13/04/2007

Cherche à aider maman

« Maman, à qui fais-tu signe au revoir, tu es devant un mur ». « Je ne fais pas signe au revoir, idiot, tu n’as pas vu que je ponce le mur ». « Et ça sert à quoi de jouer les essuie-glaces devant un mur ». « Tu es bien le fils de ton père question bricolage, hein. Lui, à chaque fois qu’il voulait planter un clou, on avait droit à un nouveau passe-plat dans la maison, il tapait n’importe comment et il finissait par trouer le mur ». « Tu vas faire un passe-plat, maman ? ». « Triple idiot, si je fais un passe-plat en ponçant je serai centenaire avant d’avoir fini, je vais repeindre la cuisine et, avant, je ponce ». « Dis, maman, dans tes copines, y a pas une vieille de ton âge qui a Parkinson ? ». « Tu es idiot et sot, en plus ». « Mais, maman, elle ferait ponceuse vibrante ».

07/04/2007

Biglodion cherche (2)

Biglodion cherche (2)

100.000 visites, 100.000 mercis. Pour fêter ça, je vous livre quelques paquets d’annonces déjà publiées et regroupées par thèmes : le gamin, maman, les rencontres, le supermarché, etc. C’est un peu mon « biesse tof » personnel. N’hésitez pas à me faire connaître le vôtre. Bon amusement. Amitiés.

Cherche cohabitante

J’ai cru faire une bonne affaire au marché en achetant douze slips pour le prix de huit. Erreur. Ils sont beaucoup trop larges à l’usage. Ils tombent. Je marche comme un canard homosexuel, un petit coup de derrière à droite, un petit coup de derrière à gauche. Je n’ai plus qu’à faire coin coin pour paraître naturel. Ou alors, je fais le phoque : honk, honk, honk et je bats des mains. Au parc communal, d’accord, mais au supermarché, en poussant un caddy, honk, honk, honk, ça pas être possibeul. Quand je remonte mes slips trop larges sur mes épaules pour avoir les mains libres pour tenir le caddy, je suis trop serré du, de la, des, disons, des bijoux de famille. Je dois faire des pointes. Avec les pieds. Comme une danseuse. Nouréev au supermarché. Tapetipetap ploum ploum, tapetipetap ploum ploum, les balais du vingtième siècle. J’ai essayé, j’ai eu la sécurité du supermarché sur le dos. Rien que sur le dos, heureusement. Je ne vais quand même pas utiliser mes slips pour faire du parapente, non. Je cherche cohabitante de slip pour danser la lambada.

Cherche un plan de Liège

« Coralie, tu nous quitte à 81 ans ». Coralie, Coralie, c’est quoi ce truc, je suis venu représenter le service à l’enterrement de Gérard. « Coralie, tu as choisi de rester jeune fille pour élever tes vaches ». Ha , ha, ha, Gérard, élever des vaches, qu’il est con ce curé, Gérard jeune fille, je vais pisser de rire, ha, ha, ha. « Coralie, tu n’es pas seule, un paroissien est là, je lui cède la parole ». Qui ? Moi ? « Heu, Gérard, tu es là, Gérard ? Dans la caisse ». « Mon fils, la douleur vous égare, il s’agit de Coralie ». « Mon père, c’est vrai, je le confesse, je suis égaré, je cherche Gérard, il est mort à Liège, j’ai la couronne offerte par service dans le coffre de ma voiture, où est Gérard ».  Merde, je me suis trompé d’église. Qui peut m’envoyer d’urgence un plan de Liège.

Cherche maman

« Profitez-en, aujourd’hui le cabillaud est à 19,90 euros ». « Pardon, madame, j’ai perdu ma maman ». « Ho, pauvre monsieur, elle avait quel âge ». « Non, non, je l’ai perdue dans le supermarché ». « Ah, vous vous appellez comment, je vais faire un appel ». « Biglodion ». « Avis à notre aimable clientèle, monsieur Bildoguion attend sa maman à l’accueil ». « Non, non ». « Comment, non non ? ». « Vous devez dire ‘le petit Biglodion’ sinon elle ne viendra jamais ». « Avis à notre aimable clientèle, monsieur Petit Bill Godion attend sa maman à l’accueil ». « Passez-moi le micro ». « Non ». « Si ». « Je vais avoir des ennuis avec le directeur ». « Hé, ho, j’ai perdu maman du côté des surgelés, elle a la manie de prendre les paquets de tout en bas parce qu’ils sont plus froids. Elle est peut-être coincée dans la banquise, passez-moi le micro ». « Heu, mais la promo du cabillaud ». « Je m’en charge ». « Mais ». « Y a pas de mais, allez aux surgelés, appelez spéléo-secours ». « Et le cabillaud ». « Allo, un, deux, ça marche ce truc, un deux, vous m’entendez, le cabillaud, m’sieurs, dames, c’est plein de phosphore, dépéchez-vous, maman arrive et va tout rafler, maman, si tu m’entends, ne prends pas de cabillaud, ils le liquident parce qu’il n’est plus frais, maman, reviens, ça suffit, c’est pas des jeux à faire à 80 ans, ah oui, j’oubliais, le cabillaud, m’sieurs dames, caca bibi yoyo, ca bi yo, ca bi yo, hou houuu, maman, reviens, je veux rentrer maison, j’ai pipi, je m’excuse de t’avoir traité de vieille dentelle, cabillaud, m’sieurs dames, si vous retrouvez maman, je vous offre une crevette, di dju, maman, si tu ne sors pas de ta cachette je t’envoie au home, na ». Plus jamais, plus jamais je n’amènerai maman au supermarché.

 

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03/04/2007

Biglodion et la canicule de juillet 2006

La canicule de juillet 2006

100.000 visites, 100.000 mercis. Pour fêter ça, je vous livre quelques paquets d’annonces déjà publiées et regroupées par thèmes : le gamin, maman, les rencontres, le supermarché, etc. C’est un peu mon « biesse tof » personnel. N’hésitez pas à me faire connaître le vôtre. Bon amusement. Amitiés.

 

Vacances à la mère – 1

Et paf, les vacances sont finies. Maman est repartie. Elle a téléphoné au fils d’une de ses amies pour la reconduire en voiture. Je voulais la ramener dans le caddy que j’ai chipé au supermarché mais elle n’a pas voulu : « ah, non, tu vas pousser très vite et ma jupe va s’envoler, ah non ». Tant mieux car si, sur la route, le caddy est très maniable, dans l’herbe ou le gravier, il faut le tirer ! Tirer le caddy, mais aussi maman, ses deux valises, sa machine à coudre et le reste de salade qu’elle veut reprendre pour manger demain car elle dit que je vais la laisser moisir dans le frigo, que ce n’est pas bien parce que j’ai besoin de vitamines naturelles et pas en gellule et que ce n’est pas pour des prunes qu’elle a nettoyé le frigo. L’important : elle est partie. Je vais pouvoir me partager entre ma résidence secondaire, la cave, très fraîche en cette période de canicule, et l’appartement du cinquième pour prendre des douches quand je veux, na. Les détails de mes vacances à la mère suivront les jours prochains.

