06/07/2008

Chrche la continuité

« Gamin, c’est de mieux en mieux ». « Quoi, papa ? ». « Les idées de Rafaël ». « Eplucher les smarties pour faire de la mousse au chocolat, papa ? ». « Oui. Où en es-tu dans la préparation de cette recette ? ». « J’en suis aux tests préparatifs, papa. J’ai commencé à trier quelques smarties pour en avoir de chaque couleur et je les suce par couleur, histoire de savoir si les goûts se marient bien. Il faut réussir la mousse, hein, papa ». « Malheureux, tu les suces ? ». « Oui, papa ». « Avec la coquille ? ». « Oui, papa ». « Et le service en Delft ? ». « Quel service en Delft, papa ? ». « Rafaël conseille de garder les coquilles de smarties pour faire des décorations. Je me suis dit que tu pourrais transformer les tasses en arcopal que j’ai acheté au kilo lors d’une brocante en service à café en Delft ». « C’est impossible, papa ». « Quoi, tu as déjà mangé toutes les coquilles ? ». « Mais non, papa. Le problème, c’est qu’il n’y a pas de smarties blancs ». « Heuuu ».

05/07/2008

Cherche à copier l'idée

« Gamin, c’est incroyable ». « Quoi, papa ? ». « Je n’ai plus d’idée ». « C’est normal, papa. J’ai remarqué que ça fait une semaine que tu n’as plus d’idée, papa. Alors, tu fais quoi ? ». « Je vais prendre celle des autres ». « Donner c’est donner, prendre c’est voler, la lala lère ». « Mais non, gamin. C’est une idée de Rafaël, un pote aux blogonautes ». « Tu parles aux poteaux, papa ? ». « ? ». « T’as dit poteau, papa. Tu as de la chance d’avoir mis un point d’interrogation pour exprimer ton étonnement. Si tu avais mis ta tête il y en a qui se seraient écroulés de rire sur leurs claviers ». « Gamin, je t’interdis de montrer ma tête, je ne me suis pas rasé ce matin ». « Et ton poteau, il dit quoi ? ». « Vois-tu, gamin, les vacances, c’est fait pour faire des choses qu’on ne fait pas ». « Tu vas t’acheter un maillot et apprendre à nager, papa ? ». « Gamin, ne te moque pas, s’il te plait. Ce n’est pas parce que je ne suis pas allé sur la lune avec le trompettiste que je ne sais pas rêver ». « Quel trompettiste, papa ? ». « Armstrong, le type du tour de France ». « Et ton poteau, papa, il dit quoi. Tu fais perdre du temps aux gens qui te lisent en écrivant des bêtises ». « Cambrai ». « ? ». « Gamin, maintenant c’est ta tête qui vaut de l’or. Voyons, gamin, c’est à Cambrai qu’on fait les meilleures bêtises. A Garenne qu’on trouve de délicieux lapins. Dans le bois de Boulogne qu’on taille les meilleures pipes ». « On fait quoi, papa ? ». « Laisse tomber, gamin, ça m’a échappé, je me croyais au bureau ». « Et ton poteau Rafaël ». « Il est génial. C’est du trois en un. Un, il donne un air frais à l’humour sur les blogs. Deux, il débouche le bouchon inextricable de ton occupation ici durant tes vacances. Trois, il nous rend le sourire d’un dessert inattendu ». « C’est quoi le dessert, papa ». « Gamin, essaye de soulever ces sacs ». « Houlala. Impossible, papa ». « Gamin, regarde ce qu’il y a dans les sacs ». « Oh, des smarties. Papa, tu vas tapisser l’appartement avec des smarties ? ». « Non, hein, gamin. Les smarties, ça fond dans la bouche, pas dans la main. C’est comme le type qui dit à la pute. Heuuu, oublie, gamin, je me croyais au bureau ». « Tu vas faire quoi avec les smarties, papa ». « Moi, rien. Toi, tu vas suivre la recette de Rafaël, tu vas les éplucher et ainsi on va se fabriquer de la mousse au chocolat ».

