03/03/2010

Cherche un chien avec 46 mètres de chipolata

Hier, j’ai acheté un tuyau d’arrosage de 50 mètres enroulé sur un dérouleur en promotion. N’ayant besoin que de quatre mètres pour aller du robinet de la cuisine au bonzaï qui est sur le balcon, j’ai pris la petite hache qui me sert à trancher les têtes des lapins que j’achète prédécoupés en barquettes au supermarché. Ces cons laissent la tête soi-disant pour montrer que ce n’est pas du chat et J’imagine le nombre de ménagères qui, voulant cuisiner un lapin en barquette, doivent s’armer d’une hache pour enlever la tête immangeable mais qu’elles ont payé au prix du râble et des cuisses. Schlâââ, dans le tuyau, les quatre mètres vont d’ici au palier mais les quarante-six mètres sont plus bas parce que, pour tendre le tuyau, je l’avais laissé pendre par le balcon du cinquième. Le temps de sortir de mon pyjama, d’enfiler autre chose et de descendre avec l’ascenseur et … plus rien. Je suppose qu’un chien s’est enfuit avec mon tuyau croyant que c’est de la chipolata. Si vous voyez un chien traînant 46 mètres de chipolata prévenez-moi. En cas d’achat par vous du tuyau je vous ferai une réduction.

13/01/2010

Cherche les bonnes choses

« C’est toi, gamin ? ». « Non, papa, c’est le gros méchant loup qui revient de l’école pour te manger parce que tu as passé ta matinée sur ton ordi plutôt que de préparer de bonnes grosses galettes au beurre. Et je parie que tu n’a pas été pisser de toute la matinée. Tu es dans la même position que lorsque j’ai quitté le plafond paternel. Tu vas attraper la prostate ». « Gamin, on dit le toit paternel ». « Papa, tu sais bien qu’il n’y a pas de toit à l’immeuble. C’est une plate-forme avec un abri de jardin en béton pour ranger la grande roue et le moteur de l’ascenseur. Je dois tout t’apprendre. Et je ne vois pas d’épluchures de pommes de terre par terre alors je te demande de répondre à la question Caisse qu’on Mange ( voir http://www.caissequonfete.be ) ». « Ouvre une boite de raviolis, gamin ». « C’est votre dernier, mot, papa ? ». « A quoi joues-tu, gamin ? ». « Papa, à l’école, madame a dit que nous, les enfants, nous devons parfois secouer les vieux parce que, sans cela, ils sombrent dans des habitudes ». « Comment t’as dit, gamin ? ». « J’ai dit que le bateau coule et qu’il est temps que tu apprennes à nager, papa. Tu dois réapprendre les bonnes choses, comme il y en a sur http://www.caissequonfete.be ». « Alors, les raviolis sont prêts, gamin ? J’ai faim ». « La maman de Cédric a dit que je pouvais aller manger chez eux. A ce soir, papa ». « Heuuu ».

27/10/2009

Cherche à atteindre le 3ième palier

« Vous arrivez au troisième palier. En ce moment, vous pouvez empocher 500 euros, faire appel à l’équipe, appeler un ami ou continuer ». « Je continue, c’est mon dernier mot ». « Vous êtes sûr ? ». « Si je te le dis, bouffi, c’est que j’en suis sûr ». « Vous êtes prêt pour le troisième palier ? ». « C’est plus haut, je sais, mais je dois y arriver ». « Voici la question. Petit A : Coincoin. Petit B : Meumeuh. Petit C : Proutproute. Petit D : Mioumiou. Voulez-vous que je vous rappelle la question ? ». « Non, non, la question ne me gêne pas. C’est la réponse qui me fait chier ».  « Je vous rappelle que vous êtes sur antenne ». «  Et moi je vous rappelle que j’ai déjà atteint le premier palier, que je suis arrivé péniblement au deuxième palier, que je suis en train de gravir les marches qui me mènent au troisième palier,  que la poignée du sac que je tiens à la main gauche est en train de lâcher et que si ce n’est pas la poignée qui lâche c’est moi qui vais la lâcher ».  « Biloudionne ! Tou parle tout chol, tou choliloque, tou rouchpète pach’que l’achencheur il est  en réparachionne ». « Gonzales, monsieur Gonzalez, vous êtes mon sauveur portugais. Aidez-moi ». « Yé tout entendou, Biloudionne, yé souis la même émichion à la télévichion ». « Monsieur Gonzales, je sais qu’avec vous je peux faire appel à un ami ». « Biloudionne, yé vous diche tout. La bonne ch’est la pétite Bé, meumeuh ». « Heuuu ».

18/09/2009

Bébé assume l'intérim - 6

Coucou, c'est Bébé. Mon aventuture, zut, mon aventure sur ce blog a commencé il y a six jours. Je ne sais pas comment revenir en arrière. Je n'ai pas su effacer aventuture. Revenir en arrière c'est tout un programme. Moi, par exemple, j'étais Bag-in-Box, d'où mon surnom de Bébé. J'ai quitté le Box. Personne n'arrive à revenir en arrière. Mon Box en carton a servi à allumer un barbecue. Les cendres ont été dispercées. Sans tambour ni trompette. Personne n'est venu à la dispersion des cendres. Des cendres, mais jusqu'où ? Jusqu'où peut-on descendre ? Y a-t-il un ascenseur dans la salle ? Pour remonter. Je parie qu'il y a un ascenseur et que c'est moi qui ne trouve pas le bouton pour remonter. Pourtant, des boutons, j'en avais beaucoup quand j'étais adolescente. Pour tous les étages d'un immeuble de mille étages. Je pressais sur les boutons mais ça a laissé de petits trous. A l'école de danse on m'appelait Emmenthal. Bandes de cons. Aujourd'hui j'ai un nouveau problème : je n'arrive pas à sortir mon bras gauche (à droite pour vous sur la photo) de ma manche gauche. La vie est une suite de problèmes qu'il faut résoudre, un par un. Aujourd'hui, pour moi, c'est sortir mon bras gauche. A demain.

