03/04/2009

Cherche à comprendre la faille

« Papa, prêtes-moi dix euros ». « Oui, gamin, pourquoi ? Tu veux acheter un pot de peinture pour repeindre le W.C. sur les murs duquel tu as écrit que tu étais un fils de con ? Tu veux me faire des toasts au foie gras pour mon anniversaire que tu as oublié ? Tu vas acheter un pétard que tu vas fiche dans le cul de ton grand-père maternel pendant sa sieste ?». « Papa, si tu avais su gérer ton argent, nous mangerions autre chose que des raviolis sauce tomate qui tachent mon bavoir et ta chemise. Ou ta chemisette quand t’es en congé, que t’es pas rasé et que tu déambules en chemisette et en slip avec les poils qui dépassent ». « Gamin, je t’interdis de raconter ma vie privée ». « Papa, c’est tellement privé ici qu’il n’y a même pas une femme pour nettoyer, lessiver, remplacer les ampoules électriques pétées, détartrer la cuvette du W.C., descendre les six sacs poubelles, cuire des carottes sans les brûler ». « Gamin, ma vie privée, c’est comme les toilettes quand je suis dedans et que je mets trois heures pour résoudre un mot-croisé de Rafaël, c’est privé, privé, privé ». « Papa, tu me prêtes dix euros ? « Oui, gamin ». « Papa, tu ne m’en donnes que cinq. Comme ça, tu m’en dois cinq. Et moi aussi. Et nous sommes quitte ». « Heuuu ».   

14/03/2009

Cherche vendre des bougies

Je vends des bougies d’occasion. Elles ont servi une seule fois. Donc je peux vous garantir qu’elles fonctionnent. Je devrais les vendre plus cher que des neuves mais je suis bon prince. Avouez : quand vous amenez un gâteau d’anniversaire à table, vous amenez le gâteau avec les suppositoires éteints ou avec les bougies allumées, hein ? Vu le nombre de bougies à vendre je peux faire des lots. Mieux : je fournis gratuitement le reste de la boîte d’allumettes si vous m’invitez. Faire offre.