 

Vacances à la mère – 2

Maman est venue loger dans l’appartement durant ma semaine de vacances. « Puisque tu es seul, c’est le moment de faire ton nettoyage de printemps ». « Mais, maman, on est seulement en été ». « Ton nettoyage de printemps d’il y a deux ans, idiot ». « Mais, maman, c’est la canicule, je suis juste bon à hiberner ». « Vas hiberner dans ta cave, idiot ». Maman et moi avons fait vacances séparées : elle au cinquième et moi au moins un, dans la cave. Et comme ça, pas, ou très peu, de problème de générations. Je voyais maman plusieurs fois par jour : aux repas qu’elle préparait et aussi quand j’avais pipi, ce qui arrivait souvent puisque c’est dans la cave que j’entrepose les casiers de bière. Je n’avais jamais autant voyagé, en ascenseur. « Pipi, pipi, pipi ». « Tu m’as fais peur, idiot ». Et chaque fois, l’aller et le retour. Mais les trajets sont monotones. Alors, à l’aller je m’imaginais au départ dans la fusée spatiale : « Allo, la terre, attention, je vais pousser sur cinq ». Au retour je me prenais pour le commandant Cousteau : « Prêt pour la plongée en bathyscaphe. Fermeture de l’écoutille ». « Tais-toi, idiot ». « A tout à l’heure, maman ». « Chers téléspectateurs, que vois-je ? L’épave d’un sous-marin belge coulé lors de la journée Portes ouvertes. Et là ! Des casiers de bière. Je rends l’antenne ».

 

Vacances à la mère – 3

J’ai passé mes vacances à la cave, vu la canicule, pendant que maman avait envahi l’appartement au cinquième. Parfois, quand je remontais pour faire pipi, elle me donnait une mission : « Vas nous acheter une laitue ». « Heu, c’est quoi,ça ? ». « Demande à la marchande, idiot ». « Mais, maman, là où je vais, il n’y a plus de marchande, il y a des brouettes à quatre roues et il faut se servir soi-même ». « Tu as déjà vu une salade, idiot, et bien achètes une salade ». Hop, ascenseur, puis je partais, en tongs et en chemisette, un casier de bière vide à chaque main. « Bonjour, madame, fait chaud, hein ». Et je revenais, en tongs et en chemisette, avec un nouveau casier de bières à chaque main et le sac avec la salade entre les dents. « Honhour, hahaheu, hait haud, hein ». Hop, ascenseur, moins un pour les casiers, plus cinq pour la salade. « Maman, maman, regarde, avec mon fusil à bouchon j’ai abattu une salade en plein vol ». « Et le sac, idiot, tu l’as aussi abattu en plein vol ? ». « Heuuuu, qu’est-ce qu’on mange ce soir ? ». « Salade, lardons, patates rissolées ». « Mais c’est un trois étoiles de chez Lepneu, ici ». « Je te rappelle pour la niènième fois qu’on ne parle pas la bouche pleine ». Ca, c’était ma chance, maman ne me parlait pas pendant les repas.

 

Vacances à la mère – 4

Maman est venue en vacances dans l’appartement et moi je suis resté dans la cave, vu la canicule. Aujourd’hui, journée nostalgie. J’étais remonté au cinquième pour faire pipi. Elle : « Est-ce que tu vas parfois sur la tombe de ton idiot de père ? ». « Heuuu, oui, enfin, pas loin, à l’entrée du cimetière il y a une fosse pour les déchets verts, j’y porte les couennes de jambon et les croûtes de fromage en tranche ». « Jamais de fleurs sur sa tombe ? ». « Si, si, il y avait un jour une promotion pour des sachets de graines mixed border. j’ai déposé un sachet et je lui ai dit : démerdes-toi, moi j’y connais rien, choisis ce que tu aimes bien ». « Et alors ». « Ben, heu, j’ai reçu un coup de pied au cul pendant que je faisais salamalec comme les musulmans mais je n’ai pas vu de qui ». « T’es musulman, maintenant ». « Ben, heuuu, y avait pas de bénitier, alors je ne savais pas quoi faire ». « Tu es encore plus idiot que lui, idiot ». « Enfin, maman, papa c’est mon père ». « C’est bien ce que je dis. Une fois il m’a eu : par surprise et par une belle soirée d’été. Résultat : toi ». « Hé, hé, hé ». « Et sur ma tombe, tu mettras quoi ? ». « Des salades, maman, des salades, tu les prépares tellement bien ». Maman n’a plus rien dit. Ouf.

 

Pour ceux qui en redemande, la suite des « Vacances à la mère » est accessible via la colonne de droite Archive par jour aux dates suivantes : 27/07/2006, 29/07/2006, 31/07/2006, 01/08/2006, 02/08/2006 et 03/08/2006.

 

02/04/2007

Poissons d'avril de Biglodion (2)

Poisson d’avril (2)

100.000 visites, 100.000 mercis. Pour fêter ça, je vous livre quelques paquets d’annonces déjà publiées et regroupées par thèmes : le gamin, maman, les rencontres, le supermarché, etc. C’est un peu mon « biesse tof » personnel. N’hésitez pas à me faire connaître le vôtre. Bon amusement. Amitiés.

 

Cherche à comprendre ce qui s’est passé

J’ai téléphoné à ma mère : « Allo, maman, je t’invite ». Elle : « Oh, oh, c’est nouveau, ça ». Moi : « Poisson d’avril ». Elle : « J’arrive ». Moi : « Hé, ho, c’est un poisson d’avril, j’ai dit ». Elle a raccroché. Aïe, aïe, aïe, aïe, aïe, elle va débarquer, elle va voir les souris et les crèpes collées au plafond. J’ai du gaffer. Je cherche à comprendre où est l’erreur.

 

Cherche le prix d’une vache sur pied

Hier après-midi, premier avril, grimés, avec deux copains nous nous sommes fait passer pour des représentants du ministère de l’agriculture et nous avons sonné à la porte d’un pote qui habite à la campagne : « Bonjour, Monsieur, il est revenu aux grandes oreilles du ministre que vous élevez des moutons avec beaucoup d’amour ». « Ben, heu, oui, pourquoi ? ». « Vous avez été primé et regardez, derrière nous, une vache, Marguerite, c’est le premier prix, elle est à vous ». « Germaine, Germaiiiiiine, viens voir, la famille s’aggrandit ». Je vous le donne en mille : il a fait rentrer la vache chez lui, le salaud. Il l’a baptisée au mousseux et nous on a juste eu droit à une limonade et encore il a fallut qu’on insiste du genre ah, les émotions ça donne soif. Nous n’avons jamais osé lui dire que la vache était un poisson d’avril. Une heure après nous étions en train d’expliquer la boulette au fermier qui nous avait loué la vache pour une demi-journée. Il nous réclame un prix gastronomique : autant de kilos de steack, gnagnagna, autant d’entrecôtes, gnagnagna, autant de carbonnades, gnagnagna, autant de kilomètres de saucisse pur boeuf, gnagnagna, autant de spirales de chipolata, gnagnagna, autant de faux-filet, petit-nerf, pelé, plate-cuisse, aiguillette, grosse-cuisse, jarret. Vous le saviez, vous, qu’il y a tout un supermarché dans ce quadrupède à quatre pattes sensé faire du lait ? Quand le fermier a encore ajouté une queue, une langue, une descente de lit en cuir naturel, j’ai vu rouge et je lui ai dit de ne pas oublier les magrets, le waterzooï et les cuisses de grenouille. Il voulait les ajouter à sa liste. Bref, nous nous sommes fait couillonner. Nous cherchons à connaître le prix d’une vache, une vraie, sur pied, pas une en pièces détachées dans des barquettes.

