02/10/2009

Cherche pourquoi j'ai eu un supplément

« Alors, papa, l’énigme d’hier, c’était quoi ? ». « Un arbre célèbre, gamin ». « Ah bon, il y a des arbres célèbres, papa ? ». « Oui, gamin : l’arbre génial à logique, l’arbre à Came (et Léon mais pas celui des moules), l’arbre de la pomme que, Adam, le con, a croqué dedans et a découvert qu’il était tout nu et que depuis on doit mettre des tongs et des strings à la plage, l’arbre aux quarante écus appelé également gingko biloba, l’arbre à lettres de Guillaume Tell et bien d’autres ». « Et celui-ci, papa, pourquoi il est célèbre ? ». « Parce que j’ai pissé dessus, gamin. C’est ma signature pour marquer mon passage. Il y en a qui prennent leur canif pour graver des insanités dans l’écorce mais moi, Biglodion, je respecte l’arbre et je l’abreuve. Vois-tu, gamin, dans le monde entier, mais surtout le long des routes de Wallonie, il y a des chats qui se disent : snif, snif, tiens, tiens, Biglodion est passé par ici ». « Mais, papa, si l’arbre était éclairé, on t’a vu ». « Pas longtemps, gamin ». « Pourquoi, papa ? ». « Parce que j’ai mal visé et que j’ai noyé le boîtier électrique ». « Et alors, papa ? ». « Et bien ça a fait bzzzzz pof, gamin ». « Et alors, papa ». « Il a fait tout noir, gamin ». « Et alors, papa ? ». « Les salauds de l’hôtel m’ont compté un supplément pour le fusible ». « Tu vois bien que tu as été vu, papa ». « Mais non, gamin. Je me suis vendu. A l’hôtel, quand ils m’ont vu dans mon attitude titubanesque et délire homme très mince, ils m’ont proposé de me ramener dans une brouette jusqu’à ma chambre ». « Et alors, papa ». « Comme je n’aime pas les brouettes parce qu’elles n’ont qu’une roue j’ai dit que j’allais m’alléger sur un arbre ». « Ah, c’est con, ça, hein, papa ». « Heuuu ».

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22/09/2009

Bébé assume l'intérim - 10

Coucou, c'est Bébé, Bag-in-Box sans le box. Et sans le ring. Cassius Clay peut aller se rhabiller. Le ring aussi, avec ses kilomètres de file chaque matin. Les français appellent un ring un périf'. Un périf quoi ? Un périfcope ? Les parisiens vont au boulot en sous-marin ? Sous-marin, c'est dans l'eau. Et sous-narines, c'est la moustache. Si la moustache, la pistache aussi. Ariel trois en un. C'est ma dernière apparition. J'ai eu grand plaisir à faire votre connaissance. Vous allez retrouver Biglodion dès demain. Je me demande s'il a pris de la bouteille. A mon avis il doit y en avoir plein son coffre, en caisses de douze, en carton de six. J'espère que ce salaud n'a pas ramené d'autres Bag-in-Box car je piquerais une crise de jalousie.

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21/09/2009

Bébé assume l'intérim - 9

To - ré - ador, ton - cul - n'est pas - en or, to - ré - ador. Coucou, c'est Bébé, Bag-in-Box, la nouvelle co(que)luche de Biglodion qui m'a nommée son intérimaire pendant sa cure de repos. Lui, il se repose. Je ne peux pas dire où il est mais vu la photo sur la carte postale que je viens de recevoir, il doit être passé dans (au moins) une cave à vin en Bougogne. Vu son écriture il a du écrire son texte après plusieurs dégustations. Je suis toute rouge, il m'appelle sa ballereine. Je n'ose y croire. Ou alors c'est une faute due au jus de la treille. Pendant ce temps là je répète. Toréador en garde, toréador, toréador, et songe bien, oui, songe en combattant, qu'un oeil noir te regarde, et que l'amour t'attend. Quand je répète je préfère chanter Toréador, ton cul n'est pas en or. De toutes façons le public n'y voit que du feu. Quand j'étais à la chorale nous devions chanter Let it be des Beatles. Nous avons toutes chanté Les p'tites billes, les p'tites billes, les p'tites biii-ii-illes.

