30/08/2007

Cherche à être rassuré

« Gérard, c’est quoi un trou d’air ? ». « Je sais que tu vis en appartement mais je suppose que tu as déjà vu une table de jardin chez des amis, hein ». « Heuuu, oui, Gérard ». « Bon, il y a quoi au milieu ? ». « Heuuu, un plat avec des olives ? ». « En dessous du plat, au milieu, il y a quoi ? ». « En dessous du plat, heuuu, il y a la table ». « Pfff, reprenons depuis le début. Quand il y a un parasol en plein milieu d’une table de jardin, c’est pourquoi ? ». « Parce qu’il y a du soleil, c’est ça, hein, Gérard ». « Oui, mais comment a-t-on mis le parasol ? ». « Gérard, tu me prends pour un con ou quoi. On a mis parasol dans le trou de la table ». « Bien. L’avion vole sur de l’air, d’accord ? ». « Oui ». « C’est comme si tu faisais rouler une bille sur la table, hein. L’avion arrive au milieu, il arrive sur quoi ? ». « Je sais, il arrive sur le parasol ». « Non. Il n’y a pas de parasol dans le ciel, alors, qu’y a-t-il ? ». « Heuuu, pas de parasol, pas de plat d‘olives, il reste le trou, c’est ça ? ». « Bravo. Et hop, dans le trou, alors c’est la chute, c’est le trou d’air ». « Gérard, je veux descendre ». « Impossible, on a déjà décollé ». « Géraaard, ils viennent de dire de garder les ceintures parce qu’il y allait y avoir des trous d’air. On va tomber de la table ». « Non, dans le ciel il y a plusieurs tables superposées. L’avion descend, oui, mais après il vole sur la table suivante,compris ? ». « Très bien compris, Gérard, mais si les tables sont bien superposées, avec les trous les uns au dessus des autres, le parasol ira jusque par terre, hein. L’avion aussi. On a reçu des bonbons mais pas de parachute. Donc, s’il y a des trous d’air bien superposés, on va se retrouver la gueule par terre, pleine de bonbons mais sans parachute ». « Non ». « Pourquoi non ? ». « Parce que les pilotes sont des professionnels et ils ont appris à tomber dans un trou et à se retrouver sur la table suivante à côté du trou ». « T’es sûr ». « Oui ». « T’es vraiment sûr ? ». « Oui ». « T’es vraiment vraiment sûr ? ». « Oui. Maintenant tais-toi, mange tes bonbons ».

29/08/2007

Cherche un forfait tout compris

« Gérard, demain je m’envoie en l’air ». « Trop tard, mon vieux, demain, il faut se lever à 3 h 15 pour prendre le car pour l’aéroport et prendre l’avion de 18 h 45 ». « C’est bien ce que je dis, je m’envoie en l’air. Gérard, le gars qui fait les jeux au club a parlé d’un fruit sauvage aphrodisiaque. C’était quoi ? ». « N’en prend surtout pas, tu ne profiteras pas du voyage ». « Justement, Gérard, je ne veux pas profiter du voyage, je veux dormir dans l’avion, ne rien voir, ne rien entendre, tu me réveilleras quand on sera arrivés ». « Mais, un aphrodisiaque, ça réveille, tu vas être tout excité, tu vas vouloir sauter l’hôtesse ». « Pourquoi pas, si ça me détend ». « Il y a un problème ». « Ah oui, lequel ? ». « Ce n’est pas compris dans le forfait ».