 

Cherche la revanche qui se mange comme un plat froid

Le premier avril, en revenant du bureau, je me suis retourné au moins vingt fois : rien derrière. Et pourtant, j’avais l’impression d’être suivi par un vieux vélo. Pas de vélo. Le bruit turlupinait dans ma tête et je fus distrait et me trompâtes de chemin. C’est en demi tournant que je vis que ces connards de débiles de collègues avaient attaché un vieux poêlon en aluminium à ma mallette. J’ai pris des couleurs, surtout du rouge, sur les joues. Je suis rentré à la maison la mallette à la main et le poêlon dans l’autre. Ce n’est qu’en rentrant que j’ai vu qu’ils avaient collé dans le dos une affichette « Just married » dans le dos de mon imperméable. Bandes de cons. Hé, c’est le trajet que je fais tous les jours, je suis connu. Je vais faire l’innocent au bureau, je ne dirai rien. Mais ma vengeance sera terrribble, avec trois r et deux b. Le pire, c’est que je dois attendre un an pour le prochain poisson d’avril. Je prépare mon coup, donnez-moi des idées.

11/03/2007

Biglodion au supermarché (1)

Biglodion au supermarché (1)

100.000 visites, 100.000 mercis. Pour fêter ça, je vous livre quelques paquets d’annonces déjà publiées et regroupées par thèmes : le gamin, maman, les rencontres, le supermarché, etc. C’est un peu mon « biesse tof » personnel. N’hésitez pas à me faire connaître le vôtre. Bon amusement. Amitiés.

Cherche les veinards de la caisse deux

Chers clients, nous mettons la caisse deux à votre disposition. Moi, quatrième à la caisse douze, je débraye, j’enclenche la marche arrière, hop, la marche avant, demi-tour, vroum vroum le caddy et je me retrouve cinquième à la caisse deux. Pourquoi ce sont TOUJOURS les mêmes qui, hop, arrivent juste au moment où on ouvre la caisse deux. Sixième sens ? De mèche avec la chef caissière ? Gros clients ? Je demande aux veinards de la caisse deux de se faire connaître et de me refiler le truc.

Cherche à vous aider au supermarché

Distrait de naissance, j’oublie de prendre les sacs payants recyclables qui sont dans le coffre de ma voiture quand je vais au supermarché. Pour me consoler, je me dis que c’est normal puisque je ne sors jamais de l’auto par le coffre. Je ne peux quand même pas les coller sur le pare-brise, non. Donc, j’en achète de nouveaux. J’en ai déjà deux cent dix-sept, dans le coffre, presque tous comme neufs. Si vous êtes une famille très très nombreuse, je vous les prête pour faire vos courses.

Cherche quelqu’un pour amener ma maman

Vous étiez splendide, au supermarché, à la caisse douze. J’étais à la caisse huit, coincé entre le gros cul d’une mèmère à chachats et son caddy plein de barquettes et une nerveuse qui me rentrait dans les fesses avec le sien. - - - J’ai vu un micro sur une tablette près de la caisse : Allo, ici caisse huit. Caisse douze, vous m’entendez ? - - - La chef caissière s’est amenée (1) : Monsieur, veuillez lâcher le micro, il est réservé à la chef caissière pour les enfants perdus et les promotions. - - - Moi, dans le micro (1) : Allo, allo, je suis perdu à la caisse huit, j’appelle la caisse douze. Le cabillaud est en promotion et aussi les sardi ... Argllll, vous m’étranglez. - - - La chef caissière (2) : Chers clients, il n’y a pas de promotion sur le cabillaud aujourd’hui. Nous mettons la caisse cinq à votre disposition, le temps de déboucher la caisse huit. - - - Moi, dans le micro (2) : Hop, j’ai attrapé le micro. Chères clientes, incroyable, je suis au rayon chaussures, il n’y a que des pieds gauches. Chères clientes, ... , il faut que je me cache. Allo, la caisse douze ? - - - La dame de l’accueil, dans son micro (1) : Appel 22, appel 22, quelqu’un l’a vu derrière les frigos avec les petits yaourts. Chers clients, nous vous souhaitons une bonne journée et vous rappelons qu’aujourd’hui les oeufs de Pâques en chocolat sont à cinquante pourcent. - - - Moi, dans le micro (3) : Non, non, je ne suis pas dans les yaourts. Hé, hé, hé. - - - La dame de l’accueil, dans son micro (2) : Appel 24. Tous les bouchers, fouillez les viandes. Chers clients, les oeufs de Pâques en chocolat sont exceptionnellement à moins soixante pourcent, profitez-en. - - - Moi, dans le micro (4) : Et la chipolata, elle est à combien ? Hé, hé, hé. - - - La dame de l’accueil, dans son micro (3) : Ta gueule. Chers clients, tout va bien. Nous vous remercions pour votre visite et, s’il vous plait, veuillez mettre vos articles sur le tapis roulant, nous n’avons pas d’autre caissière disponible. Nous vous rappelons la promotion sur le cabill, ..., pardon, sur les oeufs de Pâques en chocolat. - - - Moi, dans le micro (5) : Coucou ! Hé, hé, hé. - - La dame de l’accueil, dans son micro (4) : Appel à toutes les unités. La lingerie. Fouillez la lingerie. Chers clients, nous vous remercions pour votre visite. Allez, hop, dehors. Vite, ça bouchonne. Chers clients, au plaisir de vous revoir. - - - Moi, dans le micro (6) : Chères clientes, nous allons procéder à une coupure générale de l’électricité. Veuillez remettre tous vos articles dans les rayons et sortir en rang par deux. Hé, hé, hé. Allez, hop, une, deux, une, deux. - - - La dame de l’accueil, dans son micro (5) : Chers clients, nous vous remercions pour avoir applaudi l’humour du directeur de votre supermarché. Mais ce n’est pas de l’humour et ce n’est pas le directeur. Chers clients, pour tout achat de dix euros ou plus, vous recevez deux oeufs de Pâques en chocolat si vous mettez moins de deux minutes pour passer à la caisse. - - - Moi, au gsm : Allo, maman, viens me chercher, je suis dans le bureau du directeur du supermarché. J’ai fait une rencontre mais ça a raté. Viens vite, ils ont planqué le caddy et les surgelés commencent à fondre.

