30/03/2010

Cherche à le soulager

« Allo, monsieur le directeur de l’école ? ». « Oui, j’écoute ». « Je vous téléphone pour dire que le gamin n’est pas bien et ne peut pas aller à l’école aujourd’hui ». « Bien, je prends note. Et qui est à l’appareil ? ». « C’est papa ». Tûûût, tûûût, tûûût. « A qui téléphonais-tu, gamin ? ». « A l’école, papa, pour dire que je savais pas y aller parce que j’ai la chiasse ». « Mais, gamin, je ne t’ai pas encore vu une seule fois à la toilette aujourd’hui ». « Je sens que ça va venir, papa ». « Et tu vas manquer tes cours, gamin ! ». « Ce n’est pas grave, papa, aujourd’hui il n’y a pas cours ». « Ah bon ! ». « Non, papa. Aujourd’hui c’est la journées des interros ». « Heuuu ».

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28/10/2009

Cherche des chrysanthèmes

"Allo, maman ". " Je t'ai reconnu parce que tu as dit maman, fils indigne. Hé, tu te prends pour Zorro maintenant, tu as un numéro masqué ? ". " C'est parce que j'appelle de mon portable (gsm en Belgique, cellulaire au Canada), maman. Nous sommes mercredi 28 octobre et dimanche c'est la Toussaint Je suis chez Aldi et il y a des chrysanthèmes, des gros, à 6,95 euros, des moyens à 4,95 euros et des plus petits mais tout aussi jolis à 2,95. Que choisis-tu, maman ? ". " Si c'est pour mettre un chrysanthème sur ton balcon au cinquième, n'achète rien du tout, tu vas encore blesser un passant quand tu vas l'arroser ". " Mais, maman, ce n'est pas pour le balcon, c'est pour toi ". " Ah bon. Et que comptes-tu faire avec ces chrysanthèmes ? Les enfourner dans ma boîte aux lettres ? ". " Mais non, maman. C'est pour ta tombe ". " Mais je ne suis pas encore morte, idiot ". " Heuuu ".

24/10/2009

Cherche à lui faire voir

" Allo, je suis bien au numéro des orphelins indignes ? ". " Maman, je t'ai reconnu. Quelle surprise, maman. Pourquoi me téléphone-tu ? ". " J'ai toujours ton enveloppe avec ton argent de poche pour la nouvelle année et, comme nous sommes presque fin octobre, je me demande ce que je vais en faire ". " Mais, maman, je t'ai dit que tu pouvais m'envoyer l'argent par la Poste ". " Pas de bisou, pas de sou, fils indigne. Il y a plus d'un an que tu es venu me voir ". " C'est pour ne pas te déranger, maman, je sais que tous les soirs tu joues au monopoly avec ton amie Lucienne ". " Cette vieille carcasse de Lucienne n'a rien à voir dans notre conversation. Dis plutôt que tu ne sais même plus si j'existe ". " Maman, ne dis pas de mal de Lucienne. Elle est sur facebook, Lucienne, avec son chat sur les genoux ". " J'espère que sur la photo on voit les poils de son chat qui volent partout, chez cette malpropre ". " Maman, je pourrais faire savoir tout ce que tu dis à Lucienne, via facebook ". "Fais-le, grand dadais, et ajoute que si je n'étais pas là pour les arroser, ses plantes ressembleraient à des salades cuites ". " Maman, j'ai l'impression que t'es disputée avec Lucienne ". " Ce n'est pas moi. C'est elle. Elle voulait qu'on joue à trois au monopoly, elle, moi et son chat. Et j'ai refusé ". " Et alors, maman ? ". "Je joue toute seule au monopoly, une fois pour moi, une fois pour le cactus de la cuisine. Je suis toute seule. Je n'ai plus de mari mais ça, un fainéant pareil, ça a été une délivrance ; je n'ai pas de fils digne du nom pour lui donner ses étrennes en octobre ; je n'ai pas de chat qui grimpe sur la table. J'ai un cactus. Si un jour j'écris un livres le titre sera Une vie pleine d'épines ". " Mais je pense à toi, maman, tous les jours. Depuis hier parce que j'ai acheté une décoration pour Halloween ". " Je vois ça d'ici, un énorme potiron court sur pattes pour me rappeler que je ne suis plus celle que j'étais? C'est ça, dis le, fils de fainéant ". "Heuuu, non, disons que, heuuu, non, maman, c'est un personnage haut en couleur ". " Tu m'intrigues, fils sans nom ". " Tu n'a qu'à sonner pour venir voir, maman, avec l'enveloppe. Je descendrai te montrer la chose sur le trottoir ".

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03/05/2009

Tûûût n°39. Cherche les bonnes réponses

« Allo, monsieur, c’est pour un concours. Avez-vous deux petites minutes ? ». « C’est que … ». « Il y a un voyage à gagner ». « Ah. J’écoute ». « Il faut trouver deux dates. Je lis : Un : Waterloo, quelle année ? ». « 1.815 ». « Merci. Deux : Marignan, quelle année ». « Quinze quinze ». « 15 – 15, comme un match nul ? ». « Quinze cent quinze, si vous préférez ». « Merci ». « J’ai gagné ? ». « Attendez, il y a encore une question. Je lis : combien de réponses exactes recevrons-nous ? ». « Oufti. A combien de personnes allez-vous téléphoner ? ». « Ben, heuuu, une seule puisque vous m’avez donné les réponses ». « Facile, je réponds une. J’ai gagné ? ». « Hé, ho. Qui c’est qui fait le concours, hein ? Qui c’est qui a du acheter 24 boîtes de potage cerfeuil boulettes pour avoir un formulaire, qui c’est qui va écrire 1815 et 1515 sur le formulaire, hein ». Tûûût, tûûût, tûûût.