28/08/2007

Cherche une main secourable

« Gérard, j’ai peur ». « Tu as eu le vertige au bord de la piscine ? ». « Non, Gérard, il va falloir rentrer de vacances en avion. Gérard, va louer des vélos ». « Tu veux faire quoi ? ». « Je veux rentrer à vélo, j’ai peur de l’avion ». « D‘accord, je vais louer deux vélos et aussi deux pédalos ». « C’est quoi, des pédalos ? ». « C’est comme un vélo mais sur l’eau, la mer déchaînée, la méduse et son radeau, vingt milles lieues sous les mers, le p’tit Annick, la noyade, une pierre tombale ‘disparu en mer’, ton corps d’Apollon bouffé par des crevettes et tu te retrouves dans des tomates dans un buffet à la con, c’est ça que tu veux ». « Gérard, je n’ai rien compris, je te demande d’aller louer des vélos pour rentrer et tu me dis que je vais me retrouver en tomate crevette dans un buffet, je n’ai pas bien suivi ton explication, je n’ai pas tout compris, Gérard ». « C’est simple, pour rentrer, soit c’est le pédalo, soit c’est à la nage, soit c’est l’avion ». « Gérard, d’accord, ce sera l’avion mais tu me donneras la main, hein ».

27/08/2007

Cherche à oublier le tournevis

« Gérard, t’as un tournevis ? ». « Qu’est-ce que je ferais en vacances avec un tournevis, hein ? ». « Gérard, j’aime bien le lustre de la chambre de l’hôtel, on rentre demain et je ne me suis pas acheté de souvenir ». « Et la cuvette des W.C., elle te plait aussi ? ». « Ah oui, Gérard, il y a une lunette avec des coquillages. Et aussi la garde-robe avec ses persiennes, on respire bien quand on est à l’intérieur ». « Tu es venu en camion ? ». « Ben non, hé, Gérard, tu sais bien qu’à l’aller on était ensemble dans l’avion ». « Alors, oublie ».

26/08/2007

Cherche à penser à ma chose

« Gérard, depuis le début des vacances, je pense à une chose ». « Moi aussi : baiser, baiser, baiser ». « Aaaah bon, moi pas, il fait trop chaud, je n’aime pas quand on colle ». « Moi si, baiser, baiser, baiser ». « Gérard, tu as reçu trop de soleil sur la tête, ce sont les U.V. qui te chatouillent les neurones. Moi, je pense à une chose ». « Baiser, baiser, baiser ». « Gérard, merde, arrête, tu vas me donner des envies ». « C’était écrit dans le catalogue : nanas à volonté ». « Mais non, Gérard, c’est mis jus d‘ananas et merguez à volonté. Moi, je pense à une chose ». « Tes merguez, tu te les bourres où tu veux, dans le nez, dans les oreilles, dans le cul ». « Gérard, tu deviens vulgaire, je te signale que je suis vierge du cul et que je tiens à le rester, à part une visite pour la prostate ». « Mais j’ai envie de baiser, baiser, baiser ». « Gérard, tu te donnes du mal pour rien, vas prendre une douche froide.  Dis, je pense à une chose ». « M’en fous ».

25/08/2007

Cherche à rester dans l'armoire

« Gérard ». « Oui ? ». « Tu peux tirer la chasse en vacances, l’eau est comprise dans le forfait ». « Pourquoi tu dis ça ? ». « Parce que des merguez flottent dans la cuvette des W.C. Ce n’est pas moi puisque je suis constipé ». « T’es constipé ? ». « Ben oui, hier soir, j’ai mangé du riz et des fruits de mer. Le riz a gagné. Constipé, mon vieux, tu peux pas savoir ». « Tu vas faire quoi ? ». « Pousser, pousser, pousser ». « C’est dur ? ». « Du béton ». « Ce n’est pas moi non plus ». « Gérard, tu crois qu’il y a un passager clandestin dans la chambre ? ». « Mais non, idiot, c’est à cause de toi, avec ta manie de ramener des bricoles le soir au cas ou tu aurais une petite faim la nuit. Ce sont les merguez que tu as ramené il y a dix jours ». « Et pourquoi ils flottent ? ». « Ils ne veulent pas partir ». « Ouille, ouille, ouille, Gérard, tu imagines la tête de la femme de chambre. Vas à la piscine, je vais me cacher dans la garde-robe ».