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13/08/2009

Cherche une monoplace

Bonjour. Je vis seul. Triste. Au cinquième étage avec une voisine de palier invivable. Je vis de raviolis en boîte quand j'arrive à ouvrir la boîte. Le gamin vient me voir quand je lui dis au téléphone que j'ai acheté des bonbons; Les chauffeurs de bus font grêve pour un oui pour un non, quels fainéants. L'ascenseur ne s'arrête plus au cinquième et je dois aller jusqu'au sixième et descendre un étage dans les escaliers avec le caddy du supermaché. A chaque marche je perds des marchandises : les oeufs, les tomates, le ketchup,et je roule dessus. C'est horrible. Il y en a plein les murs. J'ai tout nié quand la police scientifique est venue pour identifier les corps. Quels cons, ils cherchaient le rhésus du ketchup. Egalité avec les conducteurs de bus wallons. On devrait engager des polonais. Eux, ils travaillent. La porte de mon four à micro-ondes ne ferme plus. C'est pas bon des raviolis froids. Même avec du fromage râpé. Quand c'est râpé c'est comme quand le gamin attend son bus pour aller à l'école et que les cons font grêve. Vivement les polonais, ou les croates, ou les sénégalais pour être dignes de conduire nos bus. La dignité et le respect des autres, c'est important. Il y an a qui l'ignore, honte, ce sont des belges. J'espère que les conducteurs de bus belges ont de l'humour parce que je dois prendre le bus tous les jours pour aller à la gare prendre le train, puis le métro, puis la marche à pied. Quelle vie de con. Il me faut autant de temps pour aller au boulot et en revenir, quand il y des bus, que pour faire semblant de travailler au bureau. Marre, j'en ai marre, je m'achète une monoplace. J'en ai déchiné une sur internet. J'ai besoin de conseils. A votre avis, est-ce une bonne affaire .   

Film1 115 - Copie

12/07/2009

A vendre : de la litière

Tout le monde peut se tromper. Comme dit un proverbe kandibandaihistandais : celui qui n'a jamais pêché n'a jamais attrapé de poisson. Je suis allé acheter de la litière en promotion pour Kiki et Pipette, les hamsters du gamin. Quelle ne fut pas ma surprise quand, ouvrant le coffre de mon Albert Lingo, je découvris qu'il s'agissait de litière pour cheval. Il n'y a plus qu'à acheter un cheval, me direz-vous. Un cheval, au cinquième étage, c'est difficile, l'ascenseur est trop petit. Alors je vends la litière. Voici le descriptif en photo :

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06/06/2009

Cherche à sauver la planète

Chers amis, l'heure est grave. Notre planète se meurt. En cette veille d'élections européennes il est urgent de rappeler que notre vote doit être utile. Votons pour ceux qui prendrons des mesures intelligentes. Par exemple : exiger que les pilules de viagra soient peintes en vert pour que je ne les confonde plus avec les granulés bleus anti-limace. Economisons le carburant. Pourquoi aller en Bretagne pour manger des artichaux alors qu'on en vend chez Carrefour. Economisons le temps. Pourquoi certaines femmes se maquillent le matin pour se démaquiller le soir. Economisons notre salive. Pourquoi nos politiciens parlent-ils pour ne rien dire alors qu'ils seraient plus utiles s'ils rebouchaient les trous dans les routes. Economisons le papier. Pourquoi ne photocopierions-nous pas au bureau nos rouleaux de papier Q au lieu d'en acheter de nouveaux. Economisons l'énergie. Pourquoi ne pas avoir dans les immeubles de bureau des ascenseurs à horaire fixe plutôt qu'à la demande. Nous avons vécu le cul dans le beurre. Nous devons apprendre à nous asseoir sur de la margarine. Et apprendre les gestes qui sauveront la planète. Deux exemples : un petit besoin urgent ? Pas de gaspillage, allons pisser sur le jardin le plus proche, un jardin où poussent des poireaux, ça les fera grossir ; un gros besoin urgent ? Courons vers le tas de compost le plus proche pour l'enrichir plutôt que d'emmerder ceux qui se baignent à la plage. Nous devons châtrer les chiens et les chiennes en chaleur car la chaleur réchauffe notre planète. Pour mieux vous convaincre du danger du réchauffement climatique j'ai emprunté à un ami infographiste une photo d'une projection de ce que deviendra le tunnel sous la Manche dans quelques dizaines d'années si nous n'agissons pas. A l'avant-plan on distingue nettement, en blanc, les restes des belles falaises normandes. Pour éviter cela, votons pour la planète. 

