15/02/2010

Cherche la culotte de cheval (jour 3)

« Papa ». « Oui, gamin ». « Tu as la culotte ? ». « Heuuu, quelle culotte, gamin ? ». « Papa, tu m’as promis avant-hier de me ramener une culotte de cheval ». « Gamin, j’ai failli en voir une mais je n’ai pas voulu que tu la vois ». « C’est comment, papa, ça doit être immense ». « Vois-tu, gamin, hier j’ai suivi un cours d’anatomie et j’y ai appris que l’accumulation d’eau et de graisse sous la peau des fesses de certaines femmes donne à leur peau un aspect irrégulier et flageolant. Vois-tu, gamin, la culotte de cheval est une expression ». « Comme dans : Baise da gulotte, Gretchenne, gue j’baise da groupe, hein, papa ». « Hé, tu connais l’allemand, toi ? ». « Non, hein, papa. C’est le papa de Cédric qui dit souvent ça ». « Mais ça n’a rien à voir avec la culotte de cheval ! Quoique, avec certaines teutonnes. Ma culotte de cheval à moi, gamin, c’est une expression ». « Et pourquoi tu ne me l’as pas dit avant-hier, papa ? ». « Parce que je ne le savais pas, gamin ».

14/09/2009

Bébé asule l'intérim - 2

Coucou, c'est Bébé, de mon vrai nom Bag-in-Box. Je m'entraîne au grand écart. Pour le moment j'y arrive avec les bras. Mais avec les jambes c'est autre chose. Quand je pense au grand écart je pense au viaduc de Millau. Et je me dis que je suis une autoroute. Et que les automobilistes me passent dessus. Je suis dans le vide, la tête en bas et je fais le pont avec mes jambes entre deux montagnes. Le pire, ce sont les hollandais avec leurs caravanes, ça chatouille tellement ils sont chargés de victuaille pour ne rien devoir acheter à l'étranger. Avec les allemands, juste un frisson, tellement ils vont vite. Les belges c'est autre chose : ils jetent leurs sachets de frites bien gras et ça fait des taches sur mon costume de scène. J'ai peur d'avoir une crampe. Ou de rester dans la même position le reste de ma vie. J'irai peut-être finir mes jours au musée Grévin. A demain. 

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23/02/2007

Cherche à embêter quelqu'un

Batibouw, le salon de l’habitation. « Iche hâbe aillene brobléme mit maillene lâffe-faisselle ». « Un instant, monsieur, je vais chercher un collègue qui connais l’allemand ». « Naillene, che neu zui ba allémand, maillene lâffe-faisselle iste allémand ounde iche hâbe aillene brobléme ». « Bourguoi, pardon, pourquoi me parlez vous en allemand, alors ». « Che fous l’ai tit : maillene lâffe-faisselle ette allémand ». « Monsieur, on n’est pas au salon des vacances, ici, quel est le problème ». « Che fit zeul et che n’ai berzonne à emberder à la maichon ». « Ah, c’est ça, ce n’est donc pas une caméra cachée ».