24/08/2007

Cherche comment dormir

« Gérard, Géraaard, je n’arrive pas à dormir, il est deux heures du matin ». « Grmmmlb, retourne toi de l’autre côté, ça va passer ». « Gérard, Géraaard, Je n’arrive pas à dormir, il est trois heures du matin ». « Grmmmlb, mais, aaah, c’est quoi ça, des pieds, je vois des pieds, où es-tu ? ». « Ben, heuuu, tu m’as dit de dormir de l’autre côté, alors j’ai enlevé la literie, j’ai fait faire un demi-tour à mon lit, j’ai remis la literie et j’ai essayé de dormir de l’autre côté mais ça ne marche pas ». « Hé, ho, tu t’es lavé les pieds, j’espère ». « Gérard, il est trois heures du matin et tu me parles de me laver les pieds, ça va pas la tête ». « Ecoute, fais ce que tu veux, moi, je me tourne de l’autre côté, voir dix petits merguez qui dandinent à côté de moi, ça me rend malade ». « Gérard, chacun est différent, toi tu as la quéquette qui frétille, je t’ai vu au bord de la piscine avec les nanas, moi ce sont les doigts de pied ». « Il est quelle heure ? ». « Quatre heures du matin et tu m’empêches de dormir avec une histoire de doigts de pied ».

23/08/2007

Cherche le temps des tomates

« C’est long, hein, Gérard ». « Quoi ? ». « Les vacances. Je me demande si Kiki et Pipette ont fabriqué de nouveaux petits hamsters ». « Tu penses à tes rats miniatures alors qu’on est à l’ombre, sous le soleil ! Et ben ! ». « Mais c’est trop court, hein, Gérard ». « Quoi ? ». « Les vacances. Je commence à m’habituer. J’ai trouvé mon rythme, se lever, le petit déjeuner en peignoir et en charentaises, revenir se doucher dans la chambre, faire un tour au bar torse nu avec un essuie de bain sur le dos, essayer les nouveaux cocktails, échanger le peignoir contre le bermuda, repas de midi, vin à volonté, sieste, plaine de jeux pour voir les jeunes mamans, repas du soir, sangria, cocktails, punchs, ramper jusqu’à la chambre, dormir. C’est ce que j’appelle une saine fatigue, non ? Mais, hein ». « Quoi, mais ». « Bouhouhou, Gérard, le gamin me manque, je veux embrasser mon bonzaï, et puis, Gérard, à part quelques collines de sable, ici tout est plat. J’habite en altitude, au cinquième étage, ça me manque de pouvoir jeter les tomates pourries par la fenêtre ». « Je te comprends. Tu fais ça souvent ? ». « Chaque fois que j’achète des tomates. J’oublie que j’en ai acheté, elles moisissent et, le soir, j’éteins et hop, par la fenêtre, ziiiiii, splatch. Ici, ce n’est pas possible ». « Dis, la prochaine fois que tu achètes des tomates, tu m’invites ».

22/08/2007

Cherche à connaître Gérard

« Ssssssiiiiiiiit, ssssssiiiiit, sssssiiiiit ». « Quoi ? Qu’est-ce ? Au secours, au secours ». « Gérard, il est trois heures du matin, il faut dormir ». « Mais, c’était quoi ? Je suis tout en sueur, dis, c’est quoi ? ». « Gérard, est-ce que tu as peur des serpents ? ». « J’en ai une trouille bleue ». « Ok, ça va, c’est ce que je voulais savoir. Tu peux dormir ».