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03/06/2009

Cherche la fête des voisins

Le mardi 26 mai c’était la fête des voisins. Echec total. J’ai fait tous les étages de l’immeuble, par l’escalier de peur d’être vu dans l’ascenseur mais, pas bête, en commençant par le haut. Boum, boum, boum. « Je suis votre voisin du cinquième, puis-je me joindre à votre table ce soir ? ». Boum, boum, boum. « J’apporterai des pâquerettes pour égayer la table. J’en ai vu dans le parc communal ». Je n’ai reçu aucune réponse au sixième. Au cinquième, c’est quand j’ai dit « Tu vas ouvrir, connard » que j’ai réalisé que je frappais à ma propre porte. J’ai répondu, timidement : « Je suis absent, je suis dans l’escalier ». Evidemment, entendant que quelqu’un frappait chez moi, ma voisine de palier est sortie. « Vous parlez à votre chien chiant ? », me dit-elle. « Je vous l’ai dit mille fois, Kiki n’est pas un chinchilla, c’est un hamster. Je me parlais à moi-même pour être sûr que personne ne me réponde ». « Vous devriez faire l’acquisition d’un perroquet parlant. Qui c’est ? C’est le plombier. Qui ça ? Le plombier, le plombier, bier, bier. A propos, je vous ai déjà entendu crier au sixième étage. Ne venez pas frapper chez moi, je ne suis pas à ». Je cherche une vraie fête des voisins chez qui je pourrais aller manger chaud.  

24/05/2009

Cherche la fête des pères

« Papa, c’est bientôt la fête des pères. Tu veux quoi comme cadeau ? Madame, à l’école, demande des idées ». « Un pot de yaourt vide avec des confettis collés dessus, Grâce à ton institutrice j’ai commencé une collection de pots de yaourt. Quand tu auras quarante ans je m’achèterai une planche que je fixerai au mur pour exposer tous tes chefs-d’œuvre. Le musée du pot de yaourt à travers le temps. A York il y a le musée du jambon. A Agen c’est le musée du pruneau. A Garenne celui du lapin. A Compote celui du boudin. Ici, ce sera le musée du pot de yaourt ». « Papa, tu m’achèteras une casquette marquée Guide ». « Gamin, j’espère qu’à quarante ans tu feras autre chose que d’attendre des autocars de japonais  venus photographier un mètre cinquante de pots de yaourt, ça va coincer dans l’ascenseur pour les faire monter au cinquième étage ». « Je t’offre quoi, alors, papa ? ». « Du persil, du vrai, du vivant. Je n’en ai jamais vu mais ce n’est pas cher. Il parait que c’est bon pour la santé, pour avoir une biloute qui se lève devant les dames, que c’est plein de fer comme les chemins qui supportent les trains ». « Papa, je fais quoi avec le pot de yaourt que madame m’a confié pour ta fête ? ». « Heuuu ».

Lhistoire du plâtre est terminée. Retrouvez-la dans le colonne de droite à partie du 14 mai 2009. Bonne lecture.

19/05/2009

Cherche à décrire ma siruation

« Papa, tu peux m’aider ? Pour l’école je dois écrire sur une grande difficulté qu’on peut rencontrer dans la vie ». « Heuuu, je ne sais pas, moi. Heuuu, arriver à pousser sur le bouton de l’ascenseur et puis sur le bouton de l’étage quand on a un sac de provisions dans chaque bras avec les verts de poireau qui dépassent et qui chatouillent le nez et qu’on ne sait pas si ce qui coule dans un sac sont des tomates écrasées ou des œufs cassés ? ». « Pas ça, papa. Madame a dit : une grande difficulté ». « Gamin, prends de quoi écrire, je tiens le sujet. Titre : Comment enfiler un pantalon quand on a un orteil bleu d’un côté et le bras dans le plâtre de l’autre ». « Papa, tu es sûr que c’est une grande difficulté ? ». « Une heure et demi pour y arriver, gamin, c’est une grande difficulté, je peux aller faire la démonstration devant ton institutrice. Ecris ». « Oui, papa ». « Petita : comprendre que vouloir le faire debout, c’est se casser la gueule une deuxième fois. Petibé : s’asseoir sur le bord du lit et enlever son pantalon de pyjama à une main. Peticé : se relever en prenant appui sur le pied qui ne fait pas mal, sinon, ouille, on retombe sur le lit, et ça parce qu’on a oublié de prendre son pantalon. Petidé : s’asseoir à nouveau mais pas sur le pantalon jeté sur le lit sinon on retourne une case en arrière. Petiheu :  glisser prudemment le pied endolori dans la bonne jambe du pantalon jusqu’à ce que le pied dépasse. Petiteffe : c’est là que ça se corse car un pantalon ce sont deux jambes et une partie commune, là où il y la braguette et la ceinture. Impossible de faire entrer l’autre jambe dans un pantalon remonté jusqu’au dessus. Donc redescendre, à une main, la jambe du pantalon sans qu’elle ne sorte de la jambe, la vraie, celle au pied à l’orteil bleu. Petigé : essayer de faire entrer l’autre jambe dans l’autre jambe du pantalon jusqu’à ce que le pied dépasse. Petihache : remonter le tout, à une main, une fois côté gauche, une fois côté droit, sinon ça coince ». « C’est long, papa ». « Attends, gamin, ce n’est pas fini. Jusqu’ici ça ne fait que trois quarts d’heure. Il faut recommencer toute la procédure parce que tu viens de t’apercevoir que tu as oublié de mettre ton slip ».