03/07/2008

Cherche l'idée du jeudi

« Gamin, ne me dis rien, je parie que tu es encore en vacances le trois juillet, non ? ». « Oui, papa, tout le mois de juillet. Et aussi le mois d’août ». « Ah bon. Et pendant combien d’années ? ». « Ce sont les grandes vacances, papa ». « Et à Pâques, c’était quoi, hein ? Un week end, prolongé de douze jours ? Résumons. Gamin, tu es toujours en vacances ? ». « Oui, papa ». « Chez moi ? ». « Oui, papa ». « Tu as des devoirs de vacances à faire ? ». « Non, papa ». « Tu as donné à manger à Kiki et Pipette, les hamsters ? ». « Oui, papa ». « Tu as changé l’eau de Maurice le poisson rouge ? ». « Oui, papa ». « Tu t’es brossé les dents ce matin ? ». « Oui, papa ». « Je suppose que ce n’est pas toi qui vas changer la graisse à frite de la friteuse ». « Non, papa ». « Ni repasser six mois de cols de chemise ». « Non, papa ». « Ni ouvrir tous les raviolis pour faire de la bolognaise avec l’intérieur, hein, histoire de varier les menus ». « Non, papa ». « Ni tondre la pelouse sur le balcon ». « Quelle pelouse, papa ? ». « Laisse tomber, gamin. Je voulais savoir si tu m’écoutais ».

02/07/2008

Cherche que faire ce mercredi

« Gamin, je vois sur le pense-bête du frigo qu’aujourd’hui je suis encore en congé mais je ne sais plus pourquoi ». « Peut-être parce que je suis aussi en vacances, papa ». « Quoi, tu es encore en vacances ! ». « Mais, papa, on est le deux juillet ». « Et alors ! Ce n’est pas encore la fête nationale que je sache ». « Papa, on irait bien au zoo pour se distraire ». « Si tu veux te distraire regarde la rue du balcon, mange des bananes, il y en a six qui attendent les mouches sur l’appui de fenêtre, choisis le moment pour crier ‘Houhou, excusez-moi’ et hop, tu balances la pelure quand la victime regarde vers le ciel ». « Et si c’est un sourd, papa ? ». « Il faut vérifier avant ». « Comment, papa ? ». « Par exemple, tu cries ‘Hep vous, c’est quoi votre nom ?’. S’il te répond ‘Midi moins le quart’, c’est un sourd ». « Et ce midi, on mange quoi, papa ? ». « Dis, gamin, tu crois peut-être que tu auras encore faim quand tu auras mangé les six bananes ! ».

01/07/2008

Cherche le pourquoi des vacances

« Allez, gamin, debout ». « Oh, j’ai envie de dormir encore un peu, papa ». « Rien du tout. Tu n’as qu’à faire comme moi, tu dormiras à l’école ». « Y a pas école, papa ». « Quoi ! Encore ! Les institutrices se tapent un mini-trip pédagogique ? Maria Arena prend sa douche ? C’est l’Humérus Claudius qui a frappé ? ». « On est en juillet, papa ». « M’en fiche. Ils n’ont qu’à remplacer les vieux bancs scolaires par des bancs solaires et tu les verrais, les institutrices, faire du string et du tong ». « Papa, en juillet, je suis en vacances ». « Mais non, gamin. Tu n’es pas en vacances puisque tu es là. Est-ce que je suis en vacances, moi ? ». « Toi aussi tu es là, papa ». « Gamin, c’est différent parce que moi, je suis en congé. Et si je suis en congé c’est parce que j’ai demandé d’avoir congé. Et si j’ai demandé d’avoir congé c’est parce que, je ne sais plus mais je sais que je l’ai noté dans l’agenda à la date d’aujourd’hui. Voyons voir. Demander congé, gamin en vacances. Heuuu ».