 

11/02/2007

Cherche mon fils

« Chers visiteurs du salon des vacances, le petit, heuuu, comment tu t’appelles ? ». « Ouiiiiiiin ». « Comment tu t’appelles, dis moi ? ». « Ouiiiiiiin ». « Qu’est-ce qu’on fait, chef ? ». « Torture le, il finira par parler ». « Ecoute, si tu ne dis pas le nom de ton papa, je mange tous tes chewing gum ». « Ouiiiiiin, papa c’est Biglodion ». « Et tu es d’où ? Près de où habites-tu ? ». « Du plan incliné de Ronquières ». « Et quand ton papa parle de ta maman, il dit quoi ? ». « Il dit que c’est la mal baisée ». « Chef, c’est un fils de noble, je fais quoi ? ». « Fais un appel ». « Chers visiteurs du salon des vacances, Môssieur Biblodion du Plan de Ronquières de Lamalbaisée est prié de se rendre au patio pour nous débarrasser, pardon, pour reprendre son fils ».

05/01/2007

Cherche à faire une salade

Driiing. « Quoi, maman, toi ici, qu’est-ce qui t’a pris ? ». « J’a pris l’ascenseur, idiot ». « Mais, heuuu, aaah, heuuu, quelle surprise. Pourquoi ? ». « Si tu ne vas pas à la mère, la mère ira t-à toi ». « à la gare d’Heer, maman, c’est si tu ne vas pas à la gare d’Heer, Heer-Agimont, près de la frontière française ». « Qui te parle de gare, idiot, tu sais bien qu’à mon âge je ne prends plus le train ». « Alors tu prends l’ascenseur, hein ». « Idiot. Tu sais quel jour nous sommes ? ». « Vendredi ». « Nous sommes le cinq janvier ». « Oui. Oui, maman, nous sommes le cinq janvier, toute la journée ». « Alors il est normal que je m’inquiète, ça fait cinq jours que tu as uriné dans la camionnette de la police au lieu de souffler dans l’alcootest ». « C’était un malentendu ». « Non, idiot, tu n’es pas un malentendant, tu es un mal comprenant, un idiot, quoi ». « Ben, heuuu, je vais préparer le repas de midi. J’ai justement une boîte de raviolis en promotion trop grande pour moi tout seul ». « Il n’est pas question que j’avale tes saloperies en boîte. Je mangerai ici quand tu auras appris à accommoder une salade ». Je cherche un mode d’emploi pour salade, facile si possible.

04/01/2007

Cherche une bonne excuse

« Allo, maman ». « Ah, tu vis encore ». « Je te souhaite une bonne année ». « Ah oui, quelle année ? ». « Maman, t’as attrapé Al Zaïmeur ou quoi ? 2007, voyons ». « On est le quatre ». « Ben oui, maman, on est le quatre, ton calendrier est à jour ». « Idiot. Et c’est un quatre janvier qu’un fils souhaite la bonne année à sa mère ! Fils indigne. ». « Ben, heuuu, j’ai été fort occupé ». « Occupé à désaouler, sans doute ». « Ben, heuuu, non, non, j’ai fait un test d’urine ». « Tu es malade ? ». « Non, non, maman, heuuu, autant que tu le saches, je devais souffler dans un alcootest mais je me suis trompé, j’ai fait pipi dans la camionnette des flics ». « Triple idiot. Et ça t’a pris quatre jours pour faire pipi ! Tu te prends pour la cascade de Coo, hein ». « J’ai du me cacher ». « Et ils t’ont retrouvé, je parie ». « Mais, maman, tu devines tout ». « Idiot, tu as certainement du montrer ta carte d’identité ». « Je ne sais plus ». « Tu vois, c’est bien ce que je disais, tu étais saoul ». « Heuuu ». « Merci pour la boîte, je vais m’en servir pour ranger mes extraits de compte ». « Mais, maman, la boîte, c’est la boîte de la Poste, pour emballer ton cadeau, ça t’a fait plaisir ? ». « Idiot, tu penses qu’à mon âge je vais ouvrir une librairie ? ». « Ben non, heuuu, pourquoi ? ». « Pourquoi, idiot, parce que c’est la quatrième année que tu m’envoies un dictionnaire du Scrabble par la Poste ».

02/11/2006

Cherche un hangar chauffé

"Allo". "Ah, c'est toi, maman, que ce fait-ce ?". "Es-tu allé au cimetière fleurir ton imbécile de père ?". "J'ai fait comme tu as dit, maman, j'ai acheté une bruyère à deux euros". "Et alors ?". "Bêêê, heuuu, j'avais l'air tellement ridicule avec la petite plante que je l'ai mise sur la tombe d'un ancien combattant de 14-18 qui n'avait rien". "Tu as bien fait. Ton imbécile de père ne m'a jamais offert de fleurs de son vivant, je ne vois pas pourquoi il en aurait maintenant qu'il est raide". "C'est pour dire ça que tu téléphones, maman". "Non, idiot, tu as vu le thermomètre ?". "Je vais bien, maman, je ne me suis pas mis le thermomètre dans le derrière". "Idiot, la température extérieure". "Ben oui, il va geler, et alors, c'est normal, on est en novembre". "Idiot, tu n'as rien compris, les pomponettes des cimetières vont geler, elles seront perdues, loues une camionnette et vas les chercher toutes, mets les dans ton appartement, tu les arroses et, dans un an, tu installes un stand près du cimetière". "Maman, à 80 ans, tu as encore tous tes neurones, hein". Je cherche un grand hangar chauffé pour y mettre 2 à 3.000 pomponettes pendant un an.

31/10/2006

Cherche à trouer le potiron

"Allo, je suis bien chez la sorcière". "Je t'ai reconnu, idiot, tu n'as pas honte de traiter ta mère de sorcière". "Hè, hè, hè, c'est à cause de la moustache, hè, hè, hè". "Dis-moi bonjour poliment ou je raccroche". "Bonjour, maman, c'est Halloween aujourd'hui". "Allo, qui ?". "C'est la fête des citrouilles et des sorcières". "Idiot, demain, c'est la Toussaint, tu as pensé à une bruyère pour ton père ? J'en ai vu des petites à 2 euros". "Non, mais j'ai acheté un potiron et je n'arrive pas à le couper. J'ai déjà cassé trois couteaux". "Idiot, un potiron, mais tu vas avoir de la soupe pour tout l'hiver avec un potiron. As-tu pensé aux oignons ?". "Pour mettre où ?". "Pour tes trous, quels trous, idiot, pour la soupe". "La soupe, quelle soupe ?". "Ton potiron, idiot, ce n'est quand même pas pour mettre sur la tombe de ton père". "Heuuu, je veux faire une citrouille avec le potiron". "Tu ne vas quand même pas gaspiller de la nourriture, idiot.". "C'est pour mettre une bougie dedans et mettre sur l'appui de fenêtre, pour éclairer la rue". "Et tu crois que tu vas éclairer la rue depuis ta fenêtre du cinquième étage, idiot. Mets un poireau, ce sera la même chose. Et s'il tombe dans la rue, ça ne fera pas des blessés". "Heuuu, ah, heuuu, un poireau ?". "Fais comme tu veux, je dois partir chez Lucette, elle m'attend pour le café". Qui peut me dire comment trouer la peau à cette saloperie de potiron.