21/08/2007

Cherche un souvenir

« Dis, tu ne vas quand même pas sortir en imperméable sous 28° à l’ombre ». « Gérard, je n’ai plus de slip propre. Je devais passer au lavoir hier mais j’ai abusé de la sangria ». « Ecoute, tu sais que les fruits ça ne te réussi pas, hein. Tu veux terminer tes vacances comme tu les as commencées, sur les chiottes ? ». « Gérard, ce ne sont pas les fruits. J’ai mal au crâne ». « T’as bu beaucoup ? ». « Trois ». « Petite nature, ce ne sont pas trois verres de sangria qui donnent mal à la tête ». « Trois carafes, Gérard ». « Mais t ‘es fou, c’est du suicide, avec une demi carafe je suis déjà pompette ». « Je croyais que je pourrais avoir les carafes vides comme souvenirs de vacances ». « T’es débile. Pourquoi pas les petites cuillères, hein ». « Gérard, des petites cuillères, j’en ai déjà deux ».

20/08/2007

Cherche à m'alléger

« Hé, que fais-tu ? ». « Les valises ». « Hé, ce n’est pas le jour du départ ». « Non, Gérard, mais je veux être prêt. Je vérifie que tout rentre dans les valises. Je n’arrive pas à bien replier mes vêtements alors ils prennent plus de place au retour qu’à l’aller ». « Lave toi les dents ». « Mais, Gérard, je me lave les dents tous les jours, été comme hiver ». « Lave les trois fois par jour, ainsi le tube sera vide et ce sera de la place gagnée dans tes valises ». « Dis, Gérard, je suis venu avec trois boîtes de 12 préservatifs, je ne les ai pas utilisés, tu crois qu’on peut jeter des préservatifs vierges ? ». « Je te les rachète ».

19/08/2007

Cherche un vêtement typique

« Monsieur, que faites-vous dans ma chambre ? ». « Mais c’est moi, idiot ». « Aaaah, Géraaard, tu m’as fait peur, tu parais encore plus noir emballé dans le drap de lit tout blanc ». « Djellaba ». « Tu parles quoi, Gérard ? ». « Djellaba ». « Gérard, arrête, dis, t’as sauté en parachute et il s’est mis en torche ? ». « Djellaba, c’est un costume local, idiot, j’ai acheté ça à la case des souvenirs ». « Après les vacances, tu vas venir au bureau comme ça ? ». « Mais non, c’est pour mettre chez des copains quand ils font un barbecue ». « Et ça se lave en machine ? ». « Et bien ça alors, on voit que tu vis seul, tu as des propos de ménagère ». « Gérard, je m’informe avant d’acheter, je cherche l’étiquette de ton truc local ». « Hé, attends, je suis à poil en dessous ». « Ah bon, c’est une sorte de slip géant, alors ? ». « Tiens, la voilà la djellaba, j’ai entraperçu une étiquette quelque part en l’enlevant. Alors, ségolène ou c’est coton ? ». « Gérard, c’est ‘made in Taïwan’ ».

18/08/2007

Cherche la solitude de l'orphelin

« Imbécile, arrête, tu vas nous faire remarquer ». « C’est déjà fait, Gérard. Ne te retourne pas mais à la table derrière toi ils sont pliés en quatre ». « Dépose la merguez, di djo, arrête de la fumer comme un cigare en faisant puf puf puf, on ne peut pas fumer dans le restaurant. En plus tu vas avoir les doigts gras. File te laver les mains. Et ne reviens pas en faisant les marionnettes avec tes mains pour les sécher. Utilise l’essuie ». « Gérard, tu es une mère pour moi ». « Il faut tout t’apprendre ». « Gérard, tu sais quoi ? ». « Non ». « J’ai envie d’être orphelin ».

17/08/2007

Cherche une intellectuelle

« Bonjour, Gérard, bonjour, madame ». « Elle ne s’appelle pas madame, elle s’appelle Anne-Sophie-Dominique ». « Oufti, trois pour le prix d’une ». « Hé, toi, c’est pas mieux, hein, ose dire comment tu t’appelles ». « Moi, c’est aussi un prénom composé : Bi-Glo-Dion, Bi comme bibi, Glo comme gloglo pas glouglou gloglo et Dion comme la fille des autos De Dion Bouton, c’est Line Dion ». « Bibiglougloucomment ? ». « Nooon, pas glouglou, pas bon glouglou, gloglo, bon gloglo ». « Bonbongloglocomment ? ». « Gérard, j’abandonne, je te laisse avec ton prix Nobel des neurones actifs ».

