13/09/2010

Les courses de Robert

« Salut, Robert. Je viens de rencontrer l’infirmière en chef dans le couloir. Elle m’a dit que tu allais bientôt sortir mais que tu avais peur de devoir aller faire tes courses parce que tu es trop faible ». « Evidemment. Ecoute, j’habite à une minute à pied du supermarché. J’ai vais toujours à pied sauf lorsque j’achète de grandes quantités, comme 3 fois 6 litres de lait, 2 fois 6 fois 1,5 L de limonade ou 10 kg de patates ». « Robert, si tu es faible et que tu ne peux pas conduire et si, en plus, c’est près de chez toi, vas-y à pied et achète à la pièce ». « Idiot. Tu me vois à la caisse. La nageuse qui rame avec ses gros bras et qui me dit : ‘ Bonjour monsieur. Rien à déclarer ‘ et moi qui réponds ‘ Si, un œuf ‘ ». « Heuuu ».

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12/09/2010

Hé oui, c'est ainsi

« Salut, Robert, mon pote ». « Tu parles d’un pote, on se connaît à peine ». « Je ne connais rien de toi, à part qu’au concours du plus fainéant au bureau nous sommes ex-æquo sur la première marche du podium ». « Mais c’est une référence, ça, Robert, mon pote ». « Dis-moi, tu es marié ou pas ? ». « Les deux : je l’ai été, j’ai eu un gamin, et maintenant je suis père célibataire ». « Ah bon, ça a foiré avec madame ? ». « « Ben oui, Robert. Tout a commencé le jour où je lui ai demandé si elle avait déjà dormi avec d’autres hommes ». « Aïe, aïe, aïe, la question qui tue. Je parie qu’elle a trouvé une entourloupe pour ne pas répondre ». « Si, elle a répondu ». « Quel suspens ! Et elle a dit quoi ? ». « Elle a répondu que j’étais le seul avec qui elle a dormi parce qu’avec les autres elle restait éveillée ».

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11/09/2010

Le chant du merle

« Robert, bonjour. Ton séjour à l’hosto se passe bien ? ». « Non ». « Ah, c’est un petit non, ça. Presque un oui, non ? ». « Non ». « Je te comprends, tu trouves le temps long. Mais ne dit-on pas : ‘ Quand le merle chante en mai, avril est fini ‘ ». « On est en septembre, idiot ». « Heuuu ».

 

Pour le aoûtiens retrouvez les aventures de Robert à l'hosto depuis début août (voir colonne de droite " Archives " et cliquez sur le bon mois).

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10/09/2010

Jean le noir

« Gamin, gamin, houhou, réveille-toi. Vite, dis-moi pourquoi tu es triste quand tu vois le noir, Jean, assis sur une pomme de terre, ton énigme d'hier ». « Quelle heure est-il, papa ? ». « L’heure des braves, gamin. La réponse à l’énigme ou je ne te mets pas de lait dans tes corn flasques au chocolat ». « J’en ai gros sur la patate, papa ». « Pauvre petit. Une désillusion amoureuse ? ». « Mais non, hein, papa. La réponse c’est : ‘ Jean, negro, sur la patate ‘ ». « Heuuu ».

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09/09/2010

ENIGME

« Papa, je peux faire une pause dans tes histoires avec Robert et présenter l’énigme du jeudi ? ». « Pourquoi pas, gamin. Vas-y je t’écoute ». « Et bien, c’est un noir, Jean, et quand je le vois assis sur une pomme de terre, je suis triste. Pourquoi ? ». « C’est de l’humour noir, ça, gamin ! ». « Papa, si tu trouves je ne te demande rien pour ma collaboration à ton blog ». « Hé, gamin, et que coûtera ta collaboration si j’échoue ? ». « Disons que j’ai vu à la vitrine du magasin de jeux une console qui ». « Stop. J’ai trouvé, gamin. Le noir, Jean, s’assied sur la pomme de terre et proutch, purée, alors que toi tu voulais des frites. C’est ça, gamin ? ». « Que nenni, papa ». « Le cheval, gamin ». « Papa, je pense que plusieurs lecteurs n’ont pas humé la subtilité de ta dernière connerie. Je peux expliquer ? ». « Oui, gamin ». « Amis des blogs, papa voulait dire que c’est le cheval qui hennit. Mais, faut-il dire ‘Queue de cheval ‘ ou ‘Que des chevaux’.  Zat ze couesse tcheunne ». « Gamin, arrête, c’est mauvais pour tes neurones ». « Et l’énigme, papa ? ». « J’ai jusqu’à demain, gamin. Donc je vais dormir en y pensant ». « Oui, papa. A demain ».