23/10/2006

Cherche à échanger des chaussettes

"Allo, maman". "Ca alors, c'est toi qui me téléphone, que se passe-t-il ?". "Ben, heu, j'ai besoin d'un conseil". "Ah, ah, tu vas enfin essayer de préparer une salade, c'est ça". "Non, maman, un conseil vestimentaire. J'ai acheté des chaussettes". "J'espère bien que tu ne marches pas pieds nus, idiot". "C'est que, heuu, j'ai acheté des chaussettes grosses mailles pour l'hiver mais elles tiennent ensemble". "Idiot, ceux qui ont deux pieds ont besoin de deux chaussettes, non ? Coupes le petit fil qu'il y a au dessus, idiot. Utilises des ciseaux, hein, pas le couteau éléctrique, ha, ha, ha". "Mais non, maman, tout le dessus tient ensemble". "Comment ça ? Retourne au magasin avec le ticket de caisse". "En fait, je ne sais pas si tu vois, hein, maman, mais les chaussettes remontent jusqu'au dessus des jambes et puis tout tient ensemble, comme un slip". "Tu prends ta mère pour une idiote, idiot, je vois très bien, tu as acheté des panties". "Ah bon ! Et comment on fait pour faire pipi ?" . "On les abaisse, idiot". "Mais maman, devant les urinoirs, au bureau, je ne peux quand même pas descendre mon pantalon et descendre la double chaussette". "C'est ton problème". Je cherche à échanger deux chaussettes siamoises, dénommée panties, contre deux chaussettes normales.

10/10/2006

Cherche une porte de frigo

Maman a acheté des tas de magnets. Ce sont des plaquettes aimantées avec des personnages de bande dessinée. "Et ça sert à quoi, maman ?". "C'est pour des oeuvres, idiot, et c'est pour décorer le frigo". "Ah, mais ça doit être beau, ça !". "Non, ça ne tient pas". "Ca ne tient pas ?". "Tu n'as qu'à venir me voir plus souvent, idiot, et tu saurais que la porte de mon frigo est en bois, comme la cuisine équipée". "Heuuu, t'inquiètes pas, je solutionne". Je cherche une porte de frigo, rien que la porte, en métal, pour que maman puisse y mettre ses magnets.

08/10/2006

C'est fait, maman a voté

Je suis allé voter avec maman, 80 ans. Je voulais l'y amener en caddy de supermarché vu les problèmes de parking. Des voisins se sont émus. "Prenez ma brouette". "Hé, ho, ça va pas la tête, je ne suis pas un nain de jardin". Une voisine a prèté une grande poussette d'enfant. Maman avait mis un petit chapeau blanc à fleurs. Elle n'aurait pas du. "C'est un garçon ou une petite fille?", "Guiliguili, areuh, areuh". Alors, elle soulevait son chapeau. J'ai vu un gamin s'enfuir à toutes jambes : "Maman, là, la sorcière d'Halloween". Une fois arrivés près du bureau de vote, accueil par les candidats. Maman : "Bonvour, mefeu, bonvour". Moi : "Qu'est-ce qui t'arrive, maman ?". "Ve dis bonvour à fes mefeux". "T'as vu comme tu parles ! T'as fait une thrombose ?". "Vé voulu me faire belle pour les vélecfions. Vé lavé mes dents et ve les zai oubliées". Bref, elle a pu voter. Ouf. "Tu refteras avec moi ce midi, pour manver". "Non, non, maman, tu sais bien qu'on n'est pas du même parti".

07/10/2006

Cherche un dépannage le 8 octobre

J'ai un problème. Demain dimanche. J'irai au bureau de vote. Deux fois. Hé oui. Une fois avec moi tout seul et une fois ce sera maman que je transporterai en caddy à un autre bureau de vote parce qu'il n'y a pas assez de parking. J'ai un problème. Je dois aller voter tôt pour pouvoir faire les deux places. Mais, et je n'en dors plus, si je suis retenu comme assesseur, maman va croire que je l'ai fait exprès. Je sais que chez maman il y a encore une soutane blanche, un chapeau blanc et un immense chapelet avec des grains bruns gros comme des choux de Bruxelles. Tout ce brol a appartenu à un oncle missionnaire. La loi est formelle : pas de signe distinctif pour les assesseurs. Donc pas de missionnaire assesseur. En plus j'irai louer une barbe blanche au magasin de farces et atrapes. Pas une qu'on colle, une avec un élastique. Hé, ho, vous imaginez, quand ce sera mon tour et que je devrai montrer que je suis le gugusse de la photo de ma carte d'identité. "Coucou, c'est moi, aïe, aïe, aïe, y a-t-il quelqu'un qui a un rasoir dans la salle ?". J'ai un problème. Je ne peux pas aller chercher maman et l'amener à son bureau de vote en missionnaire. Qui pousse un caddy, en plus. Avec une dame âgée dedans. Et qui va hurler "Pas si vite, mon Père" alors que je suis son fils. Je cherche quelqu'un pour ramener un missionnaire du premier bureau de vote à mon domicile.

06/10/2006

Cherche huile à caddy

"Allo, qui c'est". "C'est ta mère, idiot". "Aaah, et que ce fait-ce ?". "Dimanche, tu viens me chercher". "Heuuu, dimanche, te chercher, mais pourquoi donc?". "Lés élections, idiot". "Ha, tu es candidate ?". "Idiot. Je vais voter". "A 80 ans, t'as encore le droit de voter". "Imbécile, fils d'imbécile, réfléchis, comment vais-je aller voter, hein". "Sais pas". "Et bien, je vais te le dire, idiot, prends ton auto". "Mais, maman, c'est impossible de se garer près du bureau de vote. T'as toujours le caddy dans ta cave ?". "Oui, cette saloperie est toujours là, et aussi la paille que tu y avais mise pour le stupide lapin que tu avais gagné à une tombola". "On ira voter en caddy, maman". "En caddy ! Mais il fait cuicui". "Cuicui ?". "Il commence à rouiller des roues. A mon avis, quand le lapin était dedans, il a du pisser dessus". "T'occupes, maman, je m'en occupe, à dimanche". Je cherche d'urgence de l'huile pour roues de caddy.

29/09/2006

100.000 blogs Skynet (6 et fin)

24 septembre. Buffet offert par Skynet. J'ai fait l'erreur d'y amener maman, 80 ans. Elle, en fin de repas : "Skaï nette, ton univers impitoya âââââ âble". "Maman, arrètes, je suis connu ici". "Skaï nette, glooorifie la loi du plus fooort". "Maman, stop". "Où es-tu, je t'entends mais je ne te vois plus". "Je suis en dessous de la table, j'ai honte". "Sors de là tout de suite, tu vas salir le beau pyjama que tu as reçu". "Non, non". "Ri qui taaa, jolie fleur de Javaaaa". "Si tu continues, maman, je sors à quatre pattes et je te laisse ici". "Sors de là, imbécile, on croirait entendre Nicolas Hulot en plongée". "T'as de beaux pieds, maman". "Imbécile, sors de là, c'est de ta faute, avec tout le vin". "Vas faire pipi pour la route et je sors". "Prospèèèr, youp la boum, je vais zaux toilêêêêttes". Pfffff. Hé, les amis, pas de photos, hein.

