28/06/2010

Prendre son pied de porc (2)

« Papa, tu m’as promis de m’expliquer le pied de porc ». « Gamin, c’est simple. Porc égale cochon ». « Comme quand tu vas sur les sites cochons quand je dors, papa ? ». « Non, gamin. Tu as déjà mangé une côtelette, non ? ». « Des côtelettes d’agneau chez Mamy et Papy ». « Je m’en doutais, gamin, tes grands-parents maternels te font sucer des bouts d’os barbecutés en te disant que ça sent bon le romarin en poudre. C’est ça ? ». « Oui, papa, ça pue le méthanol et il n’y a à manger que des patates à peine cuites dans du papier aluminium qu’il faut éplucher soi-même ». « Gamin, et ta maman ne t’épluche pas les pommes de terre ? ». « Non, Mamy et Papy m’explique qu’elle a trouvé un type qui sait la faire sauter et que ça la change de toi ». « Ah bon ! ». « Oui, papa ». « Sauter ? ». « Oui, papa ». « Pourvu qu’en la faisant sauter ce type la mette sur hors-bite ». « Oui, papa. Dis, papa, c’est quoi le pied de porc ? ». « Demain, gamin. Je te le dirai demain. Aujourd’hui il faut que j’imagine la boustifaille que les vieux cons te font bouffer ». « Oui, papa ».

18/09/2009

Bébé assume l'intérim - 6

Coucou, c'est Bébé. Mon aventuture, zut, mon aventure sur ce blog a commencé il y a six jours. Je ne sais pas comment revenir en arrière. Je n'ai pas su effacer aventuture. Revenir en arrière c'est tout un programme. Moi, par exemple, j'étais Bag-in-Box, d'où mon surnom de Bébé. J'ai quitté le Box. Personne n'arrive à revenir en arrière. Mon Box en carton a servi à allumer un barbecue. Les cendres ont été dispercées. Sans tambour ni trompette. Personne n'est venu à la dispersion des cendres. Des cendres, mais jusqu'où ? Jusqu'où peut-on descendre ? Y a-t-il un ascenseur dans la salle ? Pour remonter. Je parie qu'il y a un ascenseur et que c'est moi qui ne trouve pas le bouton pour remonter. Pourtant, des boutons, j'en avais beaucoup quand j'étais adolescente. Pour tous les étages d'un immeuble de mille étages. Je pressais sur les boutons mais ça a laissé de petits trous. A l'école de danse on m'appelait Emmenthal. Bandes de cons. Aujourd'hui j'ai un nouveau problème : je n'arrive pas à sortir mon bras gauche (à droite pour vous sur la photo) de ma manche gauche. La vie est une suite de problèmes qu'il faut résoudre, un par un. Aujourd'hui, pour moi, c'est sortir mon bras gauche. A demain.

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21/06/2009

Cherche un bon barbecue

Le dimanche c'est creux, pas beaucoup de lecteurs. C'est normal, c'est barbecue chez vous ou chez des amis. Le barbecue, la joie des bouchers. Hop, les viandes avariées, hop, dans une marinade avec des herbes réhydratées et avec de l'huile, hop, promotion, hop, brochettes, hop, bénéfice. Seul investissement : une baguette en bois. " C'est le vin rosé qui m'a rendu(e) malade ". Non, non, c'est la brochette de boeuf faite avec des morceaux d'une entrecôte qu'une dame est venue rapporté parce qu'elle n'avait pas commandé une entrecôte aux champignons. " Prends quelques spare ribs ". " C'est quoi ? ". " Des côtes d'agneaux ". " Elle est où, la viande ? ". " Tu dois ronger l'os ". " Ouaf, ouaf, j'ai pipi, c'est sur quel arbre que je peux lever la patte ?. " Où as-tu trouvé des merguez orange, il ont du se tromper dans les doses de colorants. Tu as l'étiquette avec la composition ? ". " Non, c'était en promotion, en vrac, au kilo, vente rapide, à consommer le jour même, ne pas congeler ". "Dis, il y a quoi pour manger. J'ai faim ". Je cherche un bon barbecue. Si nécessaire j'apporterai une bouteille de rosé. 

25/05/2008

Cherche le pote à Gérard

« Allo, Gérard ? ». « Oui, idiot, je t’ai reconnu ». « T’es vraiment un pote, si tu m’as reconnu.  Gérard. Dis, le type avec sa sale gueule d’enterrement, à ton barbecue, c’était qui ? ». « Laisse tomber, c’est un pilote-décès ». « Ah, il connaît Lolo Ferrari, alors ? ». « Mais non, idiot, il conduit des corbillards ».  « Ah bon. Heuuu ».

01/09/2007

Cherche les souvenirs

« Allo, papa ». « Ah, gamin, quelle surprise ». « Papy est sorti s’acheter des cigarillos, alors je te téléphone ». « C’est très gentil ». « C’est pour savoir ce que tu m’as ramené comme souvenir de vacances ». « Ah, c’est pour ça ». « Dépêche toi, papa, Papy va rentrer ». « Une djellaba, je t’ai ramené une djellaba ». « C’est quoi ? ». « C’est pour mettre sur toi quand tu iras chez un copain dont le papa fait un barbecue ». « C’est un bavoir pour pas faire de taches ? ». « « Très très grand, même qu’à l’hôtel tu peux être à poil en dessous, on ne voit rien ». « C’est comme une robe de mariée ? ». « Ecoute, gamin, c’est une surprise, tu verras. Et j’ai aussi une surprise pour Kiki et Pipette : des pistaches. Mais c’est dangereux ». « Pourquoi ? ». C’est tellement bon qu’on risque de tout bouffer avant de leur en donner ». « Papa, t’as rien ramené à manger ». « Si, si, j’avais oublié, alors en arrivant à l’aéroport, j’ai acheté une petite boîte de couscous ». « Pourquoi une petite boîte ». « Ne t’inquiète pas, le jour du couscous, j’irai acheter des frites ».