23/04/2009

Cherche deux personnes

Je suis actuellement en partance pour visiter le château d’Attre, demeure du gniègnième siècle, il paraît qu’il y en a dix-huit, un de plus que le nombre d’hectares du parc. C’est facile à trouver, c’est dans l’alignement Lens – Maffle – Ath, ça ne s’invente pas, c’est comme ça, comme Mettet – Loncin – Hannut. Mais je n’y vais pour ça. Après la visite du château qui a conservé ses meubles d’époque (bonjour les poussières) il y a le Kir et ses mises en bouche (comme si j’allais me les mettre ailleurs, non mais), il y a (C’est Ecrit Avec Des Majuscules, je ne sais pas pourquoi) La Terrine de Poisson printanière (ce qui veut dire que la terrine, elle, elle est du printemps mais le poisson on ne sait pas), Le Coquelet fermier à l’Estragon avec ses Pommes parisiennes (faut les chercher les pommiers à Paris, non ?), La Tarte campagnarde (à mon avis c’est la serveuse), Le Moka et ses Mignardises (J’aurais préféré un café et des biscuits comme chez moi). Les vins étant à volonté j’espère que les toilettes seront gratuites. Le problème c’est après : visite et dégustation (s ou pas s, c’est le suspens) à la Brasserie des Légendes, là où l’on brasse la bière des géants d’Ath. Je cherche deux personnes : une pour résoudre l’énigme de Rafaël et dire que c’est moi et l’autre pour me ramener au cinquième, ascenseur compris.

24/03/2009

Cherche mes blancs de poireau

J’ai l’habitude, quand j’achète des poireaux, de les mettre dans le sac avec le blanc au-dessus pour le garder bien frais. Je pense que le drame s’est passé quand j’ai pris l’ascenseur. La porte s’est refermée vite et scroutch, quand j’ai déballé mon sac je n’avais plus que les côtés verts. Les poireaux, c’est comme les femmes qui se font bronzer sur la plage, c’est le blanc qui est le meilleur. Je me demande d’ailleurs pourquoi on vend aussi le vert. C’est comme les couennes sur un jambon. Des couennes à 15,98 euros le kilo. Des couennes que je dois jeter du cinquième, le soir, alors que j’ai sommeil. Pour les couennes, pas de problème, il y a des chats dans le quartier. Mais pour les verts de poireaux, hein ? Pour ne pas encombrer mon sac poubelle je vais aller les planter dans le parc communal. Les passants vont croire que la commune a planté des glaïeuls. Reste mon problème : mes blancs de poireaux. Où sont-ils ? Aidez-moi à les retrouver. Le gamin a entamé une grève de la faim après 17 jours de raviolis sauce tomate. Il menace de se faire adopter par des pakistanais qui mangent avec leurs doigts. A mon avis c’est du chantage pour ne pas se servir des couverts. J’abrège : si vous avez trouvé des blancs de poireaux contactez-moi.

11/01/2009

Cherche à revendre

Pendant les soldes, je craque. Surtout en lingerie féminine. Si je ne mets pas de nichoir au cinquième jamais je n’aurai d’oiseau dans la cuisine. Il faut agir pour avoir. C’est comme pour l’ascenseur : il ne viendra pas te chercher si tu ne pousses pas sur le bouton. Hé, je m’étonne moi-même de la profondeur de cette philosophie. Il faut que je retienne ça. L’ascenseur ne viendra pas te chercher si tu ne pousses pas sur le bouton. Tant pis pour ceux qui habitent dans un bungalow au raz des pâquerettes et qui ne peuvent pas comprendre. Moi je chasse comme on chasse le crabe : une corde, un nœud, un bout de lard, un nœud, un bout de lard, un nœud, un bout de lard. Quand la corde bouge, hop, on remonte le crabe. Je chasse les femelles à la corde : une petite culotte, un soutien, une petite culotte, un soutien et je laisse pendre la corde depuis le cinquième étage. Bizarre, je n’attrape que des mâles. Que je rejette à la mer, non mais. Succombant à ma passion de la chasse, j’ai de quoi réaliser une corde de huit cent mètres. Beaucoup trop pour cinq étages. Je vends le surplus de production à prix coûtant. Faire offre.

13/12/2008

Cherche une tête et un hibou

C’est encore moi, pour la crèche vivante. Je simplifie : je vais faire la crèche vivante avec des animaux morts. Je cherche une tête de cerf sur une planche en chêne et un hibou empaillé. Et aussi un manneken pis avec le zizi en tire-bouchon, pas trop grand, pour faire le petit jésus. Ce sera du plus bel effet si je le mets couché. Pour les moutons je mettrai des boules d’ouate de démaquillage. J’en cherche aussi parce que je ne me démaquille pas vu que je ne me maquille jamais. Je cherche aussi un sapin, intelligent, capable de prendre l’ascenseur tout seul et de monter au cinquième. Avec les boules si possible. Important : je cherche aussi un emplacement de parking dans ma rue pour ma Citroën Albert Lingo pour ne pas devoir me promener avec une grosse dinde surgelée. D’avance merci  pour tout.

