25/07/2007

Cherche à exploser tranquillement

« Gérard, j’ai mal au ventre comme si on était venu en bateau une nuit de tempête ». « Allez, lève toi, il est 13 heures trente, nous devons aller manger ». « Saurais pas, Gérard, suis bourré ». « Ton estomac n’est pas habitué aux petits déjeuners. Tu as peut-être voulu essayer toutes les sortes de fromage, hein, c’est ça ? ». « Non, Gérard, pour mon second petit déjeuner j’ai essayé le buffet des boissons : jus d’orange frais, trois verres, punch au pamplemousse rose, j’en ai repris, puis j’ai essayé les sept sortes de cocktail, fruit de la passion, rêve exotique, kiwi, vodka citron, désir du sud, mélange d’agrumes et même à la tomate, dis, Gérard, tu te rends compte, du cocktail à la tomate ». « Je sais ce que tu as. Tu as mal au ventre ». « Oui, Gérard, j’ai mal au ventre, ouille, ouille, ouille, ça gargouille ». « Ton corps n’est pas habitué à ingurgiter autant de vitamines en une matinée ». « Oui, c’est ça, Gérard, trop de vitamines, j’ai l’impression que je vais exploser ». « Pendant que tu exploses je vais manger ».

24/07/2007

Cherche le triangle

« Gérard, lève toi, il est 9 heures ». « Mmmm, va bouffer, laisse moi dormir ». « J’en viens, Gérard, c’est formidable la cuisine locale du petit déjeuner, il y a du jambon, du fromage en tranche, de la confiture de myrtilles. J’ai mangé de tout, lève toi, Gérard, je vais te montrer où c’est ». « Mmmm, laisse moi dormir, le voyage m’a fatigué. Dis, as-tu essayé le fromage fondu en triangle avec la petite languette rouge ? ». « Je n’en ai pas vu ». « Retourne au restaurant. Dans tous les séjours tout compris il y a du fromage fondu en triangle avec la petite languette rouge ». « Vrai ! Avec la petite languette rouge. Youpie ! J’y vais, j’y cours, j’y vole ».

23/07/2007

Cherche où je suis

« Gérard, réveille toi, il est 7 heures ». « Mmmm, laisse moi dormir, on est en vacances ». « Mais Gérard, en vacances, il faut changer ses habitudes ». « Mmmm, vas déjeuner sans moi, et prends ton temps, le déjeuner est servi jusqu’à 11 heures, ça changera tes habitudes ». « Gérard, c’est joli ici. On est où ? ». « Mmmm, vas bouffer. On est à la page 351 du catalogue ». « Gérard, je te ramène quelque chose ? ». « Mmmm, vas bouffer ».

22/07/2007

Cherche le retour

« Bienvenue à bord du car qui va vous amener dans vos endroits de séjours respectifs. Dès que tout le monde sera sorti de l’aéroport, nous partirons vers l’hôtel *****. L’Eden Splendide, comptez une heure de car pour y arriver. Ensuite, après, nous déposerons après deux heures de voyage les clients du Sémiramis ****, puis nous repartirons vers le Marina Palace ***, vous pourrez dormir dans le car, il y a des toilettes au fond, nous en avons pour cinq heures de route, ensuite nous déposerons nos amis du Sunbeach  ***, sportifs et musclés, venus ici pour faire du sport, bravo les Sunbeach, demain matin, après avoir fait le plein de diesel, nous abandonnerons avec regret nos amis du Royal Mirage ** après quatre heures de route, arrêt pique nique avec vos provisions, eau fraîche à volonté, et départ pour la suite de vos vacances, détendez-vous dans le car, il y a des places vides, vous pouvez étendre vos pieds. Six heures après nous arriverons à l’hôtel Sunrise *, où nous laisserons monsieur et madame Zwètemènessuiker pour reprendre la route en regardant sur les écrans du car, Bernard et Bianca, Spiderman II, Les choristes et vidéogags part two ou en dormant pendant les huit heures de trajet, arrêt pipi entre Spiderman II et Les Choristes, puis arrivée au Miramar (une demi *). Arrêt, repos du chauffeur, c’est obligatoire, après-midi libre, puis retour au car et dépôt de quatre personnes, cinq heures plus tard, au Riviera Palace, pas d’étoile. Transfert des deux touristes restants sur des vélos pour rejoindre Les Mimosas. Bonne chance. « Gérard, restons dans le car, sinon nous allons rater l’avion pour le retour ».

