23/08/2009

Cherche à éliminer les mouches

Je ne sais pas ce que vous en pensez mais je trouve qu'il y a beaucoup de mouches cette année. En plus elles sont grosses, très grosses. Je n'habite pas loin d'un Mac Donald et je pense que c'est de là qu'elles viennent. J'imagine que les mouches des poubelles sont à l'image des tonneaux qui y vont manger. Et sans fourchette. Quand tu n'as pas de fourchette tu avales tout rond. Et tu gonfles. " Oh, tu es enceinte, chérie ". " Non, je suis allée manger chez Mac Donald avec des copines ". " Et ta maman sais que tu manges avec tes doigts comme dans les tribus primitives des cavernes qui n'avaient pas de fourchette, pas de couteau, pas de service à table, pas de verre en verre. Elle dit quoi, belle-maman, quand tu lui racontes ta gastronomie ? ". " Elle te dit vas te faire foutre, gros lard, t'as qu'à pas regarder le foot affalé dans le fauteuil la braguette ouverte pour gagner du temps quand tu dois aller pisser pour ne pas rater le dix-neuvième tir au but décisif ". " T'énerves pas, mon gros ballon, mais je pense que les grosses mouches c'est toi qui les ramènes de ton faste foot. Elles te ressemblent. Regarde, j'en ai fait une photo ".

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19/07/2009

Appel aux vieux

Maman m’a téléphoné et ça s’est mal passé, comme d’habitude. Ce qui m’inquiète c’est qu’elle m’a dit qu’elle ne pouvait pas venir chercher son cadeau de fête des mères (hé, en juillet, ho, il y a longtemps que j’ai bouffé les pralines que je lui destinais si elle venait me donner mes étrennes pour la nouvelle année, non mais) parce qu’elle avait les pieds gonflés. Maman a les pieds gonflés. C’est nouveau, ça, des pieds qui gonflent ! Je ne connais pas ce phénomène mais j’en ai peur parce que si ses pieds gonflent comme des ballons elle va s’envoler, disparaître entre Mars et Vénus et je n’aurai jamais l’héritage puisqu’on ne retrouvera pas le corps. Je fais appel aux vieux et aux vieilles qui savent manipuler internet et qui ont les pieds qui gonflent  pour savoir comment ça se passe. Marchent-ils au plafond ? Doivent-ils vivre les fenêtres fermées pour ne pas être emportés par un pet qui les propulseraient à l’extérieur ? Par où font-ils entrer leur nourriture vu qu’ils ont la tête en bas ? Que se passe-t-il quand ils ont la coulante ? Comment tiennent-ils leurs cornets de frites sauce andalouse ?  Maman a les pieds qui gonflent ! C’est gonflé, ça. D’avance merci pour vos explications.

16/05/2008

Cherche à lâcher

« Vas-y, papa, lâche ». « Heuuu, non, hein, gamin, pas sur monsieur le curé ». « Là, papa, deux vieux ». « Non, hein, gamin, ils vont avoir un nain fractus ». « Papa, papa, ma maîtresse d’école, vas y, vite ». « Heuuu, elle sait que tu habites ici ? ». « Je crois, papa ». « Alors, non, hein, gamin ». « Mais papa, si tu ne lâches pas du cinquième étage le ballon à gonfler que tu as rempli de farine parce que tu t’es trompé et que tu croyais que c’était du sucre en poudre, je ne m’amuse pas ». « Attends, gamin, là, regarde, un policier qui me met une contravention parce que je n’ai pas mis le disque de stationnement derrière le pare-brise. Lui, il ne me connaît pas. Envoyéééé ». 

20/03/2007

Les ennuis de Biglodion (4)

Les ennuis de Biglodion (4)

100.000 visites, 100.000 mercis. Pour fêter ça, je vous livre quelques paquets d’annonces déjà publiées et regroupées par thèmes : le gamin, maman, les rencontres, le supermarché, etc. C’est un peu mon « biesse tof » personnel. N’hésitez pas à me faire connaître le vôtre. Bon amusement. Amitiés.