29/06/2008

Cherche à ranger la friteuse

« Papa, à l’école on dit que le papa de Félicien est tellement petit que, s’il met un béret sur la tête, on le prend pour un tabouret ». « Gamin, ce n’est pas bien de rire des autres. Regarde Sarkozy, sa tête est montée sur un ressort comme les chiens en plastique qui se dandinent sur la plage arrière des voitures, et il est président ». « C’est un camembert, papa ? ». « Gamin, tu m’énerves. Ici, que du Herve à tremper dans le café sucré. Y a pas que le maroilles dans la vie, hein ». « Papa, pourquoi tu en fais tout un fromage ? ». « T’avais qu’à pas commencer avec le père de Félicien. Sa chance d’être petit, c’est qu’il est mouillé après les autres quand il se met à pleuvoir ». « Et, en plus, ce n’est pas lui qui doit ranger le beau service tout en haut dans l’armoire, hein, papa ». « Quel beau service, gamin ? Tu as vu un beau service ici ? ». « Chez Papy et Mamy c’est Papy qui a offert à Mamy une petite échelle de deux marches pour qu’elle puisse ranger le beau service ». « Mais c’est une bonne idée, ça. Je vais m’acheter un truc comme ça. Je ne devrai plus aller acheter de l’huile ni de shampoing chaque fois que j’essaye de ranger la friteuse en haut de l’armoire ».

28/06/2008

Cherche Napoléon pour le gamin

« Papa, j’ai un devoir sur Napoléon. C’est qui, ce type ? ». « Heuuu, attends que je me souvienne. Napoléon. Ah oui, je vois, question morts, ce type était à Hitler ce que les pyramides sont à un château de sable ». « Madame dit qu’il dormait sur son cheval. C’est vrai, papa ? ». « Gamin, quand tu dors, parfois tu te retournes dans ton lit. Napoléon, quand il dormait sur son cheval et qu’il se retournait, quand il criait Hue, il se cassait la gueule ». « C’est pour ça que sur la photo que madame a montré il se tient les côtes ? ». « Tu vois, gamin, je n’invente rien ». « Papa, madame dit que c’était un grand homme ». « Gamin, ta madame a des phantasmes sur les nains. Je me demande pour qui elle voterait si elle était française ».  « Il a voulu faire l’Europe, papa ». « Gamin, explique-moi pourquoi les anglais ne connaissent pas l’euro et roulent à gauche, hein ». « Ils ne sont pas européens, les anglais, papa ? ». « Ben, heuuu ». « Papa, tout le whisky que tu t’enfiles, il vient d’où ? ». « Ben, heuuu ».

27/06/2008

Cherche à faire la fête

« Papa, tu en fais trop, tu sais, tu vas être fatigué ». « Mais non, gamin, c’est la fête ». « Tu sais, papa, c’est la première fois que je vois une bougie allumée plantée dans les raviolis ». « Facile, gamin, elle tient grâce au fromage rapé qui a fondu, c’est la fête, gamin ».  « Et les grandes bougies dans le pot du bonzaï, c’est beau. Elles éclairent le bonzaï de haut ». « C’est la fête, gamin ». « Je trouve que la bougie que tu as collé sur le couvercle du pot de mayonnaise avec du lard sans la couenne, c’est joli, papa, mais on ne saura plus manger le lard ». « J’en ai une tranche en réserve dans le frigo. C’est la fête, gamin ». « Tu en fais trop, papa, tu vas être fatigué ». « Mais non, gamin, c’est la fête ». « Papa, pourquoi tu marches à quatre pattes, le derrière tout nu, avec une bougie allumée dans le derrière ? ». « C’est la fête, gamin. C’est l’anniversaire du jour où ta maman m’a quitté ». « Ah, tu connais maman ? ». « Heuuu ».