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08/09/2010

Robert refuse de manger

« Bonjour, Robert. Alors, tu te refais une santé, tu manges avant de pouvoir sortir de l’hosto ». « Ici, c’est de la nourriture de singe. On veut me faire bouffer du singe ». « Arrête, Robert. Nous descendons du singe. Nous n’allons quand même pas manger nos ancêtres, voyons ». « Ah, je comprends maintenant pourquoi les arabes ne mangent pas de porc ». « Heuuu ».

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07/09/2010

La fin de Robert

« Salut, Robert. Alors, tu sors quand de l’hosto ? ». « Je ne sais pas. J’ai l’impression qu’on m’a oublié. C’est peut-être ma dernière demeure. J’adore être ici, on dort quand on veut. Comme au bureau pendant les vacances du chef ». « Tes photocopieuses couleur ne te manquent pas, Robert ? ». « Pour moi c’était un passe-temps lucratif. Mon rêve était de devenir somnambule professionnel ». « Robert, réveille-toi. Tu sors quand ? Tout a une fin, non ? ». « Non, le saucisson en a deux ». « Heuuu ».

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06/09/2010

Le fils de Francis

« Salut, Robert. Devine qui je viens de voir ? ». « Fabiola ? ». « Non, Robert, plus près ». « Ta voisine de palier ? ». « Plus près de toi, Robert. Le fils de Francis que j’ai rencontré hier avec sa tête de momie ». « Ah ! Comment s’appelle-t-il encore ? ». « Roue-Anne-Carloche ». « Oui, je me rappelle. C’est sa mère, l’excitée méridionale, qui a voulu ça ». « Je trouve qu’il ressemble à son père, sans les bandages. Ton avis, Robert ? ». « Tu sais, l’essentiel c’est qu’il soit en bonne santé ». « Heuuu ».

05/09/2010

L'ami de Robert

« Salut, Robert ». « Saluuut ». « Ben dis donc, ce n’est pas la pèche, toi ». « Non ». « Tu sais, tu n’es pas le seul qui est à l’hosto. Sais-tu qui je viens de rencontrer ? ». «  Non, mais je vais le savoir ». «  Ton ami Francis ». « Francis, le ferrailleur, celui qui a une nana terrible, une spitante comme on dit chez nous, un corps de rêve habité par une jalouse ? ». « Oui, Robert. Il est méconnaissable ». « Ah, il a bronzé ? ». « Pire que ça, Robert. Tu connais la petite sirène ? ». « Pourquoi changes-tu de conversation ? ». « Robert, la petite sirène a un corps de femme et une queue de poisson, non ? ». « Oui, et les bouteilles de bière ont une capsule sur la tête. Alors ? ». « Quand tu vois Francis tu dirais un homme avec une tête de momie, tellement il a de bandages autour du crâne ». « Pauvre homme. En clinique. Sa femme doit lui manquer ». « En tous cas elle ne l’a pas raté ».