Cherche un bout de courroie

J’ai pété une courroie, celle qui servait de ceinture à mon bermuda. La rupture a eu lieu en pleine rue, alors que j’avais à chaque bras un sac rempli de douze boîtes de raviolis. A cause de la promotion. Plus j’avançais et plus le bermuda descendait, jusqu’à arriver sur mes tongs. J’essayais de rallier l’appartement, en prenant mon courage à deux mains, en plus des sacs. J’ai terminé les 300 derniers mètres en une heure vingt. Des gens serviables m’encourageaient : « Vous voulez que je vous la tienne ». « Non, non, j’ai un slip ». Mais je n’ai pas à vous raconter, je cherche une petite courroie. Pour mon bermuda. Merci.

Cherche 273 ballons

Le gamin est chez sa mère. Pour ne pas m’ennuyer je suis allé donner un coup de main samedi à la fête du quartier. Comme je n’ai pas de compétence particulière ils m’ont mis au stand des lots de la tombola rapide. « Par ici, m’sieurs, dames, les beaux lots, tchikitchikitchik », « Allez, hop, doublez vos chances, prenez deux billets, tchikitchikitchic ». « Venez gagner ce magnifique taille-haie électrique, tchikitchikitchic, il fonctionne, tchikitchikitchic ». « Mesdames, que diriez-vous d’avoir ce couteau électrique géant, tchikitchikitchic, idéal pour découper du bison, de l’éléphant, des rondelles de cou de girafe, tchikitchikitchic ». Je voulais absolument me défaire de cette saloperie de taille-haie qui prenait trop de place sur le stand et cachait les autres beaux lots : médailles de Lourdes, dés à coudre et autres paires de lacets. Alors je le faisais fonctionner et tournoyer, tchikitchikitchic, quand, distrait par la devanture d’une belle blonde, je n’ai pas vu le marchand de ballons qui était à côté, Ah ça, pour s’envoyer en l’air, ils se sont envoyés en l’air. D’un seul geste, athlétique et olympien, style cirque de Pékin à la tronçonneuse, j’ai tranché d’un coup involontaire et irréparable les 273 bouts de ficelle qui retenaient les ballons. J’ai voulu m’enfuir, profitant de ce que tout le monde regardait l’envol des ballons mais, pendant qu’ils s’envoyaient en l’air, j’ai pris mon pied. Mais je l’ai pris dans une allonge électrique qui alimentait le surgélateur du stand des crèmes glacées. On n’a vu le manque d’alimentation qu’en fin de journée, quand on n’a plus su distinguer fraise, pistache, vanille, chocolat. J’ai du acheter les 273 ballons et, le soir, les quinze litres de la défunte crème glacée. « Vous êtes notre meilleur client » a dit le responsable de la fête « Revenez demain, je vous donnerai une bon pour un tour en carrousel ». Je n’ai plus d’argent de poche pour mes vacances, juste de quoi m’offrir une sucette, ce que j’ai fait. Je cherche 273 ballons pour récupérer mon achat inutile.

Cherche ficelle de chasse

Samedi je suis allé aider à la fête du quartier. Je tenais le stand de la tombola express et, en brandissant le gros lot pour attirer les badauds, un taille-haie en fonctionnement, j’ai sectionné les ficelles qui retenaient 273 ballons. J’ai du les acheter, sans en avoir un seul. Compatissants, les responsables de la fête m’ont invité à m’occuper de la toilette des gamins, dimanche. En fait, la chaînette de la chasse murale était cassée et trop courte. J’étais là, comme la statue de la Liberté, la main en l’air sur le reste de chaînette. « Alors, gamin, t’as fini, pousse, non di djo, y en a qui attendent ». J’étais pressé, moi, parce que les responsables, compatissants, avaient installé un podomètre sur la chaînette - normalement, ça compte les pas quand on fait de la marche - et m’avaient promis un cent par coup de chasse. Alors, je tirais mon coup à tour de bras. J’ai triché, je disais prout prout et je tirais. Et hop, un cent. Prout prout, et hop, un cent. En une journée j’ai gagné 419 cents, soit 4 euros et une rawette, soit le prix de deux ballons. Mon banquier conseiller fiscaliste m’a dit que ce n’était pas rentable. Ah bon ! J’arrête, je cherche une ficelle pour mettre à la chasse.