16/08/2007

Cherche la bonne Rolande

« Bonjour, Gérard, bonjour, madame ». « Elle ne s’appelle pas madame, appelle la n’importe comment mais pas madame, on est en vacances ». « Et quel est votre petit nom, madame ? ». « Rolande ». « J’ai connu une Rolande qui composait de la musique. Et toi, Gérard, ça ne te dit rien, Rolande qui fait de la musique ? ». « Non, en musique je ne connais que Roland de Lassus ». « Oui, c’est elle, c’est Rolande la suce. Et vous, madame ? ».

15/08/2007

Cherche le voleur de sable

« Bonjour, Gérard, bonjour madame ». « Elle ne s’appelle pas madame, elle s’appelle Jacynthe ». « Aaaah, bonjour, bulbe ». « Qu’est-ce t’as dit, qu’est-ce t’as dit ? ». « Rien, j’ai mangé trop de petits pains au chocolat, bulbe, je me sens lourd, pas bien dans mon pot ». « Excuse-le, Jacynthe, mon copain ne supporte pas bien le soleil. Hier, je lui présente Jennifer, championne d’équitation, et tu sais ce qu’il a osé lui dire ? ». « Bonjour ? ». « Non, il a dit ‘Je hennis, fer à cheval’ ». « C’est mieux que Jennifer à vélo, non, hein, Gérard ». « Dis, va voir si personne n’a volé le sable de la plage, tu veux bien ? ». « Pourquoi ? ». Parce que Jacynthe et moi allons promener et les sentiers sont étroits, il y a juste la place pour deux ».

14/08/2007

Cherche à savoir si la porte est bien fermée

« Bonjour, Gérard, bonjour madame ». « Elle ne s’appelle pas madame, elle s’appelle Macramé ». « Joli, joli, ça me rappelle ». « Stop, pas de commentaires, il y a des balançoires libres, vas te balancer ». « Mais si, Gérard, rappelle toi, je t’avais invité chez moi pour le repas et, macramé, Gérard, rappelle toi ». « Stop, j’ai dit stop, stop de chez stop, esse té o pé, stop ». « cé cul effe dé, erre à esse, Gérard, j’ai compris, tu ne veux pas que je te rappelle mon échec culinaire quand ça a macramé ». « Rontudjuuu, dis, es-tu certain d’avoir fermé à clef la porte de la chambre ». « Heuuu, maintenant que tu le dis, j’ai des doutes. Je vais aller vérifier. Tu m’attends, hein ».

13/08/2007

Cherche à occuper ma journée

« Bonjour, Gérard, bonjour madame ». « Elle ne s ‘appelle pas madame, elle s’appelle ». « Je sais, Miss Boudin ». Paf. Aïe. « Excusez-moi madame mais je suis belge et, chez nous, il y a des élections de Miss : Miss Kermesse, Miss Boudin, Miss Tenflute ». « Manneke, je suis ossi belche, de le Limburgue, ça pas un petit coq vallon qui va, qui va, qui va, qui va ». « Gérard, fais quelque chose, elle s’étrangle ». « Mais non, elle cherche ses mots ». « Qui va déguerpisser de mon vue ». « Heuuu, à ce soir, Gérard ».