26/06/2008

Cherche les boulettes

« Papa, les boulettes collent ». « Les boulets de colle ? Quels boulets de colle, gamin ? Tu joues avec de la pâte à modeler dans la cuisine ? ». « Papa, c’est notre repas de midi qui s’envole en fumée, viens vite voir ». « Dis, gamin, j’ai déjà vu des boulets de colle, hein. J’en ai fait avant toi. J’achève mon sudoku et j’arrive » « Secouetoidoku, papa, les boulettes collent ». « Gamin, tu es pire qu’un vendeur de meubles au téléphone. Monsieur, vous ne voulez pas la montre ? Ni la calculatrice qui donne vos pulsations cardiaques ? Ni l’ensemble de bols chinois ? Ne me dites pas que vous n’aimeriez pas profiter d’une offre temporaire de moins gnagnagna pourcent ». « Papa, les boulettes sont de plus en plus collées. Elles commencent à noircir. Si ça continue on pourra faire signaux de fumée, comme les indiens ». « Gamin, laisse moi réfléchir, ce n’est pas tout les jours que ça se passe. Si tu as vu un indien, dis-toi qu’un indien vaut mieux que deux tuloras ». « Papa, les boulettes commencent à disparaître ». «  Gamin, qu’as-tu mangé hier à l’école, tu as sûrement pété et ça ne sont pas bon ». « Papa, je répète une nouvelle fois à nouveau, allo, chers auditeurs, papa est sourd et il ne voit pas que les boulettes ont disparus comme les dinosaures, les iguanodons et le temple de Toutencamion ». « Quand pars tu en voyage scolaire, gamin ? C’est où ce temple ? ». « Papa, laissez moi parlez, je ne vous ai pas interrompu, mon avis vaut le vôtre et mon avis c’est que je vais devoir aller acheter du pain ». « Heuuu, et meeerde, les boulettes ont disparu. Gamin, gaminou, gaminou chéri, mon titi gamin à son papa, qui c’est qui va mettre son K-Way et aller acheter un pain, hein ? ».

24/06/2008

Cherche à avertir

« Papa, il y a une affiche dans les toilettes. C’est une pub ? Tu te fais sponsoriser comme certains blogs ? ». « Non, gamin, jouer à l’homme sandwich, jamais. Cette affiche est un avertissement ». « Et ça dit quoi, papa ? ». « Je te lis, gamin. Si vous êtes distrait, déboutonnez votre braguette au lieu de votre gilet et ne prenez pas votre cravate pour votre zizi. Sinon vous risquez de pisser dans votre pantalon ». « Pourquoi tu as mis cette affiche, papa ? ». « Parce que ça m’est arrivé au mariage de cousine Mathilde, gamin ».

13/06/2008

Cherche madamadi

« Papa, à l’école madame a dit ». « Madamadi, madamadi, et moi, y en a être moboutou sé sé machin ? J’en ai marre de madamadi, tu comprends. Parle petit nègre à la récré si tu veux mais pas ici. Non mais, c’est tous les jours de la semaine, le lundi madamadi, le mardi madamadi, le mercredi madamadi, le jeudi madamadi et le vendredi madamadi. Et qu’a-t-elle dit aujourd’hui, madamadi ? ». « Ben, madame a dit ». « Stooop. Dis n’importe quoi mais pas madamadi : mon institutrice, la gardienne de zoo, la bien roulée ». « Tu sais, papa, à l’école, quand je dis papa a dit, la bien roulée joue du clignoteur avec ses paupières et elle allume ses feux arrière sur ses joues ». « Ah bon, heuuu, madamadi quoi ? ».

12/06/2008

Cherche le bon sparadrap

« Papa, tu t’es blessé aux pieds ». « Mais non, gamin, à la tête, mais le pansement a glissé ».

06:45 Écrit par Fanny dans petites annonces | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : papa, gamin, sparadrap, pansement |  Facebook |

11/06/2008

Cherche la relaxation

« Papa, à l’école j’ai paniqué ». « Gamin, on ne dit pas ‘j’ai pas niqué’, on dit  ‘je n’ai pas eu de relation sexuelle, c’est Gérard qui me l’a dit ». « Et ça veut dire quoi, papa, quand tu n’as pas eu de relaxation textuelle ? ». « Heuuu, disons, relaxation, relax, divan, petites bières, heuuu, envie de dormir ». « Et textuelle, papa ? ». « Gamin, tu connais Gérard, il dit n’importe quoi ».

