14/02/2008

Cherche la bonne saint Valentin

« Papa ». « Gamin, je suis occupé ». « Tu fais quoi, papa ? ». « J’écris, gamin ». « Tu écris à qui, papa ? ». « J’écris sur mon blog, gamin ». « Tu écris quoi, papa ». « J’écris bonne fête, gamin ». « Tu écris bonne fête à qui, papa ? ». « A ceux qui fêtent la saint Valentin, gamin ». C’est qui, papa, ceux qui fêtent la saint Valentin ? ». « Beaucoup de monde, gamin ». « Oui mais c’est qui, papa ? ». « Ben, heuuu, les marchands de fleurs, les vendeurs de bijoux en toc, les tenanciers de friteries et de restaurants à bougie, les fabricants de parfum, les gérants de magasins de lingerie. Tu vois, gamin, c’est leur fête ». « Et tu leur dit quoi, papa ? ». « Ben, heuuu, j’écris Bonne fête à vous, marchands de fleurs, vendeurs de bijoux en toc, tenanciers de friteries et de restaurants à bougie, fabricants de parfum, gérants de magasins de lingerie ». « Et ça te sert à quoi, papa ? ». « Ben, heuuu, ça me défoule, gamin ».

13/02/2008

Cherche la Chandeleur

« C’est quoi cette odeur, papa ? ». « Ben, heuuu, voyons. Je te prépare des crêpes pour la Chandeleur ». « Papa, mes copains à l’école, ils ont eu des crêpes il y a plus d’une semaine ». « Ah bon. Tu sais, gamin, il ne faut pas se fixer aux dates, hein. Je te fais des crêpes aujourd’hui parce ce que nous sommes un mercredi 13 parce que c’est un jour de chance pour tous sauf pour les vendeurs de billets de loterie ». « Pourquoi papa ? ». « Parce que ce sont d’anciens vendeurs de poisson recyclés qui ne pensent que par le vendredi ». « Tu fais des crêpes en boyau de vélo, papa ? ». « Ben, non, gamin. Pourquoi ? ». « Je trouve que ça sent le caoutchouc brûlé ». « Et meeerde. J’ai oublié d’enlever l’emballage avant de les mettre dans la poêle ».

09/02/2008

Cherche à occuper la saint Valentin

« Papa, c’est vrai, je peux venir dormir chez toi le soir de la saint Valentin pendant que maman est au restaurant ? ». « Gamin, sache que c’est uniquement parce que ce restaurant ne propose pas de menu enfant ». « Maman, elle, elle m’a dit que c’est parce qu’il n’y a que des tables de deux personnes ». « Heuuu. Ah bon ». « Ben oui ». « Tiens, tiens, des tables de deux personnes ». « Ben oui ». « Il faut être deux, alors ? ». « Ben, oui ». « Heuuu, ta maman, elle est deux ? ». « Ben, oui ». « Avec un chômeur, je suppose. Ou avec un nègre, ou un flamand, ou un estropié du Vietnam, ou un rital mafieux, ou un baraki de Charleroi, ou un voyou de la bande de Gaza ou un ancien ministre de la Défense Nationale ». « Papa, arrête, tu vas t’étrangler pour rien ». « Tu sais quoi, gamin ? ». « Non, papa ». « Le soir de la saint Valentin nous ferons deux tables de deux, une pour nous deux et une pour Kiki et Pipette, les hamsters ». « Et Maurice, Papa ? ». « Maurice, le poisson rouge ? ». « Ben, oui ». « Heuuu, on mettra son bocal dans la salle de bain, pour ne pas qu’il soit jaloux ».

08/02/2008

Cherche la saint Valentin (suite)