21/07/2007

Cherche à me détendre

« Mesdames, messieurs, veuillez attachez vos ceintures, nous allons commencer la procédure d’atterrissage ». « Madame, madame, je fais quoi, je n’ai pas de ceinture, je porte des bretelles ». « Je vous rappelle qu’il faut couper vos gsm (un cellulaire, au Québec) pendant la phase d’atterrissage ». « Madame, madame, couper quoi, j’ai un gsm sans fil ». « Veuillez attendre l’arrêt des moteurs pour descendre. Nous vous souhaitons un bon séjour ». « Géraard, Géraard, on est arrivé, on est vivant, You kaï di kaïda, on - est viii - vant, on - est viiii - vant ». « Maintenant, tu la fermes, hein, on est en vacances, compris ».

20/07/2007

Cherche à me taire

« Mesdames et messieurs, les dix and djenteul mèn, paye attenne cheun, votre attention, s’il vous plait ». Mais qu’est-ce que je fais ici, dans un avion, qui va décoller, avec un clown en face de moi qui mime comment enfiler un gilet ? On part en bateau ou on part en avion ? « Géraaard ». « Tais-toi, ce sont les consignes de sécurité ». « Mais, Gérard, regarde par le hublot, on est encore par terre, on ne sait pas se crasher ». « Tais-toi, on va décoller ». « Nooon, nooon, pas décoller ». « Tais-toi, mange un chewing gum ». « Espèce de con, on va décoller et tu ne penses qu’à bouffer ». « Tais-toi, on décolle ».  « Mamaaaan ». « Tais-toi, si t’es mal vu t’auras pas de repas ». « Géraaard, ne me parle pas de manger, j’ai avalé le chewing gum, je ne le digère pas ». « Tais-toi, voici le steward ». « Le stiou quoi ? On est crashé, on va mourir, on meurt, on est mort ? ». « Ta gueule, demande un whisky ». « What dou you wante, sœur ? ». « Heuuu, whisky ». « iesse, sœur ». « Gérard, c’est fou, il y a un type qui me dit que je suis sa sœur et qui m’amène un whisky ». « Tais toi, il y en a pour trois heures de vol, je dors ».

19/07/2007

Cherche à vous raconter

Gérard, c’est un collègue, bof, style comment vas-tu  yau de poêle. Je l’envie parce qu’il a du succès à la machine à café. On ne se parle pas beaucoup puisqu’il est toujours entouré de nanas. Il veut partir en vacances et veut que je l’accompagne car il ne supporte pas la solitude. C’est quand même un peu fort, ça, se sentir seul dans des camps de touristes. Je prends des notes, je vous raconterai. Pour le moment, c’est le départ, je nettoie mes lunettes : qui veut voyager loin ménage sa monture.

18/07/2007

Cherche à bien préparer mon départ

« Gérard, allo, Gérard ». « Oui, à qui ai-je l’honneur ? ». « Gérard, c’est moi, je voulais m’assurer que tu étais levé ». « J’avais mis mon réveil à 03 heures cinquante et je viens de perdre une heure et demi de sommeil. Pourquoi appelles-tu ? ». « Tu crois que c’est raisonnable ? ». « Quoi ? ». « Partir en avion ». « C’est pour ça que tu m’appelles ? ». « Heuuu, oui ». « Dis, tu vas me faire chier pendant toutes mes vacances ? ». « Heuuu, oui, heuuu, non. Gérard, j’ai peur. J’ai peur de l’avion ». « Tu auras un bouton. Si tu veux sortir, hop, tu pousses dessus, hop, siège éjectable, hop, pas de vacances mais retour maison en parachute ». « C’est vrai, Gérard ? ». « Quand j’te l’dis que j’te l’dis ». « T’es sûr, Gérard ? ». « Hé, ho, on n’est pas encore parti et tu me casses les couilles ». « Gérard, je n’ai jamais utilisé un parachute ». Tûûût tûûût tûûût. « Gérard ? ». Tûûût tûûût tûûût.

17/07/2007

Cherche le petit Jésus

Jésus, Marie, Joseph, ayez pitié du pauvre pécheur que je suis. C’est promis, je ne le ferai plus jamais. Petit Jésus, je regrette. Je regrette de t’avoir mis à la Noël dans la cage des hamsters pour faire une crèche vivante avec Pipette et Kiki, les hamsters, qui faisaient Marie et Joseph. Petit Jésus, j’ai la trouille, je dois partir en vacances, avec Gérard, en avion. Je sais qu’à la radio ils disent que c’est le moyen de transport le plus sûr mais, à la radio, chaque week end ils disent qu’il va faire beau pour que les gens aillent à la plage et hop, il pleut. Si l’avion c’est comme les pigeons, je vais me crashé. Petit Jésus, quand je suis allé voir un match de foot, deux équipes de 11 onze joueurs, un arbitre, 15.000 spectateurs, un pigeon. Sur qui il a chié, le pigeon, hein ? Petit Jésus, j’ai peur. Je sens que je ne vais pas dormir. J’ai mis le réveil à 02 heures 10 parce que l’avion décolle à 19 heures 27, qu’il y a le trajet, qu’il y a les formalités, les files, la douane. Petit Jésus, s’il fallait faire tout ça pour aller en train au travail, j’arriverais le lendemain. Petit Jésus, faites que j’entende le réveil.