28/09/2006

100.000 blogs Skynet (5)

Dimanche 24 ceptembre. Magnifique journée offerte par Skynet pour les 100.000 blogs. J'y suis allé avec maman, 80 ans. Je me sentais obligé de l'amener vu que cette année j'ai complèrement oublié la fête des mères. "Rhoo, qu'est-ce qu'on a mangé !". "Maman, ce n'est pas tout? Il y a, allez, devine". "Je suis pleine à craquer". "Des petits éclairs comme tu adores. Regardes sur l'assiette, je t'en ai ramené huit". "Vas me chercher huit petites serviettes, je vais les mettre dans ma sacoche comme je fais avec les spéculoos quand je vais prendre un café". "Non, maman, je suis connu ici. Est-ce que je bourre mes poches avec de le sauce andalouse, non". "Vas jouer avec tes blocs". "Je vais me chercher un café". ... ... "Où as-tu mis ton pantalon ?". "Quel pantalon, maman ?". "Tu pars chercher un café et tu reviens en pyjama. Où as-tu mis le pantalon ?". "Mais c'est le T-shirt offert aux blogueurs par Skynet". "Mais c'est le nom de mon fils qui est écrit dessus". "Ben oui, maman". "Que je suis émue. Ne le salis pas. Mets un bavoir. Tu viendras avec ton ticheurt chez Louise, chez Hortense, chez Blanche et chez Nelly". "Maman, je ne suis pas une bête de cirque"."Je sais, tu es bête tout court". "Tu as mangé tous les petits éclairs ?". "Chuuut, sacoche. Ne le dis à personne, hein". "Trop tard, maman"

27/09/2006

100.000 blogs Skynet (4)

Dimanche 24.09, fête des 100.000 blogs. Buffet offert par Skynet. J'y suis allé avec maman, 80 ans. "Manges ton poisson". "Oui, maman". "Ca suffit avec les frites, hein, penses à ton cholestérol". "Oui, maman. Je vais voir à ta brochette". "Tu restes ici, tu surveilles ma sacoche, tu ne sais même pas te faire une omelette, tu ne vas pas te mêler de cuire ma brochette". "Oui, maman". ... ... "Mais tu en as profité pour remplir la carafe de vin". "Oui, maman". C'est au moins la troisième". "Heuuu". "La quatrième ?". "Heuuu". "Arrètes de boire, tu ne sauras pas me ramener". "Mais je ne compte pas te ramener, maman, je t'ai amenée ici pour que tu fasses des rencontres". "Tu es pire que feu ton père, il avait déjà essayé de me perdre à l'expo 58". "Ah, il n'a pas eu de chance, alors". "Tu dis encore une fois ça et tu reçois une fessée devant tous tes petits amis". "Non, maman, pas la fessée ici, j'ai 58 ans et eux, ils ont des appareils photo". "Alors, manges ton poisson".

12/09/2006

Cherche des chansons

Vive la musique. Tsim tâ lala, tsim tâ lala, et boum, boum, boum, mi ré mi ré mi si ré do laaaaa, do mi la siiii, si ré do laaaa, si do ré miii, mi fa mi réééé, sol si ré, sol fa si la si ré, moulemoulemoule je n'veux plus aller maman, les gens de la villevilleville ont pris mon panier maman, les gens de la villevilleville ont pris mon panier, maman, mi ré mi ré mi ré mi si ré dolaaaa, do mi la siiii, tousse, tousse, tousse, à Toré Molinos, nous irons tousse, tousse, tousse, à la pêche aux moulemoulemoules, je me lève, au petit matin, com' d'habituuuude, tu ne te réveilles pas, mais laisse mes mains sur tes han hanches, ne fais pas ces yeux furibonds, tombe la neige, tu ne viendras pas, ce soir et merde, je vais me taper un café en poudre. Je suis invité à un mariage. Il y aura un karaoké. J'espère que ce ne sera pas pendant la messe. Ca résonne dans la collégiale. Je chante comme une casserole. C'est d'ailleurs ce que j'ai offert : une casserole. Prenez-en une à pressions, m'a dit la vendeuse. Ah bon. Mais je m'égare comme une anorexiste qui décrit ses calories. Au mariage, si je veux manger, je dois chanter. Je suis mort de trouille. Mon répertoire est limité. Ah oui : Dooo minique, nique, nique, mais la suite, hein ? Gare aux goriiii iiii iiii ii es. Sur le pont, d'Avignon, on y danse, on y danse. C'est ringard, ce truc.Tant qu'on y est, pourquoi pas la danse des canards. C'est la danse des canards, tsouin, tsouin, tsouin, tsouin. Mais comme je transpire en dessous des bras, je ne peux pas faire les gestes. Je cherche d'urgence des chansons faciles, style mariage.

Cherche un boeuf

Ce week end, j'avais le gamin. Nous sommes allé voir la ferme en ville. Il y avait de tout : des poules, des canards, des fromages, deux vaches, de jeunes mamans avec une poussette. Pendant que j'essayais d'entrer en conversation avec elles, le gamin a flaché. Il veut un âne. Un âne ! Dans l'appartement ! "Mais, papa, il y en a un chez maman, son nouveau copain c'est un âne". "C'est pas un âne, c'est un con". J'ai réfléchi en moi-même et, pourquoi pas, pour Noël, une crèche vivante, dans l'appartement. Je m'y prend tôt pour les réservations mais je cherche déjà un boeuf pour le 24 et le 25 décembre. Un boeuf qui est habitué aux ascenseurs.

11/09/2006

Cherche pédales

Le gamin a voulu une croquinette. "Gamin, f'est quoi, fa, une croquinette ?" . "C'est une croquinette, papa, pour rouler, comme un vélo, mais plus petit". "Fils d'imbéfile, on dit trotinette, pas croquinette". "Ben oui, papa, une croquinette". "Gamin, qui de nous deux a un dentier, hein, fi ve fais des fe, f'est normal, toi, tu dois dire trotinette". "Croquinette, croquinette, ou je retourne chez maman". "Fa fuffit, tu auras ta trotinette". Problème : j'ai commandé le petit vélo, la trotinette, par correspondanfe, et il n'y a  pas de pédale. Ve me fuis fais avoir. Ve ferfe des pédales.