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30/12/2008

Cherche à m'amuser

Je suis le gamin de Biglodion qui est parti en randonnée me chercher quelqu'un qui sait faire la cuisine. Je m'emmerde. Alors j'ai ouvert la cage de Kiki et Pipette, les hamsters. Incroyable, ça bouffe tout, ces machins, les pantoufles de papa, les fils électiques de papa, la moquette de papa, l'agenda de papa avec ses adresses, les factures de papa. Heureusement que papa n'est pas là.

29/12/2008

Cherche à faire le bip sonore

Bonjour, vous êtes bien sur le blog de Biglodion. Papa est en vadrouille et moi, je me démerde avec un ouvre-boîte, des boîtes de thon, des boîtes de petits pois extra-fins et un bocal de mayonnaise. Laissez votre message après le bip sonore.

02/03/2008

Biglodion se repose

Salut, les amis. Dur, dur, d’être tagué. Je le fus hier le premier mars 2008. Aujourd’hui je me repose. « Papa, papa, j’ai reçu mon bulletin. Tu dois le signer pour demain ». « Mmmm, montre le me le ». « C’est pas ma faute, papa, j’ai été distrait. Madame, elle dit que c’est une tare de famille ». « Comment ça ! C’est écrit en rouge que tu n’as pas fait tous tes travaux ». « Je fais quoi, papa ? ». « Donne-toi une baffe, fainéant ».

06:45 Écrit par Fanny dans petites annonces | Lien permanent | Commentaires (6) | Tags : tague, biglodion, bulletin |  Facebook |

01/03/2008

Tagué. Biglodion a été tagué !

J’ai été tagué par Gibritte de http://macedoine.skynetblogs.be/  Voici le règlement du "Tag"

Mettre le lien de la personne qui vous a taguée

* Mettre le règlement sur le blog

* Mentionner 6 choses / trucs sans importance sur vous

* Taguer 6 personnes en mettant leur lien

* Les prévenir sur leur blog
 

 

  1. Le soleil vous est parfois néfaste, les amis. Plus il y en a et moins j’ai de temps pour vous lire. Heureusement, le soleil se couche chaque jour. Et, quand le soleil se couche, je ne me couche pas. De plus, en hiver, je me lève avant lui.
 
  1. Je prépare mon plus long message pour le 10 mars. C’est un petit cadeau que je me fais. Comment être bien avec les autres si l’on n’est pas bien avec soi-même. Non, ce n’est pas de l’égoïsme. Simplement, le sourire est plus intense quand il vient du plus profond de soi.
 
  1. Le tag que je consulte le plus souvent est « armand riflache ». Puis je lis ou relis l’un ou l’autre des posts de cuisinefacile, au hasard. Parfois je comprends, parfois pas. Le pire, c’est quand je comprends quand je suis déjà dans le train. Vous voyez souvent un type éclater de rire en faisant des mots-croisés dans le train, vous ?
 
  1. Pour ceux qui l’attendent, maman revient sur le blog le 11 mars. J’en ai déjà peur. Maman est un personnage de friction. C’est aussi un personnage de fiction, sauf pour les œufs du frigo que j’avais peint en vert et qu’elle a jeté à cause d’une histoire de grenouilles qui volaient les œufs de poule pour mettre les leurs dans le nid déjà construit. On ne communique pas avec les morts, on communique avec leur âme. Avec ma vraie maman, ça marche.
 