04/09/2010

Les examens de Robert

« Salut, Robert ». « Salut ». « Tu as toujours ton bouchon ? ». « Ben oui puisque je suis ici pour des examens ». « Et elles sont difficiles les questions ? ». « Quelles questions ? ». « Les questions des examens ? ». « Idiot, ce sont des examens médicaux. Pendant les examens je dors ». « Veinard, Robert. Si j’avais eu de tels examens j’en serais sorti avec la plus haute distinction ». « On me fait une piqûre et je dors. Eux, ils me tripotent ». « Et tu te laisses faire ? ». « Je dors que je te dis ». « Et tu n’essayes pas d’ouvrir ne fut-ce qu’un œil  pour voir s’ils ne sont pas en train de déjà faire ton autopsie ? Fais gaffe, Robert, ton diplôme sera peut-être un permis d’inhumer. Vérifie bien que c’est à toi qu’on fait la piqûre pour dormir et pas à un autre, les erreurs médicales ça existe. J’ai connu un type à qui on devait enlever une couille et on lui a enlevé la bonne ». « M’en fiche. Moi, c’est UNE boule et c’est dans l’œsophage. Merci d’être venu et à plus ». « Heuuu ».

03/09/2010

Les vers de Robert

Toc toc toc. « Entre, couillon, je sais que c’est ton heure puisque c’est l’heure du repas du soir ». « Bonjour, Robert, hou hou ». « Tu dragues ou pas ? Parle-moi normalement ». « Salut, Bob ». « Le plateau du repas du soir est là. Laisse-moi la soupe de carotte et le flan caramel. Le poulet sauce madère ne m’inspire pas. Surtout avec du riz ». « Je m’occupe du poulet mais tu devrais manger le riz, Robert, ça va solidifier ta chiasse ». « Alors, tu as trouvé l’énigme d’hier ? ». « Presque, Robert, c’est-à-dire non. C’est quoi la solution de ton poème en vers ? ». « Hier il n’y avait pas plus de poème que dans une motte de margarine allégée ou dans une soupe de carotte. Hier j’étais l’hameçon ». « Ah, l’hameçon ! A la ligne ? Tilt, j’y suis. Bravo, Robert ». « Mange le poulet quand il est encore tiède, la sauce commence à coaguler ». « Heuuu ».

02/09/2010

L'énigme de Robert

« Bonjour Robert ». « ‘lut ». « Robert, article distinc’ment. Sais-tu quel jour nous sommes ? ». « Le jour de la soupe de carotte ». « Robert, nous sommes jeudi et le jeudi, c’est, c’est, c’est ? ». « C’est tous les jours le jour de la soupe de carotte ». « Robert, voyons. Le jeudi c’est le jour de l’énigme ». « M’en fous ». « Robert, Bébert, Bertounet, j’ai besoin de toi parce que je n’ai pas d’idée pour l’énigme ». « Simple. Demande qui suis-je. Je suis souvent dans les vers et on me trouve à chaque ligne ». « Les vers ! Tu fais dans la poésie maintenant ». « Cherche ». « Heuuu ».

 

Robert est apparu dans les blogs le 31.07.10. Vous trouverez ses aventures dans la colonne " Notes récentes ", à droite. Pour une autre énigme, voir le blog de Rafaël : http://carpe-diem-lbsp.skynetblogs.be

01/09/2010

Le plaisir de Robert

Robert, collègue et néanmoins ami, est hospitalisé pour une série d’examens vu sa grosse bouboule qui bloque sa tuyauterie. Je vais le voir tous les jours en faisant d’une pierre trois coups : je lui remonte son oreiller et son moral et je mange son repas du soir qu’il ne sait pas manger. « Robert, bonjour. Devine qui est là ». « C’est toi, idiot ». « Bravo, Robert, au moins tu as gardé la mémoire des noms ». « Robert ». « Oui ». « Robert, soyons sérieux ». « Oui ». « Robert, je viens te voir tous les soirs, j’arrive les mains vides et je repars le ventre plein. Dis-moi ce que tu souhaites ». « Je n’ose pas te le dire ». « Robert, voyons, pas de cachotterie entre nous. Je te vois en pyjama, hein, alors ? Dis-moi ce qui te ferais plaisir ». « Je n’ose pas ». « Robert, parle ou je débranche ta perfusion ». « Disons que, heu, ce qui me ferait plaisir c’est que tu viennes beaucoup moins souvent me voir ». « Ah ! Heuuu. Ah ! Ah bon. Tu préfèrerais que je vienne te voir tous les six mois ? ». « Dis, tu fais de l’humour ou tu penses que je serai encore ici dans six mois ? ». « Heuuu. A demain, Robert ».

