avoir bu une tasse de café, compris ». « Oui, maman ».

03/05/2008

Cherche la fête des mères (2)

Driiing. « Qui c’est ? ». « C’est ta mère ». « Oh, quelle surprise ». « Ne fais pas l’idiot, idiot, tu savais trèèès bien que je venais aujourd’hui ». « L’ascenseur est à gauche dans le couloir, maman. A l’intérieur tu trouveras une plaque avec des numéros. Pousse sur le cinq ». « Tu me prends pour qui ? Je ne me suis pas trompée d’immeuble, quand même ». « Dis, maman, si tou vois oune moustachou avé oune achent bicharre, ce n’est pas grave, c’est monsieur Gonzales, il est portouguaize. Normalement il descend au quatrième ». « Idiot, je suis au zéro. Si je vois ton portougalais, c’est qu’il monte au quatrième, idiot ». « Heuuu. Si c’est une dame avec des enfants, c’est madame ». « Dis, c’est pas un peu fini tes histoires. Tu veux que je monte ou tu préfères qu’on fasse causette dans le parlophone ». « Heuuu. Cinquième, maman. Deux plus trois ». « Dis, si je fais deux et puis si je fais trois, je vais d’abord au deux ou d’abord au trois ? ». « Heuuu, je n’ai jamais essayé, maman ». « Idiot. Je te donne cinq étages pour trouver la réponse ». « Heuuu ».

02/05/2008

Cherche la fête des mères (1)

« Allo, Gérard, je peux te demander un service ? ». « Si c’est mon service en Limoges, jamais ». « Heuuu, Gérard, je vais poser ma question autrement ». « Aille, aille, tu me fais peur ». « Heuuu, Gérard, mon ami Gérard ». « J’ai de plus en plus peur ». « Arrête, hein, laisse moi parler ». « Très cher ami, je vous écoute ». « Gérard, que fais-tu demain entre 17 et 18 heures ? ». « Pourquoi ? ». « J’ai peur, Gérard ». « Tu sais, il ne faut pas avoir peur. A ces heures là, à la télé, ce sont des émissions pour enfants. Les dragons et autres monstres sont en carton ». « Mais, Gérard, voyons ». « Y a pas de mais Gérard, regarde les émissions pour enfants, tu apprendras certainement beaucoup de choses ». « Gérard, Gérard, Gérard. Je ne te parle pas de la télé. J’ai peur parce que demain, maman vient ».

06:45 Écrit par Fanny dans petites annonces | Lien permanent | Commentaires (4) | Tags : maman, gerard, j ai peur |  Facebook |

08/04/2008

Cherche à répondre à Rafaël (2)

Rafaël, sur http://carpe-diem-lbsp.skyblogs.be/post/5718949/du-tag-au-tag , m’a mis au défi. Voir son message et le règlement du tag sur son blog le premier avril. Voici ma réponse. Tu tûûût, pousse-toi dans l’ascenseur, Gérard, et relève ton pantalon, on voit ton slip. Ah, si maman me voyait ! Gérard, c’est promis, je t’aiderai dans ton jardin pendant les vacances si on arrive à bourrer le caddy du supermarché dans cette espèce de toilette qui fait yoyo. Elle est bonne, hein, Gérard, mon idée de poisson d’avril pour le gamin : mettre Kiki et Pipette, ses hamsters dans un caddy. Je suis un papa génial, hein. Gérard, l’ascenseur va être trop petit, on va être paequés comme des moules. Heuuu, je cherche une solution. J’ai trouvé : assieds-toi dans le caddy sans écraser les raviolis. Tu seras près des boutons et si, au cinquième, on tombe sur la voisine de palier, on redescend en catastrophe.