02/05/2009

Tûûût n°38. Cherche les truffes

« Allo, le supermarché ? ». « Oui, monsieur ». « Je suis malade ». « Ecoutez, monsieur, ici nous vendons du dentifrice, du sparadrap mais, si vous êtes malade, il vaut mieux voir un pharmacien ». « Mais, madame, je suis malade avec la dinde ». « Je vois. Madame est malade également ». « Mais non, je vis seul ». « C’est qui, alors, la dinde ? ». « C’est la dinde de noël que j’ai achetée chez vous, truffée aux truffes ». « Mais, monsieur, vous avez vu la date ! Vous la gardiez pour les grande vacances ou quoi ? » « Ben, non. Les copains ont préféré que j’aille chez eux plutôt qu’eux venir chez moi, à cause des doutes qu’ils ont sur mes talents culinaires ». « Soyons simple. Que s’est-il passé ? ». « La farce a explosé, madame. Il y a eu de la farce plein le coffre de ma voiture. Vous imaginez. De la farce truffée aux truffes ». « Vous n’aviez pas mis la dinde au congélateur ? ». « Plus de place, madame ». « Finalement, que voulez-vous ? ». « Faire actionner les assurances, madame, et la responsabilité du magasin ». « Monsieur, on ne laisse pas de la viande dans sa voiture, voyons ». « Je le sais, madame. Chaque fois que je le fais j’ai des mouches. Mais ici, c’est différent. Il y a vice de forme. J’ai retrouvé les morceaux de l’étiquette et nulle part ce n’est inscrit que la farce truffée aux truffes peut exploser si on la laisse dans sa voiture ». Tûûût, tûûût, tûûût. 

19/04/2009

Tûûût n° 37/ Cherche d'où vient l'odeur

« Allo, le gaz ? ». « Service d’intervention d’urgence. Donnez-moi vos coordonnées, nous arrivons ». « Heuuu, cinquième étage ». « D’où appelez-vous ? ». « D’une cabine téléphonique. Chez moi c’est insupportable, alors je suis descendu dans la rue ». « Monsieur, ne fumez pas, n’allumez aucune lumière, mettez-vous à l’abri ». « C’est fait, dehors il pleut mais dans la cabine téléphonique il ne pleut pas ». « Je n’arrive pas à vous localiser. Dites-moi où vous êtes ». « Je vous l’ai dit : dans une cabine téléphonique. C’est comme un ascenseur sauf qu’il n’y a pas les boutons pour les étages ». « Monsieur, je ne rigole pas, d’où provient l’odeur de gaz ? ». « Ben, heuuu, comment dire, j’ai mangé beaucoup de féculents mais j’ai l’impression que c’étaient des fait culs rapides. En bref, je pète, je pète, je pète ». Tûûût, tûûût, tûûût.

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08:12 Écrit par Fanny dans petites annonces | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : tuuut, allo, odeur |  Facebook |

02/04/2009

Cherche à prévenir le gamin

« Allo, l’école ? ». « Oui, monsieur ». « Je suis le papa du gamin. Passez-le moi ». « Mais, monsieur, votre fils est en classe, je ne peux pas le déranger ». « C’est pour une urgence ». « Dites-moi tout et je l’aviserai lors de la récréation ». « C’est personnel, monsieur ». « Racontez-moi et j’estimerai si c’est urgent ». « Voila. Ce matin il a laissé tomber le tube de dentifrice. Ouvert. Il ne l’a pas ramassé avant d’aller à l’école. Devinez qui a marché dessus, hein. Moi. Et qui a glissé, hein. Moi. Et qui s’est encastré la tête dans l’armoire en dessous de l’évier et se l’est coincée dans le syphon, hein. Moi ». « Monsieur, on va vous envoyer du secours ». « Attendez, je n’ai pas fini. Dans les tentatives de dégagement la couture arrière de mon pantalon a cédé. Comme je n’avais plus de slip propre je me suis mis le maillot avec une grosse tête de lion imprimée sur le derrière et j’ai peur que le gamin soit effrayé en rentrant de l’école. Passez-le moi, on va rigoler. Soyez rassuré, après, je lui dirai poisson d’avril ». « Monsieur, c’est une honte. Vous m’avez dérangé pour une bêtise pareille ! En plus, le premier avril est passé, monsieur ». « Je sais. Mais, hier, je l’ai envoyé chercher du ressort à boudin à la boucherie ». Tûûût, tûûût, tûûût.

08/03/2009

Tûûût n° 36. Cherche à bien taxer

« Allo, c’est pour la taxe ». « Oui, monsieur, je vous écoute ». « Avez-vous payé la taxe ? ». « Heuuu, un instant, monsieur. Germaine, Germaine, on demande si on a payé la taxe ». « Quoi, les poubelles ? ». « Allo, monsieur, les poubelles ? ». « Non ». « Ce n’est pas ça, Germaine ». « Quoi alors ? La télé ? ». « Allo, monsieur. Quoi alors, la télé ? ». « Non ». « Germaine, prends les choses en main pour une fois, réponds à ce monsieur ». « Prendre en main les choses de ce monsieur que je ne connais pas, jamais, tu m’entends, jamais ». « Allo, monsieur, un instant, j’ai fait appel à l’équipe. Elle se maquille pour venir au téléphone, restez en ligne. Ce n’est pas pour le chien, par hasard ? ». « Non ». « Germaine, ce n’est pas pour le chien ». « Mais demande lui pour quoi, triple idiot ». « Allo, monsieur, je donne ma langue au chat ». « Miaou, miaou ». Tûûût, tûûût, tûûût.  