10/03/2008

Cherche mon anniversaire

« C’est quand, ton anniversaire, Biglodion ? ». « Le 10 mars ». « Ah. Quelle année ? ». « Ben, heuuu, chaque année ». « Mais, ta réponse est aussi idiote que celle du taximan à qui je demandais de me conduire Rue du 11 Novembre et qui m’a demandé quelle année ». « Ah bon. Heuuu, et bien, ma statue, il faudra la mettre avenue du 10 mars. Ou boulevard du 10 mars ». « Impasse du 10 mars, ça t’irait ? Avec ta statue au fond de l’impasse ». « Si on met des pneus, oui ». « Des pneus ? ». « Ben, oui, devant la statue, pour les distraits qui n’ont pas vu que c’était une impasse ». « Pourquoi pas des bottes de paille, tant que tu y est ? ». « Heuuu, pas trop. Sinon on ne verra plus la statue ». « Dis, réfléchis un peu. Ceux qui vont s’engager trop vite dans l’impasse vont hurler meeerde c’est Biglodion. Ils vont grimper sur la pédale de frein en fixant le bout de leur capot et puis, une fois passée le vision du cauchemar, ils vont regarder dans leur rétroviseur pour faire marche arrière ». « Heuuu, je n’y avais pas pensé ». « Donc, oublie l’impasse ». « Et un cul-de-sac ? ». « Idiot, tu aimerais qu’on t’appelle Biglodion le type du cul-de-sac ? ». « Heuuu, je n’y avais pas pensé ». « J’ai une autre idée : tu vas à Paris ». « Ah bon ? ». « Une fois arrivé tu loues une échelle ». « Ah bon ? Je ne peux pas y aller avec la mienne ? ». « Tu aurais difficile de faire passer ton échelle pour un bagage à main dans le tgv ». « Heuuu, je n’y avais pas pensé ». « Tu achètes deux boîtes d’autocollants, une avec des chiffres un et l’autre avec des chiffres zéro ». «  Ah bon ? ». « Tu loues un taxi ». « Ah bon ? Avec l’échelle ? ». « Loues une camionnette ». « Dis, à Paris, je ne me vois pas en costume avec une échelle sur le dos ». « Mets une salopette ». « Ah bon ? Une salopette, dans le tgv ? ». « Vas-y en voiture ». « Heuuu, je n’y avais pas pensé ». « Donc, tu arrives à Paris en voiture, tu te gares et tu demandes où on loue des échelles ». « Heuuu, et si j’arrivais la veille, pour aller voir un spectacle de french cancan ? ». « Hé, ho, on arrive toujours la veille du lendemain ». « Heuuu, je n’y avais pas pensé, excuse-moi ». « Bon pour une fois. Maintenant tu es dans Paris, en salopette, avec une échelle. Que fais-tu ? ». « Heuuu, je monte sur l’échelle pour voir où se trouve la Tour Eiffel. C’est ça ? ». « Rappelle toi que tu fais une fixation sur le 10 mars ». « Exact, j’en suis obinibilulé. Je fais une obinubilation. Je vois des 10 mars partout. Tu sais que ça n’arrive qu’une fois par an le 10 mars, hein, tu le sais, ça, même les années bissextiles ». « Oui, je le sais. Si le 10 mars arrivait tous les jours tu serais né il y a un peu plus de 20.000 ans. Dis, je reviens mais faut que j’aille pisser ». « Ah bon, ça alors. Je serais plus vieux que les pyramides. Et les pyramides s’effritent. Et si c’est frite c’est du belge ; taaa ta yo yooo, qu’est qu’y a sous ton grand chapeau, taaa ta yo yooo, dans ma tête y a des tas d’oiseaux, chooo kaka oh, chooo chocolat, si tu me donnes tes noix de coco je te donnes mes ananas, chooo kaka oh, cho cho cho chocolat, rikiki tes petits kiwis, les babas de mes baobabs ». « Voilà, je suis là, vite fait bien fait ». « T’es sûr d’avoir bien rentré la bête. Tu vois, j’ai une voisine de palier très regardante à ce sujet ». « Hé, je ne suis quand même pas allé pisser sur le palier ». « Ah bon. Tu sais, ça fait du bien à la plante verte. Mais il faut bien viser. Il faut viser quand la voisine de palier n’est pas là ». « Dis, si on revenait à nos moutons ? ». « Bêêêêê oui. Oh non, ne te vexe pas, chez moi c’est un réflexe. Je ne sais pas ne pas dire bêêêêê oui quand j’entend le mot mouton. C’est comme quand j’entend Paris, ach cheune bedides mamazelles. A propos, qu’est-ce que vais fiche à Paris ? ». « Bon, tu es à Paris ? ». « Heuuu, oui ». « Tu es en salopette ? ». « Oui. Je dois d’abord la lessiver parce qu’en aidant un copain à peindre, heuuu, disons qu’il a du aller acheter un autre pot de peinture ». « Tu as l’échelle ? ». « Oui. Dis, t’es sûr que les parisiens ne vont pas dire tiens, c’est sûrement un belge ». « Tu t’en fiche. A Paris les plombiers sont polonais, les chauffeurs de taxi sont russes et il y a des restaurants chinois tenus par des marocains ». « Ah bon ? ». « Tu as loué une camionnette ? ». « Oui, avec chauffeur, parce que je dois tenir l’échelle ». « Tu as les autocollants ? ». « Si tu le dis, oui ». « Maintenant, que fais-tu ? ». « Ben, heuuu, je me pose la question, que fais-je ici ». « Tu demandes au chauffeur de te conduire au Champs de Mars ». « De plus en plus ridicule. Me retrouver au milieu de vaches en salopette avec une échelle. Et les autocollants, hein, c’est pour les numéroter ? En binaire ? 0101 0110 1010 ? ». « Ecoute moi. Dans Champs de Mars il n’y a pas que champs, il y a aussi mars ». « J’ai compris : champs de Mars c’est pour les hommes et champs de Vénus c’est pour les femmes. C’est ça ? ». « Le Champs de Mars est un boulevard, un immense boulevard. Et qu’y a-t-il dans un boulevard ? Des carrefours ». « J’en ai un près de chez moi. Je ne vais quand même pas aller faire mes courses à Paris avec une échelle, enfin ». Des carrefours de circulation. Des croisements de route ». « Tu aurais pu le dire tout de suite ». « Et qu’y a-t-il aux carrefours ? ». « Je ne sais pas, moi. Je fatigue. Heuuu, des accidents ? des passages pour piétons ? des policiers qui jouent Béjart avec leurs bras ? Je donne ma langue au chat ». « Si tu es observateur ». « Je suis observateur, na. La preuve, c’est que j’ai déjà vu les danseuses au milieu des carrefours ». « Restons calme. Aux carrefours il y a des coins de rue ». « Je sais. Et quand c’est rugueux c’est pas lisse ». « C’est aux coins de rue qu’il y a des plaques avec le nom de la rue ». « Hé, ça aussi c’est logique. Tu ne m’apprends rien, tu sais ». « Dernière question : qu’y a-t-il de marqué sur les plaques de rue aux coins du Champs de Mars ? ». « De plus en plus débile. Tu me prends pour qui ? Fais attention, avec des questions pareille il va te pousser un entonnoir sur la tête. C’est bien pour te faire plaisir, hein. Aux coins des rues du Champs de Mars il y a des plaques marquées Champs de Mars. On dirait un poème de Prévert. Tu es content de la réponse ? ». « Il ne te reste plus qu’à aller coller 10 devant mars. Pigé ? ». « Ah oui, ça. Hé, c’est génial. Tu aurais pu le dire plus tôt ». « J’ai suivi ton rythme. Un an de plus, ça marque, ça se perçoit dans tes neurones ». « A propos de neurones, ils travaillent toujours. Dis, ce n’est pas dangereux ton truc ? ». « Dangereux ? Pourquoi ? ». « Tu m’as dit que le Champs de Mars était un très large boulevard avec plein de carrefours. Combien de fois vais-je devoir le traverser ? Je n’ai pas envie de me faire choper par un camion avec l’échelle et commencer à faire hélicoptère ». « Tu n’as qu’à faire un côté en entier, tu traverses une fois et tu reviens par l’autre côté ». « Bien vu. Et pour ma statue ? ». « On y pensera l’année prochaine. Mon cadeau d’anniversaire pour toi cette année, c’est d’être resté patient ». « Ah bon ».