13/07/2007

Cherche la grossze ristourne

« Madame, félicitations ». « Merci, monsieur. Pourquoi ? ». « Chez vous il y a plein de chemises vertes ». « C’est la grande mode cette année. Vous en cherchez ? ». « Ben, oui ». « Vous avez du goût, monsieur ». « Ce n’est pas moi, c’est ma voisine de palier. Elle sait que je vais partir en vacances avec Gérard et que c’est elle qui va prendre soin de mon bonzaï. C’est elle qui m’a appris à faire des crêpes mais pas à les lancer. Je ne pars jamais en vacances avec elle parce que j’habite au cinquième. Je ne prends même pas l’ascenseur avec elle parce que ça jaserait dans l’immeuble. J’ai horreur quand ça jase. Je suis plutôt musique classique : la truite enchantée, le trou vert reverdit, Rolande la suce, Amadéousse Modzaar. Gérard, il dit que c’est l’inventeur de la modzarella, vous connaissez, le chewing gomme blanc qu’on met dans le plat de tomates avec le barbecue. J’ai fait une fois un barbecue mais je m’étais trompé, j’avais acheté six paquets de briquettes d’allumage mais je ne savais pas qu’il fallait aussi du charbon de bois. ». « Alors, vous avez choisi votre chemise verte ». « Ben non, je n’en trouve pas ». « Mais monsieur, vous êtes dedans, vous avez mis des chemises partout ». « Je n’en trouve pas avec une étiquette rouge ». « Quelle étiquette ? ». « Cinquante pourcent ». « Monsieur, je vous ai dit que c’était la nouvelle collection. Il n’y a jamais de soldes sur les nouvelles collections ». « Ah ».

24/08/2006

Cherche à éliminer des merguez

Les toilettes étaient occupées, l'urgence devenait insoutenable, je me tortillais dans tous les sens, je suis allé dehors me soulager dans un vieux bac en fer. Je ne savais pas que c'était le barbecue du copain. Il n'a jamais su l'allumer. Moteur noyé. Le copain pestait. Quel redoutable pesticide quand il s'y met. Moi : "Heu, non, rien vu, j'avais le dos tourné, j'admirais tes hortensias, peut-être une averse très localisée, c'est la mode en ce moment". Les nanas invitées se sont évaporées les unes après les autres. Dommage, car après les huit litres de sangria améliorée gin-vodka, elles étaient à point. C'est pas comme les merguez. C'est dégueulasse des merguez crus. J'ai essayé de les fumer avec un briquet mais la graisse explose. Le copain pesticide déprimait, il voulait se pendre à sa ciboulette. Quelle idée, un effet secondaire de la sangria je suppose. Non mais, je l'en ai empêché, la ciboulette, pour moi, c'est sacré. Quand un curé fera ses hosties en omelette à la ciboulette, je retournerai à la messe. Content que je reste avec lui pour contempler le désastre, le copain m'a offert les huit kilos de merguez. Crus. Oui, crus, pas cuits. Je cherche quelqu'un chez qui il ne pleut pas et qui fait un barbecue pour refiler huit kilos de merguez. Sangria s'abstenir, uniquement pastis.

12/08/2006

Cherche à me faire tout petit.

Ce samedi il y avait une animation au supermarché. "Cher monsieur, client fidèle, voyons voir ce qu'il y a dans votre caddy". "Heuuu". "Ah, ah, du cassoulet, oui, oui, oui, oui, douze boîtes, chers amis, que voyons nous dans le caddy de ce client fidèle, hein, douze boîtes de cassoulet. Alors". "Ben, heuuu, je reçois des amis, il a plu, j'ai essayé d'allumer le barbecue, il est inondé, les allumettes font pchouit, alors je vais cuisiner au micro-ondes". "Ah, ah, cher client, tout le monde vous regarde". "Bonjour, maman". "Non, non, nous ne sommes pas à la télévision, nous vous avons choisi pour être la ménagère modèle". "Je ne suis pas ménagère, je suis pensionné et je veux rentrer chez moi". "Ah oui, pour recevoir des amis, c'est celà, n'est-il pas". "Je veux rentrer, je dois retrouver ma scie à métaux pour découper les brochettes pour qu'elles entrent dans le micro-ondes". "Ah, ah, c'est celà, oui, c'est celà. Et là, dans votre caddy, que voyons-nous, un pot de chambre". "Ben, heuu, c'est pour faire une jardinière pour une amie". "Ah, ah, et là, hein, mesdames et messieurs, douze boîtes de préservatifs". "C'est pour faire un concours de ballon, celui qui ...". "Stop, cher client, des enfants nous regardent". "Je veux rentrer chez moi". "Chère ménagère". "Heuu, appelez moi monsieur". "Cher monsieur et client fidèle, vous êtes notre gagnant. Devinez quoi". "Heuu, une voiture ? un mobilhome ? une cure de tassaloptérapie ? 15 points Happy Days ? Un week end avec ...". "Cher monsieur, ménagère et client fidèle, vous avez gagné ..., vous avez gagné ..., vous avez gagné un cube de bouillon de poule". "Heuu, je peux rentrer chez moi". C'est stupide, j'ai perdu une heure pour un cube de bouillon de poule. La prochaine fois, quand il y aura animation au supermarché, je veux passer incognito.