30/03/2007

Biglodion et les animaux (4)

Biglodion et les animaux (4)

100.000 visites, 100.000 mercis. Pour fêter ça, je vous livre quelques paquets d’annonces déjà publiées et regroupées par thèmes : le gamin, maman, les rencontres, le supermarché, etc. C’est un peu mon « biesse tof » personnel. N’hésitez pas à me faire connaître le vôtre. Bon amusement. Amitiés.

 

Cherche à envoyer une lettre anonyme

 « Papa, il fait quoi, le singe ? ». « Ben, heu, il mange une banane ». « Pas lui, papa, les deux, là ». « Chouette hein, gamin, on a du soleil ». « Papa, c’est comme ça que tu m’as fait avec maman ? ». « Viens, on va voir les girafes ». « Mais, papa, t’as dit qu’on venait au zoo pour m’instruire ». « Toi, tu viens pour t’instruire et moi, je viens pour me détendre, d’accord ». « D’accord, mais papa, les singes, ils sont un peu comme nous sauf qu’ils n’ont pas de poils là où on a un slip ». « Détends-toi, gamin ». « Papa, toi tu te détends et moi je m’instruis, c’est toi qui l’a dit ». « Allez, on va s’instruire chez les girafes. On va leur demander comment elles font quand elles voyagent en train et qu’il y a un tunnel ». « Papa, les singes, ils sont comiques, eux ». « Ah bon, tu trouves ». Celui-là, le moche, on dirait le nouveau copain de maman ». « Ah, où ça, où ça, lequel ? ». « Papa, on va voir les girafes ». « Attends gamin, je dois faire des photos de ce monstre ». « Tu vas faire quoi avec ces photos ridicules ? ». « Je vais les envoyer anonymement ». « A qui ? ». « Rien, gamin, encore trois photos et on file aux girafes ».

 

Cherche deux gros rouleaux en carton

« Papa,c’est quoi cette vache avec une grosse corne sur le nez ? ». « D »après le catalogue, c’est un rhinocéros ». « Il ne ressemble pas au monsieur chez qui on est allé ». Ah, mais lui c’est un autorhinocéros, un déboucheur nez, gorge, oreilles ». « Papa, avec sa corne, comment il fait pour regarder la télé, le rinossérosse ? ». « On va demander au gardien. Monsieur, pour la télévision ... ». « Qu’est-ce qu’il a dit ? ». « Il n’est pas du zoo, il est de Liège, il a dit oufti ». « Papa, il doit quand même loucher, c’est un oculisse qu’il doit aller voir ». « T’as raison, gamin. Tu sais quoi ? ». « Non ». « A la maison, on va se coller un gros rouleau en carton sur lez nez et on regardera les Simpson, d’accord ? ». « Papa, tu es génial ». « C’est normal, gamin, je suis ton papa ».

 

Cherche distractions

Le gamin est chez sa mère pour les vacances. C’est déprimant : quand j’ouvre une boîte de raviolis, j’en ai pour deux jours. Je m’amuse comme je peux. Hier, j’ai inversé Kiki, le hamster et Maurice, le poisson rouge. Dans le bocal, Kiki avait l’air d’une loutre. Mais Maurice n’a pas voulu aller dans la roulette du hamster. Il tapait sur le fond de la cage avec sa queue comme un catcheur qui fait semblant d’être étranglé par l’adversaire qui s’est assis sur sa tête. Ouf, ils sont encore vivants tous les deux. Mais pour combien de temps ? Si vous partez en vacances, je peux garder vos animaux. Sans garantie. Aujourd’hui je fais la fête, tout seul : je vais mettre du fromage râpé sur les raviolis. Si vous avez d’autres idées de distraction, envoyez-les.

17/02/2007

Biglodion : un an d'annonces (12)

Un an de petites annonces, ça se fête. Voici une des premières annonces, pour vous :

 

Demande de recettes.