06/06/2008

Cherche les zestratérestres

Tchic. Tchic. Tchic tchic. Tchic. Tchic tchic tchic. Tchic. « Papa, tu fais quoi ? J’arrive pas à dormir avec la lumière qui s’allume et qui s’éteint ». « Je fais le morse, gamin ». « Pour faire le morse il faut deux grandes dents et une moustache, papa ». « Gamin, je communique avec des zestratérestes ». « Alors remets mon bonjour à mickey et arrête de jouer avec la lumière ». « Gamin, mickey n’est pas un zestratéreste, c’est un lapin génétiquement modifié qui a les oreilles rondes, comme oncle Camille, tu le connais bien, son gamin on l’appelle camillonnette, à cause des rétroviseurs ». « Papa, il y a sûrement des lecteurs qui vont dire que c’est à pisser de rire mais je voudrais que tu arrêtes de faire tes livraisons avec ta camillonnette et surtout que ce soit fini les tchikitchic avec ta lampe » « Gamin, ne dis rien, je sens une présence ». « C’est la mienne, papa. Si tu avais huilé la porte de ma chambre, je pourrais la fermer ». « Mickey, houhou, tchic, tchikitchik, tchic tchic, réponds moi ». « Papa, papa, j’ai reçu une réponse ». « Tu vois que ça marche, hein, gamin. Il dit quoi ? ». « Il dit que ce n’est pas le moment, qu’il a une gastro-entérite à cause d’une mauvaise carotte et que, s’il a bien un rouleau de papier à côté de lui dans les chiottes, il n’a pas de quoi écrire pour la réponse et qu’il est l’heure de dormir ». « Bonne nuit, gamin ».

01/06/2008

Cherche, mais quoi ?

« Papa, tu prends quoi pour le transit intestinal ? ». « Gamin, où as-tu trouvé ces mots là ? ». « A l’école, papa. Madame a demandé si on avait des parents malades et j’ai dit que tu étais toujours sur le pot ». « Mais, gamin, où veux-tu que je lise mon Play Boy en cachette de toi, hein ? ». « Papa, je peux l’amener à l’école ? ». « Quoi ? Mon transit intestinal ? ». « Non, papa, ton plé stécheune boy ». « Ouf ».

31/05/2008

Cherche le bon programme

« Papa, je peux regarder ? Ce soir il y a Kramer contre Kramer à la télé ». « Gamin, non. Tu es déjà servi. Je t’ai fait du cramé contre cramé. Tu choisis : la soupe cramée ou les raviolis cramés. Après, dodo ».

06:45 Écrit par Fanny dans petites annonces | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : papa, kramer, raviolis, dodo |  Facebook |

30/05/2008

Cherche à décrire mon travail

« Papa, le papa de Cédric travaille dans le pétrole. Et toi, tu travailles dans quoi ? ». « Je travaille dans un bureau ». « Tu fais quoi ? ». « Tout. Surtout les photocopies ». « C’est difficile ? ». « Ah oui, je dois vérifier que la machine a bien recopié le papier que j’ai mis dedans ». « Tu fais ça comment ? ». « Tu te rappelles quand on a acheté du jambon, les tranches qui sortaient de la machine ». « Oui, papa ». « Et bien, je fais la même chose, sauf que c’est blanc au lieu d’être rose et que c’est du papier et pas du jambon ». « Et tu fais quoi d’autre ? ». « Tout, je te dis. Je suis l’homme à tout faire ». « Et tu fais madame café ? ». « Non. J’ai été remplacé par une machine ». « Et c’est toi qui conduis l’ascenseur ? ». « Non, hein, gamin, c’est fini, ça ». « Et c’est toi qui fais passer les visites médicales ? ». « Ben, non, mais je vais demander si je peux le faire ». « Et c’est toi qui fais les repas de midi ? ». « Non, hein, gamin, j’ai beaucoup d’idées, surtout pour les raviolis, mais il y a trop de bouches à nourrir ». « Et c’est toi qui fais les poussières ? ». « C’est une firme extérieure, gamin ». « Et c’est toi qui ouvre le courrier ? ». « Non, hein, gamin ? C’est réservé à un chef, un chef qui collectionne les timbres ». « Tu fais madame pipi dans les toilettes ? ». « Heureusement non, gamin, dans ma firme les dons en liquide sont gratuits ». « Papa, tu as vite fini ton boulot si tu ne fais que des photocopies ». « Ne crois pas ça, gamin. Chez nous, avant de jeter un vieux document, il faut en prendre une photocopie ». « Mais, papa, un jour tu n’auras plus de vieux documents à photocopier ». « Non, hein, gamin. Les photocopies que je fais, je les remets dans la pile des vieux documents à photocopier avant de jeter ». 