11/12/2008

Cherche encore

C’est encore moi, pour la crèche vivante pour le gamin. C’est vache, mais le bœuf au cinquième étage, ça n’ira pas parce qu’un bœuf ça bouse beaucoup, surtout en quinze jours. J’ai pensé au vide-ordures qui ne fonctionne plus mais son arrivée, dans le plafond au sous-sol, se trouve au dessus de l’emplacement actuel de la voiture de monsieur Gonzalez. J’imagine la tête du pauvre type. Chaque fois que je le rencontre il me dit que sa voiture c’est une merde. Il va être servi. Que faire ?

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10/12/2008

Cherche un ascenseur d'hopital

Noël approche. Pour réaliser une crèche vivante pour le gamin, j’ai un problème de taille : la taille de l’ascenseur pour amener le bœuf au cinquième étage. Qui pourrait me prêter un grand ascenseur le 22 décembre pour le trajet aller, c-à-d la montée, et le 4 janvier pour le retour, c-à-d la descente.

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23/10/2008

Cherche le fromage à tête pressée

« Papa, c’est quoi un fromage à pâte pressée ? ». « Heuuu, c’est quand tu l’as laissé tomber et que tu as marché dessus ». « Papa, ce n’est pas gentil ce que tu dis. Ce n’est arrivé qu’une fois la semaine dernière et c’est toi qui as marché dedans ». « Moi, moi ton père, tu oses me dire ça ». « Rappelle-toi, papa. Quand tu as glissé, j’ai juste eu le temps d’ouvrir la porte du palier, d’ouvrir celle de l’ascenseur, de pousser sur zéro et tu t’es engouffré dedans et tu as disparu ». « Heuuu, c’était à cause du fromage à tête pressée que je me suis retrouvé au rez-de-chaussée nez à nez avec la dame du deuxième ? Enfin, quand je dis nez à nez ce n’est pas tout à fait ça puisque j’ai su lire la marque de sa petite culotte ». « Et tu as fait quoi, papa ? ». « Je me suis accroché à la jupe de la dame pour me relever ». « Et alors, papa ? ». « Elle a craqué ». « T’as une touche alors, papa ». « Non, gamin, pas la dame, c’est sa jupe qui a craqué ». « Et alors, papa ? ». « Tu sais, gamin, on ne reçoit jamais une tuile à la fois, on reçoit toute la toiture. Monsieur Gonzales est arrivé ». « Et alors, papa ? ». « Tu me connais, hein, gamin. Devant l’adversité je fonce. J’ai vite empoigné la veste de la dame pour me relever, elle a craqué. Puis son chemisier, il a craqué. Puis son soutien-gorge, il a tenu grâce aux bretelles mais flop, flop, sein gauche, sein droit, je tenais debout mais j’avais deux obus devant moi ». « Tu as fait quoi, papa ? ». « Tu sais, gamin, des obus, il faut les désamorcer ». « Tu as désamorcé comment, papa ? ». « C’est monsieur Gonzales qui s’en est chargé ». « Et alors, papa ? ». « On a reçu l’autre pan de toiture sur la tête, madame Gonzales est rentrée d’avoir été faire ses courses. Tu peux voir les traces sur mon crâne, gamin, ce sont ses coups de poireaux pour que j’arrête d’étrangler monsieur Gonzales ». « Papa, tu es un héros ». « Je le sais, gamin ». 

22/10/2008

Cherche une chatte nue

Je me suis fait passer pour une enquêtrice du chômage au téléphone, pour connaître le nombre de personnes à charge : madame Gonzales, du troisième étage, n’a pas un chat laid mais une laide chatte. Je n’ai pas eu le temps de la voir quand je l’ai découpée au ciseau pour récupérer l’autocollant que mon gamin, ce fils d’imbécile, avait collé sur le flanc gauche. Malheureusement j’ai oublié de l’asphyxier pendant quelques minutes pour faire rase campagne. J’aurais du lui coincer la tête dans la porte de l’ascenseur mais j’ai une âme sensible, j’aime les animaux. J’avais presque fini de tondre la chatte de madame Gonzalez quand elle m’a griffé, la salope. Stupide réflexe, j’ai arrêté de l’étrangler et elle a bondi par la fenêtre du balcon qui était ouverte. Cinq étages.  Je pense que son atterrissage a du se produire sur la toile de la remorque d’un camion car, descendu quatre à quatre à la vitesse d’un ascenseur, je n’ai pas trouvé de trace de l’autocollant ni de badauds extasiés devant un fait divers. Je cherche une chatte nue avec un autocollant.

02/10/2008

Cherche des alpinistes pongistes

J’ai acheté par correspondance une table de ping-pong pliable. D’après la photo du catalogue, c’était comme un papillon, ah que je m’ouvre, ah que je me ferme, ah que j’écarte la gauche, ah que j’écarte la droite. Bref, tout un programme. Le problème n’est pas la table de ping-pong. Elle est là, livrée, pliée, dans sa valise en carton, à bon port comme prévu. Le problème, c’est l’ascenseur. Deux possibilités : soit la valise est trop grande, soit l’ascenseur est trop petit. Admirez le dilemme : les deux possibilités sont impossibles. C’est idiot d’avoir une table de ping-pong dans la rue alors que ma raquette est au cinquième étage, non ? Si je dois prendre l’ascenseur chaque fois que je rate une balle, où va-t-on ? D’accord, les frais d’ascenseur c’est pour les propriétaires et je suis locataire. Mais imaginez un instant qué, dans la fièvre du match, j’oublie ma raquette avant de descendre. Ridicule, je serais ridicule comme un nudiste à Saint Pierre à Rome lors de l’érection d’un nouveau pape.  Je cherche des alpinistes, spécialisés en table de ping-pong, pour escalader la façade ouest de l’immeuble et me livrer, franco de port, mon papillon.