11/03/2008

Cherche le bon lendemain

« Allo, maman, c’est toi ? ». « Non, c’est mon sosie. Il a le même numéro que moi ». « Ah bon. Passez-moi maman, s’il vous plaît ». « Idiot, c’est moi ». « Ah ! Tu sais quoi ? ». « Non. Tu vas encore me sortir une couillonnade, c’est ça ? ». « Non, non, c’est sérieux, tu as la même voix que ton sosie ». « Et Tatayet aussi. Il est toujours propre, lui. Et quand il est dans la machine à laver, son sosie a la même voix que lui ». « Ah bon, il y a deux Tatayet ? Ils sont différents ? ». « Après ton coup de fil divertissant tu ouvriras ton dictionnaire ». « Tu crois que Tatayet est dedans ? Avec une photo ? ». « Idiot, tu iras voir à sosie, ce sera plus facile pour toi, c’est avant les pages roses ». « Tu sais quoi, maman ? ». « Dis toujours ». « A l’école, on disait les pages rousses du Petit Larose ». « Oui, ça ne m’étonne pas, j’ai toujours eu des doutes sur l’intellectualité des petits frères des écoles chrétiennes ». « Dis, maman, sais-tu pourquoi je te téléphone ? ». « Je m’attends à tout, je suis assise, tu peux parler ». « On est le onze mars, maman ». « Donne moi aussi l’heure, tant que tu y es. On ne sait jamais, nous ne sommes peut-être pas dans le même fuseau horaire ». « Maman, le onze mars, c’est le lendemain du dix ». « Je le sais. Le dix mars, c’est le jour où j’ai accouché d’un joli petit bambin tout bouclé qui est devenu débile plus tard ». « Ah bon. J’ai un frère caché qui est aussi né le dix mars, Pourquoi tu ne me l’as pas dit ? ». « Dis moi pourquoi tu téléphones. Je suis en train de faire un sudoku et je souhaites l’avoir terminé avant l’arrivée de mon amie Lucienne avec qui je vais faire un monopoly ». « C’est que, comment dire, chemin faisant, je me promenais et que vois-je sur le trottoir ? ». « Une crotte de chien, je sais, j’aurai un chien quand on en fabriquera des constipés ». « Voyons, maman, enfin. Que vois-je, disais-je ». « Une crotte de chien, je te dis. C’est ça ou un tchouwinne gomme. Rarement une pièce d’un euro. Pourtant c’est un agréable complément de pension pour une veuve divorcée, tu sais. C’est avec ça que je m’achète Tricot et Loisirs. C’est pour ça que je suis voûtée quand je marche. Pas pour renifler les crottes de chien. Ne me dis pas que je fais une obsession sur les crottes de chien, je le sais. N’oublie pas que le sol est recouvert de moquette chez moi. Quand, dans ma jeunesse, je me promenais dans les prés, il était normal que je me bouse une vache mais, Jésus Marie Joseph, qu’ai-je fais au Bon Dieu pour voir ça ». « Allo,maman ». « N’énerve pas mes nerfs énervés. Tu te rends compte de ce que seraient les trottoirs si les humains faisaient de même, ceux qui font dur, ceux qui ont la coulante ? Il faudrait marcher avec des échasses ». « Allo, maman ». « Il paraît que les vaches font des trous dans l’atmosphère parce qu’elles bousent. Ce n’est pas parce que les trous de cul de chien sont plus petits qu’il n’y a pas de trou dans l’atmosphère. Ils polluent par terre et ils polluent en l’air » ? « Allo, maman ». « L’autre jour, c’était sur la rue, une voiture est passée, tu aurais du voir ma sacoche ». « Allo, maman ». « Oui, quoi. Dis vite, je suis pressée. Pas besoin de me parler de trottoir ni de chemin faisant. Quel est ton nouveau problème ? ». « En fait, ce que j’ai vu quand j’étais sur le trottoir, c’est la façade de la banque. J’y suis entré pour prendre mes extraits et, oh surprise, je n’ai pas vu le cadeau d’anniversaire que tu me fais chaque année. J’ai pensé que, vu ton âge, tu avais peut-être eu un trou de mémoire ». Tûûût, tûûût, tûûût.