10/11/2007

Cherche l'effet positif

« Papa ». « Aïe ». « Houhou, papa ». « Ah, ma tête. Que s’est-il passé ? ». « Ben, tu fais trop de sport, papa. Tu t’es endormi avant la fin du match ». « Quoi ! C’est fini. Et toi, tu as fait quoi ? ». « J’ai fait le yoyo dans l’ascenseur pour aller te chercher des bières à la cave. Faudra que tu ailles en acheter, il n’y en a plus. Des trappistes non plus ». « Tu vois, gamin, il faut toujours voir l’aspect positif des choses ». « Ton mal de tête, papa ? ». « Non, gamin. Je viens de trouver une idée de cadeau pour l’anniversaire de Gérard. Quand ma tête ira mieux, je vais pouvoir lui fabriquer un paillasson de jardin avec toutes les capsules ».

28/09/2007

L'anniversaire de Kiki

« Kiki, bon anniversaire, gentil gentil petit hamster à papa. Tu sais, j’ai eu un mal de chien pour faire tenir la bougie sur la pistache. Mais, arrête de manger la bougie, Kiki, je dois encore l’allumer. Kiki, si tu enlevais ton manteau de fourrure, hein, je n’ai pas envie d’avoir le feu dans ta cage. Tu comprends ou tu rigoles, hein ? Ca veut dire quoi quand tu remues tes moustaches ? Quoi ! Une autre bougie ! On n’est pas dans une église, hein. Tu sais quoi, à propos d’église, tu vas venir dans ma poche et on va y aller. Il y là une énorme bougie, un cierge. Il s’appelle Pascal. Tu grignoteras ce que tu voudras, sauf la ficelle au milieu ».

27/09/2007

L'anniversaire de maman

« Allo, maman, bon anniversaire ». « Hé bé, tu es six mois à l’avance ou tu as six mois de retard ? ». « Heuuu, ben, heuuu, quand on aime on ne compte pas, na ». « Fils d’imbécile, que veux-tu ? ». « Aimes-tu les champignons ? ». « C’est ta question ? ». « Ben, heuuu, oui ». « Ne m’apporte surtout pas des champignons que tu as cuisiné ». « Ben, heuuu, non. C’est en ravier, cette semaine le troisième est gratuit au supermarché. Ce sont des beaux, ronds, blancs. Mais c’est difficile de jouer au golf dans l’appartement, ils ne roulent pas bien ». « C’est franchement du n’importe quoi ! Et le persil, tu t’en remplis les oreilles et les narines ? ». « Heuuu, non, pourquoi ? ». « Idiot. Ton parcours de golf, tu le délimites avec des frites ? ». « Heuuu, oui, des surgelées. Comment le sais-tu ? ». « Enfin ! Une lueur d’intelligence. Des frites cuites et grasses te feraient glisser et tomber. Et les trous, tu les fais dans le carrelage ? ». « Ben, non, hein, maman. Je prends une boîte de raviolis vide et je mets une planche à pain comme tremplin ». « C’est stupide. Et alors ? ». « Ben, heuuu, quand la porte vitrée du balcon est fermée, paf, beldjioum ziro, il faut que je pense à fermer la bouche ». « Vas dormir ». Tûûût tûûût tûûût.