28/02/2009

Tûûût 36. Cherche à apaiser les ménages

« Allo, passez-moi la folle du caddy ». « Et bien ça alors ? Quelqu’un m’a déjà demandé ça la semaine dernière. Vous n’êtes pas Lucienne ? ». « Passez-moi la folle du caddy, c’est pour l’accrochage ». « Germaine, tu as eu un accident ? ». « Idiot, tu sais bien que je ne conduis pas ». « Oui mais non. Au supermarché ». « Idiot, tu as déjà vu des autos au supermarché, à part sur me petit manège pour les enfants qui dans l’entrée ». « Germaine, tu es montée sur ce jouet ? ». « Mais dis tout de suite que je suis retombée en enfance. Toi, si tu ne vas pas dessus c’est parce que tu as un trop gros cul ». « Germaine, monsieur nous entend, grosse bourrique ». « Passe-moi le téléphone, gros lard. Allo, monsieur, trente-six ans, monsieur, trente-six ans que je traîne ce boulet, même pas capable de retrouver ses slips dans l’armoire ». « Germaine ». « Ni de peler une pomme de terre ». « Germaine, voyons ». « Le seul outil qu’il sait manipuler c’est le tire-bouchon ». « Germaine, ma gazelle, mon minou, mon titi canard ». « Mais écoutez-le, il est devenu gardien de zoo maintenant ». « Germaine, il faudrait diminuer le gaz, les pâtes débordent ». « Jésus Marie Joseph, mais qu’ai-je fait au bon dieu. Et vous, l’emmerdeur, c’est pour quoi ? ». « Ben, heuuu, au supermarché, vous m’avez accroché alors que je venais de prendre une boîte de douze œufs en haut du rayon, la boîte s’est ouverte et ». « Dites un peu, vous. Vous ne seriez pas le frère jumeau de mon mari ? » ; « Heuuu ». Tûûût, tûûût, tûûût. 

08:49 Écrit par Fanny dans petites annonces | Lien permanent | Commentaires (4) | Tags : allo, tuuut |  Facebook |

16/02/2009

Tûûût 34. Cherche la folle du caddy

« Allo ». « Passez la moi ». « Qui ça ? ». « La folle du caddy ». « Qui ça ? ». « Passez-moi votre dame ». « Germaine, Germaine, viens, tu as un admirateur au bout du fil ». « Grand sot, va continuer ta sieste ». « Ah non, je reste. J’ai mis le haut-parleur. Hé, hé, hé ». « Mais que fais-tu de mon intimité. Je parie que c’est Lucienne qui me demande si tu me rends encore les honneurs ». « Germaine, si c’est Lucienne, je l’étrangle ». « Tu oublies que tu as mis le haut-parleur ». « Merde, merde, merde ». « Et ça aussi, Lucienne l’a entendu. Elle saura avec qui je dois vivre ». « Dis que c’est une erreur, qu’on n’a pas le téléphone. On verra bien si elle sonne à nouveau ». « Allo, Lucienne ? ». « Non ». Tûûût, tûûût, tûûût. 

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15/02/2009

Tûûût 33. Cherche la couronne

« Allo, je suis bien chez le croque-monsieur ? ». « Chez le croque-mort, monsieur, c’est pour quoi ? ». « Heuuu, excusez-moi, c’est l’émotion, c’est la première fois que je parle à un croque-monsieur, pardon, excusez-moi, à un croque-mort. J’ai la chair de poule. Heuuu, vous croquez les morts ? ». « C’est devenu un nom normal mais, au Moyen Âge, il fallait mordre le gros orteil du défunt pour vérifier qu’il était bien mort ». « Vous allez faire ça à Gérard ? ». « Je vous l’ai dit, c’était au Moyen-âge, ça ne se fait plus ». « Ouf. En fait, c’est pour une couronne ». « Quel est votre budget, monsieur ? ». « Deux euros, ce con ne mérite pas plus ». « Vous rigolez, monsieur. La plus petite couronne, sans texte, est à 20 euros, livraison non comprise ». « Quoi, 20 euros pour ce con, jamais. Qu’avez-vous de moins cher ? ». « Si vous le souhaitez nous ne vous fournissons que le ruban, mauve avec des lettres d’or. Vous trouvez un vieux pneu, vous le garnissez avec des fleurs des champs, vous y mettez le ruban, et le tour est joué. C’est 1 euro par lettre ». « Bonne idée. Prenez note, voici le texte : Gérard virgule t’es qu’un con virgule cette couronne virgule c’est pour toi point Tu as virgule devant tout le monde virgule à la machine à café virgule déclaré que j’étais un simple débile point Gérard virgule débile d’accord virgule mais simple virgule non point. Gérard virgule cette couronne marque la fin de notre amitié point final ». « Vu la grosse commande je ne vous facture pas les virgules ni les points. Pour les lettres ça fait 180 euros. Votre texte est long, vous avez intérêt à utiliser un pneu de tracteur agricole ». « Quoi, 180 euros ! Laissez tombez, je lui enverrai une lettre anonyme ». Tûûût, tûûût, tûûût. 