16/02/2008

Tûûût 05. Cherche à expliquer à maman

« Allo, maman ». « Encore toi. Deux fois en une semaine ! Tu vas faire exploser les statistiques annuelles ». « Ben. Heuuu ». « Lucienne, termine le mots-croisés sans moi, je crois que ça va être long ». « Heuuu ». « Lucienne, tu peux aussi commencer celui de Femmes d’Aujourd’hui ». « Heuuu ». « Lucienne, ce soir, quand tu t’en vas, referme bien la porte ». « Heuuu ». « Ecoute, idiot. Je sens que dans dix minutes je vais devoir aller faire pipi. Dis-moi tout. Maintenant ». « Et bien, hier, heuuu ». « Lucienne, ça recommence, mon fils a rayé son disque ». « Allo, maman ». « Idiot, ça, tu l’as déjà dit. Plus que huit minutes. Non mais ». « Hier, Gérard m’a dit que je m’y suis mal pris en te proposant de te présenter à la foire aux antiquités. J’aurais du te dire qu’il y avait un endroit couvert, sans chien, sans crotte de chien, qui sent bon la cire, avec très peu d’enfants qui courent dans les jambes, que j’avais une entrée gratuite pour toi, rien que pour toi, parce que moi, les endroits avec des petits vieux qui traînent la patte devant de vieilles casseroles, ce n’est pas de mon âge ». Tûûût, tûûût, tûûût.

12/02/2008

Tûûût 04. Cherche à sortir maman

« Allo, maman ». « Et bien, ça alors. Lucienne, un miracle, mon fils me téléphone ». « Ben, heuuu, oui ». « Tu as besoin d’argent ? ». « Oui, heuuu, non non, ce n’est pas pour ça ». « Tu veux savoir comment repasser les cols de tes chemises ». « Heuuu, ça aussi, mais non, pas pour ça ». « Lucienne, ce n’est pas un miracle. Mon fils me téléphone et il ne sait pas pourquoi ». « Si, si, maman, j’ai la publicité devant moi ». « Encore des trois pour le prix de deux, sans doute. Tu en manges un et les deux autres s’empilent dans ta cave ». « Heuuu, non, non, c’est pour la foire aux antiquités, j’ai reçu une entrée gratuite. Si Lucienne paye son entrée, vous irez chacune à moitié prix ». « Parce que tu penses que je vais donner une demi place à Lucienne, peut-être ». « Allo, maman, tu parles trop bas ». « C’est toi qui es trop bête. Et pourquoi j’irais faire la foire ? ». « Ben, heuuu, je me disais que tu devrais sortir plus souvent et voir des choses de ton âge ». « Goujat ». « Heuuu, où ça, dis tu ? C’est à Namur ». Tûûût, tûûût, tûûût.

25/01/2008

Cherche à remercier Rafaël

Hier, 24 janvier, j’ai expliqué mon absence des blogs. Rafaël, de http://carpe-diem-lbsp.skyblogs.be/ et qui n’en rate pas une, a écrit ceci en commentaire :

 

Pourtant, Nadine avait la solution ! Elle a toujours des menottes dans son sac. Si tu avais exploré un peu plus la chambre du 64, tu aurais pu t'attacher avec et faire la une des journaux : "Le célèbre Biglodion retrouvé séquestré dans un nouvel immeuble. L'homme menotté, visiblement perturbé, n'a pu que prononcer 'heuuu, gamin, raviolis, Kiki ou encore Gérard'. La police a lancé des recherches sur un gamin nommé Gérard Kiki, un activiste italien semble-t-il. Affaire à suivre..."

 Je suis donc retourné à l’immeuble pour vérifier la chambre de l’appartement 64. Le vendeur a exigé de m’accompagner. « Vous êtes déjà venu ? ». « Heuuu, non non, pourquoi ? ». « Vous êtes sûr ? ». « Heuuu, oui, oui, pourquoi ? ». « Alors, pourquoi voulez-vous voir l’appartement 64 ? ». « Heuuu, je fais de la chiffrologie ». « Ah. Et c’est douloureux ? ». « Non, ce sont des calculs ». « Les calculs, c’est douloureux, non ? ». « Non, il faut la bosse ». « La bosse ? Vous avez un gros calcul ? ». « La bosse des maths. 64, c’est 6 et 4. 6 moins 4, c’est 2. 2 plus 6, c’est 8. 6 plus 4, c’est dix. Arrêtez-moi parce que si je vous explique la chiffrologie, on sera demain matin quand j’aurai fini. 69, c’est différent. 9 moins 6, ça fait 3. On ne sait pas faire 69 à 3, c’est le triangle des bermudas. Et puis ce n’est pas pair. Et moi, j’adore les paires, surtout celle de Nadine ». « Dites-moi, honnêtement, vous êtes déjà venu, hein ? ». « Heuuu, non non, pourquoi ? ». « C’est que, on ne sait pas ce qui s’est passé dans le 64 mais on vous fait une promotion de 10 pourcent si vous le prenez tel quel ». « Heuuu. Ah bon. Pourquoi ? ». « Le lit est défoncé, les draps sont déchirés, les tentures sont arrachées ». « Ah, le salaud, dites-moi qui c’est ». « Dites, vous êtes vraiment sûr que vous n’êtes jamais venu ici ? ». « Heuuu, non non. En fait, maman est âgée, elle vient de gagner la rue Neuve au Monopoly avec sa copine Lucienne et qui sait, un jour, hein, l’héritage, hein, l’appartement 64 ». « Dites-moi, une dénommée Lucienne est venue visiter l’appartement ? ». « Heuuu, non, ça, je peux le jurer, non. Mais pourquoi devons-nous monter par les escaliers jusqu’au 6ième étage ? ». « Parce qu’un imbécile a rempli l’ascenseur avec des cadavres de bouteilles de champagne ». « Ah non, pas du champagne, du vin mousseux, qui donne la chiasse, j’en sais quelque chose ». « Vous étiez là ? ». « Heuuu ». Ma chance a été qu’il était gros comme un vendeur d’appartements et que, dans l’escalier, il n’arrivait pas à prendre les virages. Il me reste un regret : je n’aurai jamais vu dans quel état Nadine pouvait mettre un appartement neuf.