 

29/12/2006

Cherche à souhaiter mes voeux

« Sofflez dans le ballon ». « Ah, on va jouer au foot ? ». « Mossieur, ceci est un contrôle routier, sofflez dans le ballon ». « Heuuu, puis-je m’isoler pour ce faire ». « Pour ce fer, quel fer ? ». « Heuuu, fer à cheval, fer à repasser, c’est au choix, mais je souhaite m’isoler pour ce faire ». « Chef, le quidam veut s’isoler pour ce fer ». « Isolez le ». « Isoléleu ? Je fais quoi, chef ? ». « Mets le à l’arrière du combi ». « Monsieur, allez derrière la camionnette, et sofflez à l’aise ». … « Aaah, ça fait du bien, j’en avais besoin, ça y est, j’ai fini ». « Mais, mais, ça alors, chef, cheeef, le quidam a pissé dans la caisse avec les gyrophares ». « Et tu l’as laissé faire, idiot ». « Ben, heuuu, chef, c’est pas moi qui lui tenait l’engin ». « Interroge le ». … « Quidam, qu’avez-vous à déclarer ? ». « Je déclare que je souhaite une merveilleuse année 2007 à mes amies et amis blogueurs, une année à pisser de rire et de bonne humeur ». « Chef, le quidam débloque, il veut faire pisser tous ses amis dans le combi ». « Ferme la porte, idiot ».

23/08/2006

Cherche ficelle de chasse

Samedi je suis allé aider à la fête du quartier. Je tenais le stand de la tombola express et, en brandissant le gros lot pour attirer les badauds, un taille-haie en fonctionnement, j'ai sectionné les ficelles qui retenaient 273 ballons. J'ai du les acheter, sans en avoir un seul. Compatissants, les responsables de la fête m'ont invité à m'occuper de la toilette des gamins, dimanche. En fait, la chaînette de la chasse murale était cassée et trop courte. J'étais là, comme la statue de la Liberté, la main en l'air sur le reste de chaînette. "Alors, gamin, t'as fini, pousse, non di djo, y en a qui attendent". J'étais pressé, moi, parce que les responsables, compatissants, avaient installé un podomètre sur la chaînette - normalement, ça compte les pas quand on fait de la marche - et m'avaient promis un cent par coup de chasse. Alors, je tirais mon coup à tour de bras. J'ai triché, je disais prout prout et je tirais. Et hop, un cent. Prout prout, et hop, un cent. En une journée j'ai gagné 419 cents, soit 4 euros et une rawette, soit le prix de deux ballons. Mon banquier conseiller fiscaliste m'a dit que ce n'était pas rentable. Ah bon ! J'arrête, je cherche une ficelle pour mettre à la chasse.