24/05/2008

Cherche à bien parler

« Quoi, que vois-je, tu as reçu une punition, gamin ». « C’est de ta faute, papa ». « Mais je ne vais pas à l’école, moi ». « J’ai dit comme toi au repas de midi ». « Gamin, tu as dit merde, c’est cramé ? ». « Non, papa ». « Tu as dit profites en, les raviolis sont en promotion ? ». « Non, papa ». « Gamin, c’est insupportable, qu’as-tu dit ? ». « Ben, papa, tu sais, les cré bordel de saloperie de spirale de ». « Stop, gamin. Pas de gros mot ici. Tu veux parler de la chipolata ? ». « Ben, oui, papa, on en a eu ce midi et j’ai dit comme toi quand madame a dit : que veux-tu petit ange ». « Tu, tu as dit quoi ? ». « Chipote la moi ». « Heuuu ».

23/05/2008

Cherche la relaxation

« Papa, as-tu des relaxations sexuelles ? ». « Des quoi ? ». « Des relaxations sexuelles ». « Ben, heuuu, des relaxations, oui ». « Oui mais des sé que su elles ? ». « Ben, heuuu, c’est quoi, ça ? ». « A l’école on a appris comment les escargots font des petits. Et toi, tu fais comment ? ». « Gamin, allons, voyons, m’as-tu déjà vu en train de baver en rampant par terre avec deux antennes sur la tête et une boîte de conserve sur le dos, hein ? ». « Pourquoi pas, papa ». « Gamin, tu te rappelles du splendide chapeau de paille que tu m’as offert avec l’argent que je t’avais donné lors de ton dernier voyage scolaire ? ». « Oui, papa ». « Pour les antennes de l’escargot, il faut trouer deux fois le chapeau, ce serait moche, hein ». « Oui, papa ». « Tu comprends pourquoi je ne fais pas l’escargot ? ». « J’ai compris, papa ».

22/05/2008

Cherche comment annoncer la tuile

« Gamin, j’ai une mauvaise nouvelle pour toi. Minou, le chat de Mamy, est mort ». « Ouiiin, papa, mon Minou, mon Minou. Pourquoi tu me le dis si brutalement ? ». « Ben, heuuu ». « Papa, tu devais me dire que Minou avait grimpé le long du lierre, sur la façade, qu’il s’était accroché à la corniche, et que, quand il était arrivé dessus, la corniche a cédé. Papa, c’est horrible, Minou est mort. Mamy doit être triste ». « Ben, heuuu, gamin, Mamy a grimpé le long du lierre, sur la façade, elle s’est accrochée à la corniche et, quand elle est arrivée dessus, la corniche a cédé ». « Mamy est morte ? ». « Ben, heuuu, oui ». « C’est normal, papa, la corniche a cédé ».

21/05/2008

Cherche à ne plus boucher l'évier

« Papa, pourquoi tu perds tes cheveux et que tu bouches l’évier ? ». « Ben, heuuu, gamin, il paraît que c’est normal. Je suis allé consulter un dermatologue ». « Papa, c’est quoi, un déramatologue ? ». « Ben, heuuu, c’est un spécialiste des cheveux qui tombent et qui bouchent l’évier, que tu payes très cher et qui te dit que c’est normal de perdre ses cheveux quand on réfléchit et qu’on se gratte la tête pour trouver une solution à un problème ». « Papa, tu as beaucoup de problèmes ? ». « Gamin, j’ai un gamin, ça me suffit comme problème, hein ». « Papa, si je comprends bien, tu cherches la solution de mes devoirs pour l’école ». « Heuuu ».