Merci à Rafaël de
http://carpe-diem-lbsp.skyblogs.be/

15/01/2008

Cherche à revoir maman

Hier je suis allé chez maman. « Bonjour, maman ». « Bonjour, monsieur ». « Ah zut, Alzheimer a encore frappé ». « S’il a frappé, c’est un imbécile. Il y a une sonnette, non ? ». « Oui madame, heuuu, oui maman ». « C’est toi, triple idiot ? ». « Ben, heuuu, oui maman ». « Avec un nez rouge et un bonnet d’âne, mi janvier ? ». « Oui, maman ». « Tu es déjà prêt pour Halloween ? ». « Heuuu, bonne année, maman. Regarde ce que je t’ai apporté. C’est pour mettre dans l’eau. C’est de l’anisette ». « Je ne peux pas à cause de mes médicaments ». « Je t’aiderai à finir la bouteille ». « Qu’as-tu pris comme résolutions cette année ? ». « Heuuu, varier mon alimentation, soigner mon cholestérol, heuuu, apporter mes piles usagées au supermarché, nettoyer la cave, heuuu, changer de slip tous les deux jours, heuuu ». « Et ton lustre, y as-tu pensé ? ». « Le lustre ? ». « Tu vois encore clair avec toutes les poussières qui s’accumulent ? ». « Heuuu ». « Et soigner tes plantes d’appartement ? ». « Ben, heuuu, je n’en ai plus, je crois qu’elles ne se plaisent pas chez moi ». « Tu te plairais, toi, en plein désert ? ». « Heuuu ». « A propos de désert, je vois que tu as terminé l’anisette ». « Heuuu ». « Dans dix minutes, Lucienne vient faire un monopoly ». « Ben, heuuu, je vais te laisser le temps de te faire une beauté ». « Un conseil mais tu n’en feras qu’à ta tête : enlève ton déguisement stupide pour sortir d’ici ». « Au revoir, maman, bon monopoly ».

14/01/2008

Cherche à appeller maman

« Soufflez dans l’alcootest, je vous prie ». « Heuuu, ça ne fait pas péter, j’espère, hein ». « Soufflez dans l’alcootest, je vous prie ». « Parce qu’un jour, en gonflant un ballon pour mon petit neveu j’ai eu une fuite à l’arrière ». « Soufflez dans l’alcootest, je vous prie ». « Attention, ça va péter ». « Chef, chef, venez voir, il n’a pas bu ». « Qui ça ? ». « Le type au nez rouge ». « S’il n’a pas bu, tu dois le relâcher, c’est le règlement ». « Mais le nez rouge, chef. En plus, il a un bonnet de père Noël sur la tête. Nous sommes le 14 janvier. Je fais une enquête ? ». « Si ça t’amuse ». « Quidam, avez-vous un alibi pour le nez rouge ? ». « Heuuu, je vais chez maman pour lui souhaiter la bonne année. C’est pour me mettre dans l’ambiance. Si vous êtes encore ici dans un quart d’heure, quand je repasserai, vous pourrez me refaire souffler. Chez maman, il n’y a que de l’eau. Et même pas de la pétillante ». « Et la bouteille d’anisette que je vois sur le siège passager ? ». « C’est pour offrir à maman. Elle n’en boit pas mais sans ça je ne digère pas son eau ». « Chef, chef, le type au bonnet et au nez rouges, il va souhaiter la bonne année à sa mère le 14 janvier. C’est un ingrat. Je l’embarque ? ». « Non, surtout pas, il y a une loi sur la protection des minorités. Alors, un nain gras, tu imagines ».