  1. Je fus absent des blogs quelques jours après la mi-janvier. J’ai relaté l’incident le 24 janvier 2008 (à lire si vous l’avez loupé, ainsi que les commentaires de Rafaël qui n’en rate pas une !)). Je vois dois la vérité : c’est à cause du café. Pas le café qu’on appelle café mais qu’on devrait appeler bière parce que je n’y bois jamais de café. Non, le café, le vrai, en poudre, avec du lait en poudre et du sucre en poudre, tout en poudre sauf l’eau. Ce jour là je n’ai jamais bu ma première tasse vu que son contenu s’est retrouvé sur le clavier de l’ordi. Et Mik qui n’était pas là, lui qui sait écrire à son ordi ! Tout était bloqué sauf la souris. Après deux rouleaux d’essuie-tout et une dizaine de séances de sèche-cheveux, le « q » était libéré. Vous ne me croyez pas ? Allez lire les petites annonces des 15, 16, 17 janvier et suivantes : le seul tag est « q ». Et puis, ce fut la clinique. La clinique pour ordinateurs qui ne digèrent pas le café. Prothèse nécessaire. Je suis, encore aujourd’hui, dans la cabine de pilotage d’un airbus : un clavier pour la souris, les copié-collé et le « q » plus trois autres lettres, cinq cannettes de bière dont trois vides, un cendrier qui déborde, des piles de rappels de facture, des trous dans les chaussettes et ça m’énerve, et un deuxième clavier, à deux mètres du premier, pour une vingtaine de lettres de l’alphabet, et le gamin qui crie qu’il a faim, et le bruit de la roulette de Kiki le hamster que je n’ai plus huilée depuis belle burette. Heureusement, personne ne le sait.
 
  1. puisqu’il faut écrire six petites choses sans importance, parlons écologie : éclairons-nous au coton-tige. N’oublions pas que chaque coton-tige fait deux ouates.
 Je transmets le tag, avec plaisir et curiosité, àWally de http://humour-catholique.skynetblogs.be Jo-fo de http://jofo.skynetblogs.be Guglielmo de http://thoinot-plume.skynetblogs.be Claude de http://imagesdebelgique.skynetblogs.be Philippe de http://corvette-lover.skynetblogs.be  et à, suspens, le nommé est, le nommé est, saloperie je n'arrive pas à ouvrir l'enveloppe. Celui-là, je me le réserve pour le premier avril, tant pis pour l'entourloupe à la strictitude du règlement. Mon respect pour sa philosophie sereine, sa bonne humeur et son humour sain m'impose le premier avril, jour qui est au sourire ce qu'est le sapin aux boules de noël, garenne au lapin, salvatore à Adamo, Quik à Flupke, le normand à Gérard, la roulette à Kiki, et j'en passe et des moins bonnes. Rien ne vous empêche de parier entre vous.Amical bonjour à tous.

21/02/2008

Tûûût 06. Cherche à nourrir des amis

« Allo, le supermarché ? ». « Oui, monsieur, je vous écoute ». « Passez moi la poissonnerie ». « Un instant, monsieur ». « La poissonnerie, j’écoute ». « Bonjour, madame, ici Biglodion, client fidèle ». « Que puis-je pour vous, monsieur. ». « Passez moi la dame âgée qui est devant les scampis en promotion ». « Il n’y a pas de dame âgée ici, monsieur ». « Je m’en doutais. En fait, c’est maman. Je parie qu’elle a rencontré une copine et qu’elle papote ». « Monsieur, que puis-je pour vous ? ». « Quand elle arrive, dites lui de prendre 4 scampis en plus ». « Mais, monsieur ! ». « Si, si, c’est important, ce soir il y a Gérard et Nathalie et Albert et Josette qui viennent manger ». Tûûût, tûûût, tûûût.

28/10/2007

Cherche à enregistrer un CD

« Trois, quatre. Hmmm, hmmm, s’cuzez moi, c’est un chat. Hmmm, un chat dans la gorge. Je reprends : trois, quatre, hmmm, le chat n’a pas trouvé la souris ». « Candidat suivant ». « Non, non, trois, quatre, Mémééé, a perdu la raisooon, mémééé, on sait pas quoi en diiire, au lavoir t’as pas d’horizooon, tu ne connais plus les saisooons, demain tu vas partiiir, mémééé, a perdu la raisooon. Ah c'est toujours toi que l'on blesse, C'est toujours ton miroir brisé, Mon pauvre bonheur, ma faiblesse, Toi qu'on insulte et qu'on délaisse, Dans toute chair martyrisééée. Mémééé, a perdu la raisooon, mémééé, on sait pas quoi en diiire, au lavoir t’as pas d’horizooon, tu ne connais plus les saisooons, demain tu vas partiiir, mémééé, a perdu la raisooon. ». « Stop, merci monsieur. Monsieur … ? ». « Heuuu, Biglodion, pourquoi ? ». « Vous êtes hors concours ». « Heuuu, je pourrai enregistrer un CD ? ». « Revenez l’année prochaine, on verra ».