« Papa, houhou, si tu dors toute l’après-midi tu ne sauras plus dormir ce soir ». « Gamin, tu parles comme un prophète ». « Papa, tu te rappelles de ma question ? ». « Gamin, si j’avais collectionné toutes tes questions, je serais le plus grand collectionneur du monde, hein. Arrête de te tortiller et pose moi la question ». « Papa ». « Hé, ho, tu n’es pas obligé de te mettre au garde-à-vous et de lever le doigt, hein ». « Papa, est-ce que je peux venir dormir ici le soir de la saint Valentin ? ». « Explique moi pourquoi ce jour là ». « Parce que maman va au restaurant ». « Ah bon. Elle a gagné le gros lot, elle s’offre le restaurant ? ». « Non, elle est invitée. Et comme elle sait que toi, tu ne sortiras certainement pas, elle m’a demandé de te ». « Stop. J’ai compris. Et les vieux, je veux dire Papy et Mamy, ils sortent aussi, peut-être ? ». « Oui, mais pas avec maman ». « Ah bon ! Mamy a été amputée des deux bras et elle ne sait plus cuisiner ? ». « C’est Papy. Il s’est disputé avec Mamy. Il doit se faire pardonner. Il m’a dit que des fleurs c’est con parce que ça ne se mange pas ». « Il aurait mieux fait de lui offrir un vibromasseur ». « Je vais le lui dire, papa ». « Gamin, tu n’as rien entendu, compris. Mamy n’a pas besoin d’un mixer, hein, un mixer, tu sais, un mixer pour faire la soupe. Elle en a déjà un ».

07/02/2008

Cherche la saint Valentin

« Papa, tu fais quoi à la Saint Valentin ? ». « C’est quand, ça ? ». « C’est mercredi prochain ». « Quoi ! Encore un congé pédagogique ? ». « Mais, papa, c’est pour le soir. Que fais-tu le soir ? ». « Gamin, le soir, je dors. Parce que le lendemain du soir je travaille. Alors, que ce soit saint Valentin, saint Glinglin ou sainte Nitouche qui a chatouille quand on la touche, je m’en fiche de chez contrefiche. Gamin, regarde-moi dans les yeux et dis-moi tout ». « C’est pas possible, papa, tu fixes des yeux la poêle où cuit la chipolata ». « Gamin, ne m’énerve pas, veux-tu. Je connais des papas qui ont de la chance : ils ont un gamin qui veut des steaks hachés. Hop, d’un côté, ça cuit, le temps d’aller faire pipi et hop, de l’autre côté, et c’est cuit. Si tu ne fixes pas mes yeux, fixe au moins la chipolata pour qu’elle arrête de se tortiller. Et toi aussi, arrête de te tortiller. J’ai l’impression que tu as avalé une dizaine de chewing gum. Tu es en caoutchouc ou quoi ? ». « Papa, je peux dormir ici le soir de la saint Valentin ? ». « Ecoute, nous allons manger, tu te surveilleras pendant que tu feras tes devoirs et, après ma sieste, tu me reposeras la question ». « Oui, papa ». « Gamin, à table ».

31/01/2008

Cherche les cucurbitacées

« Papa, c’est quoi une cucurbitacée. J’ai pas compris à l’école ». « Heuuu. Une cul cul bite assez ! Madame a dit ça ? ». « Oui, papa ». « Heuuu, et elle vous montre comment elle fait ? ». « Ben non, papa ». « Elle ne vous a pas parlé des betteraves et des bêtes raviers ? ». « Ben non, papa ». « Ah. Et des papillons qui papillonnent ? ». « Ben non, papa ». « Rien que des cucuteries, alors ? ». « Ben oui, papa ». « Elle a dit que le plus connu est Halloween ». « Je connais Al Capone mais pas l’autre type. Il fait quoi ? ». « De la soupe ». « Heuuu, gamin, tu ne peux pas rester ignorant des cucutrucs. Demain je vais demander à ta madame ».

16/01/2008

Cherche la galette des rois

« Gamin, gamin, viens vite, je t’ai apporté une galette des rois ». « Attends, papa, je termine mon jeu ». « Mais, gamin, viens vite, la galette des rois c’est la fête ». « Je sais, papa, ça fait dix jours que j’en mange chez papy et mamy et chez les tantes à maman ». « Ah bon ! Heuuu. Dix jours. Heuuu, as-tu eu la fève, gamin ? ». « Jamais, papa, c’était toujours des vieux sans dentier qui l’avaient. D’ailleurs j’ai décidé de ne plus jamais me laver les dents pour avoir un dentier ». « Gamin, tu es fou. Je te garantis que tu auras la fève si tu manges la galette en entier. Ma galette est spéciale ». « Elle a quoi comme spéciale, papa ? ». « Ben, heuuu, vu que l’épiphanie est passée depuis dix jours, j’ai reçu soixante pourcent de réduction ».