05/01/2008

Cherche à vous la souhaiter bonne

Nous sommes le 5 janvier. Maman vient de téléphoner. Pour un oubli. « Sais-tu en quelle année nous sommes, triple idiot ». « En 2008, maman. Tu fais un jeu concours dans Femmes d’Aujourd’hui ? ». « Et que ce passe-t-il début 2008 ? ». « Oula, ça se complique. Tu as acheté Mode et Travaux ? ». « Tu as de la chance que j’aie un téléphone sans fil sinon je tirerais dessus pour te secouer ». « Attends, je cherche. 2008, année bissextile mais ça n’empêchera pas la Noël de tomber un 25 décembre. Dis, le concours, c’est dans Sciences et Avenir ? ». « Ecoute, ce sera ma dernière question ». « Enfin ! ». « Qu’as-tu dis, triple idiot ? ». « Heuuu, j’ai faim ». « Tu ne penses qu’à manger alors que depuis cinq jours tu aurais pu me souhaiter une bonne année ». « Heuuu, bonne année, maman. Et bonnes lectures ». Tûûût, tûûût, tûûût. Maman a raison. Nous sommes le 5 janvier. Et je ne vous ai pas encore souhaité une année de bonne humeur, avec juste ce qu’il faut de petits tracas pour encore mieux apprécier les bons moments. Et je n’ai pas remercié celles et ceux qui m’ont fait éclabousser le clavier l’année dernière. En fait, heuuu, je lis les commentaires en buvant mon café. Et quand j’éclate de rire le café part tout seul. J’ai du créer un budget pour les rouleaux d’essuie-tout. Alors, merci et bonne année, bonnes lectures.

11/12/2007

Cherche endroit pour le réveillon

Le réveillon approche, ça urge. Je cherche un endroit calme pour le réveillon, très calme, sans chien, sans enfant, sans musique tonitruante, sans pouêt pouêt et sans cotillon, avec des tables de une personne, avec une nourriture saine et facile à manger, purée, potée écrasée, panade, crème vanille, un endroit avec rien que des vieux, très vieux. C’est pour placer maman.

22/11/2007

Cherche la lettre à Saint Nicolas

« Allo, maman, c’est bientôt Saint Nicolas ». « Et alors, grand dadais ? ». « J’ai fait ma liste ». « C’est plus grave que je ne pensais ». « Tu es malade, maman ? ». « Non, toi, idiot ». « Heuuu, veux-tu voir ma liste, maman ? ». « Non. J’en ai aussi fait une ». « Ah, tu joues encore à la poupée ? ». « Idiot ». « Tu as mis quoi, alors ? ». « Tu veux que je te la lise ? ». « Oh oui, oh oui, oh oui ». « Oh, Grand Saint Nicolas, apportez-moi quelqu’un capable de déboucher mon évier, quelqu’un qui n’a pas le vertige sur un tabouret et qui ne se débine pas quand je demande de remplacer une ampoule du lustre du salon ». « Mais, c’est moi, ça, maman. Pourquoi parles-tu de moi à Saint Nicolas ? ». « Qui sait ! Il va peut-être faire un miracle ».

05/11/2007

Cherche à être de la fête

Le plus bôôô, de tous les tangos du mooonde, c’est celuîîî, que j’ai dansé dans vos braaas. Maman a 80 ans. Elle veut que je l’accompagne samedi au mariage de Lucienne, 78 ans, et de Gilbert, 81 ans. « Il y aura un karaoké pour les jeunes, c’est de ton âge » m’a dit maman. « Mais ne vient pas faire des zim boum de musique de singe ». Le plus bôôô, de tous les tangos du mooonde, c’est celuîîî, que j’ai dansé dans vos braaas.