20/05/2008

Cherche une soupe verte à boulettes

« Houhou, Papa ». « Gamin, tu es rentré de l’école ? ». « Papa, il y a une catastrophe dans la rue ». « Une catastrophe ! Quoi ? Le boucher a fait faillite ? Monsieur Gonzalez essaye de parler français ? On a installé un casse-vitesse ? ». « Pire que ça, papa, le trottoir est devenu orange en dessous de chez nous. Comme si un charter bourré de limaces s’était écrasé ». « Meeerde ». « Quoi, papa ? ». « J’avais acheté un potiron, énorme. Quand j’ai dit au marchand que je vivais à un et demi, il m’a dit que nous aurons de la soupe tout l’hiver. Le potiron n’est plus sur le balcon. Gamin, un seau, deux cuillères, on va récupérer les rescapés ». « Mais, papa, tout le monde a marché dedans ». « Mais, c’est dégueu, ma soupe, ma future soupe, un hiver de soupe, j’ai travaillé toute ma vie pour avoir une soupe au potiron, et maintenant, que vais-je faire, et maintenant, que sera ma vie ». « Gilbert Bécaud, papa ». « Gamin, je me fiche de tes copains de l’école, compris ». « Papa ». « Quoi encore, gamin ». « La soupe verte, avec des boulettes, je veux bien en manger ».

18/05/2008

Cherche à faire l'omelette

« Mais, papa, pourquoi fais-tu l’omelette par terre ? ». « Heuuu, j’ai glissé, gamin ».

06:45 Écrit par Fanny dans petites annonces | Lien permanent | Commentaires (4) | Tags : papa, gamin, omelette, heuuu |  Facebook |

17/05/2008

Cherche la brosse sans manche

« Papa, papa, regarde, dans le jardin de ton copain Gérard, il y a une brosse qui marche ». « Gamin, t’as bu quoi comme apéritif ? ». « De la citronnade, papa ». « Où elle est, ta brosse qui marche ? ». « Là, papa, là, regarde, elle marche ». « Ah, oui, je vois. N’aie pas peur, gamin, ce n’est pas une brosse, il n’y a pas de manche. Attends. Gérard, houhou, Gérard, petit cachottier, tu ne nous as pas dit que tu élevais des oursins dans ton jardin, gros salaud ». « Où ça ? ». « Ben, heuuu, là, la brosse sans manche qui marche ». « Dis donc, tu n’as jamais vu un hérisson, toi ? ».

16/05/2008

Cherche à lâcher

« Vas-y, papa, lâche ». « Heuuu, non, hein, gamin, pas sur monsieur le curé ». « Là, papa, deux vieux ». « Non, hein, gamin, ils vont avoir un nain fractus ». « Papa, papa, ma maîtresse d’école, vas y, vite ». « Heuuu, elle sait que tu habites ici ? ». « Je crois, papa ». « Alors, non, hein, gamin ». « Mais papa, si tu ne lâches pas du cinquième étage le ballon à gonfler que tu as rempli de farine parce que tu t’es trompé et que tu croyais que c’était du sucre en poudre, je ne m’amuse pas ». « Attends, gamin, là, regarde, un policier qui me met une contravention parce que je n’ai pas mis le disque de stationnement derrière le pare-brise. Lui, il ne me connaît pas. Envoyéééé ». 

15/05/2008

Cherche à la retourner

« Papa, attention, il y a un serpent tout gras qui rampe par terre ». « Heuuu, c’est la chipolata, gamin. J’ai vu faire ça un jour. Je m’étais trompé de salon. Je croyais être au salon de la décoration et c’était les Arts Ménagers. Je me suis dit que si une bête bonne femme pouvait le faire, je pouvais le faire aussi ». « Elle faisait quoi, papa ? ». « Elle faisait sauter la poêle et, hop, retourné ». « Et tu n’as pas su le faire, papa ? ». « Si, à moitié. Le premier problème, c’est qu’ici c’est bas de plafond. Et puis je vais te dire une chose, gamin. Elle avait facile, elle faisait ça avec des crêpes et les crêpes, ça ne déroule pas en plein vol ».