11/01/2008

Cherche la bonne méthode

« Gamin, aujourd’hui troisième tentative ». « J’ai compris, papa, on retourne une troisième fois chez tante Madeleine qui oublie à chaque fois tes étrennes de dix euros et les miennes de cinq euros. C’est ça, papa ? ». « Oui, gamin. Dans la vie il faut persévérer ». « Papa, j’ai une idée pour gagner du temps. On met des cagoules et je prends mon révolver à bouchon ». « Et un nain fractus, tu sais ce que c’est ? Paf. Pffff. Tante Madeleine qui se dégonfle. Et on fait quoi, nous ? ». « Ah ça, impossible de la regonfler, elle pique ». « J’ai une autre idée, gamin : nous allons prendre l’aspirateur ». « Pour lui aspirer les euros ou pour la regonfler ? ». « Gamin, as-tu remarqué ? C’est plein de poils de chat chez tante Madeleine. On va lui dire qu’on passait par hasard devant chez elle avec l’aspirateur et hop, j’aspire et nous recevons nos euros ». « Comme je te connais, papa, il va te falloir cinq heures. Tu en connais beaucoup, toi, des gens qui travaillent pour deux euros de l’heure ? ». « Heuuu ».

10/01/2008

Cherche tante Madeleine

« Bonjour, gamin. Tu es rentré de l’école ? ». « Devine, papa ». « Heuuu. N’enlève pas ton écharpe, nous retournons chez tante Madeleine ». « Ah non. Hier on y est resté trois heures ». « Il fallait bien attendre les euros, hein, gamin ». « On les a pas eu, papa ». « C’est pour ça qu’on y retourne. Elle a sûrement oublié ». « Dis, papa, tu crois que c’est rentable tous ces trajets pour dix euros. Moi je m’en fiche, je me laisse conduire, si je reçois mes cinq euros c’est du net, du net de chez net. Mais toi t’auras pas un plein pour dix euros, na ». « Heuuu ».

09/01/2008

Cherche mes étrennes

« Gamin ». « Oui, papa ». « Cette après-midi nous allons présenter nos vœux à tante Madeleine ». « Oh non, papa ». « Comment ça, oh non ? ». « Elle pique, papa ». « Heuuu. On dira que tu as froid, je te mettrai une écharpe autour des joues, tu ne l’enlèveras qu’après l’avoir embrassée. D’accord ? ». « Papa, on y reste longtemps ». « Non, hein. Le temps de recevoir, moi les dix euros habituels et toi les cinq euros ». « Papa, quand on repartira il faudra encore l’embrasser ? ». « Oui, gamin. Et aussi quand tu recevras tes cinq euros ». « Mais, papa, je vais passer une après-midi à la con à mettre et à enlever mon écharpe, tout ça pour un vieil hérisson piquant ». « Gamin, poli, hein. Je ne veux plus entendre ça, compris ». « Mais qu’est-ce que j’ai dit de mal, papa ». « Tu as dit après-midi à la con, gamin ».

08/01/2008

Cherche à ne pas élever des canards

« Papa, tu devrais nous faire du foie gras de canard, c’est délicieux, j’en ai eu chez Papy et Mamy ». « Mais tu es sot, gamin. L’appartement est trop petit. Tu vas les mettre où, hein, les canards ? Et cultiver des graines pour les nourrir. Tu crois que ça pousse sur la moquette, les graines ? Si on a un champ de maïs dans l’appartement on ne se verra plus. Et récolter les grains de maïs, hein ? Tu imagines faire entrer une moissonneuse et un tracteur dans l’ascenseur, hein ? Et la Commission européenne, tu y penses, les quotas. Dès que tu parles à un fermier, il te répond quota, quota. Et la baignoire, gamin, hein ? C’est jaloux des canards, ils vont bouffer ton canard en mousse. Oh, tu m’écoutes ». « J’ai faim, papa. Fais des raviolis ». « Ils réchauffent, gamin ».

07/01/2008

Cherche à ne pas m'étrangler

« Papa, à qui fais-tu des grimaces ? ». « Argueul, je n’aïe, je ne fais pas des grimaces, gamin, j’essaye de fermer le col de ma chemise. Je n’y arrive pas ». « Tu vas faire quoi, papa ? ». « Je vais m’étrangler, si ça continue ». « Si c’est pour un suicide, il y a plus facile ». « Gamin, arrêtes avec tes bêtises, on n’est pas à Cambrai, ici ». « C’est pourquoi, alors ? ». « Chef ». « Ah, tu deviens chef, papa. Tu as attrapé un gros cou ». « Non, gamin, c’est le chef qui nous offre un verre pour les fêtes ». « J’ai compris : en te serrant le cou, tu réduis l’entonnoir pour ne pas rentrer pompette comme l’année dernière ». « Heuuu ».

