03/03/2010

Cherche un chien avec 46 mètres de chipolata

Hier, j’ai acheté un tuyau d’arrosage de 50 mètres enroulé sur un dérouleur en promotion. N’ayant besoin que de quatre mètres pour aller du robinet de la cuisine au bonzaï qui est sur le balcon, j’ai pris la petite hache qui me sert à trancher les têtes des lapins que j’achète prédécoupés en barquettes au supermarché. Ces cons laissent la tête soi-disant pour montrer que ce n’est pas du chat et J’imagine le nombre de ménagères qui, voulant cuisiner un lapin en barquette, doivent s’armer d’une hache pour enlever la tête immangeable mais qu’elles ont payé au prix du râble et des cuisses. Schlâââ, dans le tuyau, les quatre mètres vont d’ici au palier mais les quarante-six mètres sont plus bas parce que, pour tendre le tuyau, je l’avais laissé pendre par le balcon du cinquième. Le temps de sortir de mon pyjama, d’enfiler autre chose et de descendre avec l’ascenseur et … plus rien. Je suppose qu’un chien s’est enfuit avec mon tuyau croyant que c’est de la chipolata. Si vous voyez un chien traînant 46 mètres de chipolata prévenez-moi. En cas d’achat par vous du tuyau je vous ferai une réduction.

17/12/2008

Cherche à me soulager

Quand j’ai un besoin urgent je cherche une boîte aux lettres pour me soulager. D’habitude ça se passe bien. Sauf hier. On m’a pris la main dans le sac, si je puis dire. Je ne savais pas que le type était en train de relever son courrier. « Germaine, viens voir, quelqu’un nous a mis du boudin de Noël dans la boîte aux lettres. C’est coincé, vas pousser par dehors ». Ouille, ouille, ouille. Le type ignore sûrement l’existence des psychologues qui préconisent le lâcher prise. C’est Germaine qui m’a sauvé. Quand elle m’a vu elle a crié au secours. Le type a gueulé : « Et si j’allais pisser sur votre fenêtre, que diriez-vous ? ».  J’ai juste eu le temps de lui crier : « Essaye toujours, j’habite au cinquième ».

15/10/2008

Cherche mes besoins journaliers

« Chaque bouteille vous apporte cinquante pourcent de vos besoins journaliers ». Incroyable, mais j’ai lu ça, écrit en grand, au salon de l’alimentation de Bruxelles. Je fais le calcul : si ce petit truc représente la moitié de mes besoins journaliers, deux et c’est la totale. Je dis non. Trop petit, mon ami, vous ne me connaissez pas bien. Quand je fais, je fais. Ils vendent les mini bouteilles par six, c’est de la folie. Six fois cinquante pour cent, ça fait trois fois cent pourcent de mes besoins journaliers, non. Pas possible, je manque de pot. Deux c’est trop peu et six, c’est Byzance, c’est Carcassonne, c’est le Puy de Dôme. Pourquoi Carcassonne ? Bonne question. Quand Carcassonne, je vais ouvrir. Mais si je suis sur le pot, à cause de mes trois cent pourcent de besoins journaliers, qui va aller ouvrir ?

11/11/2006

Cherche personnes dans le besoin

Génial ! Afin d'éviter les files et les malentendus, j'ai installé un détecteur de présence dans les toilettes. Dès que quelqu'un s'y assied, hop, il y a une lampe clignotante rouge qui s'allume à l'extérieur. D'accord, ça fait un peu pompier mais ça a l'avantage d'être clair : si c'est allumé, il faut se retenir. Pas la personne qui est dedans, bien sûr, éh, oh, vous me faites rire, ceux qui attendent. J'ai un problème : je voudrais tester le système. Mais je vis seul. Donc, soit je suis dedans et je ne vois pas si la lampe clignotante fonctionne, soit je suis dehors et il n'y a personne pour déclencher le système avec son postérieur. Je cherche des personnes dans le besoin, de différents poids. Papier offert.