22/08/2008

Cherche à sortir

Hello, ce sont les vacances d’été. J’ai pris mes quartiers d’hiver à la cave. Je la vide. Et je rêve. De la mer, de la plage, de la fête des paires, pouêt pouêt, excusez-moi, madame, je l’ai fait exprès, c’est pour faire rire le gamin et lui apprendre les bonnes manières. Et, à la plage dans ma cave, je deviens poète. Si, si. Vous ne me croyez pas. Hop, je me lance. Pas dans la mer, hein, je ne sais pas nager. Je me lance dans la poésie. Trois, quatre. « Oh, Oh » « Un Hun » « Au haut » « D’une dune ». Ce n’est peut-être pas le prix qu’on court mais c’est peut-être le prix con tout court. Ah, ces arts. Et ses césariennes. Ah, os quart et ses os quartilagineux. Ah, Gérard et ses gérarmenvuplupetitebites. L’avantage d’être à la plage dans sa tête alors qu’on est dans sa cave, c’est que dans la cave il n’y a pas de vent qui oblige à courir après le parasol, pas de pluie qui oblige à tout replier alors qu’on vient d’arriver, pas de sable sur la crème glacée ou entre les orteils.  Si un homme avec un homme c’est un homosexuel et qu’un homme avec une femme c’est un homofoyer, un homme seul dans sa cave c’est un homo sapiens. Et un homo, quand ça piense, ça piense. Je ne sais pas ce que ça veut dire, mais ça passe bien avec du rouge. Car, miracle, j’ai aussi retrouvé des bouteilles de rouge dans la cave. Alors je porte un toast. Expression stupide puisqu’il n’y a rien à bouffer dans ma cave. Je me vois déjà, levant le bras dans la salle du congrès socialiste, m’adressant à Diroupo : « Bonjour, heuuu, ne trouvez-vous pas, dans le cadre de la politique actuelle telle qu’elle est et afin de la faire avancer puisqu’elle est au bord du précipice, que le rouge, après du blanc, ça fait du rose. Le rose, la couleur des dessous. Des dessous de table. Bien plus que deux sous, d’ailleurs, sous la table. Et, coucou, sous la table, un troisième saoul, Daerden. Je ne veux pas Paul et Mickey, juste vous dire que, heuuu, ne me coupez pas quand j’ai la parole, hein, heuuu, que, quand, lorsque, hips, que si, à l’inverse de ce qui se passe dans votre famille politique, à savoir renvoyer l’ascenseur quand on vous ouvre la porte, hips, je vous offrirai l’ascenseur si vous me dites où se trouve la porte de la cave. Ne cherchez pas la sonnette pour jouer à la fée clochette, faites boum boum boum sur la porte, d’un geste viril, avec la main. Je vous ouvrirai. Nous ferons chine chine, un verre à la main, comme deux médaillés des jeux olympiques. Et nous chanterons : je te tiens, tu me tiens, par la barbichette, le premier de nous qui rira sera une, hips, stop, je reprends une rasade, ça donne soif de tenir le crachoir. Voilà, cher monsieur, une expression stupide car c’est celui qui est devant celui qui cause qui doit tenir le crachoir. Quand certains vont postillonner, d’autres vont à la poste hériter. Alors, hips, boum boum boum, ça vient ?   

18/08/2008

Cherche à aérer

A la pèche aux moules moules moules

Je n’veux plus aller, maman

Les gens de la ville ville ville

Ont pris mon panier, maman

En fait, ce qui s’est passé

C’est qu’il a été interdit de jeter

Les ordures ménagères dans le vide-ordures

A cause du tri sélectif

Moi, je l’ai fait, le tri sélectif

Dans le vide-ordures, uniquement les moules

Pour le reste, de grandes boîtes aux lettres

De banques, de notaires, d’avocats, selon arrivage

Grandes gueules, grandes boîtes aux lettres

Le problème, pour les moules, c’est un trou

Un trou de mémoire récurrent

A savoir qu’à chaque fois que, zouuu

Les coquilles se tapaient six étages sans parachute

Je me rappelais qu’il n’y avait plus de poubelle

En dessous du vide-ordures

Qui c’est qui se tapait un aller-retour en ascenseur

Pour balayer les moules dans ma cave, hein ?

J’ai trouvé un truc pour l’odeur

J’ouvre la grille d’aération de la cave ainsi que la porte

Puis j’appelle l’ascenseur et je l’envoie au sixième

Ce qui crée un appel d’air extérieur dans la cave

Et un appel de l’air intérieur de la cave vers la cage d’ascenseur

Maintenant ça sent l’échappement de mobylette et les crottes de chien

Franchement je préférais l’odeur de moules, même usagées

17/08/2008

Spécial Mimi

C'est Mimi qui, dans un commentaire récent sur mon blog, m'a remis en mémoire cette plaisante mélodie.

C'est les vacances, c'est la transhumance
Les vacanciers, c'est comme les fourmis
Ça se répand partout dans le pays
Plus ça va et plus ça s'enhardit
L'an dernier, j'en avais ben trouvé un dans mon lit, oui!