 

« Je rentre de vacances (éh, oui, sous le soleil) et je constate qu'en ayant coupé l'électricité durant un mois, j'en ai privé les deux congélateurs et leurs contenus. Tout a fondu. Je cherche des recettes originales, style nouvelle cuisine, pour des épinards en branche à la vanille et aux pépites de chocolat, un gigot d'agneau aux scampis sauce madère, un poulet élevé au maïs fraise pistache, des merguez à la bûche de Noël avec le petit sapin et le skieur en plastique et 6-7 litres de potage aux poireaux avec rondelles de carottes crues décongelées et au sorbet à la poire. Faire vite car il paraît que des congelés décongelés ne peuvent plus être recongelés. »

12/02/2007

Cherche des vacances économiques

Au salon des vacances : « C’est combien, votre escapade sauvage ? ». « Gnagna euros mais, cher monsieur, tout est compris, le vol aller-retour, la tente, les ravitaillements, les porteurs, le rapatriement si nécessaire et l’assistance juridique en cas de problème ». « Bien, bien, et sans l’assistance ? ». « Gnagna euros ». « Bien, bien, et sans les porteurs ? ». « Ah, vous êtes sportif. Dans ce cas, gnagna euros ». « Et, heuuu, sans la tente ? ». « Gnagna euros, monsieur ». « Bien, bien, et sans le vol aller-retour ? ». « Où voulez-vous aller, monsieur ? ». « J’hésite entre la cascade de Coo et le plan incliné de Ronquières ».

08/02/2007

Cherche un grand appartement

« Monsieur, voulez-vous arrêter de tripoter les danseuses ». « Mais, madame, je suis au salon des vacances, non ? ». « Monsieur, ça ne se fait pas en public ». « Hé, ho, votre slogan c’est : m’essayer, c’est m’adopter, alors j’essaye, je tâte, je soupèse, je compare ». « Monsieur, vous méritez la police ». « Ah, la peau lisse, c’est elle, si, si, je sens que je vais l’adopter. Mais j’ai un problème : l’appartement est petit, si elle se déhanche comme ça, elle va tout renverser chez moi ». Je cherche un grand appartement.

07/02/2007

Cherche des danseuses

« Papa, pourquoi je peux pas venir demain ». « Ah, ah, demain, gamin, papa va au salon des vacances ». « Tu vas partir en vacances ? ». « Non ». « Alors pourquoi tu vas au salon des vacances ? ». « Heuuu ». « Hein, papa, pourquoi ». « Gamin, c’est comme quand ta mère rentre dans dix magasins de chaussures et qu’elle en ressort avec même pas un lacet ». « On voit quoi au salon des vacances ? ». « Des tyroliens avec de petites culottes en cuir, des sénégalais avec des sourires grands comme des boîtes aux lettres, des danseuses du ventre ». « Papa ». "Oui, gamin".  « Toi, tu y vas pour les danseuses, hein ? ». « Oui, gamin, mais ne le dis pas à ton papy ».

29/12/2006

Cherche la braguette

Quelles vacances de Noël ! Le réveillon passé à deux, la dinde et moi, son découpage laborieux à la scie sauteuse, la table qui n’a plus que trois pieds, puis le chef qui téléphone pour m’inviter à terminer ses restes de dinde à lui. Il a demandé que j’apporte l’apéritif. Pour ne pas être ridicule avec des mini-toasts, j’ai amené des biscottes que j’ai plafonné à la mousse de canard (viande de porc 55 %, foie de volaille 25 %, foie de canard 10 %, épices, colorants, additifs, préservatif ou conservateur, je ne sais plus). J’ai aussi amené la boisson car je voulais saouler le chef. Un cocktail « fonds de bouteilles » dont j’ai le secret et dont les proportions changent à chaque mixture. J’en ai rempli deux thermos. « Ah, vous voilà, mais dites donc, tout et tout, même la cravate ». « Oui, chef, on n’est que le 28 mais je suis déjà sur mon 31 ». Le premier thermo d’apéritif est bien passé. Quoique lui, il n’en buvait pas beaucoup. Moi, oui. Normal puisque c’est moi qui l’ai apporté. Lui, il n’avait qu’à bouffer sa dinde, après. « Allez-y, chef, prenez des biscottes, c’est bon pour la ligne. Prenez les pas cassées. J’ai eu beaucoup d’explosion de biscotte lors du plafonnage ». J’ai eu difficile à me lever pour aller aux toilettes. Pourtant l’urgence se faisait sentir. Les murs bougeaient. Je suis parvenu à me tenir debout, dans le bon sens, c-à-d vers la cuvette, et là, distraction, j’ai déboutonné mon gilet, j’ai saisi délicatement ma cravate et j’ai pissé dans mon pantalon. La bonne nouvelle : je n’ai pas eu à bouffer sa dinde. J’ai terminé l’apéritif en jogging du chef. Demain je dois aller chez lui pour l’échanger contre les clefs de mon auto.