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13/02/2009

Cherche la signification du 14 février

« Allo ». « Heuuu, allo, bonjour madame ? ». « Alors, on se prépare ? ». « Heuuu, oui, je suppose. Je vais aller faire mes courses, c-à-d acheter du thon puisque le thon c’est du poisson et qu’on est vendredi et que Jésus, s’il était encastré entre un bœuf et un âne à sa naissance, a continué sa vie sous le signe du poisson qui se dit Pie Seize en romain. Le vendredi est donc le jour du poisson mais, vu que ce vendredi est un vendredi treize, je prendrai du thon en boîte, sans arêtes, parce que, me connaissant, si j’achète du thon, une darne de saumon ou du cœur de cabillaud frais un vendredi treize je vais revenir avec un stock de cure-dents qui ne sera pas fini quand je quitterai l’hospice les pieds devant ». « Je ne parle pas d’aujourd’hui, abruti, je parle de demain. Quel jour serons-nous demain ? ». « Facile, madame. Demain nous serons le quatorze, non ? ». « Oui mais, quelle est la spécificité du quatorze février ? ». « Facile, madame. Cette année le quatorze février est un samedi. C’est un jour spécial car c’est le jour du marché. Je serai prêt demain pour y aller. J’y vais quand le marché est fini, pour ramasser ce qui est par terre aux légumes et aux fleurs, surtout les fleurs séchées.  Je donne le tout à Kiki, sauf du chou. Kiki, c’est le hamster du gamin. Avec ça il pue moins de la gueule quand il pète ». « Je répète ma question, idiot : qu’a de spécial le quatorze février ». « Madame, vous m’avez appelé idiot, comme maman. Vous la connaissez ? ». « Fils d’imbécile, demain c’est la Saint Valentin. Y penses-tu ? ». « Horreur, je vous ai reconnu. Maman, c’est toi ? ». « Qui veux-tu qui pense à toi, idiot. Je te signale au passage que je ne suis pas encore une horreur ». « Heuuu, si, si, heuuu, non, non. Je voulais dire que les voix sont déformées avec mon téléphone ». « Tu es comme les chats, toi : on devrait leur couper les pattes avant de les jeter par la fenêtre. Quand est-ce que j’aurai une nouvelle belle-fille à enquiquiner ? ». « Maman, efface ce que tu as dit sur les chats, s’il te plait. Pense à mes amis qui aiment les animaux. Moi-même, si je n’ai que deux hamsters et un poisson rouge, c’est parce que j’habite au cinquième. Adieu, veaux, vaches, cochons, couvée. Ici, le marsupilami est en latex. Je ne me sers de sa queue pour me déboucher le nez et les oreilles. Me comprends-tu, maman ? ». « Demain, idiot, tu vas à la pèche, compris. Tu sors en boîte, comme on dit maintenant et tu m’en trouves une qui a un travail stable, pas trop jolie parce que tu vas te le faire piquer, qui se plante la queue du marsupilami et le reste où elle veut et qui a l’esprit de famille pour accepter qu’une belle-mère vienne habiter chez elle parce qu’elle se fait vieille. Compris ». « Heuuu ». « Je te sens dubitatif ». « Tu sais, maman, je ne me suis jamais rasé à cet endroit là. Mais je vais suivre ton conseil sur les boîtes. Deux boîtes, ce sera encore mieux ». « Demain soir : au rapport. J’attends son coup de fil qui m’invite chez toi ». « Oui, maman. Au revoir, maman. Le bonjour à ton amie Lucienne. Je te quitte parce que j’ai pipi caca et ça urge ».     

07/02/2009

Tûûût 32. Cherche le bon pneu

« Allo, c’est pour un pneu ». « Oui, monsieur, nous avons presque tout en stock. C’est quelle référence ? ». « C’est un pneu noir ». « Oui, mais je dois savoir ce qu’il y a écrit dessus pour aller voir sur l’ordinateur si j’en ai en stock ». « Aaaah. Si je viens avec le pneu, ça ira ? ». « Oui, monsieur, si vous savez encore rouler avec le pneu à remplacer. Nous ferons alors l’équilibrage des roues ». « Equilibrer les roues, ce ne sera pas nécessaire ». « Monsieur, c’est une question de sécurité. A propos, s’il faut le changer, il faut changer les deux ». « Pas possible ». « Monsieur, c’est la loi, il faut que les deux pneus d’un même essieu soient de la même marque et présentent le même taux d’usure ». « Pas possible, je vous l’ai dit ». « Comment ça, pas possible ? ». « Je n’ai qu’un pneu » ». « Un pneu ? ». « Ben, oui, c’est le pneu de ma brouette ». Tûûût, tûûût, tûûût.

07:33 Écrit par Fanny dans petites annonces | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : allo, tuuut, envoyez, moi, vos, essais, de, qu on, rie, ensemble |  Facebook |

05/02/2009

Tûûût 31. Cherche la tarte

« Allo ». « Ah, ça fait plaisir de t’entendre. Tu sais, je viens de terminer un gros rhume ». « Allo, qui est à l’appareil ». « Tu peux pas savoir, j’ai une tête comme un potiron. C’est pour ça que je n’ai pas téléphoné plus tôt. Tu comprends, hein ». « Monsieur, je vous arrête tout de suite, je pense qu’il y a erreur ». « Mais, chose promise, hein, comme on dit. J’arrive vers 16 heures. Je viens manger la tarte ». « Germaine, on va avoir de la visite ». « Qui ça ? ». « Je ne sais pas. Il dit qu’il vient manger la tarte ». « Je suis d’accord si tu me dis qui vient ». « Mais je ne sais pas, Germaine ». « Dis, on n’est pas le relais des routiers ici. Dis-moi qui vient ». « Germaine, je me tue à te le dire. Tout ce que je sais c’est qu’il vient manger la tarte ». « Passe-moi le téléphone ». « Germaine, t’es folle. Ne parle pas à un inconnu ». « Passe-moi le téléphone, c’est un ordre ». Tûûût, tûûût, tûûût.  