02/11/2007

Cherche la recette

« Allo, maman ». « Ici, SOS débile. Je vous écoute ». « Non, hein, maman, houhou, c’est moi ». « Je le sais bien, triple idiot ». « Maman, c’est important, j’ai acheté un potiron pour faire de la soupe pour des amis. C’est pour fêter Halloween. Comment fait-on de la soupe au potiron ? ». « Stupide question, idiot. C’est comme la soupe de carottes ». « Heuuu, maman, comment fait-on la soupe de carottes ? ». Tûûût, tûûût, tûûût.

01/11/2007

Cherche maman

« Allo, maman ». « Ici, la sorcière, vous parlez à un répondeur, triple idiot. Si vous avez quelque chose à demander, raccrocher. Si c’est intelligent, dites-le après le bip sonore. Bip ». « T’es qui là ? C’est toi, maman ». « Non, idiot, c’est le répondeur. Bip ». « Bonjour, monsieur. Pouvez-vous appeler maman ». « Je transmettrai votre message. Bip ». « Dites-lui qu’hier je l’ai traitée de sorcière parce qu’elle pique quand je l’embrasse ». « Triple idiot, ici ta mère. Je ne pique plus, je me rase. Si tu venais plus souvent tu le saurais ». « Heuuu ». Tûûût, tûûût, tûûût.

31/10/2007

Cherche la sorcière

« Allo ». « C’est la sorcière ? ». « Fils d’imbécile, je t’ai reconnu. C’est ainsi que tu oses parler à ta mère ». Tûûût, tûûût, tûûût. « Allo, maman ». « Encore toi, triple idiot ». « Excuse-moi, maman, j’ai du faire une fausse manoeuvre, ça a fait tûûût tûûût tûûût ». « La fausse manœuvre c’est quand je me suis laissée faire par ton père ». « Heuuu, ah bon. Je ne me rappelle pas ». « Idiot. Parle peu, parle bien, je suis occupée d’acheter la rue Neuve ». « La rue Neuve, à Bruxelles ! Avec les magasins de parfums, de hamburgers. Tu achètes la rue Neuve, maman, c’est fou, ça ». « Mais tu n’hériteras de rien du toi ». « Maman, ne bouge pas, j’arrive te faire un gros bonjour. Heuuu, j’ai une boîte d’ananas en rondelles. Tu aimes les ananas ? ». « Lucienne, je n’en peux plus. Explique à ce demeuré que nous jouons au monopoly ». Tûûût, tûûût, tûûût.

08/10/2007

Cherche à contacter Lucienne

Lucienne, je sais que ton petit-fils a un ordinateur et que tu tripotes dessus puisque maman, du haut de ses 80 ans, m’engueule quand je mets des bêtises sur mon blog. C’est donc toi qui lui raconte. Lucienne, tu sais aussi que maman a un téléphone avec les noms des correspondants qui s’affiche. Quand c’est moi qui téléphone elle ne répond pas et laisse aller son répondeur « Je suis chez Lucienne, na na na, et bonne année ». Lucienne, j’ai compris pourquoi maman est fâchée : je viens de retrouver le cadeau de nouvel an que je comptais lui envoyer par la poste. J’ai oublié. Qu’elle ne vienne surtout pas le chercher, il y a du désordre dans l’appartement.

27/09/2007

L'anniversaire de maman

« Allo, maman, bon anniversaire ». « Hé bé, tu es six mois à l’avance ou tu as six mois de retard ? ». « Heuuu, ben, heuuu, quand on aime on ne compte pas, na ». « Fils d’imbécile, que veux-tu ? ». « Aimes-tu les champignons ? ». « C’est ta question ? ». « Ben, heuuu, oui ». « Ne m’apporte surtout pas des champignons que tu as cuisiné ». « Ben, heuuu, non. C’est en ravier, cette semaine le troisième est gratuit au supermarché. Ce sont des beaux, ronds, blancs. Mais c’est difficile de jouer au golf dans l’appartement, ils ne roulent pas bien ». « C’est franchement du n’importe quoi ! Et le persil, tu t’en remplis les oreilles et les narines ? ». « Heuuu, non, pourquoi ? ». « Idiot. Ton parcours de golf, tu le délimites avec des frites ? ». « Heuuu, oui, des surgelées. Comment le sais-tu ? ». « Enfin ! Une lueur d’intelligence. Des frites cuites et grasses te feraient glisser et tomber. Et les trous, tu les fais dans le carrelage ? ». « Ben, non, hein, maman. Je prends une boîte de raviolis vide et je mets une planche à pain comme tremplin ». « C’est stupide. Et alors ? ». « Ben, heuuu, quand la porte vitrée du balcon est fermée, paf, beldjioum ziro, il faut que je pense à fermer la bouche ». « Vas dormir ». Tûûût tûûût tûûût.