26/09/2007

L'anniversaire de papa

« Allo, maman ». « Ah, c’est toi, fils d’idiot ». « Heuuu, oui. Maman, aujourd’hui c’est la date anniversaire de papa ». « J’espère qu’il est bouffé par les vers, celui-là ». « Heuuu, maman, je compte aller porter des fleurs au cimetière, je me disais qu’on pourrait partager les frais, couper la poire en deux ». « La poire, la poire, non mais, j’ai été sa poire assez longtemps. C’est pour ça que tu me téléphones ? ». « Ben, heuuu, oui ». Tûûût tûûût tûûût.

25/09/2007

L'anniversaire de tante Madeleine

« Allo, Tante Madeleine ». « Qui c’est ? ». « Biglodion, tante Madeleine ». « Bill comment ? ». « Tante Madeleine, hou hou, rappelez-vous, je suis venu cinq ou six fois chez vous avec maman, quand j’avais deux ans ». « Quelle maman ? ». « Ben, ma maman, tante Madeleine. C’est maman qui m’a rappelé que vous êtes riche à millions, sans enfant et que c’est aujourd’hui votre anniversaire ». « Comment le savez-vous ? ». « Tante Madeleine, je suis votre arrière petit-neveu, ça crée des liens, ça, hein ». « Monsieur, laissez-moi mourir en paix ». « Non, non, hou hou, tante Madeleine, ne mourez pas tout de suite, j’arrive avec un cadeau. Que désirez-vous ? Des caramels mous ? ». « Imbécile, j’ai un dentier ». « Heuuu, du nougat ? ». « Infirmière, infirmière, raccrochez le téléphone, il y a un zigoto qui m’embête ». « Allo, tante Madeleine ».Tûûût tûûût tûûût.

24/09/2007

L'anniversaire de Gérard

Driiing. « Ah, c’est toi ». « Heuuu, oui, je pense. Je ne vois personne d’autre devant ta sonnette, donc c’est moi ». « Tu as besoin d’argent ? Tu sais, en ce moment je suis un peu coincé ». « Gérard, c’est ton anniversaire aujourd’hui, non ? ». « Oui, non, tu ne dois pas me parler de ça, j’ai les guibolles qui flageolent, j’attrape des couilles molles, j’ai des trous de mémoire ». « Ha, ha, comme dans tes chaussettes, hein, Gérard, je t’ai vu pendant les vacances ». « Fous le camp ». « Mais, Gérard, c’est ton ananas, c’est ton nanani, c’est un an de plus pour toi, ça se fête ». « Que veux-tu ? ». « Ben, heuuu, je me suis dit pauvre Gérard, lui qui a déjà une calvitie précoce, voilà qu’il attrape un an de plus ». « Ne retourne pas le couteau dans la plaie, hein ». « Je ne saurais pas le faire, Gérard, je ne sais déjà pas désosser un poulet ». « Que veux-tu, à la fin ? ». « Du vin et des légumes, Gérard, je t’offre les pâtes et la viande et nous mangeons ensemble ». « Ah, c’est quoi comme viande ? ». « Des raviolis ».

23/09/2007

L'aaniversaire de Lucienne

Aujourd’hui c’est l’anniversaire de Lucienne. Nulle, connasse, débile, vieille, déshydratée, l’amie de maman, celle qui est connectée à internet et qui montre à maman tout ce que j’écris sur les blogs. Salope, vieille carcasse, débris, je te souhaite un bon anniversaire. Que Dieu te garde longtemps. Pour ne pas empoisonner la terre du cimetière. Bon anniversaire, Lucienne.

22/09/2007

Cherche les anniversaires

Vous aimez les anniversaires, hein. Le 21 juillet en Belgique, la naissance du petit Jésus le 25 décembre avec les palmiers, les rois mages et les noix de coco, l’anniversaire de votre supermarché qui en profite pour faire des super promotions. Détail mais important : pour Noël, vu que l’appartement est petit, j’utilise le petit palmier d’intérieur comme sapin et je mets une noix de coco depuis que je me suis assis sur la boîte de boules de Noël. J’ai appris quelque chose ce jour là : quand une boule de Noël meurt elle fait sproutch. Bref, vous aimez les anniversaires, voici, dès demain, mes souhaits à Lucienne, Gérard, tante Madeleine, papa, maman et l’inévitable Kiki.

