24/08/2010

Robert est dans la merde

« Robert, tu dors ? Robert, tu vis encore ? Robert, tu n’as pas mangé ton yaourt à la fraise, veux-tu que je t’aide ? Robert, dis quelque chose, n’importe quoi mais dis quelque chose ». « Merde ». « Ah bon. Tu veux que je donne l’alarme pour qu’on vienne te poudrer le popotin ? ». « Merde ». « J’ai compris, Robert, c’est parti tout seul. Tu sais, ça m’arrive aussi mais moi c’est pipi. C’est congénital et quand j’ai trop bu ». « Merde ». « Robert, je sens qu’on est en plein dans le vif du sujet. Alors, Robert, je sonne l’alarme, oui ou merde ? ». « Merde ». « On patauge, Robert, on patauge. Tu veux peut-être que je te laisse seul, oui ou merde ? ». « Oui ». « Heuuu ».

 

Robert vit ses aventures depuis le 31.07.10. Voir " Notes récentes " dans la colonne de droite. A demain.

07:30 Écrit par Fanny | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : robert, merde, yaourt, fraise, chose, alarme, popotin, pipi, vif, heuuu |  Facebook |

01/02/2009

Cherche un anti-mousse puissant

J’adore le cassoulet et les lentilles. Il paraît que c’est plein de fibres et que ça tricote dans l’estomac. « Laisse Thomas dans l’étalon » aurait dit Jésus lors de l’avant-dernière cène quand Thomas était parti, seul, la main sur sa braguette, pour aller pisser, de nuit, dans un pré voisin du restaurant et, croyant que c’était la chasse des toilettes, aurait tiré sur quelque chose de chevalin, lequel cheval, peu gay, n’aimant pas qu’on tire la sonnette d’alarme facétieusement, lui aurait rué dans les brancards. Ceci n’était qu’une parenthèse inutile mais, quand ça traverse l’esprit, il faut que ça ressorte  Bon, c’est sorti. Donc, disais-je, cassoulet et lentilles suivi d’un bain bien arrosé de bain-mousse, ça ne fait pas bon ménage. J’ai du m’enfuir et courir dans la rue couvert de mousse. Je cherche un frein à mousse de bain comme il y a, paraît-il, dans les trois en un des lave-vaisselle.

17/03/2007

Les ennuis de Biglodion (3)

Les ennuis de Biglodion (3)

100.000 visites, 100.000 mercis. Pour fêter ça, je vous livre quelques paquets d’annonces déjà publiées et regroupées par thèmes : le gamin, maman, les rencontres, le supermarché, etc. C’est un peu mon « biesse tof » personnel. N’hésitez pas à me faire connaître le vôtre. Bon amusement. Amitiés.

Cherche nouvelle idée de cadeau surprise

Pour le cadeau de Pâques de mon amie, j’ai acheté un petit truc vibrant à piles et qui fait bzzziit. C’est pour se le mettre dans le cou et décontracter la nuque. Je l’ai caché dans le coffre à la banque. Il paraît que c’est lui qui s’est mis en marche tout seul hier à 3 heures du matin. Dans le coffre, ça a vibré, ça a résonné, ça a déclenché l’alarme. Police, sirènes, chiens policiers, brigade anti-gang, chiens sniffeurs. On aurait dit une journée portes ouvertes de la police sur la Grand-Place. C’était le gros attroupement. Quand j’imagine que ce petit bidule a fait se réveiller entre quatre et cinq cents personnes et la tête qu’ils auront demain au travail, je me dis quelle perte pour l’économie nationale. Sauf pour un. Le marchand de glace a ressorti sa camionnette et il a fait de bonnes affaires. Pour moi c’est foutu, j’ai du expliquer. Mon amie sait tout. Je cherche une autre idée de cadeau surprise, mais un bidule silencieux, c’est important.