26/09/2007

L'anniversaire de papa

« Allo, maman ». « Ah, c’est toi, fils d’idiot ». « Heuuu, oui. Maman, aujourd’hui c’est la date anniversaire de papa ». « J’espère qu’il est bouffé par les vers, celui-là ». « Heuuu, maman, je compte aller porter des fleurs au cimetière, je me disais qu’on pourrait partager les frais, couper la poire en deux ». « La poire, la poire, non mais, j’ai été sa poire assez longtemps. C’est pour ça que tu me téléphones ? ». « Ben, heuuu, oui ». Tûûût tûûût tûûût.

23/09/2007

L'aaniversaire de Lucienne

Aujourd’hui c’est l’anniversaire de Lucienne. Nulle, connasse, débile, vieille, déshydratée, l’amie de maman, celle qui est connectée à internet et qui montre à maman tout ce que j’écris sur les blogs. Salope, vieille carcasse, débris, je te souhaite un bon anniversaire. Que Dieu te garde longtemps. Pour ne pas empoisonner la terre du cimetière. Bon anniversaire, Lucienne.

17/09/2007

Cherche à nourrir mes amis

« Allo, le supermarché ? ». « Oui, monsieur, je vous écoute ». « Passez moi la poissonnerie ». « Un instant, monsieur ». « La poissonnerie, j’écoute ». « Bonjour, madame, ici Biglodion, client fidèle ». « Que puis-je pour vous, monsieur. ». « Passez moi la dame âgée qui est devant les scampis en promotion ». « Il n’y a pas de dame âgée ici, monsieur ». « Je m’en doutais. En fait, c’est maman. Je parie qu’elle a rencontré une copine et qu’elle papote ». « Monsieur, que puis-je pour vous ? ». « Quand elle arrive, dites lui de prendre 4 scampis en plus ». « Mais, monsieur ! ». « Si, si, c’est important, ce soir il y a Gérard et Nathalie et Albert et Josette qui viennent manger ».

22/06/2007

Cherche toilettes en urgence

« Bonjour, maman ». « Ah, c’est toi, idiot, il est temps ». « Heuuu ». « Tu sais, la fête des mères, c’était il y a plus d’un mois ». « Heuuu ». « Tu viens parce que tu as oublié d’acheter des œufs et que tu veux te faire une omelette, c’est ça ? ». « Heuuu, je viens pour une urgence, maman ». « Une urgence, laisse moi rire ». « C’est urgent, maman ». « C’est ça, tes raviolis sont en train de brûler et tu viens me demander comment éteindre la cuisinière ? ». « Heuuu, maman, les toilettes sont bouchées et je, heuuu, c’est urgent ». « Tu reviendras quand tu te seras soulagé ». Vlan. Je cherche une toilette en urgence, pas occupée si possible.

08/06/2007

Cherche un livre d'éducation sexuelle

« Papa, pour les hamsters, hein, tu m’as dit que Kiki et Pipette tournaient dans la roulette, Pipette était devant et Kiki derrière, que Pipette oscillait du cul, ce qui excitait Kiki, que Pipette a freiné sans prévenir et qu’ils se sont télescopés et que Pipette attend des petits, c’est comme ça que tu m’as fait avec maman ? ». « Gamin, je n’ai jamais mis les pieds dans une roulette de hamster ». « Mais alors, papa, tu m’as fait comment ? ». « Heuuu, comme Kiki et Pipette, mais sans la roulette ». « Tu tournais dans quoi, alors, dans la machine à laver ? ». Je cherche un livre d’éducation sexuelle, et vite.