21:49 Écrit par Fanny | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : gamin, cherche, trotinette, velo, fils, dentier, maman, pedale |  Facebook |

31/08/2006

Cherche maman

"Profitez-en, aujourd'hui le cabillaud est à 19,90 euros". "Pardon, madame, j'ai perdu ma maman". "Ho, pauvre monsieur, elle avait quel âge". "Non, non, je l'ai perdue dans le supermarché". "Ah, vous vous appellez comment, je vais faire un appel". "Biglodion". "Avis à notre aimable clientèle, monsieur Bildoguion attend sa maman à l'accueil". "Non, non". "Comment, non non ?". "Vous devez dire 'le petit Biglodion' sinon elle ne viendra jamais". "Avis à notre aimable clientèle, monsieur Petit Bill Godion attend sa maman à l'accueil". "Passez-moi le micro". "Non". "Si". "Je vais avoir des ennuis avec le directeur". "Hé, ho, j'ai perdu maman du côté des surgelés, elle a la manie de prendre les paquets de tout en bas parce qu'ils sont plus froids. Elle est peut-être coincée dans la banquise, passez-moi le micro". "Heu, mais la promo du cabillaud". "Je m'en charge". "Mais". "Y a pas de mais, allez aux surgelés, appelez spéléo-secours". "Et le cabillaud". "Allo, un, deux, ça marche ce truc, un deux, vous m'entendez, le cabillaud, m'sieurs, dames, c'est plein de phosphore, dépéchez-vous, maman arrive et va tout rafler, maman, si tu m'entends, ne prends pas de cabillaud, ils le liquident parce qu'il n'est plus frais, maman, reviens, ça suffit, c'est pas des jeux à faire à 80 ans, ah oui, j'oubliais, le cabillaud, m'sieurs dames, caca bibi yoyo, ca bi yo, ca bi yo, hou houuu, maman, reviens, je veux rentrer maison, j'ai pipi, je m'excuse de t'avoir traité de vieille dentelle, cabillaud, m'sieurs dames, si vous retrouvez maman, je vous offre une crevette, di dju, maman, si tu ne sors pas de ta cachette je t'envoie au home, na". Plus jamais, plus jamais je n'amènerai maman au supermarché.

30/08/2006

Cherche Martine

J'ai gagné une petite barque à deux rames et à deux places. Alors, dans l'appartement, je rame : "Ah le petit vin blannnc, qu'on boit sous les tonnêêêêêlles, que les filles sont bêêêêêlles, du côté de Nogent". J'ai calé la barquette sur la table comme ça, ça m'évite de ramer les chaises. Mais j'ai tendance à ramer de plus en plus vite : "Tout' ma vie, j'ai révé, d'être une hotesse de l'air, tout' ma vie, j'ai révé, de voir le bas d'en haut". Du cinquième j'ai une belle vue. Mais, avec la hauteur de la table et la barquette en plus, j'arrive à voir les passants : "Help, I need somebody, help, hou houhou houhouhou". J'ai ouvert la porte du palier pour faire courant d'air. J'ai l'air du grand large. Un locataire s'est fâché : "Alleï, ça est pas un peu fini ta zinneke parade". "Monsieur Charles, bonjour, pourquoi cette foreuse". "Men, tu rentres au port sinon tu vas être le propriétaire de la plus grande passoire de Belgique". "Heu, vous pourriez pas faire un seul trou, pour raccrocher le plafonnier, j'ai ramé dedans". "Ca t'as vu, non mais, vas faire le monstre du Loque Nesse sur le lac de la Martine". Il a claqué la porte. Martine, chère madame ou mademoiselle Martine, si vous avez un lac, j'ai la barque et les rames. Je précise : c'est une barque à deux places, donc pour deux célibataires, sans gros chienchien ou vieille maman assise à l'arrière.

20/08/2006

Les singes et la girafe (reprise du 24.05.06)

"Papa, il fait quoi, le singe ?". "Ben, heu, il mange une banane". "Pas lui, papa, les deux, là". "Chouette hein, gamin, on a du soleil". "Papa, c'est comme ça que tu m'as fait avec maman ?". "Viens, on va voir les girafes". "Mais, papa, t'as dit qu'on venait au zoo pour m'instruire". "Toi, tu viens pour t'instruire et moi, je viens pour me détendre, d'accord". "D'accord, mais papa, les singes, ils sont un peu comme nous sauf qu'ils n'ont pas de poils là où on a un slip". "Détends-toi, gamin". "Papa, toi tu te détends et moi je m'instruis, c'est toi qui l'a dit". "Allez, on va s'instruire chez les girafes. On va leur demander comment elles font quand elles voyagent en train et qu'il y a un tunnel". "Papa, les singes, ils sont comiques, eux". "Ah bon, tu trouves". Celui-là, le moche, on dirait le nouveau copain de maman". "Ah, où ça, où ça, lequel ?". "Papa, on va voir les girafes". "Attends gamin, je dois faire des photos de ce monstre". "Tu vas faire quoi avec ces photos ridicules ?". "Je vais les envoyer anonymement". "A qui ?". "Rien, gamin, encore trois photos et on file aux girafes".

06:59 Écrit par Fanny | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : gamin, zoo, singe, papa, maman, banane, slip, photo |  Facebook |

12/08/2006

Cherche à me faire tout petit.

Ce samedi il y avait une animation au supermarché. "Cher monsieur, client fidèle, voyons voir ce qu'il y a dans votre caddy". "Heuuu". "Ah, ah, du cassoulet, oui, oui, oui, oui, douze boîtes, chers amis, que voyons nous dans le caddy de ce client fidèle, hein, douze boîtes de cassoulet. Alors". "Ben, heuuu, je reçois des amis, il a plu, j'ai essayé d'allumer le barbecue, il est inondé, les allumettes font pchouit, alors je vais cuisiner au micro-ondes". "Ah, ah, cher client, tout le monde vous regarde". "Bonjour, maman". "Non, non, nous ne sommes pas à la télévision, nous vous avons choisi pour être la ménagère modèle". "Je ne suis pas ménagère, je suis pensionné et je veux rentrer chez moi". "Ah oui, pour recevoir des amis, c'est celà, n'est-il pas". "Je veux rentrer, je dois retrouver ma scie à métaux pour découper les brochettes pour qu'elles entrent dans le micro-ondes". "Ah, ah, c'est celà, oui, c'est celà. Et là, dans votre caddy, que voyons-nous, un pot de chambre". "Ben, heuu, c'est pour faire une jardinière pour une amie". "Ah, ah, et là, hein, mesdames et messieurs, douze boîtes de préservatifs". "C'est pour faire un concours de ballon, celui qui ...". "Stop, cher client, des enfants nous regardent". "Je veux rentrer chez moi". "Chère ménagère". "Heuu, appelez moi monsieur". "Cher monsieur et client fidèle, vous êtes notre gagnant. Devinez quoi". "Heuu, une voiture ? un mobilhome ? une cure de tassaloptérapie ? 15 points Happy Days ? Un week end avec ...". "Cher monsieur, ménagère et client fidèle, vous avez gagné ..., vous avez gagné ..., vous avez gagné un cube de bouillon de poule". "Heuu, je peux rentrer chez moi". C'est stupide, j'ai perdu une heure pour un cube de bouillon de poule. La prochaine fois, quand il y aura animation au supermarché, je veux passer incognito.