26/12/2006

Cherche une bonne table

Le gamin est chez sa mère pour les vacances de Noël. Alors, nous avons passé le réveillon à deux : la dinde et moi. Un tête à tête de trois heures, de vingt heures trente à vingt-trois heures trente. Trois heures, il m’a fallu trois heures pour découper la bèbète à la scie sauteuse. C’est idiot parce que, à minuit, j’ai déballé le cadeau que le Père Noël m’avait apporté au pied du porte-manteau qui me sert de sapin : un couteau électrique. Je devrai l’essayer avec de la chipolata, plus tard, dans deux semaines, quand j’aurai fini de manger la dinde. Je dis la dinde mais je devrais dire le pâté de dinde, la bouillie de dinde parce que la scie sauteuse, ça fait beaucoup de sciure quand on n’est pas habitué à s’en servir. En plus, il me manque un coin à la table, un coin et un pied. Je cherche une table.

19/10/2006

Cherche à payer l'essence

"Bonjour, madame, c'est la pompe quatre". "53 euros 69. Attention, Bancontact Mister Casch est en panne". "Ah, ah ah, ah ah ah, et je paie comment, hé, hé ?". "Uniquement en liquide, monsieur". "Ah, ah ah, ah ah ah, excuseeez-moi c'est nerveux. C'est parce que le seul liquide que j'ai c'est l'essence dans mon réservoir". "Monsieur, vous me devez 53 euros 69". "Ah, ah ah, ah ah ah, oh, hé hé, pour le 69 on peut s'arranger mais pour le 53, je ne connais pas. Demandez un dépanneur de Mister Flache". "C'est fait, monsieur". "Et bien, j'attend, hé hé". "Il sera là demain. Et arrètez d'imiter Daerden, ça m'énerve". "Haaa, hé, hé, hooo, je vais faire comme le gamin. Lui, il fait vacances à la neige, vacances à la ferme, vacances à la mer. J'ai vu que dans votre superette il y a de quoi prendre un copieux petit déjeuner. Je vais faire vacances à la station service. Avez-vous des chambres ?". "Des chambres, vous êtes fou !". "Hé, hooo, pas des des chambres à air, hé hé hé, des chambres pour dormir". "Monsieur, vous me devez 53 euros 69". "Mais vous êtes une têtue, vous, hé hé. Je plains monsieur". "Il n'y a pas de monsieur dans ma vie". "Ca ne m'étonne pas. Et bien, vous allez en avoir un, pour une nuit, dans votre garage. Dites-moi simplement où sont les toilettes et où je peux trouver un tire-bouchon".

22/09/2006

Cherche à être absent (6)

Mes vacances d'un jour en car de luxe. 17 heures. L'accompagnateur : "Chers amis, nous vous amenons voir des moules".Moi : "C'est con, c'est à midi qu'on aurait du manger des moules". "Ah, ah, monsieur est un comique, on voit bien qu'il est le plus jeune du car". Moi : "Ca doit vous changer, hein". Les petits vieux, en choeur : "Ooooh, honteux". Moi : je n'ai plus rien dit, j'ai peur des coups de canne. L'accompagnateur : "Ce sont des moules en silicone". Moi : "Qu'on bouffe à la sauce polypropylène". Effectivement, c'était une démonstration de moules à tarte, à gâteaux, qu'on peut tordre dans tous les sens et qui reprennent leur forme. J'imagine le lave-vaisselle en silicone, on s'assied dessus et on a un fauteuil ou, dans les ménages, "Chérie, ça tombe, vas te faire placer deux moules". Ce qui est pénible dans ces voyages, c'est la pression : on se sent obligé d'acheter. J'ai choisi la plus grande moule à tarte, ce sera mon souvenir de vacances pour le gamin, je lui dirai que c'est un freesbee. Six fois le prix du voyage. Mon budget vacances a explosé.

21/09/2006

Cherche à être absent (5)

Bientôt la fin de mes vacances d'un jour en car de luxe avec boulettes gratuites et démonstration. 15 h 30, la demi-heure prévue pour le repas est terminée. Retour au car. 15 h 45, il manque encore 8 petits vieux, ils sont callés dans la file pour les toilettes. Tant pis, ils ne mangeront pas. Ce n'est pas grave, les petits vieux ont toujours un sac plein de en-cas avec eux. Comme j'étais turbulent à cause de la présence d'une seule boulette dans mon assiette en carton, j'ai reçu deux vieux seaux à mayonnaise remplis de boulettes, sans doute celles des dizaines de petits vieux coincés dans les embouteillages pour le WC. 16 h 15, départ pour l'autre demi-tour de ville promis dans le programme."Hé, ho, c'est le même que ce matin mais dans l'autre sens". "Monsieur, rassurez-vous, nous allons arriver pour la démonstration. Chers amis, bientôt une surprise ex - tra - or - di - naire : des moules". "Des moules, il y en a assez dans le car". Le choeur des petits vieux : "Oooooh, honteux". "Mais c'est pour rire, bande de ruines". J'ai évité un coup de canne de justesse, je me suis fait tout petit, je ne voyais plus par la fenêtre du car. M'en fous, c'était le même trajet qu'à l'aller. J'étais tout recroquevillé mais heureux. Je pensais déjà à la tête du gamin quand il verrait les boulettes.