04/06/2007

Cherche mes étrennes en mai

« Maman, quelle surprise ! Et ça a été pour prendre l’ascenseur ? ». « Idiot, tu sais que je suis championne du presse-bouton ». « Et comment t’es arrivée jusqu’à l’ascenseur ? ». « En caddy, un voisin m’a poussé. Ce n’est pas toi qui l’aurait fait, n’est-ce pas ». « Heuuu, si, mais déguisé en Père Noël qui dépose du brol dans les cheminées ». « Du brol, c’est comme ça que tu appelles ta mère, fils indigne ». « Heuuu, t’es venue pourquoi ? ». « Te souhaiter la bonne année, fils indigne, puisque tu n’es pas venu ». « Heuuu, aaaah, ah bon, pas venu ? Mais je t’ai envoyé une carte, petite maman chérie ». « Salaud, fils de salaud, t’es pire que ton père, appelle un taxi, je repars ». « « Et mes étrennes, maman ? ».

28/05/2007

Chercche à marcher droit

Je poursuivais à toute vitesse un camion de pompier. Derrière moi un avion essayait de me dépasser. Que c’est gai le carrousel. J’étais dans un petit navire. Il tournait et il tanguait. J’ai abusé. J’avais pris un carnet pour famille nombreuse : 10 tours plus 2 gratuits. Après une demi-heure de lessiveuse à l’horizontale, j’étais lessivé. Plus moyen de marcher droit. « Maman, regarde, un clown qui fait la toupie ». « Heuuu, non non. Ne regarde pas, c’est un mauvais exemple, c’est un ivrogne ». « Non non, j’étais sur un petit navire et, arrivé au port, j’avais le pied marin mais, sur le plancher des vaches, ça titube ».

23/05/2007

Cherche un slip avec coffre

Driiing. « Bonjour, monsieur ». « Bonjour, maman ». « Aaah, c’est toi, idiot. Tu t’es trompé de sonnette ? ». « Mais non, maman, je suis venu te dire bonjour ». « Tu es malade ? ». « Je vais très bien, je rentre de vacances ». « Où es-tu allé ? ». « Je suis hâlé partout sauf au zizi parce que j’avais mis un mini slip ». « C’est quoi cette cochonnerie ? ». « Ben, un club de vacances, maman ». « Un cleuuub, un cleuuub, tu ne sais pas dire clup’ comme tout le monde ». « Un clup’ de vacances, si tu préfères ». « Et tu y as fait quoi ? ». « Bronzer, bronzer, bronzer ». « Je t’ai demandé ce que tu y as fait, idiot. Bronzer, tu le fais tous les jours, même en hiver, dans ton lit, fainéant ». « Ben, heuuu, il fallait courir avec une cuillère en bouche et un œuf dans la cuillère ». « Doux Jésus, mon fils est devenu fou. Tu as fait des rencontres ? ». « Ben, heuuu, j’ai du quitter le cleuuub, pardon, le clup’, plus tôt que prévu ». « Tu as voulu préparer un repas et tu les as empoisonné ? ». « Ben non, je sortais avec mon collier de perles ». « Quoi, tu mets des colliers de perles, maintenant, ne viens jamais me voir avec un collier de perles, tu as compris ». « Mais, maman, dans le clup’, on paye avec des perles. Donc je sortais avec mon collier de perles, mon porte-monnaie pour pouvoir acheter un nouveau collier de perles quand j’avais épuisé l’autre, mon téléphone portable, deux bouteilles de bière et la clef de ma case ». « Tu as passé tes vacances avec une valise ? ». « Non, hein, maman. Pour avoir les mains libres, j’avais tout mis dans mon slip ». « Et alors ? ». « Heuuu, ça pendait par terre ».

22/04/2007

Cherche une librairie discrète.

« Lucienne t’a vu à la librairie ». « Ah, et tu es fière d’avoir un fils intellectuel, hein, maman ». « Pas du tout, idiot, il paraît que tu es resté une demi-heure devant les couvertures des revues pornographiques ». « Et meeerde ». « A ton âge, des photos de cul, tu n’as pas honte ? ». « Je suis fou ton cul, heuuu, tout confus, je confusionne, je confucius, je le confesse, maman ». « Mais qu’est-ce que j’ai fait au Bon Dieu pour avoir un fils pareil ! A 58 ans ! Que faisais-tu devant ces saloperies, hein ?». « Je dois actualiser mes compétences, maman ». « Tu crois que Lucienne va croire ça, idiot ».