06/01/2008

Cherche comment il fait

« Papa, quand tu es garé dans la rue je reconnais tout de suite ta voiture ». « C’est bien ça, gamin. C’est parce qu’elle est plus haute, hein, ma Citroën Albert Lingo ». « Même quand il y en a dix dans la rue je reconnais la tienne ». « Tu reconnais la plaque d’immatriculation ? ». « Non. Tu es le seul garé de travers ». « Heuuu ».

01/01/2008

Cherche à dormir

« Ah oh ». « Allo, papa, bonne année, bonne santé ». « Heuuu, qui c’est ? ». « Papa, bonne année, bonne santé ». « Gnogna gnée gnonne chanté, gâââ, gamin. Pourquoi tu téléphones ? ». « Pour te souhaiter une bonne année, papa ». « Heuuu, déjà ? ». « Nous sommes en 2008, papa ». « Meuh non, meuh non, je n’ai pas fini, hips, ma boute, et meeerde, j’ai du m’endormir, heuuu, esse que ton pâââ, ton papy a enregistré les danseuses, sol do, ré fa mi ré sol sol, sol la mi fa ré ré, ré fa mi ré do, do si la sol fa mi ré do, do, ré fa mi ré sol sol ». « Je sais pas, papa, papy est parti bouder dans la chambre avec la télé au moment du gâteau ». « Pauvre gamin, t’as du rester avec ta mère et la vioque ». « Un gâteau au chocolat, papa ». « Et tu es déjà levé ? ». « Ben, papa, il est deux heures de l’après-midi ». « Heuuu. J’ai du manquer un épisode. Ah bon. Deux heures. Tu viens quand, gamin ? ». « Après les vacances scolaires, papa ». « Ah bon, allez, bonne nuit ».

31/12/2007

Cherche à réussir le réveillon

« Papa, tu sais déjà ce que tu vas faire au réveillon ? ». « Oui, gamin. Je me fais un menu spécial. Je vais manger ce que je ne sais pas me préparer ». « Ah, tu vas réveillonner pendant six mois, alors ». « Heuuu, mais non, pourquoi ? ». « Tu vas au restaurant ? ». « Non, hein, gamin, je ne vais quand même pas passer ma soirée à dialoguer avec une bougie ». « Tu vas appeler un traiteur ? ». « Non, hein, gamin, j’irai moi-même, je ne connais pas de marchand de frites qui se déplace pour livrer un sachet ». « Tu vas réveillonner avec un sachet de frites ? ». « Ou deux. Ou trois. Je ferai des allers et des retours en attendant le french-cancan à la télévision ». « Que des frites, papa ? ». « Oui, gamin. Mais j’essayerai toutes les sauces ». « Papa, tu devrais refaire un stock de tes pastilles pour la digestion ».

17/12/2007

Cherche à mettre les boules

« Papa, pourquoi tu ne pends pas les nouvelles boules de Noël que tu viens d’acheter ? ». « Parce que je me suis trompé, gamin ». « Mais, papa, elles sont jolies, tu dois les pendre ». « Impossible, gamin. Je me suis trompé ». « Mais, papa, c’est stupide des boules de Noël par terre ». « Ce ne sont pas des boules de Noël, gamin, ce sont des boules de pétanque ».

14/12/2007

Cherche une ampoule stable

« Gamin ». « Oui, papa ». « Si tu vas à la toilette, fais attention en t’essuyant ». « Pourquoi, papa ? ». « La lumière clignote, gamin ». « Pourquoi, papa ? ». « Je ne sais pas. C’est depuis que j’ai branché la guirlande du sapin de noël ».

08/12/2007

Cherche à chasser mon mal de crâne

« Papa, papa, Saint Nicolas est revenu ». « Heuuu, ah bon ». « Chouette, c’est la caravane du catalogue. Papa, on sait ouvrir le toit et voir à l’intérieur ». « Alors, ça c’est une surprise. Heuuu, Saint Nicolas a écrit quelque chose ? ». « Non, papa. Il a y plein de papiers de bonbons et d’emballages de biscuits par terre. Il a mangé une partie de ce qu’il m’a apporté ». « Il devait avoir faim. Tu dois être content de lui avoir donné à manger ». « Oui, mais il aurait pu ramasser les papiers ». « Heuuu ». « Et il a aussi bu les six bières que tu lui avais préparé et il a laissé les capsules par terre ». « Heuuu ».