Cherche cabines avec tentures jusqu’en bas

Quatorze heures, un pantalon en vitrine m’est tombé dan l’oeil. « Bonjour, Madame, c’est pour le pantalon en vitrine ». « Lequel, Monsieur,il y en a au moins quarante ». « Celui que j’aime bien ». « Venez me montrer dehors ». « Là, là, là, c’est lui ». « Du calme, du calme, rentrons, je vais en chercher un. Quelle taille ? ». « Un mètre quatre-vingt quatre ». « Votre tour de taille ? ». « J’sais pô. Je vais téléphoner à maman ». « Pas nécessaire, je vais la mesurer ». « Hé, relevez-vous vite, on nous regarde ». « Cinquante ». « Ah, c’est dix de plus qu’Ali baba, hé, hé, hé ». « Calmez-vous, Monsieur, vous avez déjà renversé trois présentoirs et cinq mannequins. Je file à la réserve ». « Mon pantalon est décousu, si ça continue on verra l’trou d’mon pantalon qu’est ». « Monsieur, allez m’attendre dans la cabine d’essayage, s’il vous plait, et ne bougez plus ». « Hé, c’est comme pour une radiographie du thorax, hé, hé, hé ». Trente secondes plus tard. « Voilà, mais vous êtes tout rouge ». « Ben oui, c’est dur, pas bouger, pas respirer ». « Vous ne manquez pas d’air, vous. Allez, essayez-moi ça ». Hop, chaussure droite, hop, chaussure gauche, hop, pantalon. « Maman, maman, regardes, là, en dessous de la tenture, il y a un monsieur avec des gros trous à ses chaussettes ». « Pchiiiit ». « Mais, maman, les trous dans les chaussettes ». Paf. « Ouiiiin ». J’ai essayé de faire le flamand rose, sur une jambe. Inutile, j’avais des trous des deux côtés. J’entendais bien que ça défilait devant la cabine. « Hihihi ». « Hahaha ». « Hohoho ». Dix-huit heures et une rawette, soit quatre heures plus tard : « Vous pouvez sortir, les clients sont partis ». « Le temps de remettre mon pantalon et j’arrive. Dites, vous auriez pu mettre de la lecture dans la cabine, non ». « Alors, il vous va comment ? ». « Comme un gant. Je le prends ». « Faudra revenir demain, la caisse est déjà fermée ».

Cherche un paravent

Le W.C. est bouché, j’attend le plombier. Son répondeur téléphonique m’a dit « Je suis parti pour quinze jours, laissez votre message ». Je lui ai laissé un message : « Bonjour, je suis bouché, depuis quand êtes-vous parti ? ». Pas de réponse. J’ai installé un pot de chambre sur le palier mais ce n’est pas pratique. Chaque fois que quelqu’un débarque de l’ascenseur, je dois crier « Occupéééééé ». J’en ai plein le cul. C’est à cause de mon médecin : je dois manger des fruits. J’ai fait une orgie de fruits. C’est fou ce que ça balaye l’estomac. J’ai déjà fait six noyaux de cerise. Je le sais, ça fait « ping » sur le pot. J’en ai mangé plus ou moins cinquante. J’attend la suite, sur le palier. Je cherche un paravent. D’occasion si possible.

 

20/10/2006

Cheche à payer l'essence (suite 3)

"Bonjour, madame, c'est la pompe quatre". "53 euros 69. Attention, Bancontact Mister Casch est en panne". "Ah, ah ah, ah ah ah, et je paie comment, hé, hé ?". "Uniquement en liquide, monsieur". "Ah, ah ah, ah ah ah, excuseeez-moi c'est nerveux. C'est parce que le seul liquide que j'ai c'est l'essence dans mon réservoir". "Monsieur, vous me devez 53 euros 69". "Ah, ah ah, ah ah ah, oh, hé hé, pour le 69 on peut s'arranger mais pour le 53, je ne connais pas. Demandez un dépanneur de Mister Flache". "C'est fait, monsieur". "Et bien, j'attend, hé hé". "Il sera là demain. Et arrètez d'imiter Daerden, ça m'énerve". "Haaa, hé, hé, hooo, je vais faire comme le gamin. Lui, il fait vacances à la neige, vacances à la ferme, vacances à la mer. J'ai vu que dans votre superette il y a de quoi prendre un copieux petit déjeuner. Je vais faire vacances à la station service. Avez-vous des chambres ?". "Des chambres, vous êtes fou !". "Hé, hooo, pas des des chambres à air, hé hé hé, des chambres pour dormir". "Monsieur, vous me devez 53 euros 69". "Mais vous êtes une têtue, vous, hé hé. Je plains monsieur". "Il n'y a pas de monsieur dans ma vie". "Ca ne m'étonne pas. Et bien, vous allez en avoir un, pour une nuit, dans votre garage. Dites-moi simplement où sont les toilettes et où je peux trouver un tire-bouchon".