20/09/2006

Cherche à être absent (4)

Mes vacances d'un jour en car de luxe avec démonstration et repas gratuit. 15 heures, enfin le restaurant. Un type reste dans le car. Je m'inquiète : "Vous êtes allergique aux boulettes sauce tomate?". "Non, je suis sous certificat médical, sorties interdites". Ah, à table. Et merde, j'avais une chaise avec 3 pieds et 9/10. Le mal de mer assuré. Heureusement la dame d'à côté avais mis sa sacoche par terre. Hop, chaise à 4 pieds. L'assiette arrive. "Mais, vous avez mis la boulette dans la soupe". "Ce n'est pas la soupe, monsieur, c'est la sauce tomate. Désirez-vous des frites ?". "Et comment". "4 euros". "Avec de la sauce ?". "Andalouse". "1 euro. Du vin ?". "Bien sûr, c'est quoi comme vin ?". "Du rouge du patron". "Allez hop, ce sont mes vacances, mettez-en une bouteille". "19 euros". Dégustons. D'accord, ça me changeait de mes raviolis quotidiens mais question gastronomie, c'était nul, sauf les frites. On ne peut pas tout avoir avec un repas gratuit à 24 euros. Demain, j'écrit au guide Dupneu pour qu'on enlève une étoile à ce hangard déguisé en salle pour banquets.

18/09/2006

Cherche à être absent (3)

Mes vacances : une journée en autocar de luxe. Le matin, de 6 h 45 à +/- 14 h, ramassage des participants à 23 endroits, puis démonstration. Départ pour le tour de ville et le restaurant. L'accompagneur : "Vu les travaux, nous allons faire demi-tour". Moi : "Hé, ho, sur le programme, c'est écrit tour de ville et pas demi-tour". "Applaudissons l'humour de monsieur et allons manger la boulette sauce tomate". Moi : "Hé, ho, sur le programme, il y a un s à boulettes". "Ha, ha, rassurez-vous, c'est une boulette par personne. Mais après, vous pourrez acheter des desserts". Moi : "Hé, ho, on est venu pour un tour de ville, des boulettes gratuites et une démonstration, hein, pas pour des desserts payants". "Rassurez-vous, monsieur, il y aura une deuxième démonstration". Moi : "Vous organisez souvent des tours de ville comme ça". "Voila, nous sommes arrivés. N'oubliez pas de passer aux toilettes. Monsieur, je veux vous voir à la descente du car. Moi : "Aïe, aïe, aïe, je vais devoir rentrer à pied ?". "Non, non, mais vous savez, pour les boulettes, vous en reprendrez autant que vous voulez. C'est bourré de petits vieux, le temps qu'ils fassent la file aux toilettes et le temps du repas sera terminé". "C'est vraiment bien organisé chez vous, j'attends la suite. En attendant, à la boulette". A bientôt pour la suite.

16/09/2006

Cherche à être absent (2)

Mon voyage d'un jour en car de luxe, avec climatisation, accompagnateur et démonstrations. Youpie. Voyons le programe : prise en charge des participants. Ouais, je sais, je suis dans le car depuis 6 h 45, il est 12h 15 et il y a encore deux arrêts sur les 23 prévus. La prochaine fois que je voyage en car de luxe, je prends le tgv. Stop. Arrêt. Des soeurs jumelles montent. Deux. Waow. Zut, à elles deux elles doivent totaliser plus de 140 ans au compteur. C'est un voyage ou un cauchemard, hein. On est obligé d'applaudir chaque nouveau participant. Moi : "Clap, clap, nous avons, faim, clap, clap, nous avons, faim". L'accompagnateur : "Je vous rappelle le programme, quand nous aurons réuni tout le monde, nous aurons droit à une petite démonstration". Enfin, nous y voilà, dans une salle. Une dame, au micro : "Qui peut me dire ce que c'est que ces merveilles. Des vitro ..., des vitro ... . Un petit vieux du car : "Heu, des vitraux d'art ?". La dame, au micro : "Non, non, des vitro ..., des vitro ...". J'ai craqué et j'ai pris le micro : "Je sais, moi, madame, je sais, des vî trô d'cul". Aïe, aïe, aïe, ça a jeté un froid dans la salle, tous les vî trô d'cul présents ont crié "Oooooh". C'étaient des plaques vitrocéramiques.Résultat, personne n'a voulu en acheter. M'en fous. J'ai faim. Il est 14 h 20 et toujours pas de boulettes sauce tomate à l'horizon. Je vous raconterai la suite, si je ne suis pas mort de faim.

