13/06/2010

Cherche le 13 juin 2010

 

« Papa, tu sais qu’aujourd’hui c’est la fête des pères ». « Oui, gamin. D’ailleurs, pour l’apéritif, je me suis acheté un paquet de douze zakouskis surgelés faits comme à la maison ». « Mais tu n’en as jamais fait, papa ». « C’est ce qui est écrit sur la boîte, gamin ». « Papa, j’ai besoin d’un carton et de la colle forte ». « Ah bon ! ». « C’est pour finaliser l’esquisse de mon cadeau pour ta fête » ? « Finaliser l’esquisse ! Que veux-tu dire, gamin ? ». « Le 14 mai, dans la colonne Archives, tu n’avais pas l’air ravi de ma composition. Alors j’ai revu ma copie ? C’est pour mettre sur la porte des toilettes quand tu ne veux pas que je te dérange pendant que tu lis. Vas voir, c’est sur ton bureau ». « Oufti ! Tu n’aurais peut-être pas du mettre les petites crottes, on va nous prendre pour des lapins ". 

065

25/05/2010

Cherche la fête des voisins

« Monsieur Gonzales ! ». « Ah, Biloudionne ! ». « Gonzales, en cette année 2010 la fête des voisins aura lieu ce vendredi 28 mai ». « Ah ! Bonne fête, Biloudionne, ma nous chommes pas voichins. Tou es dou chinquième et yé chouis du trouachième ». « Gonzales, ce n’est pas un étage qui va nous séparer, voyons. Vous aimez l’Italie ? ». « Ma, Biloudionne, you save què yè souis portougalèze ». « Je sais, Gonzales, mais je voulais vous inviter, vous et votre dame, pour déguster ma spécialité italienne : des raviolis. Et des bons, hein, fabriqués en Belgique. En Belgique du nord, mais, jusqu’à présent c’est encore la Belgique ». « Et yé fé quoua ? ». « Le reste, Gonzales : l’apéritif, les zakouskis, l’entrée, le dessert. Ok ? ». « Yé penche qué nous save oune réounionne avé des zôtres portougalèzes vendredi ». « Ah bon. A plus, Gonzales ». « A plouche, Biloudionne ».

13/02/2010

Cherche la culotte de cheval (jour 1)

« Papa ». « Oui, gamin ». « Hier le papa de Cédric a dit que la directrice de l’école avait une culotte de cheval et il a bien rigolé. Je n’ai pas osé demander pourquoi ». « Tu as parfaitement raison, gamin, il ne faut pas demander quand on n’ose pas ». « Est-ce que ce qu’on n’ose pas demander on peut le demander à son papa, papa ? ». « Gamin, un gamin peut tout demander à son papa ». « Papa, c’est comment une culotte de cheval ? ». « Heuuuu. Il est tard, gamin, laisse-moi le temps de la réflexion ». « Mais, papa, il n’est pas tard, tu en es seulement à ton premier apéritif ». « Oui, gamin. Tu as raison, gamin. Je m’en verse un deuxième ». « C’est comment une culotte de cheval, papa ? ». « Promis, gamin, au risque de passer pour un pédé, demain je serai au rayon lingerie du supermarché. Si ce n’est pas trop cher je t’en rapporterai une ».

09/10/2009

Cherche le dessert

 « Papa, tu dois donner la solution de l’énigme ». « Oui, gamin. C’était une fontaine, à Reims ». « Chez les rince-doigts, papa ? ». « Chez les rémois, gamin. Reims, rémois. Paris, parisiens. Liège, liégeois. Ostende, ostendus. Namur, namurois. Charleroi, caroloringiens. Je sais, c’est un mauvais exemple ». «  C’est plus facile de dire barakis, hein, papa ». « Gamin, arrête de dire des bêtises. Il y a beaucoup de carolos qui ne sont pas en prison. En plus, c’est à Charleroi que je vais au Comédie Central voir François Pirette, Pierre Theunis, André Lamy, William Duncker , Eliott et les autres. Pour savoir qui c’est il suffit d’aller sur http://blaguesdeouf.skynetblogs.be , dans la colonne de gauche. Une blague par jour, en forme toujours ». « Papa, tu crois m’intéresser avec ça ? ». « J’ai compris, gamin. Tu veux une blague pour raconter à l’école, c’est ça ? ». « Oui, papa ». « C’est l’histoire qui m’est arrivée dans un restaurant où je suis allé, pas cher, où le menu comprenait un apéritif et un chips, potage du jour ou de la veille selon le nombre de clients du jour d’avant, plat selon inspiration du patron et contenu du surgélateur, dessert et surprise ». «  Et c’était quoi la surprise, papa ? ». « La surprise c’était qu’il n’y avait pas de dessert, gamin ». « Et alors, papa ? ». « Au dessert ma nouvelle petite copine a disparu »

009

17/05/2008

Cherche la brosse sans manche

« Papa, papa, regarde, dans le jardin de ton copain Gérard, il y a une brosse qui marche ». « Gamin, t’as bu quoi comme apéritif ? ». « De la citronnade, papa ». « Où elle est, ta brosse qui marche ? ». « Là, papa, là, regarde, elle marche ». « Ah, oui, je vois. N’aie pas peur, gamin, ce n’est pas une brosse, il n’y a pas de manche. Attends. Gérard, houhou, Gérard, petit cachottier, tu ne nous as pas dit que tu élevais des oursins dans ton jardin, gros salaud ». « Où ça ? ». « Ben, heuuu, là, la brosse sans manche qui marche ». « Dis donc, tu n’as jamais vu un hérisson, toi ? ».