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26/11/2008

Cherche le bon circuit

 « Allo, maman ? ». « Monsieur, je n’ai pas besoin de salon en cuir, ni de vin, ni de cadeaux gratuits spécialement sélectionnés pour moi ». « Maman, houhou, c’est moi ». « Je t’ai reconnu, andouille. Si tu me téléphones pour me donner l’heure, vas-y. Au troisième top il sera ? ». « Heuuu, les piles sont plates dans l’horloge de la cuisine ». « Je sais. C’est comme ça depuis trois ans ». « Mais, maman, sais-tu que l’horloge de cuisine en panne me donne l’heure exacte deux fois par jour. C’est quand même beaucoup plus souvent que lorsque les aiguilles tournaient ». « Ce n’est plus une palissade, ça, c’est le mur de Berlin. Mon dieu, mon fils décore sa cuisine avec une horloge en panne pour avoir l’heure exacte deux fois par jour. Où suis-je, dans quel état j’erre ». « Maman, j’ai quelque chose d’important à te dire ». « Tu vas te remarier ? Tu as trouvé une folle pour vivre avec toi et tes deux souris ? ». « Ce sont des hamsters, maman, je te l’ai déjà dit ». « Bon. C’est quoi ta chose importante ? Serais-tu parvenu à ouvrir une boîte de raviolis sans te blesser ? ». « Maman, dans le catalogue La Magie des Rêves, pour Saint Nicolas pour moi chez toi, page 71, il y a le circuit Formule Champion, deux voitures, 5 mètres de long, échelle 1/43, avec compte-tours mais j’hésite avec le Circuit Maxi Poursuite avec deux loopings mais il fait 136 x 220 centimètres ce qui m’obligerait de le mettre au seul endroit où c’est possible, c’est-à-dire sous mon lit mais, à cause des loopings, je devrais surélever mon lit avec des blocs en béton. Deux blocs par pied, ce qui fait huit blocs. Est-ce que c’est possible, vu ton âge, que tu me livres aussi les huit blocs de béton ? ». Tûûût, tûûût, tûûût.

22/11/2008

Cherche les jouets

« Allo, maman ? ». « Quoi, tu oses me téléphoner alors qu’hier tu m’a claqué la porte au nez ». « Maman, calme toi, je n’aurais pas su claquer la porte vu que je ne l’ai pas ouverte ». « Donc c’était bien toi qui faisais le pitre dans l’interphone. Je te hais, je te déteste, me faire ça devant Lucienne qui a du faire pipi dans le caniveau. Personne ne la voyait derrière le gros cul de ta Berlingo jusqu’à ce qu’elle se mette à chanter une tyrolienne. Elle est complètement folle, celle-là. Tu aurais du être son fils ». « Allo, maman ». « Quoi encore, allo maman ? Si je te parle c’est que je suis au bout du fil, andouille. Et ne me dit pas c’est une palissade comme tu l’as écrit l’autre jour sur ton blog. Pourquoi ? J’ai une seule question : pourquoi. Pourquoi téléphones-tu aujourd’hui alors que tu faisais maison close hier ? ». « C’est à cause du calendrier, maman ». « Ah. Il est tombé du mur et tu cherches quelqu’un pour l’y remettre, c’est ça ? ». « Mais non, maman, il est très bien par terre. C’est à cause de la date ». « On est le 22. T’as eu une contravention ? ». « Non. Pourquoi, maman ? ». « 22, les flics, contravention. Mais qu’il est con, mais qu’il est con, mais qu’il est con ». « J’ai peur que les postiers fassent grève, maman ». « Ben, v’là aut’chose, à c’t’heure. Mon fils est timbré. Tu espères m’envoyer une lettre anonyme ? ». « Non, maman. Je dois écrire une lettre à Saint Nicolas pour qu’il passe pour moi chez toi mais j’ai besoin de ton accord pour son contenu. J’ai découpé des photos de jouets dans des catalogues et je les colle sur des pages. J’en ai déjà six. Recto-verso. C’est combien, ton budget ? ». Tûûût, tûûût, tûûût.

17/11/2008

Tûûût 30 Cherche la zizanie cinjugale

« Allo ». « Allo ». « Bonjour, pourquoi y a-t-il une toile d’araignée ? ». « Quoi ? Une quoi ? ». « Une toile d’araignée ». « Où ça ? ». « Près du plafond ». « Où ça ? ». « Retournez-vous, enfin. Il y a une toile d’araignée chez vous, près du plafond ». « Didju, mais c’est vrai. Qui êtes-vous ? ». « Je suis le lustre ». « Qui ça ? ». « Hé ho, faut nettoyer ses oreilles, hein, c’est comme le plafond. Je vous dis que je suis le lustre. J’ai horreur des toiles d’araignées ». « Germaine, Germaiiine, au s’cours, devine qui téléphone ». « Ta belle-sœur, ça fait bien dix ans qu’elle ne te parle plus, c’est elle ? ». « Germaiiine, nooon, pire que ça, devine ». « Hughes Aufray ? ». « Non ». « Benoît Seize ? ». « Non, Germaine, plus près ». « Le prince Laurent ? ». « Plus près, je t’ai dit, tout près ». « Zut, à la fin, moi aussi je fais ma sieste. C’est qui ? ». « Germaiiine, c’est le lustre ». « Qui ça ? ». « Le lustre, Germaine ». « Qui ? ». « Hé ho, faut nettoyer ses oreilles, hein ». « Reste poli, hein, grossier personnage ». « Mais je te répète ce qu’il m’a dit ». « Qui ça ? ». « Ben, le lustre, Germaine ». « Toi, tu t’es repris un troisième pastis pendant que je siestais, hein. Tu n’en auras pas ce soir ». « Allo, le lustre ». Tûûût, tûûût, tûûût.