Le vacancier du mois d'août, c'est vraiment une race à part
C'est comme des hiboux avec leurs lunettes noires
Y se promènent quasiment nus
On voit plus de poil que de tissu
Moi je rigole quand y s'assoient dans mes gratte-culs.

Moi, je m’en fiche, dans ma cave au moins un

Pas de vacancière, pas de hibou

Ni  de chou, ni de caillou, ni de genou

Je suis sans lunettes noires

Par contre, les mains, c’est une autre histoire

Savons-nous les laver, à la mode, à la mode

Savons-nous nous les laver, à la mode de chez nous

Imaginons qu’une quidame passe dans ma cave

Si je lui mets la main aux fesses

La police scientifique va retrouver l’ADN

Des cloportes, des vers luisants, des araignées

Qui peuplent mon jardin au moins un

Dans la cave que je suis en train de ranger

Bruxelles a ses clandestins perchés sur des grues

J’ai les miens qui me chatouillent, qui me gratouillent

Qui me tripotent les genoux (tant pis pour la rime)

Comment sont-ils tombés aussi bas ?

Des clandestins au moins un !

Jamais le journal télévisé ne montrera des images, hein

Vais-je les remonter au cinquième ?

Là où vivent déjà Maurice, le poisson rouge

Kiki et Pipette, les hamsters du gamin

Non, ce n’est pas une animalerie, chez moi

Pourquoi suis-je tombé si bas ?

Mimi et son joli minois ?

Non, c’est à cause de l’ascenseur

Quand on pousse sur moins un

On a l’estomac qui remonte et

Quand la porte s’ouvre

Il n’y a plus qu’à ouvrir la porte en face

Si on a la clef, hé, hé, et moi je l’ai

Alors, le garçon d’ascenseur dit :

Moins un, rayons cloportes, vers luisants, araignées,

Vieux jouets, outils rouillés, coquilles de moules, photos de mariage,

Enigmes de Rafaël, planches à repasser avec un grand trou,

Anciennes bouteilles de vin. Ah, je les oubliais, celles-là

Excusez-moi, j’ai du travail

 C'est les vacances, c'est la transhumance
Les vacanciers, c'est comme les fourmis
Ça se répand partout dans le pays
Plus ça va et plus ça s'enhardit
L'an dernier, j'en avais ben trouvé un dans mon lit, oui!

 

05/08/2008

Cherche le fabricant du sakakaka

Hello, ce sont les vacances d’été. J’ai repris mes quartiers d’hiver à la cave. Je la vide. Je vais de découvertes en découvertes. Je vais devoir acheter du carbone quatorze pour dater certains objets. Parfois je me pose une question, comme celle-ci que je devrais poser à Rafaël dont les « Pourquoi » sont fameux (voir la colonne de droite de son blog) sur http://carpe-diem-lbsp.skynetblogs.be : le carbone quatorze s’appelle-t-il quatorze parce que c’est le carbone qui a permis de retrouver Louis quatorze ? Découverte de ce jour : un sakakaka. Incroyable, le mode d’emploi imprimé dessus est encore lisible. « Placez le sakakaka dans le bac à litière et déroulez-le. Ouvrez le sac et tirez les parties latérales au-dessus des bords. Quand l’odeur devient intenable il suffit de refermer le sakakaka et de le jeter à la poubelle ». Une question m’interpelle : pourquoi le sakakaka est descendu à la cave par l’ascenseur et non par le vide-ordure qui fonctionnait à l’époque ? Autre chose, plus important : le nom du fabricant n’est pas inscrit sur le sac. Aidez-moi à le retrouver car je dois me plaindre. Curieux de nature, j’ai entrouvert le sakakaka. Je vous jure que nulle part sur le sac il n’est écrit : Avant fermeture, vérifiez qu’un ou plusieurs animaux ne se trouvent pas à l’intérieur.

08/05/2008

Cherche la fête des mères (7)

« Madame, je vous prie d’agréer l’expression de mes salutations distinguées mais je vais devoir vous quitter ». « Gérard, non, tu viens d’arriver et maman est toujours là ». « Oui, je suis là. Je dérange ? ». « Certes non, chère madame. Votre présence me fut plus qu’agréable. J’eu su que vous fûtes là et je ne fûme pas venu pour ne pas troubillionner votre réunion familiale ». « Gérard, tu veux une Chimay bleue ou une Chimay rouge ? ». « Très cher, permetasse que je vous quittasse. Votre mère vous requiert. Allez, mon brave, hélez moi l’ascenseur ». « Je vous accompagne jusqu’au monte-charge, cheeer môssieur. Je reviens, hein, maman ». « Ouf ». « Gérard, ce n’est pas gentil. Tu dis ouf mais qui reste avec maman, hein, qui ? ». « Salut, popeye ». « Maman, Gérard est parti ». « Ouf ». « Comment, ouf ? C’est une nouvelle expression à la mode ? ». « Je dis ouf parce que je ne suis pas venue voir Gérard ». « Tu viens voir qui, maman ? ». « Les toiles d’araignées sur ton lustre, idiot ». « Heuuu ».