06/12/2007

Cherche Saint Nicolas

« Papa, pourquoi Saint Nicolas n’est pas passé ? ». « Il est passé et il est reparti. Il est très fâché ». « Ouiiin, mais j’ai été sage ». « Toi, oui. Moi, pas ». « Qu’est-ce qu’il a dit ? ». « Je ne l’ai pas vu, j’ai lu ce qu’il a écrit ». « Saint Nicolas t’a écrit ? ». « Il a mis un bout de papier sous la porte d’entrée. Je te lis : Arrêtez de faire pouêt pouêt sur la poitrine de votre voisine de palier quand elle vous ouvre la porte ou je vous donne un coup de crosse. (signé) Saint Nicolas ». « Tu me donnes le papier, papa. Je le montrerai à l’école ». « Jamais, gamin, que fais-tu de la confidentialité de la correspondance, hein ? ». « Mais, papa, Saint Nicolas n’est pas passé ». « Ecoute, gamin, il était peut-être pressé. On verra demain ».

02/12/2007

Cherche l'avion

« Pourquoi t’es descendu, papa ? ». « On a sonné. C’était le facteur qui disait qu’il avait une lettre par avion pour moi ». « Et c’est quoi, papa ? ». « C’est un menteur mais je n’ai rien dit ». « Tu sais ça comment, papa ? ». « J’ai bien vu qu’il était venu à mobylette ».

01/12/2007

Cherche à éviter l'explosion

« Papa, pour l’école je dois dire quelques mots sur l’explosion démographique. Tu peux m’aider ». « Heuuu, je n’ai rien entendu. Pas de boum. Retiens le principal, gamin, il ne faut jamais jouer avec des allumettes ».

30/11/2007

Cherche à avoir un moine

« Kiki, Kiki, mon petit hamster, vas y, bois, c’est de la trappiste, de la bleue, la meilleure ». « Tu fais quoi, papa ? ». « Reste dans ta chambre, gamin, tu es puni, tu n’as pas terminé tes raviolis ». « Papa, je ne sais pas terminer les raviolis qui sont dans la cuisine si je dois rester dans ma chambre, logique, non ? ». « Ne joue pas à l’intellectuel avec moi, hein, gamin. Je n’ai pas le temps. J’initie Kiki à la vie monastique. Il a bouffé toutes les couennes du fromage d’abbaye comme un vrai moine, maintenant il doit boire ».

29/11/2007

Cherche le coucou

« Papa, papa, le coucou ne fait plus coucou ». « Il fait quoi ? Cuicui ? ». « Non, papa ». « Couacoua ? ». « Non, papa ». « Meumeuh ? ». « Non, papa, il ne sort plus du coucou ». « Et bien, on n’est pas sorti de l’auberge, hein ». « Le coucou non plus, papa ». « Tu as tiré dessus avec ta carabine à bouchon ? ». « Mais non, papa ». « Tu as laissé rentrer un chat ? ». « Mais non, papa ». « Tu as fait du puntching baule avec lui ? ». « Mais non, papa, le coucou ne sort plus du coucou ». « Pas de panique, il est peut-être en train de couver son œuf. Il faut attendre ». « Et ça va être long, papa ? ». « Ta mère, il lui a fallu neuf mois ».

27/11/2007

Cherche à être sur la photo

« Gamin, demande ». « J’ose pas, papa ». « Non di dju, gamin, demande ». « Papa, j’ose pas, j’ai peur qu’il y aie des copains de l’école ». « On s’en fiche, gamin, je ne vais pas à l’école, moi ». « Moi oui, papa ». « Gamin, tu demandes ou on sort de la file ». « Non, papa, j’ai été sage ». « Moi aussi, j’ai été sage, hein, pourquoi je ne pourrais pas ? ». « Qu’est-ce que je dois dire, papa, alors ? ». « Tu dis à Saint Nicolas : mon papa a été très sage, est-ce qu’il peut venir aussi sur vos genoux, c’est pour afficher la photo à son bureau ».

21/11/2007

Cherche le belge à la piscine

« Papa, ta blague d’hier n’a pas fait rire madame à l’école ». « Je comprends. Elle a du expliquer ce qu’est une pantoufle ». « La meilleure c’était celle du papa de Cédric ». « C’était quoi ? ». « C’est comment on reconnaît qu’il y a un belge à la piscine. Et bien, c’est le seul qui fait pipi dans l’eau de la piscine ». « Mais c’est complètement nul, ce truc ». « Attends, c’est pas fini. C’est le seul qui fait pipi du haut du plongeoir ».