12/08/2007

Cherche un souvenir pour le gamin

« Bonjour, Gérard, bonjour madame ». « Elle ne s’appelle pas madame, elle s’appelle Vahiné ». « Ah,Vahiné, c’est gonflé ». « Vahiné, que j’ai rencontré à la boutique des souvenirs ». « Aaaah, ils vendent ça aussi ». « Mais non, idiot, c’est la caissière ». « Gérard, j’ai un problème : dans mon agenda des vacances, j’ai noté qu’aujourd’hui je dois trouver un souvenir pour le gamin. Si tu as dérobé la caissière, la boutique est fermée ». « Aujourd’hui la caissière c’est Amanda, tu sais, celle avec qui j’ai dansé hier ». « Dis, Gérard, pense au poids de tes valises. Si tu achètes un souvenir chaque fois que tu dragues une caissière à la boutique des souvenirs, tu devras revenir en bateau cargo ».

11/08/2007

Cherche le bon habillement

« Gérard, j’en ai marre de ces vacances à la con ». « T’es fou, le soleil n’a pas su te taper sur la tête puisque tu es toujours resté à l’ombre, sous ton parasol ». « Gérard, je veux de la pluie, tu me comprends. J’ai mis dans mes valises deux impers, trois parapluies, quatre écharpes, des chemisettes électriques, tout ça pour rien ». « Et tu n’as pas pris de maillot ? ». « Bèèè non, j’ai pris un bermuda bleu avec des palmiers acheté en promotion, je l’ai lavé hier dans l’évier de la salle de bain, il a déteint, il n’y a plus de palmier ». « Et alors ? ». « J’ai loué un smoking vu qu’on allait dans un trois étoiles mais personne n’en porte. Je n’ai pas envie d’être pris pour un membre du personnel ». « Habille toi en nudiste ». « C’est comment ? ». « Avec une feuille de palmier ». « Et je l’agite pour faire éventail ? ». « Essaye ».

08/08/2007

Cherche à mieux faire

« Gérard, au club, il y a un concours de karaoké ce soir, j’y vais ». « Hé, t’es fou, sur le catalogue, ils disent que la moyenne des précipitations pour ce mois-ci est de trois millilitres. Je n’ai pas envie de recevoir trois millilitres sur ma peau bronzée ». « M’enfin, Gérard, pour une fois que j’ai les couilles au cul pour chanter devant un public international, laisse moi faire ». « Si tu y vas, je grimperai sur un palmier et je prendrai des photos ». « Gérard, c’est du chantage, c’est de la chanson, j’y vais ». … « Mesdames, mesdemoiselles, gentils touristes, nous accueillons un nouveau candidat. Bonjour, vous êtes ? ». « Belge ». « Et ça, je m’en doute, cette année il n’y a que des belges, je me demande d’ailleurs pourquoi ». « Je sais, il y avait une super promotion dans les agences de voyage : buffet et boissons à volonté ». « Et d’où venez-vous ? ». « De Belgique ». « Ha, haaa. Et vous êtes ? ». « Belge ». « Votre nom ? ». « Biglodion ». « Allez y, chantez nous une chanson de vacances, bébé, Biglodion de Belgique ». « Trois, quatre. Etoile des nêêêiges, mon cœur amoureuuux, Gérard, arrête, haaa ha ha, c’est Gérard, un collègue, il fait le singe sur un palmier, je reprends, trois, quatre, étoile des nêêêiges, mon cœur amou ». « Stop, applaudimètre ? 0,8 peut mieux faire. Suivant ».

06/08/2007

Cherche où je suis (2)

« Gérard, ils sont incroyables ici, à l’hôtel ». « Ah bon, pourquoi ? ».  « Ben, heuuu, tu sais que je ne sais toujours pas où nous sommes. Alors j’ai demandé à la réception : bonjour monsieur, où suis-je ». « Qu’ont-ils répondu ? ». « Quel est votre nom ? ». « Ah, tu as dit quoi ? ». « Devine, imbécile, je n’allais pas dire Louis quatorze ou Pierre et Marie Curie, enfin. J’ai dit Biglodion ». « Et alors ? ». « Ils m’ont répondu : chambre 214, couloir de gauche, premier ascenseur, premier étage, de nouveau à gauche, troisième porte à droite ». « Et alors ? ». « Ben, si je suis ici, c’est que c’est juste, non ».