14/05/2008

Cherche à voir le Lido

« Papa, pour mon anniversaire, je veux aller voir le Lido de Paris ». « Excellente idée, gamin. J’irai avec toi. Mais, heuuu, comment connais-tu le Lido de Paris ? ». « Je veux être dur, papa. J’ai entendu le papa de Cédric dire qu’au Lido de Paris il était devenu dur. Même qu’il savait soulever la table ». « Je le comprends, gamin. Ah, le Lido de Paris. Moi, c’est dans la cuisine que j’y pense. Chaque fois que, pour cuire, j’utilise Fama poêle ».

30/04/2008

Cherche cinq pampers vierges

« Papa, papa, je n’ai plus de slip propre ». « Ce n’est pas grave, gamin, prends un des miens dans l’armoire ». « Papa, papa, ce ne sont pas des slips que tu as, ce sont des parachutes, ils sont trop grands. Je peux me mettre trois fois dedans ». « Fais des nœuds aux jambes et autour de la taille, gamin, pour qu’il tienne ». « Papa, on fait comment ? ». « Ecoute, gamin, Léonard de Vinci a inventé l’hélicoptère mais il n’a jamais volé dedans. C’est ça le génie. C’est comme moi. Je te donne la solution et toi tu l’appliques ». « Papa, papa, j’ai essayé avec les nœuds mais il reste de la place pour cinq pampers, sur l’arrière ». « T’inquiète, gamin, je mets une annonce ». Urgent, cherche cinq pampers non encore utilisés.

26/04/2008

Cherch à expliquer les chiens

« Papa, papa, regarde le chien sur l’autre chien. On dirait qu’il fait de la mobylette ». « Heuuu, oui, gamin, il fait de la mobylette ». « Mais papa, le chien qui est au dessus, il est tout essoufflé. Ce n’est pas normal ». « Si, gamin. Peut-être n’y a-t-il plus d’essence dans la mobylette. Alors il doit la pousser ».

25/04/2008

Cherche à me souvenir du Papy

« Papa, In Vino Veritas. C’est quoi ? ». « Un coureur cycliste italien, gamin. Enfin, je suppose. Ou un espagnol. A Bruxelles, Veritas c’est pour les boutons ». « L’acné juvénile, papa ? ». « Tu as déjà ça, toi ? ». « Non, c’est Papy qui dit que je serai un homme quand j’en aurai ». « Et, heuuu, il en a, lui, le vieux schnok ? ». « Non, papa ». « J’ai toujours dit que ce n’était pas un homme. C’est une lavette. Les patates. Oui, bobonne, je les épluche. Pourquoi la télé est allumée, on n’est pas le soir. Mais, bobonne, il y a un débat. Je n’ai plus d’oignons, file à la superette. Mais, bobonne, c’est intéressant, si le plancher des prix monte et que le plafond de la retraite ne bouge pas, le lustre va être écrasé. Alors, les oignons, ils sont où ? Je suis presque revenu, bobonne, j’ai un nœud dans mes lacets, saloperie. Tu parles tout seul, maintenant ? Non, bobonne, j’ai un dialogue intéressant avec mes lacets. Mais, tu as pété, gros salaud. Bobonne, tu sais bien que c’est tout le temps comme ça quand je me penche. C’est ton ventre qui prend trop de place, ça fait pression sur tes gaz, supprime tes bières du soir, fais carême. Oui, bobonne. Ramène aussi des carottes. Tes carottes, tu te les ficheras où je pense. Tu parles encore tout seul, tu te prends pour un politicien, où sont les oignons ? A la superette, bobonne, j’y vais. Et pas de causette avec Norbert, compris, sinon, tu feras grève de la faim ». « Dis, papa, on dirait que tu connais bien Papy ». « Hé, gamin, avant que ta mère ne parte, j’étais souvent chez papy et Mamy ». «  Et alors, papa ? ». « Ah, je regrette ce temps là. C’était à chaque fois Au Théâtre ce soir, même à midi ».