11/08/2006

Cherche tongs de pluie

Depuis une semaine il pleut tous les jours. Pfwitt pchuu, pfwitt pchuu, pfwitt pchuu, c'est le bruit des tongs mouillés quand je marche. Ils sont en mousse, ces trucs. Comble de malchance, au supermarché, pour un euro, j'ai eu un caddy qui avait fait la guerre de Corée : tchikitchic trrrrr, tchikitchik trrrrr, tchikitchic trrrrr. Quand elles sont vieilles, les roues pétent. Maman, au secours, les belles ménagères qui n'avaient d'yeux que pour les roupettes et les tongs ! Moi, imperturbable quoique un peu coincé : "Pfwitt tchikitchic, pchuu trrr, pfwitt tchikitchik, pchuu trrrrr". Je suis allé au rayon jouets et j'ai acheté un mirliton : squwirlzzzz et un nez rouge, puis j'ai rempli le caddy avec les 218 boîtes de raviolis que j'ai trouvé. "Ménagers, ménagères, étagers, étagères, profitez des 3 pour 2 sur les raviolis, pfwitt tchikitchic pchuu trrrrr squwirlzzzz, pfwitt tchikitchic, sqwirlzzzz". Embouteillage aux caisses : "mais non, médème, les raviolis ne sont pas en promotion". "Mais votre directeur, qui fait le con avec son nez rouge nous a dit que oui". "Appel surintendante, problééééme quéééésse huit, le dirlo aurait encore son nez rouge, il aurait mis les raviolis à 3 pour 2". "Ici, l'acceuil, appel spécial caisse huit, gardez 12 boîtes de raviolis, je fait un barbecue ce week end". Moi, trépignant depuis 20 minutes : pfwitt pchuu pfwitt pchuu. "Cher client, avez-vous votre carte de fidélité". Moi : "On a des points pour ça ? Je suis fidèle, madame, ça fait trente ans que je vais chez le même garagiste". Pfwitt pchuu pfwitt pchuu, ça m'énerve, mais ça m'énerve les files aux caisses, je trépigne, pfwitt pchuu. Je cherche des tongs pour temps de pluie. Pas en mousse.

03/08/2006

Vacances à la mère - 10 -

Dernier jour de vacances, avec maman dans l'appartement et moi dans la cave. Je remontais au cinquième en cas de besoin urgent. "'jour, hic". "Mais, tu pues l'alcool, tu vas au café ?". "Je fais comme toi, hic, pendant que tu ranges en haut, je range la cave, hic". "Et tu ranges quoi, idiot ?". "Ben, heuuu, j'ai du mal à m'allonger pour dormir à cause des bouteilles d'apéritif entamées, alors, hic, je vide les bouteilles avant d'aller les jeter, je teste des coquetails". "Continue, tu auras le prix Nobel du coquetail, non mais. A propos, en dessous de l'évier j'ai trouvé quatre kilos de coquilles de moules. Tu testes l'élevage de coquilles ?". "C'était pour faire un collier et une ceinture pour la soirée africaine mais, réfléchis, maman, pour faire un collier, il faut du fil, et pour passer le fil il faut un trou. Mais j'ai électrocuté la foreuse quand je m'en suis servi pour ouvrir une boîte de raviolis". "Des bananes, fais tes colliers en bananes". "Mais, hic, maman, la prochaine fois c'est une soirée espagnole". "Fais-toi des colliers en castagnettes, idiot, il y a déjà les trous". "Des castagnettes avec des coquilles de moules ? hic". "Allez, hop, à la cave, idiot, et demain, je te le rappelle, je rentre chez moi". "Je vais nettoyer le caddy pour te ramener dedans".

02/08/2006

Vacances à la mère - 9 -

Pour une fois que maman vient, di djo, elle s'incruste. Je commence à en avoir assez de loger dans la cave pour avoir la paix. Elle énerve mes nerfs énervés. Hier encore : "C'est quoi le stupide porte-manteau dans ta garde-robe". "C'est le sapin de Noël d'il y a deux ans". "Tu crois peut-être que si tu l'arroses il va retrouver ses aiguilles, idiot. Tu me liquides ça tout de suite". "Mais, maman, je ne vais quand même pas traverser la ville avec un sapin de Noël au mois de juillet, enfin, tout de même". "Et cette boîte qui fait clinch clinch". "C'étaient des boules de Noël, elles sont tombées quand j'ai ouvert la boîte. Cet hiver j'achèterai de la colle et ". "Idiot, triple idiot, tu vas construire la maquette de l'Atomium, peut-être, idiot". "Pas possible, y avait que six boules". "Suffit, mais où as-tu eu ton diplome, idiot, file dans ta cave". C'est promis juré, plus jamais je ne dirai à maman quand je prends mes vacances.

07:56 Écrit par Fanny | Lien permanent | Commentaires (12) | Tags : maman, noel, sapin, boule, atomium, cave, vacances, clinch |  Facebook |

01/08/2006

Vacances à la mère - 8 -

Déjà 8 jours de canicule et 8 jours que maman fait du rangement pendant que je suis au frais à la cave. Elle : "Tu n'as pas honte de laisser ta mère seule dans une pareille chaleur". "Je crois que tu serais plus au frais chez toi, maman". "Pas question que je parte tant qu'il reste du capharnaum ici". "Attends, je vais te ventiler". J'ai branché le moulin à café électrique dont j'ai perdu le couvercle et hop, bzzzzzz, bzzzzz. Zut, une mouche. Une mouche, là, sur mon nez. Salope. Vas-t-en. "Non, non, maman, je parle à une mouche". J'ai louché pour foudroyer la mouche de mon regard dévastateur et bzzzzzz, bzzzzz, faux mouvement, un nuage de poils, le moulin à café dans les cheveux de maman. Elle : "Ca ne te suffit pas, le hamster, tu as aussi un chat qui mue". "Heuuuu, c'est toi qui mue, maman". J'ai eu le reflexe d'attraper le moulin par le fil pour lui éviter une chute de cinq étages. Ce soir, je pense que j'irai manger à la friterie.

31/07/2006

Vacances à la mère - 7 -

Maman a passé ses vacances dans l'appartement alors que je séjournais dans la cave vu la canicule. Un jour, je remonte au cinquième. Maman : "C'est quoi ces revues pornagraphiques dans les toilettes, idiot". "Mais, maman, j'ai 58 ans, il faut que j'actualise mes connaissances". "Tu ferais mieux de les actualiser avec les poudres à lessiver, idiot, tu ne sais même pas qu'il y en a des 3 en 1 maintenant". "Ah bon, elles repassent". "Idiot. Et tes lectures, c'est sérieux, ça, hein, La Cuisine des Tout Petits". "Ben, heuuu, il faut que je m'initie". "Idiot, ce n'est pas sérieux, La Salade au Thon, La Banane au Miel, Le Boudin en Rondelles. Et tu as fait ces âneries". "Une fois seulement, je me suis blessé en coupant le boudin". "Idiot, mais qu'est-ce que j'ai fait au Bon Dieu pour être la mère d'un taré comme toi". "Heuuu, peut-être que je ressemble à papa". "Ne me parle plus de ce père d'idiot, hop, file dans ta cave, je m'énerve, je m'énerve, je m'énerve". "Heuuu, je pourrai remonter pour le repas ?". Vite, à la cave.