21/08/2006

Cherche 273 ballons

Le gamin est chez sa mère. Pour ne pas m'ennuyer je suis allé donner un coup de main samedi à la fête du quartier. Comme je n'ai pas de compétence particulière ils m'ont mis au stand des lots de la tombola rapide. "Par ici, m'sieurs, dames, les beaux lots, tchikitchikitchik", "Allez, hop, doublez vos chances, prenez deux billets, tchikitchikitchic". "Venez gagner ce magnifique taille-haie électrique, tchikitchikitchic, il fonctionne, tchikitchikitchic". "Mesdames, que diriez-vous d'avoir ce couteau électrique géant, tchikitchikitchic, idéal pour découper du bison, de l'éléphant, des rondelles de cou de girafe, tchikitchikitchic". Je voulais absolument me défaire de cette saloperie de taille-haie qui prenait trop de place sur le stand et cachait les autres beaux lots : médailles de Lourdes, dés à coudre et autres paires de lacets. Alors je le faisais fonctionner et tournoyer, tchikitchikitchic, quand, distrait par la devanture d'une belle blonde, je n'ai pas vu le marchand de ballons qui était à côté, Ah ça, pour s'envoyer en l'air, ils se sont envoyés en l'air. D'un seul geste, athlétique et olympien, style cirque de Pékin à la tronçonneuse, j'ai tranché d'un coup involontaire et irréparable les 273 bouts de ficelle qui retenaient les ballons. J'ai voulu m'enfuir, profitant de ce que tout le monde regardait l'envol des ballons mais, pendant qu'ils s'envoyaient en l'air, j'ai pris mon pied. Mais je l'ai pris dans une allonge électrique qui alimentait le surgélateur du stand des crêmes glacées. On n'a vu le manque d'alimentation qu'en fin de journée, quand on n'a plus su distinguer fraise, pistache, vanille, chocolat. J'ai du acheter les 273 ballons et, le soir, les quinze litres de la défunte crême glacée. "Vous êtes notre meilleur client" a dit le responsable de la fête "Revenez demain, je vous donnerai une bon pour un tour en carousel". Je n'ai plus d'argent de poche pour mes vacances, juste de quoi m'offrir une sucette, ce que j'ai fait. Je cherche 273 ballons pour récupérer mon achat inutile.

12/08/2006

Cherche à me faire tout petit.

Ce samedi il y avait une animation au supermarché. "Cher monsieur, client fidèle, voyons voir ce qu'il y a dans votre caddy". "Heuuu". "Ah, ah, du cassoulet, oui, oui, oui, oui, douze boîtes, chers amis, que voyons nous dans le caddy de ce client fidèle, hein, douze boîtes de cassoulet. Alors". "Ben, heuuu, je reçois des amis, il a plu, j'ai essayé d'allumer le barbecue, il est inondé, les allumettes font pchouit, alors je vais cuisiner au micro-ondes". "Ah, ah, cher client, tout le monde vous regarde". "Bonjour, maman". "Non, non, nous ne sommes pas à la télévision, nous vous avons choisi pour être la ménagère modèle". "Je ne suis pas ménagère, je suis pensionné et je veux rentrer chez moi". "Ah oui, pour recevoir des amis, c'est celà, n'est-il pas". "Je veux rentrer, je dois retrouver ma scie à métaux pour découper les brochettes pour qu'elles entrent dans le micro-ondes". "Ah, ah, c'est celà, oui, c'est celà. Et là, dans votre caddy, que voyons-nous, un pot de chambre". "Ben, heuu, c'est pour faire une jardinière pour une amie". "Ah, ah, et là, hein, mesdames et messieurs, douze boîtes de préservatifs". "C'est pour faire un concours de ballon, celui qui ...". "Stop, cher client, des enfants nous regardent". "Je veux rentrer chez moi". "Chère ménagère". "Heuu, appelez moi monsieur". "Cher monsieur et client fidèle, vous êtes notre gagnant. Devinez quoi". "Heuu, une voiture ? un mobilhome ? une cure de tassaloptérapie ? 15 points Happy Days ? Un week end avec ...". "Cher monsieur, ménagère et client fidèle, vous avez gagné ..., vous avez gagné ..., vous avez gagné un cube de bouillon de poule". "Heuu, je peux rentrer chez moi". C'est stupide, j'ai perdu une heure pour un cube de bouillon de poule. La prochaine fois, quand il y aura animation au supermarché, je veux passer incognito.