20/11/2007

Cherche la bonne blague belge

« Papa, pour l’école on doit raconter des blagues belges. T’en connais ? ». « Ce sont les meilleures, gamin ». « Tu m’en dis une, papa ». « Exceptionnellement, gamin. Dis-moi : quelle est la différence entre une flamande et des pantoufles ? ». « Je sais pas, papa ». « Et bien, il n’y en a pas : on est bien dedans mais on ne sort pas avec ». « Pourquoi elle est bonne, la blague, papa ? ». « Parce que les flamands peuvent la raconter avec une wallonne et des pantoufles ».

13/11/2007

Cherche la fin de la promotion

« Papa, c’est urgent, je dois rendre mon devoir demain. Rappelles toi : 6,48 le kilo de hachis campagnard pur porc et 6,68 le kilo de saucisse campagnarde pur porc. Que coûte le boyau ? ». « Gamin, je deviens fou. Je suis allé voir le boucher. Cet imbécile vend cette semaine ses saucisses campagnardes pur porc à 4 plus1 gratuite. Ce qui fait que le hachis dans les saucisses est moins cher que le hachis qui n’est pas dans les saucisses. C’est comme si une Barbie habillée coûtait moins cher qu’une Barbie toute nue » . « Tu préfèrerais quoi, papa ». Gamin, ne changeons pas de conversation, veux-tu ». « Papa, et mon problème ? ». « Insoluble, gamin, il faut que la promotion des 4 plus 1 gratuite soit terminée ».

12/11/2007

Cherche le pain de viande

« Papa, mon problème reste entier ». « Coupe le, gamin, fais-en de la saucisse et bouffe-la rondelle après rondelle ». « Papa, c’est effectivement un problème de saucisse ». « Encore un imbécile qui, comme moi, n’arrive pas à cuire sa chipolata ? ». « Papa, madame a dit que le hachis campagnard pur porc est à 6,48 euros le kilos. La saucisse campagnarde pur porc est à 6,68 euros le kilo. Que coûte le boyau ? ». « Facile, gamin, attends. 6,68 moins 6,48 ça fait 20 centimes. Il suffit de vider la saucisse et on reçoit un préservatif pour 20 centimes. C’est où cette promo ? ». « Ben, madame nous a montré le dépliant publicitaire du boucher ». « Gamin, attends-moi, je vais acheter un kilo de saucisse, je te ferai un pain de viande ».

11/11/2007

Cherche à effacer la honte

« Papa, t’as fini ta gueule de bois ? ». « Oui, gamin ». « Alors, pourquoi tu pleures ? ». « Gamin, la honte, trois zéro contre nous au foot, à cause de trois imbéciles qui ont shooté n’importe comment et que le ballon s’est retrouvé dans nos buts à nous ». « Pourquoi nous n’avons pas arrêté les ballons, papa ». « Gamin, ça c’est la loi du sport. Peut-être que le gsm de notre gardien de but a sonné pendant le penalty, peut-être qu’un caca de pigeon supporter de l’équipe adverse lui est tombé dans l’œil, peut-être qu’il avait pipi et qu’il ne savait plus ouvrir les bras ». « Papa, à ton âge, pleurer comme un bas de laine, pour du foot, allons ». « Gamin, de tous les peuples du goal les belges sont les plus braves. C’est Jules Machin qui l’a dit ». « Papa, l’important c’est de participer ». « Des conneries, ça, gamin. Je participe chaque semaine à euromillions et je n’ai jamais gagné ».

10/11/2007

Cherche l'effet positif

« Papa ». « Aïe ». « Houhou, papa ». « Ah, ma tête. Que s’est-il passé ? ». « Ben, tu fais trop de sport, papa. Tu t’es endormi avant la fin du match ». « Quoi ! C’est fini. Et toi, tu as fait quoi ? ». « J’ai fait le yoyo dans l’ascenseur pour aller te chercher des bières à la cave. Faudra que tu ailles en acheter, il n’y en a plus. Des trappistes non plus ». « Tu vois, gamin, il faut toujours voir l’aspect positif des choses ». « Ton mal de tête, papa ? ». « Non, gamin. Je viens de trouver une idée de cadeau pour l’anniversaire de Gérard. Quand ma tête ira mieux, je vais pouvoir lui fabriquer un paillasson de jardin avec toutes les capsules ».