05/08/2007

Cherche où je suis (1)

« Gérard, je rêve, ça fait plus d’une semaine qu’on est ici, sous le soleil et une mer bleue, avec buffet à volonté, langouste, homard, grillades, boissons à volonté, chaise longue et parasol gratuits, je me rappelle qu’on a pris l’avion mais je ne sais pas où nous sommes ». « Je parie que ça te rappelle le bureau, hein, tu viens, tu t’installes, tu restes la journée, tu retournes chez toi et tu ne te rappelles plus ce que tu as fait de ta journée ». « Gérard, si les vacances c’est comme le boulot, pourquoi partir en vacances, hein ? ». « Dis-toi que tu es un veinard, tu es en vacances toute l’année ». « Sauf que là-bas, avant l’avion, il n’y avait pas de grand bac à sable, hein, Gérard. Je me demande quand même où je suis ».

01/08/2007

Cherche la blancheur

« Gérard, je pense que tu as un ancêtre noir ». « Ah bon, tu as fait mon arbre généalogique, sous ton parasol ? ». « Gérard, tu n’es plus bronzé, t’es cawément bwonzé, dans deux jours tu seras nouaw de nouaw ». « Et alors, c’est chouette, tu imagines le succès au bureau quand nous allons rentrer ». « Mais je reste blanc, moi, on va nous appeler les black and white ». « Tant pis pour toi quand on sera au bureau ». « Et Ginette, hein ? ». « Quoi, Ginette, c’est chasse gardée, pas touche ». « Gérard, je te rappelle que Ginette, elle n’aime pas les noirs, elle aime les blancs de blanc, comme moi ».

31/07/2007

Cherche la bonne louche

« Bonjour, monsieur, c’est quoi, ça ». « Du chicken soup ». « Du tchikenne soupe ! C’est typiquement local ? ». « Non, non, c’est prévu essentiellement pour notre clientèle anglo-saxonne ». « C’est fait avec quoi ? ». « Du poulet, monsieur, du poulet et des épices ». « Ah, il est où le poulet ? ». « Il n’y a pas de poulet dans le chicken soup, monsieur ». « Gérard, Géraaard, au secours, arrête de draguer les poulettes, j’ai un problème de vue, viens m’aider, je suis devant un liquide jaunâtre et anglo-saxon, au poulet mais sans poulet, je fais quoi ? ». « Il y a quoi dans la marmite suivante ? ». « Du potage au cerfeuil et aux boulettes ». « Tu vois le cerfeuil ? ». « Oui ». « Tu vois les boulettes ? ». « Non, mais quand je remue avec la louche, oui ». « Prends ça, et remue bien la louche ».

30/07/2007

Cherche la bonne explication

« Gérard, je me sens bien ici, tous les gens que je rencontre me sourient ». « Normal que les gens sourient quand ils te voient, tu es le seul à te promener en bermuda avec des chaussettes noires jusqu’en haut du mollet et des chaussures d’hiver ». « Ils ne me sourient pas, alors. Ils sourient à mes pieds ». « Tu devrais garder tes godasses et porter une culotte en cuir à bretelles et un chapeau tyrolien avec une plume, ce serait plus naturel ». « Gérard, c’est le drame, je n’ai pas prévu de culotte en cuir ni de chapeau à plume dans mes bagages ». « Heureusement ». « Gérard, tu m’énerves, ne gâche pas nos vacances, heureusement quoi ? ». « Une culotte en cuir, ça pèse lourd, tu aurais été surtaxé à l’aéroport ». « Gérard, j’aime bien quand tu m’expliques ».