31/08/2010

J'ai peur de revoir Robert

Hier j’ai commis un impair avec Robert. J’ai des excuses, non ? C’est incroyable de voir un collègue faire le hamster avec du pain de mie. Plus je chasse la vision de Kiki quand je vois Robert et, hop, plus je pense à ma grand-mère quand elle récitait ses chapelets. Pourtant il y a des similitudes et des ressemblances. Robert n’a pas de moustache mais Kiki oui. Ma grand-mère en avait aussi, moins que Kiki ou que la femme de Gonzales, le portugais du troisième, mais quand même. Elle tenait son chapelet en main et récitait ses pater et ses ave silencieusement mais en remuant la bouche. Petit, j’étais sidéré du spectacle et de sa rapidité d’élocution silencieuse. Parce que le chapelet défilait dans ses mains à la vitesse d’une chaîne de vélo. Mon grand-père m’a expliqué que, pour aller plus vite dans ses dix tours de chaîne quotidiens, elle marmonnait « èco l’même su sti ci, èco l’même su sti ci » (la même chose sur celui-ci). J’ai peur de retourner voir Robert et de l’imaginer en train de réciter ses chapelets avec du pain de mie.

30/08/2010

Robert et le porno

« Salut, Robert ». « Salut ». « Tu as meilleure mine que mon crayon, tu sais ». « Tu n’as qu’à le tailler. Moi, je ne peux pas me tailler. Tu m’imagines, en ville, en pyjama, en charentaise, promenant un chien à quatre roues, haut de deux mètres et avec des espèces de gourdes transparentes en guise de boucle d’oreille ? ». « Oui, Robert, je t’imagine. Et j’imagine les passants cherchant partout où est la caméra cachée. C’est ça qui te manque le plus, Robert ? ». « Non, c’est le porno ». « Tu n’arrives pas à bander quand tu vois les infirmières ? ». « Dis, tu as vu la moyenne d’âge ? ». « Heuuu, oui. Avant, Robert, c’était quoi le porno pour toi ? ». « C’est au bureau, les sites spécialisés sur l’ordi en attendant un appel pour le remplacement d’une cartouche d’encre. Toi aussi, je suppose ». « Moi, jamais, Robert, le sexe virtuel ne m’intéresse pas. Quand je veux voir un vrai trou du cul je vais voir le chef ». « Arrête, je pisse de rire. Vas-y, mange mon repas du soir ». « Merci, Robert ».

29/08/2010

Robert mastique

Quand je rends visite à mon collègue Robert à l’hosto pour une affaire de polype qui l’empêche de manger, je pense à Kiki. Kiki, c’est le hamster du gamin. Je n’ose pas le dire à Robert car il a déjà vu Kiki. Quand le gamin donne une pistache ou une noix d’acajou à Kiki, ça dure, ça dure. Il grignote, il grignote. Robert, c’est la même chose mais avec un centimètre cube de pain de mie. La vision de Kiki m’obsède. Hier soir, allant voir Robert, j’ai fait une boulette. Toc toc. Robert était en train de terminer le premier quart de sa tartine de midi. « Salut, Kiki ». « Monsieur, la section Alzheimer est au troisième étage ». « Heuuu. A demain ? ». « Oui, à demain ».

28/08/2010

Robert et les tuyauteries

« Robert, tu sais, nous sommes tous logés à la même enseigne. J’ai la même chose que toi à la maison ». « Quoi, tu as la chiasse chez toi et quand tu viens me voir tu fais semblant de rien ! Mais tu es peut-être contagieux. C’est peut-être de toi que j’ai attrapé ça. Tu dois être mis en quarantaine. Tu ne dois plus venir me voir pour me remonter le moral, je le remonterai moi-même ».  « Robert, calme-toi. Je parlais de ta tuyauterie bouchée en aval de l’estomac. A la maison, c’est la même chose avec le pommeau de douche : plus d’averse mais un pipi de chat ». « Infirmière, infirmière ». « Robert, tu as une sonnette ». « Infirmière, dring dring, vite, il y a un exhibitionniste qui m’énerve dans la chambre ». « Robert, mais tu délires ! ». « Dring, dring, un pommeau de douche, non mais, un pommeau de douche, môssieur a sa tuyauterie bouchée ! ». « Robert, fais dodo, ça te fera du bien ». « Alors, sors ». « Heuuu. Oui, Robert ».