03/05/2008

Cherche la fête des mères (2)

Driiing. « Qui c’est ? ». « C’est ta mère ». « Oh, quelle surprise ». « Ne fais pas l’idiot, idiot, tu savais trèèès bien que je venais aujourd’hui ». « L’ascenseur est à gauche dans le couloir, maman. A l’intérieur tu trouveras une plaque avec des numéros. Pousse sur le cinq ». « Tu me prends pour qui ? Je ne me suis pas trompée d’immeuble, quand même ». « Dis, maman, si tou vois oune moustachou avé oune achent bicharre, ce n’est pas grave, c’est monsieur Gonzales, il est portouguaize. Normalement il descend au quatrième ». « Idiot, je suis au zéro. Si je vois ton portougalais, c’est qu’il monte au quatrième, idiot ». « Heuuu. Si c’est une dame avec des enfants, c’est madame ». « Dis, c’est pas un peu fini tes histoires. Tu veux que je monte ou tu préfères qu’on fasse causette dans le parlophone ». « Heuuu. Cinquième, maman. Deux plus trois ». « Dis, si je fais deux et puis si je fais trois, je vais d’abord au deux ou d’abord au trois ? ». « Heuuu, je n’ai jamais essayé, maman ». « Idiot. Je te donne cinq étages pour trouver la réponse ». « Heuuu ».

08/04/2008

Cherche à répondre à Rafaël (2)

Rafaël, sur http://carpe-diem-lbsp.skyblogs.be/post/5718949/du-tag-au-tag , m’a mis au défi. Voir son message et le règlement du tag sur son blog le premier avril. Voici ma réponse. Tu tûûût, pousse-toi dans l’ascenseur, Gérard, et relève ton pantalon, on voit ton slip. Ah, si maman me voyait ! Gérard, c’est promis, je t’aiderai dans ton jardin pendant les vacances si on arrive à bourrer le caddy du supermarché dans cette espèce de toilette qui fait yoyo. Elle est bonne, hein, Gérard, mon idée de poisson d’avril pour le gamin : mettre Kiki et Pipette, ses hamsters dans un caddy. Je suis un papa génial, hein. Gérard, l’ascenseur va être trop petit, on va être paequés comme des moules. Heuuu, je cherche une solution. J’ai trouvé : assieds-toi dans le caddy sans écraser les raviolis. Tu seras près des boutons et si, au cinquième, on tombe sur la voisine de palier, on redescend en catastrophe.

08/01/2008

Cherche à ne pas élever des canards

« Papa, tu devrais nous faire du foie gras de canard, c’est délicieux, j’en ai eu chez Papy et Mamy ». « Mais tu es sot, gamin. L’appartement est trop petit. Tu vas les mettre où, hein, les canards ? Et cultiver des graines pour les nourrir. Tu crois que ça pousse sur la moquette, les graines ? Si on a un champ de maïs dans l’appartement on ne se verra plus. Et récolter les grains de maïs, hein ? Tu imagines faire entrer une moissonneuse et un tracteur dans l’ascenseur, hein ? Et la Commission européenne, tu y penses, les quotas. Dès que tu parles à un fermier, il te répond quota, quota. Et la baignoire, gamin, hein ? C’est jaloux des canards, ils vont bouffer ton canard en mousse. Oh, tu m’écoutes ». « J’ai faim, papa. Fais des raviolis ». « Ils réchauffent, gamin ».

10/11/2007

Cherche l'effet positif

« Papa ». « Aïe ». « Houhou, papa ». « Ah, ma tête. Que s’est-il passé ? ». « Ben, tu fais trop de sport, papa. Tu t’es endormi avant la fin du match ». « Quoi ! C’est fini. Et toi, tu as fait quoi ? ». « J’ai fait le yoyo dans l’ascenseur pour aller te chercher des bières à la cave. Faudra que tu ailles en acheter, il n’y en a plus. Des trappistes non plus ». « Tu vois, gamin, il faut toujours voir l’aspect positif des choses ». « Ton mal de tête, papa ? ». « Non, gamin. Je viens de trouver une idée de cadeau pour l’anniversaire de Gérard. Quand ma tête ira mieux, je vais pouvoir lui fabriquer un paillasson de jardin avec toutes les capsules ».

30/10/2007

Cherche à mettre les doigts

« Papa, c’est quoi cette caisse pleine de doigts en plastique ». « Hé, hé, gamin, tu te rappelles quand j’avais collé cinq doigts au bord de la porte de l’ascenseur et que la voisine de palier s’était évanouie en les voyant ? ». « Oui, papa, j’ai même cru que tu étais tombé amoureux quand tu l’as retenue dans tes bras ». « Hé, ho, gamin, ça, jamais ». « Mais pourquoi toute cette caisse de doigts, papa ? ». « Gamin, on se lèvera tôt pour être les premiers au cimetière. Tu m’aideras à les coller sur les tombes ».

16/06/2007

Cherche deux moutons, pas plus

« Papa, je veux des moutons ». « Gamin, enfin, voyons, tu es fou ou quoi, des moutons, dans l’appartement au cinquième étage, ils vont brouter la moquette ». « Papa, je veux des moutons ». « Tu auras une écharpe en laine, gamin. La laine, c’est du mouton ». « Papa, t’as vendu Ham, Stram, Gram, Piképi, Kéco, Légram, les petits hamsters, je veux des moutons ». « Heuuu, gamin, faisons un compromis. D’accord pour deux moutons, deux jours, pas plus, les 24 et 25 décembre, pour faire une crèche vivante pour Noël si, condition signée canonne, on arrive à faire monter un âne et un bœuf dans l’ascenseur ». Je cherche deux moutons pour les 24 et 25 décembre.