16/11/2008

Tûûût 29 Cherche à quitter discrètement

« Allo, je suis bien chez la femme d’ouvrage ? ». « Oui, monsieur ». « Passez le moi ». « Qui ça, monsieur ? ». « Dites, je parle avec la femme d’ouvrage, oui ou non ? ». « Oui, monsieur ». « Et bien, passez le moi ». « Mais passer quoi, monsieur, je suis la femme d’ouvrage, je ne comprends pas ». « Bien sûr que vous êtes sa femme. Je vais vous faire un dessin. Une supposition : je suis le mari de Clotilde. Si on me téléphone et qu’on me demande de passer Clotilde j’appelle ma femme ». « Je ne comprends rien, monsieur, excusez-moi, je n’ai plus tous mes esprits depuis que je suis veuve ». « Aïe, aïe, aïe, j’ai fait une boulette ». « Il est mort samedi dernier ». « Ouille, ouille, ouille, ça se corse ». « D’un coup ». « Aaah. Un coup de fusil ? ». « Mais non, il était là, et puis, bouuouuouu ». « Heuuu ». « Bouu –houu - houu ». « Heuuu, heuuu, heuuu ». « Bouuouuouu, snif. Il est mooort, bouuuouuuouuu ». « Toutes mes condoléances, madame ». « C’est pour ça que vous m’avez téléphoné ». « Oui, madame ». « Oh, que vous êtes gentil ». Tûûût, tûûût, tûûût.

09/11/2008

Tûûût 28 Cherche à mieux entendre

« Allo ? ». « Allo ». « Allo, je ne vous entend pas très bien ». « Moi non plus, monsieur, on dirait que vous parlez dans un mouchoir ». « Heuuu, non, non. Avez-vous un annuaire téléphonique, vous savez, c’est le gros bouquin où il y a les noms des abonnés ». « Dites, ça va, oui ? Je sais très bien ce que c’est. Que voulez-vous faire ? ». « Allez le chercher ». « Un instant, je le cherche, vous savez, ici, c’est ma femme qui range tout alors je ne retrouve plus rien ». « Oulala, j’ai entendu un bruit de casse chez vous ». « Aïe, aïe, aïe, c’est un vase, je vais encore me faire enguirlander quand elle rentrera. C’est à cause du fil, je dépose le cornet ». « Alors, ça y est ». « Voilà, voilà, je l’ai. Je fais quoi, maintenant ? ». « Mettez le par terre et montez dessus ». « C’est stupide ». « Mais non, mais non. Vous êtes monté dessus ? ». « Oui. Je fais quoi, maintenant ? ». « Maintenant vous pouvez parler plus haut ». « Petit con. Un vase pour ça. Elle ne me croira jamais. Espèce d’enfoiré ». « Dites, vous êtes toujours debout sur l’annuaire ? ». « Oui. Pourquoi ? ». « Parce que, maintenant, je vous entend très bien ». Tûûût, tûûût, tûûût.

02/11/2008

Tûûût 27 ter. Cherche la commune

« Allo, la commune ? ». « Nos bureaux sont fermés les dimanches et jours fériés. En cas d’urgence, formez le quatre quatre quatre sept un neuf. Nos bureaux sont fermés les dimanches et jours fériés. En cas d’ur ». « Allo, cat’ cat’ cat’ c’est un œuf ? ». « Je vous écoute ». « C’est la Toussaint, je voudrais savoir jusqu’à quelle heure les grilles du cimetière sont ouvertes pour ne pas me retrouver enfermé. J’ai peur ». « Parlez, monsieur, j’ai suivi des cours pour ça, je suis là pour ça, je suis assistante sociale de formation, il est important de parler, il faut que ça sorte, vous m’entendez, il faut que ça sorte, parler c’est comme, c’est comme, c’est ». « C’est comme quand on a un gros caca ». « Ah, monsieur, vous êtes toujours là, vous savez j’ai souvent affaire à des impolis qui me raccrochent au nez, mais je vous écoute monsieur, je suis là pour ça, on m’a mis ici pour que je puisse écouter des gens, monsieur, parce que je suis seule depuis que mon mari est parti avec une autre, vous comprenez, il paraît qu’il a grossi parce qu’elle lui fait bien à manger, le chien devient fou depuis qu’on en a la garde alternée, je suis seule et quand il a besoin de sortir c’est comme, c’est comme, c’est ». « C’est comme quand on a un gros caca ». « Ah, monsieur, je sens que vous aimez les animaux, vous devez être un doux avec les femmes, je le sens, j’ai un troisième sens qui me le dit, parce que le sens de l’orientation je ne l’ai pas, l’autre jour j’ai fait six fois le tour du rond-point devant la gare avant de me tromper d’avenue et j’avais rendez-vous chez le coiffeur, et alors je me sens, je me sens, je me ». « Comme quand on a un gros caca ». « Non. Oui. Je ne sais pas. Donc, où en étais-je ? Le fer à repasser. Vous me demandez pourquoi le fer à repasser. Parce qu’en tournant autour du rond-point mon auto a passé et repassé, mon ex mari n’a jamais compris l’intelligence qui me caractérise, rond-point, passer, repasser, fer à repasser, il a osé dire qu’elle repasse mieux que moi, je le sais par la téléphoniste de son entreprise qui me répond toujours qu’il est en mission, et ça m’énerve, c’est comme, c’est comme, c’est ». « Comme quand on a un gros caca ». « Vous trouvez ça normal, vous, qu’il soit toujours en mission, je parie qu’il la saute, si, si, ça c’est du déjà vu, j’ai vu un feuilleton à la télé où le beau monsieur se fait, comment dire, se fait faire des gâteries par la téléphoniste, je vais la dénoncer, voir ça ça me, ça me, ça me ». « Madame, je ne tiens plus, j’ai vraiment un gros caca à faire ». Tûûût, tûûût, tûûût.