29/07/2007

Cherche à revoir le gamin

« Gérard, je me demande ce que fait le gamin ? ». « Envoie lui une carte. J’ai vu un endroit où on peut se faire photographier sur un âne et ils en font des cartes postales avec ta photo en deux minutes ». « Gérard, t’es fou ! Tu sais où il est le gamin, hein ? Chez ses grands-parents maternels. C’est chez eux que je devrais adresser la carte. S’ils me voient sur un âne, ils vont mourir de rire. Tout blanc, en plus, pas bronzé, blanc, blanc, blanc ». « Envoie lui une photo de l’âne tout seul ». « Mais le gamin va croire que je suis perdu dans le désert ». « Zut, hein, dis. Choisis une photo de l’hôtel sur laquelle on voit la porte-fenêtre de la chambre et la petite fenêtre des chiottes. Tu dessines une croix dessus pour montrer où tu passes tes vacances ».

28/07/2007

Cherche un bronzarium d'intérieur

« Gérard, je suis guéri, je fais dur, je vais enfin pouvoir profiter de nos vacances, je descends voir la palmeraie de près ». « Habille toi complètement, hein ». « Et le bermuda que j’ai acheté, c’est pour le mettre à Noël, peut-être ? ». « Regarde toi dans la glace si tu oses, tu es blanc comme un navet. Ici, après quatre jours de soleil, tout le monde est bronzé ». « Gérard, on aurait du réserver là où il y a un bronzarium à l’intérieur ». « Dis, tu as déjà vu de la location de maillot dans une station de ski alpin ? ». « Heuuu, je ne comprends pas ». « Ici, on bronze dehors ». « Mais ce n’est pas idiot, mon idée, pour les gens comme moi qui doivent garder la chambre ». « T’as pas gardé la chambre, t’as gardé les chiottes. Tu imagines un solarium dans chaque toilette alors que le soleil, le vrai, est dehors ».

27/07/2007

Cherche à tenir ma promesse

« Gérard, regarde par la fenêtre. T’as vu ? ». « Quoi ? ». « Ici la mer est bleue, comment ils font ? ». « C’est normal, la mer, c’est bleu ». « Mais non, Gérard, chez nous en Belgique la mer est grise ». « C’est parce qu’elle est bourrée de crevettes grises ». « Il n’y en a pas, ici ? ». « Non, et il n’y a pas de tomate crevette au buffet » « Comment, pas de tomate crevette ! Mais la tomate crevette est le plat national de tous les buffets, avec les pèches au thon ». « Les pets chotons ? ». « Ben oui, Gérard, les demi fruits avec de la mayonnaise et un petit peu de thon dedans ». « Il n’y en a pas non plus ? Par contre il y a du thon, du vrai, et de l’espadon, et du homard, à volonté ». « Gérard, vilain, tu me dis ça maintenant alors que je suis aux biscottes depuis trois jours ». « Ecoute, tu as fait ta cure de jus de fruits et d’alcool le premier jour, en une fois. Tu sais, une cure ça dure quinze jours, un peu à la fois ». « Je ne le ferai plus, Gérard ».

26/07/2007

Cherche à terminer le grand nettoyage

« Alors, hein, toujours au lit ! Il est 16 heures. Si c’est pour dormir tout le temps, fallait pas venir si loin en vacances ». « Gérard, sois gentil, y a plus de papier, vas en chercher ». « Tu écris tes mémoires ? ». « Du papier cul, Gérard, suis au bout du rouleau et aussi des trois autres qui étaient dans la petite armoire ». « Dis, j’ai l’impression que c’est la première fois que tu vas dans un hôtel buffet compris et boissons à volonté, hein ? ». « Gérard, papier, ça recommence, ça gargouille, tu crois qu’on peut mourir d’une overdose de vitamines ? ». « Idiot, dans les fruits il y a des petites bèbètes qu’on appelle la pulpe et la pulpe c’est le balai de l’estomac ». « Gérard, chez moi c’est le grand nettoyage de printemps, vas chercher du papier, s’il te plait ».