27/08/2010

L'excursion de Robert

Aujourd’hui Robert a fait une excursion à l’hôpital de Jolimont à la Louvière, en autocar jaune et deux guides touristiques. Accueil sympathique. « Vous êtes déjà venu ici, monsieur ? ». « Trois fois, madame ». « Vous avez été opéré de quoi ? ». « Non, non, les trois fois que je suis venu ici c’est parce que c’est ici que ma fille a accouché ». Sacré Robert ! 

26/08/2010

Le confort de Robert

Quel confort ! Petit déjeuner au lit, pression du pneu avant gauche au lit, repas de midi au lit, sudoku au lit, thermomètre au lit, sieste au lit, découverte de feuilletons débiles dont Robert ignorait l’existence (car Robert avait choisi une chambre d’agents doubles) au lit, repas du soir au lit, pipi caca à 60 cm, distance le séparant de la porte coulissante donnant accès au salon de toilettage d’où il peut entendre les gémissements de son partenaire vacancier en crise de constipation. Il lui rend l’appareil quand il entonne le début de la cinquième de Beethoven avec son instrument à vent. Robert peut faire un jogging à du 2,5 km/h en slalomant entre les promeneurs de perches à perfusion, les remorques à balais et à détergent et les armoires qui maintiennent tièdes les repas chauds et l’espace fumeur. Génial, l’espace fumeur. Pour l’oxygénation des poumons des fumeurs ceux-ci sont obligés de se fournir en oxygène naturel, dehors. Gros progrès de la médecine : le thermomètre ne se fiche plus dans le cul. On le met sous le bras et il fait bip bip quand on est cuit à point.

25/08/2010

Robert et les fleurs

Visite difficile à rendre à mon collègue Robert, hospitalisé depuis longtemps pour des examens qu’il n’arrive pas à réussir. « Robert, coucou, c’est moi, tirelirelire tirelirela, coucou, coucou, coucou, coucou, coucou, il est cinq heures, l’heure des visites ». « Ha, c’est encore toi ! ». « Oui, Robert, et aujourd’hui je viens en cachette ». « Ah ! Tu ne viens donc pas me bouffer mon repas du soir ? ». « Vois-tu, Robert, ton absence au bureau fait qu’on se pose des questions. Parce qu’on sait que tu aimes les fleurs ». « Ben, il a plu, ça devrait aller. Et puis qui vois-tu qui viendrait arroser mon jardin ? ». « Personne, Robert. Personne n’a parlé d’aller arroser ton jardin. On a parlé de tes préférences florales ». « Tu sais bien que j’aime toutes les fleurs ». « Robert, je t’ai dit que je venais en cachette, en espion en quelque sorte, de la part du bureau qui connait ma discrétion et m’a demandé de te parler avec toi de fleurs avec tact. Que préfères-tu ? ». « J’aime toutes les fleurs ». « Robert, la question est : es-tu plus gerbe ou couronne ? ». « A demain ». « Heuuu ».

24/08/2010

Robert est dans la merde

« Robert, tu dors ? Robert, tu vis encore ? Robert, tu n’as pas mangé ton yaourt à la fraise, veux-tu que je t’aide ? Robert, dis quelque chose, n’importe quoi mais dis quelque chose ». « Merde ». « Ah bon. Tu veux que je donne l’alarme pour qu’on vienne te poudrer le popotin ? ». « Merde ». « J’ai compris, Robert, c’est parti tout seul. Tu sais, ça m’arrive aussi mais moi c’est pipi. C’est congénital et quand j’ai trop bu ». « Merde ». « Robert, je sens qu’on est en plein dans le vif du sujet. Alors, Robert, je sonne l’alarme, oui ou merde ? ». « Merde ». « On patauge, Robert, on patauge. Tu veux peut-être que je te laisse seul, oui ou merde ? ». « Oui ». « Heuuu ».