13/10/2007

Cherche la date

« Salut, Gérard ». « Hé, Biglodion, ça va, les pilules bleues ? ». « Heuuu. A propos, Gérard, sais-tu qu’ils impriment une date de péremption sur les préservatifs ? ». « Une date de péremption, sur les préservatifs, ça alors, comment le sais-tu ? ». « Hé, hé. Gérard, tu dois les dérouler jusqu’au bout ».

12/10/2007

Cherche la couleur

« Salut, Gérard ». « Hé, Biglodion. Dis, tu prends des pilules bleues, toi, hein ? ». « Heuuu, ben, je, heuuu, oui ». « Dis, quand tu les coupes en deux, c’est quelle couleur à l’intérieur ? ». « Heuuu, ben, je, heuuu, je ne sais pas ». « Hé, hé, je vois, tu dois prendre des pilules entières, hein, pour que ça marche ». « Heuuu ».

03/10/2007

Cherche à bien sauter

« Chef, venez voir Biglodion, vite ». « Hop, hop, hop, je m’élance et hop, sauté. Attention, je m’élance et hop, sauté ». « Qu’est-ce qu’il lui prend ? Il s’entraîne pour le saut de cannette aux jeux olympiques ? Appelez une ambulance ». « Non, chef, ce n’est pas trop grave cette fois-ci. Rappelez-vous, chef, vous lui avez dit qu’il sautait souvent du coq à l’âne. Je pense qu’il a mal compris. Il est allé au distributeur s’acheter une cannette de coca light et depuis il n’arrête pas de sauter du coca light ».

17/09/2007

Cherche à nourrir mes amis

« Allo, le supermarché ? ». « Oui, monsieur, je vous écoute ». « Passez moi la poissonnerie ». « Un instant, monsieur ». « La poissonnerie, j’écoute ». « Bonjour, madame, ici Biglodion, client fidèle ». « Que puis-je pour vous, monsieur. ». « Passez moi la dame âgée qui est devant les scampis en promotion ». « Il n’y a pas de dame âgée ici, monsieur ». « Je m’en doutais. En fait, c’est maman. Je parie qu’elle a rencontré une copine et qu’elle papote ». « Monsieur, que puis-je pour vous ? ». « Quand elle arrive, dites lui de prendre 4 scampis en plus ». « Mais, monsieur ! ». « Si, si, c’est important, ce soir il y a Gérard et Nathalie et Albert et Josette qui viennent manger ».

17/08/2007

Cherche une intellectuelle

« Bonjour, Gérard, bonjour, madame ». « Elle ne s’appelle pas madame, elle s’appelle Anne-Sophie-Dominique ». « Oufti, trois pour le prix d’une ». « Hé, toi, c’est pas mieux, hein, ose dire comment tu t’appelles ». « Moi, c’est aussi un prénom composé : Bi-Glo-Dion, Bi comme bibi, Glo comme gloglo pas glouglou gloglo et Dion comme la fille des autos De Dion Bouton, c’est Line Dion ». « Bibiglougloucomment ? ». « Nooon, pas glouglou, pas bon glouglou, gloglo, bon gloglo ». « Bonbongloglocomment ? ». « Gérard, j’abandonne, je te laisse avec ton prix Nobel des neurones actifs ».