21/09/2007

C'est l'anniversaire du gamin

« Alors, gamin, tu es prêt pour la promenade du quartier ? ». « Oui, papa ». « Si tu te perds dans les prés, tu sais comment tu t’appelles ? ». « Oui, papa ». « C’est le 21 septembre, hein, gamin, c’est ton anniversaire, alors je veux être fier de toi ». « Oui, papa ». « Tu connais encore la chanson que tu vas interpréter durant la marche ? ». « Oui, papa ». « Allez, gamin, chante la moi avant le départ ». « Cols chique dans les prés, fleurisse, fleurisse, Cols chique dans les prés, c’est la fin de l’été »

14/04/2007

Cherche à rendre hommage à mon Bon Papa

« Papa, pourquoi on va au cimetière aujourd’hui ? ». « Pour un anniversaire ». « Tu as acheté un gâteau, papa ? ». « Pourquoi un gâteau, gamin ? ». « « Quand on va à un anniversaire, on apporte un gâteau, papa. On sera combien ? ». « Deux ». « Qui, deux, papa ? ». « Toi et moi ». « C’est idiot de fêter un anniversaire sans gâteau dans un cimetière à nous deux, papa. On aurait pu manger un gâteau dans ma chambre ». « Je veux te présenter à mon grand-père, mon Bon Papa ». « Il a quel âge ? ». « Il est né il y a 122 ans, le 14 avril 1885 ». « Et tu penses toujours à ton Bon Papa ? ». « Oui, gamin, presque chaque jour. ». « Pourquoi tu pleures, papa ? ». « C’est de joie, gamin. Mon Bon Papa, c’est lui qui m’a appris beaucoup de choses, par exemple pourquoi les taureaux restent calés quand ils essayent de jouer à saute-mouton au dessus des vaches. C’est aussi lui qui m’a appris les blagues ». « Dis moi une blague de ton Bon Papa, papa ». « C’est un fermier qui va à la gare de Nismes et qui demande : à quelle heure le train pour Charleroi ? Le préposé lui répond : à 8 heures 43. Alors le fermier demande : et celui avant ? Et le préposé lui répond : à vent, mais, mon bon monsieur, tous les trains sont à vapeur maintenant ».

15/02/2007

Biglodion : un an d'annonces (1)

15 février 2006, le lendemain du 14, la grande aventure des blogs commence pour Biglodion.

Voici une des premières annonces :

 

Maurice déprime.

« Pépé vient de décéder. On l'a enterré avec son dentier. Maurice déprime. Maurice,c'est le poisson rouge du gamin. Il est maintenant seul, la nuit, dans son bocal. Je cherche pour Maurice un dentier, haut et bas, de maximum 28 centimètres car c'est la dimension de l'ouverture du bocal de Maurice. »

07/09/2006

Cherche un drive-in antidépression

"Hé, gars". Le gars du drive-in à hamburgers : "Oui, monsieur, je vous écoute". "C'est l'histoire du type qui repeint son plafond et ". "Monsieur, passez votre commande, des gens attendent derrière vous". "Je vois, je vois, je ne suis pas sourd, mais d'abord je vous raconte l'histoire du type qui ". "Monsieur, avancez, s'il vous plait". "Mais je ne vais quand même pas téléphoner à SOS Suicide, je n'en suis pas à ce point; j'ai simplement besoin de parler à quelqu'un". "Monsieur, allez-vous manger un hamburger ?". "M'en fous, j'ai pas faim, je suis seul, c'est l'anniversaire du jour ou ma femme m'a quitté". "Je pleure avec vous, monsieur, mais avancez, bordel de merde". "Attends, attends, et alors, le copain du type qui est sur l'échelle dit ". "Stop, monsieur, allez vous garer, entrez et je vous offre le repas". "Mais je ne suis pas seul aujourd'hui". "D'accord, repas gratuit pour tout le monde si vous avancez". "Je suis l'accompagnateur de l'autocar de japonais qui me suit. Avez-vous 84 places libres ?". Je me suis retrouvé à la maison, encadré par des policiers. Je n'ai pas reçu mon hambuger. Je cherche un autre drive-in.