 

Robert vit ses aventures depuis le 31.07.10. Voir " Notes récentes " dans la colonne de droite. A demain.

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23/08/2010

Robert déprime

« Salut, Robert. Ben, dis donc, ce n’est pas la forme ». « Approche-toi que je te confie un secret. J’ai un nouveau voisin de chambrée. Si tu arrives à le faire sortir je te dirai pourquoi les infirmières l’appellent la chèvre ». « Bonjour, monsieur. Et si vous alliez voir dans le couloir si le repas du soir arrive, Robert a faim ». « Idiot, il sait bien que je ne peux avaler que du liquide ». « Monsieur, rectification du message : Robert a soif ». … « Dis donc, Robert, c’est sadique d’envoyer dans le couloir ce vieux avec sa perche et ses perfusions. Courbé comme il est on dirait Fabiola de dos ». « Nous serons plus tranquilles pour causer ». « Ah oui, de la chèvre ». « Si tu savais, il n’arrête pas : à tout à l’heure peut-êêêêêêtre,  ici c’est le bien-êêêêtre, puis-je entrouvrir la fenêêêêêtre ». « Mais c’est comique, ça, Robert ». « Pas quand il m’appelle Robêêêêêrt, Robêêêêêrt ». « Mais c’est comique, ça, Robert ». « Sors ». « Heuuu ».

22/08/2010

Robert a réussi un examen

« Robert, bonjour ». « Salut. Quoi de neuf ? ». « De ton côté rien, je suppose. Si ? ». « J’ai passé un nouvel examen ». « Robert, concentre-toi. J’ai l’impression, avec tous ces examens auxquels tu ne t’es pas préparé, que tu ne vas pas passer l’année ». « Un petscan ». « Ce n’est sûrement pas un examen oral, ça, Robert, avec un nom pareil ! ». « C’est facile : tu t’étends, tu ne fais rien, tu passes et rapace dans un gros pneu, tu t’endors et puis tu entends la voix de l’ouvreuse qui te dit que la séance est terminée. L’important c’est de ne pas bouger ». « Comme au bureau, hein, Robert, pas vu pas pris. C’est toujours à celui qui bouge que le chef demande autre chose à faire ». « J’ai pensé à toi et j’ai réussi l’examen ». « Heuuu ».

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21/08/2010

Le pet qui mouille

Je viens voir Robert tous les jours en clinique pour voir son évolution. « Salut Robert. Alors, tu pètes le feu, aujourd’hui ? ». « Hé, Hé, Hé, le KIRIGOL fait son effet et ses effets secondaires. On dirait un bulletin météo en lisant la notice : risque de grands vents ». « Et ça veut dire quoi, ça, Robert ? ». « Je pète ». « Tu pètes sec ou tu pètes mouillé ? ». « Je pète sec, ça gaze pour moi ». « Sans trace de freinage dans le slip ? ». « Rien, que du gaz ». « Mais le gaz c’est explosif, non ? ». « C’est peut-être pour ça que c’est interdit de fumer dans les chambres ». « Explique-moi, Robert. Après tu as l’impression olfactive d’avoir mangé des moules pas fraîches, du maroilles, des flageolets ? ». « Rien, je ne fais que du vent ». « Et bien, Robert, tu dois te sentir ici comme au bureau, ne faire que du vent, hein ». « A demain ». « Quoi, déjà ». « Oui, le KIRIGOL ne fait plus d’effet ». « Heuuu. A demain, Robert ».