01/11/2008

Tûûût 27 bis. Cherche une potée

« Allo, je cherche une belle grosse potée. Vous en avez ? ». « Oui, monsieur, potée aux lardons, potée aux choux ? ». « Ah. Une potée de choux chinois, c’est original. Heuuu, ça vaut combien ? ». « Le choux chinois ne se mange pas, monsieur. Mes potées sont au chou frisé ». « Une potée de choux frisés, tiens, tiens. Pourquoi pas. Vous pourriez piquer quelques choux de Bruxelles sur des bâtonnets, pour donner de la hauteur à la potée ». « Dites, monsieur, j’ai autre chose à faire que de la sculpture, je dois préparer mes plats ». « Mais, vous n’êtes pas fleuriste ? ». « Non. Monsieur ». « Et ma potée pour la Toussaint, alors ? ». Tûûût, tûûût, tûûût.

25/10/2008

Tûûût 26 ter. Cherche une robe de chambre

« Allo, le magasin de vêtements ». « Oui, monsieur ». « Vendez-vous des robes de chambre ? ». « Oui, monsieur. Quelle taille ? ». « Heuuu, quatre mètres sur trois. C’est le lit qui est grand, vous comprenez ? ». Tûûût, tûûût, tûûût.

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27/09/2008

Cherche la fête à Eric chez fortis

« Allo, la banque ? ». « Oui, monsieur ». « Maintenant vous ouvrez tous les soirs sur rendez-vous, c’est vrai ? ». « Oui, monsieur ». « Autre chose : y a-t-il des toilettes chez vous, parce que je ne sais pas venir seul ? ». « Mais oui, monsieur ». « Puis-je avoir un rendez-vous en urgence ce soir pour quatre personnes ? ». « Ce soir ? Oui, monsieur, c’est possible. Dites-moi simplement si c’est pour un prêt, un financement ou un dépôt ». « Ce serait plutôt pour des dépôts. Quatre ». « Je vois, vous voulez ouvrir des comptes pour quatre personnes. Merveilleux, mon directeur de marché va être supercontent. Je vais réaliser mes objectifs. Ce sont de gros dépôts ? ». « Heuuu, ça dépend ». « Je vois, vous hésitez encore ». « Oui, entre  cassoulet ou riz et poisson ». « Allo, monsieur. Je n’ai pas tout compris. Il me semble avoir entendu cassoulet mais je ne vois pas le rapport ». « Heuuu, c’est-à-dire que, si nous mangeons riz et poisson, ça passera peut-être mais si nous mangeons du cassoulet aux saucisses de Frankfort, ça risque de boucher, aux toilettes, à quatre en plus. Alors on viendrait faire nos dépôts chez vous puisqu’on a confiance dans la banque ». Tûûût, tûûût, tûûût.

25/09/2008

Cherche à cacher ma honte

« Allo, c’est toi ? ». « Ben, oui, Gérard, c’est moi, ce n’est quand même pas Maurice le poisson rouge, voyons ». « Dis, je te téléphone parce que, bizarrement, je n’ai pas de nouvelle depuis plusieurs jours. Tu n’es pas malade, au moins ? ». « Je suis tout rouge, Gérard ».  « Je vois, une maladie d’enfant. C’est normal avec toi ». « Non, Gérard, je suis rouge de honte ». « Je vois, tu avais oublié de mettre ton slip et ton pantalon avant de prendre l’ascenseur. C’est normal avec toi ». « Mais non, Gérard. La honte, je te dis ». « Je vois, tu t’es endormi sur le caddy au supermarché et tout s’est renversé. C’est normal avec toi ». « Mais non, Gérard. J’ai été vu et j’ai honte ». « Alors, là, je ne vois pas. C’est normal avec toi ». « Gérard, je vais être soupçonné de faire du tourisme sexuel ». « Toi, du tourisme sexuel ! Alors, là, je ne vois plus rien du tout ». « On m’a vu et reconnu, Gérard, c’est ça le drame ». « Qui ça ? ». « La jeune institutrice du gamin ». « Ah ah, elle fait aussi du tourisme sexuel, cette petite madame. Dis-moi quand tu seras malade, j’irai rechercher ton gamin à l’école ». « Mais non, Gérard, elle, c’est normal. C’est moi qui me suis trompé. Au lieu de tourner à droite vers le rayon des pantalons, j’ai tourné à gauche et je me suis retrouvé dans le rayon des sous-vêtements féminins ».

24/09/2008

Tûûût 26 bis. Cherche à colmater

« Allo ». « Bonjour, plomberie Lafuite, je vous écoute ». « Heuuu, je crois que ça s’agrandit, pouvez-vous venir en urgence, ici, c’est devenu du Schubert, la fuite vagabonde ». « Il me semble que je reconnais votre voix. J’y suis. Vous êtes le petit con d’hier, c’est ça ? ». « Heuuu ». « Ah ah, monsieur Choubert, la moquette fait ploutch ploutch ? On est moins fier, hein, on est dans la purée, la rata de choubert  ». « Pas Schubert. Mon nom est Biglodion et la fuite, c’est au ». « Biglodion, aaaaah, ah, ah. Germaine, tu ne me croiras jamais, j’ai un biglodion qui fuit au bout du fil, aaah, aaah, aaah ». « Mets du mastic comme d’habitude, ça tiendra les six mois de garantie ». « Monsieur, c’est sérieux, j’ai une fuite ». « Une fuite ! ça coule de source, sinon vous n’appelleriez pas un plombier, aaah, aaah, aaah ». « Mais, monsieur, je fais quoi avec la fuite ? ». « Téléphonez à Bob l’éponge ».