 

(suite 1) "Dites, il est bon ce vin ?". "Monsieur, c'est du vin à 4 euros, je n'en bois jamais". "Moi oui, j'en prends quatre bouteilles, comme ça j'aurai du liquide, hé hé hééé". "Grosse bièsse". "Hé, mais vous faites de l'humour maintenant, la pompiste. Hé, hé hé, dites, une pompiste, ça fait des   ". "Salaud".  Paf. "Aïe". "Vous me devez 69 euros 69, cochon". "Hé hé hé, je vous jure que je ne l'ai pas fait exprès. Le vin, c'est pour ma soirée, en attendant le dépanneur de Mister Flache". "Monsieur, c'est impossible de dormir ici, payez-moi et partez". "Tuut tuut tuut, pas possible, je n'ai pas de liquide. A propos de liquide, où sont les toilettes ?".


(suite 2) "Alors, monsieur, on a la vessie nette ?". "La vaissinette, la vaissinette, je ne suis pas malade, moi. Dites, madame la pompon, la pompière, avez-vous des verres dans votre superette ?". "Des vers, dans ma quoi, non mais, je ne suis pas malade, moi". "Chère madame, je vous dois 69 virgule 69, j'ai acheté du vin et je vous invite ce soir à prendre un verre avec moi dans votre station service". "Grand fou". "Enfin, un mot gentil". "Vous ne pouvez pas dormir ici, monsieur, c'est interdit par le règlement". "M'en fous, hé, ho, poupée, je dors ici, j'attends le dépanneur de Mister Flache". "Monsieur, il est l'heure, je dois fermer". "Et bien, tu la fermes, c'est quoi ce matelas gonflable à 4,99 euros ?". "Il faut acheter pour 10 euros de chewing gum et alors vous pouvez    ". "J'achète les tchouwinne gomme et le matelas. Je vais dormir dessus. Sur le matelas, hé hé hé, pas sur les tchouwinne gomme".

(suite 3) "C'est quoi, cette sirène ?". "Monsieur, ne bougez plus, c'est vous qui déclenchez l'alarme. Dormez". "Ah, bon, je vais m'endormir. Je sens que je vais m'endormir dans cette superette de station service". "Taisez-vous, vous allez déclencher l'alarme". ...  "Biquette, je t'aime". "Qu'avez-vous dit ?". "Qui ? Moi ? Heuu, j'sais pas, je parle en dormant". "Si, si, vous avez dit quelque chose". "Si vous me parlez je ne pourrai pas dormir. Débranchez l'alarme, je vais chercher une autre bouteille de vin". "Mais, vous allez me saouler !". "Deux bouteilles de vin". "Et le matelas pneumatique, ça va ?". "J'ai peur de péter, pardon, de le péter, c'est un truc pour la plage, ça, pas fait pour dormir dans une superette de garage". "Grand sot". "Pas de familiarité, hein, moi j'attends le dépanneur de Mister Flache. Dodo, maintenant". ... "Biquette, je t'aime". "Vous avez parlé". "Et meeerde, je m'endormais. Vous êtes en chaleur ?". "Monsieur, je ne vous permets pas". "Débranchez l'alarme, je vais me taper une autre bouteille de piquette". "Non". "Comment, non ?". "Vous devrez d'abord me passer sur le corps". "Non, non, je vais faire le tour par les biscuits". "Je vous suis". "Ah non". "Si, si, c'est pour la facture".