20/08/2010

Cherche à rassurer Robert

« Salut Robert, ton séjour en milieu hospitalier se passe bien ? ». « Excellent ». « Robert, on t’a bourré de neuropsychoantidépresseurs ou quoi ? C’est la première fois que je te vois et que tu as le moral qui a quitté le zéro ». « Je dis ça pour que tu ne me poses pas de questions à la con ». « Heuuu. Ah bon. A propos, Robert, la soupe ce midi, elle était bonne ? ». « A la carotte. Je te l’ai déjà dit, ici c’est tous les jours la soupe au légume de saison. C’est moins cher ». « Robert, tu es un veinard. Pense à ceux qui sont hospitalisés à la saison des betteraves rouges. C’est dégueu la soupe à la betterave rouge ». « Et au bureau, comment ça se passe ? ». « Très bien, Robert. Personne ne s’est aperçu que tu n’es pas là. Le chef pense à supprimer ton poste de travail mais, jure-le moi, ne dis rien, c’est un secret, je ne peux pas te le dire. A propos, tu as reçu d’autres visites de collègues ? ». « Personne ».  « Un coup de fil ? ». « Rien ». « Une carte de condoléances ? ». « Aucune ». « Tu vois, Robert, la vie est belle. Il n’y a que moi qui viens te voir ». « Je sais. Je sais aussi que c’est pour manger mon repas du soir ». « Heuuu ».

19/08/2010

Pourquoi vais-je voir Robert ?

Robert Bouchez n’est pas vraiment un ami, c’est, disons, un collègue que, s’il meurt, j’aurai peut-être sa place. C’est pour ça que je vais le voir tous les jours. Il est responsable du remplacement des cartouches d’encre des photocopieuses couleurs et moi du remplacement des cartouches des photocopieuses noir et blanc. Vous ne le savez sans doute pas, vous, mais il n’y a qu’une cartouche d’encre dans une photocopieuse noir et blanc, une cartouche d’encre noire. En fait, quand on imprime blanc on n’imprime pas. Si on met du papier rose, on imprime rose quand on n’imprime pas en noir. Je sais de quoi je parle, je suis le responsable du remplacement des cartouches d’encre des imprimantes noir et blanc. Ou noir et rose mais il faut le mentionner sur le bon de commande et je mets des feuilles de papier roses dans l’imprimante. Vous pensez certainement, et avec raison, que c’est un métier difficile mais, avec mon expérience et ma faculté de concentration mentale, j’y arrive. S’il arrivait malheur à Robert je passerai peut-être à la couleur ? Youppie.

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N'oubliez pas l'énigme de Rafaël !

18/08/2010

Le KIRIGOL de Robert

« Robert, excuse-moi, je te dirai bonjour après, mais c’est quoi ces cachets que je ne connais pas ? ». « C’est du KIRIGOL ». « C’est du fromage en cachet ? ». « Non ». « Ah bon. Et c’est bon ? ». « Non ». « C’est à avaler, je suppose, ce n’est par le, heuuu ». « Non ». « Et ça te fais de l’effet ? ». « Non ». « Tu en as déjà pris ? ». « Non ». « Bon, Robert, j’ai l’impression que j’ai raté mon entrée. Je sors, je ferme la porte, je compte jusqu’à dix les yeux fermés et je fais toc toc toc à la porte. Tu dis : qui c’est ? Je te jure que je ne répondrai pas que c’est le plombier vu tes problèmes de tuyauterie. Tu ne serais pas content, hein, Robert ? ». « Non ». « A tout à l’heure ». Un, deux, trois, quatre, cinq, six, sept, huit, neuf, dix. Toc toc toc. « Qui c’est ? ». « C’est moi. Bonjour, Robert, je suis content de te voir. Quoi de neuf ? ». « Je dois prendre du KIRIGOL parce que je déprime et que je dois rigoler ». « Tu en a déjà pris ? ». « Deux, entre le trois et le six. Effet immédiat ». « Ah bon ! ». « Tu imagines si on m’avait prescrit du KIPISPARTOU ou du CHIDUODUMA ». « Robert, demain demande un KIRIGOL supplémentaire. J’ai envie d’essayer. J’en ai besoin. A demain, Robert ».