28/08/2006

Cherche à éliminer de méchantes odeurs

Ca y est, le gamin est revenu. Sa mère me l'a expédié en camionnette-taxi. Avec son linge sale, ses devoirs de vacances pas faits et vingt-trois sacs de coquillages. Il veut les trier chez moi. "Parce qu'il y en a encore des vivants et que chez toi, papa, il n'y a pas de chien". Quoi, des vivants ! Des moules, oui, surtout avec des frites, mais pas des petits crabes qui grimpent partout. La baignoire est remplie. Et l'évier. Et le lavabo. Et les toilettes. Plus mes trois casseroles. J'ai du mettre du sel, pour "respecter leur culture" qu'il disait. Faut pas le lui dire mais j'ai aussi mis du poivre et des cubes de bouillon de poule, on ne sait jamais, c'est peut-être mangeable. Le gamin veut faire un World Sea Live Machin pour ses copains. Au cinquième étage ! Pourquoi pas des requins, tant qu'il y est. Mais ça pue, ce truc, il doit y avoir des morts. Si j'avais su, j'aurais pris un bain avant qu'il ne rentre. Je cherche un déodorant surpuissant spécial mer du nord.

09/08/2006

Cherche pelouse à greffer

Pour aider un collègue je suis allé retourner son jardin qui jouxte le parc communal. A 11 heures 23, le drame : "Gérard, Gérard, comment on fait pour arrêter ton motoculteur". "Peux pas venir, suis sur le pot, chiasse, chiasse". "Gérard, à l'aide". "Peux pas venir, j'ai des crampes, t'as qu'à aller dans le parc". Je suis allé épuiser l'essence du motoculteur de Gérard dans le parc. Les traces d'OVNI, c'est moi. J'en suis tout retourné. La pelouse du parc aussi. Je cherche d'urgence une pelouse d'occasion, 45 cm de large, longueur 2 km 600. Je cherche aussi une troupe de danseurs africains qui viendront damer la greffe de pelouse avec leurs pieds.

04/08/2006

Cherche deux petits parapluies

J'ai passé toutes mes vacances avec des tongs. Le tong, c'est le string des pieds. Au début, ça fait un peu sado-maso à la japonaise. Poupouce s'écarte de la meute. Poupouce, c'est comme ça que j'appelle mon gros orteil. J'ai beau lui chanter "Viens, Poupouce, viens Poupouce, viens" il s'écarte, à cause du string. Aujourd'hui j'ai repris le boulot. En tongs. Plus moyen de faire rentrer mes cinq petites saucisses dans le soulier. Poupouce reste dehors. J'ai des pieds de palmipède. Je ne veux pas attraper la grippe aviaire et, comme il pleut, je cherche deux petits parapluies pour tongs.

03/08/2006

Vacances à la mère - 10 -

Dernier jour de vacances, avec maman dans l'appartement et moi dans la cave. Je remontais au cinquième en cas de besoin urgent. "'jour, hic". "Mais, tu pues l'alcool, tu vas au café ?". "Je fais comme toi, hic, pendant que tu ranges en haut, je range la cave, hic". "Et tu ranges quoi, idiot ?". "Ben, heuuu, j'ai du mal à m'allonger pour dormir à cause des bouteilles d'apéritif entamées, alors, hic, je vide les bouteilles avant d'aller les jeter, je teste des coquetails". "Continue, tu auras le prix Nobel du coquetail, non mais. A propos, en dessous de l'évier j'ai trouvé quatre kilos de coquilles de moules. Tu testes l'élevage de coquilles ?". "C'était pour faire un collier et une ceinture pour la soirée africaine mais, réfléchis, maman, pour faire un collier, il faut du fil, et pour passer le fil il faut un trou. Mais j'ai électrocuté la foreuse quand je m'en suis servi pour ouvrir une boîte de raviolis". "Des bananes, fais tes colliers en bananes". "Mais, hic, maman, la prochaine fois c'est une soirée espagnole". "Fais-toi des colliers en castagnettes, idiot, il y a déjà les trous". "Des castagnettes avec des coquilles de moules ? hic". "Allez, hop, à la cave, idiot, et demain, je te le rappelle, je rentre chez moi". "Je vais nettoyer le caddy pour te ramener dedans".

02/08/2006

Vacances à la mère - 9 -

Pour une fois que maman vient, di djo, elle s'incruste. Je commence à en avoir assez de loger dans la cave pour avoir la paix. Elle énerve mes nerfs énervés. Hier encore : "C'est quoi le stupide porte-manteau dans ta garde-robe". "C'est le sapin de Noël d'il y a deux ans". "Tu crois peut-être que si tu l'arroses il va retrouver ses aiguilles, idiot. Tu me liquides ça tout de suite". "Mais, maman, je ne vais quand même pas traverser la ville avec un sapin de Noël au mois de juillet, enfin, tout de même". "Et cette boîte qui fait clinch clinch". "C'étaient des boules de Noël, elles sont tombées quand j'ai ouvert la boîte. Cet hiver j'achèterai de la colle et ". "Idiot, triple idiot, tu vas construire la maquette de l'Atomium, peut-être, idiot". "Pas possible, y avait que six boules". "Suffit, mais où as-tu eu ton diplome, idiot, file dans ta cave". C'est promis juré, plus jamais je ne dirai à maman quand je prends mes vacances.