12/05/2008

Tûûût 16 Cherche à éliminer les croûtes

« Allo. C’est pour six pizzas aux anchois, six pizzas aux quatre fromages, attention j’ai bien dit six pizzas aux quatre fromages et pas quatre pizzas aux six fromages, hein, douze jambon champignon, elles partent vite celles-là, et, heuuu, c’est à quoi les pizzas maison ? ». « Un peu de tout ». « Ah. C’est plus difficile à découper, alors. C’est qu’on sera nombreux et je dois découper des petits carrés. C’est pour faire des zakouskis à l’apéritif. Je dois découper des petits carrés de deux sur deux dans des pizzas. Des avec olive et des sans olive. Vous mettez des olives de quelle couleur sur vos pizzas ? ». « Des noires, monsieur ». « Ah oui, je vois, des olives comme des cafards sans patte. Est-ce qu’il y a beaucoup de croûtes ? ». « C’est quoi cette histoire de croûtes ? ». « Bonjour, chef. Vous allez bien, chef ? Et madame, toujours heureuse ? Un instant, monsieur, je m’occupe de vos croûtes dans un instant, mon chef m’interpelle. Et comment va votre belle-maman ? ». « C’est quoi cette histoire de croûtes ? ». « Rien, chef, un type qui croit que nous sommes l’infirmerie, ne vous inquiétez pas, chef, vous me connaissez, je vais régler ça en deux secondes ». Tûûût, tûûût, tûûût. 

27/04/2008

Cherche à apporter l'apéritif

« Allo, Gérard ». « Oui ». « Oui qui, Gérard ». « Bonjour, Wiki ». « Gérard, ça ne me fait pas rire. Je ne ris pas, Gérard. Un mot de plus et je ne viens pas à ta fête, compris ? ». « Je ne parlerai qu’en présence de mon avocat ». « Gérard, j’ai un problème. Un citron, ça a deux pattes ? ». « Idiot, non ». « Ah zut alors, j’ai pressé un poussin. Je comprends que le jus n’est pas jaune. ». « Tu voulais faire quoi ? ». « Ben, heuuu, pour ta fête, tu m’avais dit que je pouvais apporter l’apéritif. Je voulais te faire une surprise. C’est de l’alcool et du jus de douze citrons verts ». « Mais, les poussins, c’est jaune ». « Je sais, Gérard, j’ai demandé au type du marché, tu le connais, c’est celui qui vend aussi des lapins mais avec leurs poils et pas découpés, je lui ai demandé s’il avait des verts, parce que ma recette c’est au citron vert, et il m’a dit en rigolant que ses poules avaient mangé tous les verts. Alors j’ai acheté des citrons jaunes ». « Ecoute moi, je préfère que tu n’apportes rien, je m’occuperai de l’apéritif ». « Et je fais quoi, moi, Gérard, J’ai ici onze citrons qui courent dans l’appartement ». Tûûût.

27/12/2006

Cherche à saouler le chef

« Allo, ah, c’est vous, chef ». « Vous êtes seul ce soir ? ». « Oui, chef, le gamin est chez sa mère ». « Alors venez manger à la maison, on fera comme si c’était réveillon ». « C’est gentil, et ça tombe bien, j’apporterai le plat principal ». « Non, non, pas question, nos enfants ont réveillonné à l’extérieur et il nous reste des tonnes de dinde ». « Et meeerde ». « Que dites-vous ? ». « Je dis, c’est meeerveilleux, la dinde, meeerveilleux ». « J’apporterai mon nouveau couteau électrique, il n’a pas encore servi vu que je l’ai eu à minuit à Noël et que j’avais déjà coupé ma viande à la scie sauteuse ». « Ah, ah, ah, pas nécessaire, apportez plutôt l’apéritif ». « Oui, chef, à ce soir ». Ha, ha, hé, hé, hé, je vais saouler le chef, hé, hé, hé.

03/08/2006

Vacances à la mère - 10 -

Dernier jour de vacances, avec maman dans l'appartement et moi dans la cave. Je remontais au cinquième en cas de besoin urgent. "'jour, hic". "Mais, tu pues l'alcool, tu vas au café ?". "Je fais comme toi, hic, pendant que tu ranges en haut, je range la cave, hic". "Et tu ranges quoi, idiot ?". "Ben, heuuu, j'ai du mal à m'allonger pour dormir à cause des bouteilles d'apéritif entamées, alors, hic, je vide les bouteilles avant d'aller les jeter, je teste des coquetails". "Continue, tu auras le prix Nobel du coquetail, non mais. A propos, en dessous de l'évier j'ai trouvé quatre kilos de coquilles de moules. Tu testes l'élevage de coquilles ?". "C'était pour faire un collier et une ceinture pour la soirée africaine mais, réfléchis, maman, pour faire un collier, il faut du fil, et pour passer le fil il faut un trou. Mais j'ai électrocuté la foreuse quand je m'en suis servi pour ouvrir une boîte de raviolis". "Des bananes, fais tes colliers en bananes". "Mais, hic, maman, la prochaine fois c'est une soirée espagnole". "Fais-toi des colliers en castagnettes, idiot, il y a déjà les trous". "Des castagnettes avec des coquilles de moules ? hic". "Allez, hop, à la cave, idiot, et demain, je te le rappelle, je rentre chez moi". "Je vais nettoyer le caddy pour te ramener dedans".