22/05/2007

Cherche un puits de 120 mètres

« Après avoir vu le puits de 120 mètres de profondeur creusé dans la roche nous continuons la visite du château par les ». « Waw, waw, waw, waw, waw ». « Je disais : nous poursuivons la visite en ». « Youpie, oupie, oupie, pie, pie ». « Mesdames, mesdemoiselles, messieurs, je vous rappelle que la visite du puits est terminée, que vous avez déjà entendu le remarquable écho et que nous nous dirigeons à présent vers les cuisines ». « Casserole, serole, serole, erole, role ». « Je demande aux parents du petit garçon de l’éloigner du puits ». « Gamin, gamin, amin, amin, amin. Remonte, remonte, emonte, emonte, onte, ». « Stop. Ecoutez, je suis guide dans ce château depuis vingt ans. Personne n’a jamais fait une plaisanterie aussi stupide. N’oubliez pas que vous êtes dans un monument historique. N’oubliez pas ». « Le guide, guide, guide, guide ». « ça suffit, suffit, suffit,uffi, uffi. Je vous ai vu, là, c’est vous le perturbateur. Donnez moi la main pour le reste de la visite, compris. Vous êtes monsieur ? ». « Biglodion, glodion, glodion, odion, odion ».

09/04/2007

Biglodion au drive in

Biglodion au drive in

100.000 visites, 100.000 mercis. Pour fêter ça, je vous livre quelques paquets d’annonces déjà publiées et regroupées par thèmes : le gamin, maman, les rencontres, le supermarché, etc. C’est un peu mon « biesse tof » personnel. N’hésitez pas à me faire connaître le vôtre. Bon amusement. Amitiés.

Cherche un drive anti-dépression

« Hé, gars ». Le gars du drive-in à hamburgers : « Oui, monsieur, je vous écoute ». « C’est l’histoire du type qui repeint son plafond et … ». « Monsieur, passez votre commande, des gens attendent derrière vous ». « Je vois, je vois, je ne suis pas sourd, mais d’abord je vous raconte l’histoire du type qui ». « Monsieur, avancez, s’il vous plait ». « Mais je ne vais quand même pas téléphoner à SOS Suicide, je n’en suis pas à ce point; j’ai simplement besoin de parler à quelqu’un ». « Monsieur, allez-vous manger un hamburger ? ». « M’en fous, j’ai pas faim, je suis seul, c’est l’anniversaire du jour ou ma femme m’a quitté ». « Je pleure avec vous, monsieur, mais avancez, bordel de merde ». « Attends, attends, et alors, le copain du type qui est sur l’échelle dit ». « Stop, monsieur, allez vous garer, entrez et je vous offre le repas ». « Mais je ne suis pas seul aujourd’hui ». « D’accord, repas gratuit pour tout le monde si vous avancez ». « Je suis l’accompagnateur de l’autocar de japonais qui me suit. Avez-vous 84 places libres ? ». Je me suis retrouvé à la maison, encadré par des policiers. Je n’ai pas reçu mon hamburger. Je cherche un autre drive-in.

Arrêt des annonces

Le gamin a réussi ses examens. Pas d’annonce ce jour. Comme je lui avais promis en cas de réussite, nous sommes allé dans des drive-in de fast-food où l’on commande ses hamburgers par caméra. « Boudin ». « Nous n’avons pas de boudin, monsieur ». « Si, si, vous avez un boudin, la grosse à la caisse de droite ». « Mais, c’est ma fiancée ». Vroum, vroum, on démarre et on file à un autre fast-food, moi caché sous le tableau de bord et le gamin au volant : « Est-ce que mon papa est là ? ». « Venez voir, jeune homme ». « Peux pas, je conduis ». « Il est comment, ton papa ? ». « Avec une grande rousse qui a de gros lolos ». « Il y a bien une rousse mais elle est seule ». « Allez vite voir dans les toilettes, papa est peut-être coincé ». Vroum, vroum, on redémarre. « Je vouvou, heu, je vou, je vou, je voudrais un ham, ham, ham, je vouvou, je voudrais qu’on, qu’on, qu’on a, je voudrais qu’on a, a, a, arrête de klakla, de klakla, de klaxonner derrière ». Vroum, vroum, on démarre. Quelle belle soirée. On a fait quatorze fast-foods.