23/09/2008

Tûûût 26. Cherche un plombier

« Allo ». « Bonjour, plomberie Lafuite, je vous écoute ». « Aaah, redites le me le, aaah, aaaaaah, Lafuite, plombier Lafuite, aaah, je m’étrangle de rire, aaah, que c’est con, Lafuite ». « C’est mon nom, monsieur. C’est pour quoi ? ». « C’est pour une fuite, aaaaah, aaah, puf puf, excusez-moi, monsieur mais, aaah, Lafuite plombier, aaaaah aaah, Lafuite, ah, ah, ah, vous auriez aussi pu travailler dans l’évasion, aaaaah, aaah, aaah, Lafuite, l’évasion, hein, non ? ». « Non, c’est pour quoi, monsieur ? ». « Une fuite, monsieur Lafuite, aaaaah, aaah, aaah, attendez, faut que je m’éponge les yeux, j’ai une fuite là aussi, aaah, aaah, aaah ». Tûûût, tûûût, tûûût.

22/09/2008

Tûûût 25. Cherche une couronne

« Allo, bonjour monsieur, je suis bien chez le fleuriste ? ». « Bonjour, oui monsieur, vous êtes bien au Jardin d’Eden ». « Heuuu, excusez-moi, bonjour madame. C’est quoi, de Dédenne ? ». « C’est le nom du magasin, monsieur ». « Ah bon, je recommence, allo, le jardin de Dédenne. Est-ce que vous vendez des fleurs ? ». « Nous ne faisons que ça, monsieur ». « Ah bon, mais la nuit, vous dormez ? ». « Mais ça ne vous regarde pas, monsieur ». « C’est de l’humour, madame Dédenne. Nous sommes bien d’accord, le jour vous vendez des fleurs et la nuit vous dormez ».  « Que désirez-vous, monsieur ? ». « Une couronne ». « Bien. Que désirez-vous comme texte ? ». « Quoi ? Quel texte ? ». « Avec une couronne, on met un texte, en lettres d’or sur un ruban mauve ». « Ah bon. On peut mettre n’importe quoi ? ». « A ma chère et tendre ? ». « Heuuu, non ». « A la femme de ma vie ? ». « Heuuu, non ». « C’est un ou une collègue ? ». « Heuuu, non ». « Qui est décédé, monsieur ? ». « Heuuu, personne, pourquoi, il faut un mort pour envoyer des fleurs ? ». « Pour le texte, que faut-il écrire ? ». « Heuuu, écrivez ‘A mon meilleur ami’ ». « Il faut mettre une dédicace, pour dire que les fleurs sont envoyées par vous ? ». « Non, non, c’est pour moi, j’ai envie de m’envoyer des fleurs, mais sans les tiges. Je n’ai pas de vase ». Tûûût, tûûût, tûûût.  

07:15 Écrit par Fanny dans petites annonces | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : allo, tuuut, couronne, jardin, fleurs, ami |  Facebook |

13/09/2008

Tûûût 22. Cherche l'heure

« Allo ». « Allo, que se passe-t-il ? ». « Une panne, monsieur ». « Mais je ne suis pas garagiste. Qui êtes-vous ? ». « Je n’arrive pas à dormir ». « Pourquoi me téléphonez-vous chez moi, en pleine nuit ? ». « C’est que ça clignote et ça m’empêche de dormir ». « Quel numéro avez-vous formé ? ». « Le vôtre, monsieur ». « Pourquoi ? ». « Parce que ça clignote et ça m’empêche de dormir ». « Fichez-moi le paix. Il est exactement 03 heures 28 de la nuit et je veux dormir ». « Merci, monsieur ». « Pourquoi merci ? ». « Parce que, lorsqu’il y a eu une panne d’électricité, mon réveil électrique clignote et ça m’empêche de dormir. Grâce à vous je vais le remettre à l’heure ». « Conard ». « Merci, monsieur ». Tûûût, tûûût, tûûût.

NB. Vous retrouverez les autres tûûût en tapant "tûûût" dans les tags.

06:16 Écrit par Fanny dans petites annonces | Lien permanent | Commentaires (4) | Tags : tuuut, allo, pannes endormir |  Facebook |

23/08/2008

Cherche Lucien Conquois

J’ai un collègue qui s’appelle Conquois. Attendez. Je lui téléphone. « Allo ? ». « Oui ». « T’es con, quoi ? ». Tûûût, tûûût, tûûût. Ceux qui ont ri doivent avoir honte. Moi aussi.

07:15 Écrit par Fanny dans petites annonces | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : allo, tuuut |  Facebook |

30/06/2008

Tûûût 21 Cherche à surprendre

« Allo, je suis bien chez aaaaah, dzoing, pof, diguiliguiding ». « Au secours, au secours, que vous est-il arrivé ? ». « Heuuu ». « Parlez, quelle est votre adresse ? Vous êtes blessé ? » ; « Heuuu, non ». « Vous êtes mort ? ». « Heuuu, non ». « Je m’appelle Ginette. Et vous ? ». « Heuuu, non, je ne m’appelle pas Ginette ». « Mon dieu ! ». « Redites moi ça ». « Quoi ? ». « Ce que vous venez de dire ». « Qui êtes-vous ? Je vais appeler les secours ». « Non, vous m’avez appelé ‘ Mon Dieu ’ ». « Une erreur, sans doute. Mais c’est quoi ce que j’ai entendu ? ». « Ben, heuuu. Le aaaaah, c’est moi. Dzoing, je l’ai fait avec deux couvercles de casserole. Pof, c’est quand j’ai laissé tomber un couvercle. Et diguiliguiding, c’est le couvercle qui s’est mis à danser en rond par terre ». « Mais vous êtes fou ! ». « Heuuu ». Tûûût, tûûût, tûûût.