17/08/2010

La surprise de Robert

J’étais assis sur une chaise inconfortable, dos au mur, dans la chambre de Robert de qui je viens prendre des nouvelles à l’hosto le jour où on lui a fait Exploration du Monde par le pôle sud (le trou du cul pour les mal voyants). Robert venait de rentrer de son don à la science d’imageries médicales et était allongé. C’est alors que son voisin de chambre dit « Je viens de passer des tests pour le canal, le canal, le canal ». « Carpien » dit Robert qui connaissait l’emploi du temps de son compagnon de chambrée.  « Tu sais, c’est pour mon bras que je ne sens plus. On m’a placé des, des, des ». « Des électrodes » crie Robert, de plus en plus énervé. « Ecoute, Josette, ce sont des électrodes mais je te sonnerai plus tard quand l’autre sera endormi ». Robert n’avait pas vu que son voisin de chambrée téléphonait à quelqu’un. Moi : « Robert, ça va ? ». Lui : « Toi, pas un mot. D’où je suis et vu où tu es je ne te vois pas et je ne sais pas si c’est toi qui me parle ». « Heuuu. Bonne nuit, Robert ».

16/08/2010

Cherche à distraire Robert

« Salut, Robert. Quoi de neuf ? ». « Rien. Je te l’ai déjà dit : je suis en clinique pour des examens, pas pour me faire soigner ». « Bon, ne te fâche pas, Robert. C’est mortel ici. Je te pose des questions pour tuer le temps. Sans ça je me croirais dans une mortuaire. Il n’y a que ta tête qui dépasse du linceul. Tiens, je ne vois pas ton voisin de chambre. Il est mort ? ». « Il passe un examen ». « Dis donc, Robert, vous passez les examens un par un ici ! S’ils faisaient pareil dans les écoles et au baccalauréat les examens prendraient six fois plus de temps que les études ». « Ici, môssieur, chaque cas est individuel. On s’occupe de personnes, pas d’un troupeau ». « Robert, alors pourquoi les infirmières t’appellent le 203A ? ». « Parce que je suis un agent secret et que c’est mon nom de code. La réponse te convient ? ». « En partie, Robert. Pourquoi tout le monde ici sait que tu es un agent secret et t’appelle par ton code secret ? ». « Dis, tu es toujours fumeur, toi ? ». « Oui, Robert. Pourquoi ? ». « Vas fumer une cigarette, ou deux, ou trois. La salle fumeur est devant la porte d’entrée, au grand air. Ce sera bon pour tes poumons, le grand air ». « J’y vais, j’y cours, j’y vole, Robert ». « Dis, ne t’inquiète surtout pas. Quand tu auras fini ton paquet la porte d’entrée sera fermée car l’heure des visites  sera terminée. Alors je te dis déjà : A demain ». « Heuuu ».

 

Robert est présent sur le blog depuis le 31.07.10. A demain.

15/08/2010

Robert à la chasse

« Salut, Robert » ? « Robert ? ». « Suis ici, vas m’attendre dehors, je viens d’y arriver de justesse, je t’appellerai quand j’aurai fini ». « Pas question, Robert, je suis et reste à tes côtés ». « C’est pour mon intimité, idiot. On entend tout dans cette chambre ». « Oulaaah, je l’entends bien que tu es aux toilettes et que tu as fini. Je viens d’entendre la chasse ». « Ce n’est pas la chasse, idiot, c’est moi. Vas m’attendre dehors ». « Oulalaaah, Robert, j’ai déjà entendu la cascade de Coo et la chute de Montmorency, mais ce que je viens d’entendre, ça mérite le guide des records  ». « Vas m’attendre dehors ». « Dehors il pleut, Robert, je vais être mouillé. Ici, j’ai de l’animation, de la distraction. Dommage que je n’aie pas pris mon enregistreur ». « Vas m’attendre dehors ». « Quoi, tu n’as pas fini ? Tu vas faire un bis ? ». « Vas m’attendre dehors ». « Robert, si je sors je ne reviens que demain ». « C’est bien ce que j’espère ». « Heuuu ».