07:56 Écrit par Fanny | Lien permanent | Commentaires (12) | Tags : maman, noel, sapin, boule, atomium, cave, vacances, clinch |  Facebook |

01/08/2006

Vacances à la mère - 8 -

Déjà 8 jours de canicule et 8 jours que maman fait du rangement pendant que je suis au frais à la cave. Elle : "Tu n'as pas honte de laisser ta mère seule dans une pareille chaleur". "Je crois que tu serais plus au frais chez toi, maman". "Pas question que je parte tant qu'il reste du capharnaum ici". "Attends, je vais te ventiler". J'ai branché le moulin à café électrique dont j'ai perdu le couvercle et hop, bzzzzzz, bzzzzz. Zut, une mouche. Une mouche, là, sur mon nez. Salope. Vas-t-en. "Non, non, maman, je parle à une mouche". J'ai louché pour foudroyer la mouche de mon regard dévastateur et bzzzzzz, bzzzzz, faux mouvement, un nuage de poils, le moulin à café dans les cheveux de maman. Elle : "Ca ne te suffit pas, le hamster, tu as aussi un chat qui mue". "Heuuuu, c'est toi qui mue, maman". J'ai eu le reflexe d'attraper le moulin par le fil pour lui éviter une chute de cinq étages. Ce soir, je pense que j'irai manger à la friterie.

31/07/2006

Vacances à la mère - 7 -

Maman a passé ses vacances dans l'appartement alors que je séjournais dans la cave vu la canicule. Un jour, je remonte au cinquième. Maman : "C'est quoi ces revues pornagraphiques dans les toilettes, idiot". "Mais, maman, j'ai 58 ans, il faut que j'actualise mes connaissances". "Tu ferais mieux de les actualiser avec les poudres à lessiver, idiot, tu ne sais même pas qu'il y en a des 3 en 1 maintenant". "Ah bon, elles repassent". "Idiot. Et tes lectures, c'est sérieux, ça, hein, La Cuisine des Tout Petits". "Ben, heuuu, il faut que je m'initie". "Idiot, ce n'est pas sérieux, La Salade au Thon, La Banane au Miel, Le Boudin en Rondelles. Et tu as fait ces âneries". "Une fois seulement, je me suis blessé en coupant le boudin". "Idiot, mais qu'est-ce que j'ai fait au Bon Dieu pour être la mère d'un taré comme toi". "Heuuu, peut-être que je ressemble à papa". "Ne me parle plus de ce père d'idiot, hop, file dans ta cave, je m'énerve, je m'énerve, je m'énerve". "Heuuu, je pourrai remonter pour le repas ?". Vite, à la cave.

26/07/2006

Vacances à la mère - 4 -

Maman est venue en vacances dans l'appartement et moi je suis resté dans la cave, vu la canicule. Aujourd'hui, journée nostalgie. J'étais remonté au cinquième pour faire pipi. Elle : "Est-ce que tu vas parfois sur la tombe de ton idiot de père ?". "Heuuu, oui, enfin, pas loin, à l'entrée du cimetière il y a une fosse pour les déchets verts, j'y porte les couennes de jambon et les croutes de fromage en tranche". "Jamais de fleurs sur sa tombe ?". "Si, si, il y avait un jour une promotion pour des sachets de graines mixed border. j'ai déposé un sachet et je lui ai dit : démerdes-toi, moi j'y connaîs rien, choisis ce que tu aimes bien". "Et alors". "Ben, heu, j'ai reçu un coup de pied au cul pendant que je faisais salamalec comme les musulmans mais je n'ai pas vu de qui". "T'es musulman, maintenant". "Ben, heuuu, y avait pas de bénitier, alors je ne savais pas quoi faire". "Tu es encore plus idiot que lui, idiot". "Enfin, maman, papa c'est mon père". "C'est bien ce que je dis. Une fois il m'a eu : par surprise et par une belle soirée d'été. Résultat : toi". "Hé, hé, hé". "Et sur ma tombe, tu mettras quoi ?". "Des salades, maman, des salades, tu les prépares tellement bien". Maman n'a plus rien dit. Ouf.

18:29 Écrit par Fanny | Lien permanent | Commentaires (9) | Tags : salade, maman, fils, cul, musulman, vacances, papa |  Facebook |