Arrêt des annonces (suite)

(vu la demande, ceci est la suite d’une annonce précédente) Le gamin a réussi ses examens. Comme je lui avais promis en cas de réussite, nous sommes allé dans des drive-in de fast-food où l’on commande ses hamburgers par caméra. - - - « Allo ». « Oui, monsieur, quelle est votre commande ? ». « Allo ». « Oui, oui, j’écoute ». « Allo, y a quelqu’un ? ». « Que désirez-vous, monsieur ? ». « Allo, a-llo, a-llo, a-llo, gamin, vas dire aux autres voitures que c’est fermé ». « Mais non, monsieur, c’est ouvert. Monsieur, je vous offre les frites si vous avancez votre véhicule. Que désirez-vous ? ». « Rien que des frites, trois kilos, plus les sauces ». « Bien, monsieur ». Vroum, vroum, un autre fast-food. - - - « Bonjour, monsieur, où sont les toilettes ? ». « Il faut rentrer, les toilettes sont au fond à droite ». « Je peux y aller en voiture ? ». « Non, monsieur, pourquoi ? ». « Ben, heu, j’ai déjà commencé, vous pouvez m’apporter un rouleau ? ». Vroum, vroum, un autre fast-food. - - - « Bonswâââr ». « Bonsoir, monsieur, je vous écoute ». « Alleï on m’a dit une fois qu’il y avait des soirées sado-maso chez vous. C’est à quelle heure ? ». « Mais, monsieur, il n’y a pas ça chez nous ». « Non alors, une fois, et bouffer vos trucs, c’est pas maso ? ». Vroum, vroum, un autre fast-food. - - - (le gamin est au volant, je suis caché) « Bonjour ». « Bonjour, bonhomme, mais tu n’as pas l’âge pour conduire ». « M’en fous, c’est pour une urgence. Il faut 120 saloperies au boeuf, 120 saloperies au poisson et 120 saloperies au poulet ». « Allez, déguerpis, c’est une blague ». « Ouiiiiiiiin, c’est pas une blague, c’est le mariage de ma soeur, le traiteur s’est retourné avec sa camionnette. Il faut qu’on mange ». « Ah, oui, oui, oui, combien tu as dit de hamburgers ? ». « Fallait prendre des notes. Papa a dit : si t’as affaire à un débile, vas chercher 250 cervelas et 250 portions sauce andalouse à la friterie de la gare ». Vroum, vroum, autre fast-food. - - - « Bonjour, Gilbert ». « Bonjour, monsieur, je ne suis pas Gilbert, je suis le gérant adjoint ». « T’es devenu gérant à deux joints, Gilbert ». « Monsieur, passez votre commande ». « Gilbeeeeeert, hou hou ». « Je ne vous connais pas, monsieur ». « Hé, ho, Gilbert, la vapeur de la graisse à frites t’a bouché les neurones, hein ». « Monsieur, je ne vous connais pas, quelle est votre commande ? ». « Gérard ! Mais oui, tu es Gérard. A l’école, rappeles-toi, on t’appelait Gérard Menvuhaussicon ». Vroum, vroum, autre fast-food. - - - (le gamin au volant et à la caméra) « Est-ce que papa a fini ? ». « Heu, pourquoi ? ». « Parce qu’après c’est mon tour ». « C’est ton tour de quoi ? ». « Mon tour d’aller aux chiottes parce que papa a laissé cramer les raviolis et qu’il a bouché les toilettes en les jettant ». Vroum, vroum, maison. « Papa, on le refera, hein ».

08/04/2007

Les blagues de Biglodion

Les blagues de Biglodion

100.000 visites, 100.000 mercis. Pour fêter ça, je vous livre quelques paquets d’annonces déjà publiées et regroupées par thèmes : le gamin, maman, les rencontres, le supermarché, etc. C’est un peu mon « biesse tof » personnel. N’hésitez pas à me faire connaître le vôtre. Bon amusement. Amitiés.

 

Cherche à vous distraire au restaurant

Dans tous les restaurants il y a des cuillères. L’important est d’avoir en poche un sachet de petits pois secs. Un petit pois dans la cuillère, hop, un coup sur la queue de la cuillère et .... Suspens. Soit il y a ploutch, soit il n’y a pas ploutch. S’il y a ploutch, c’est dans le potage, à une autre table. S’il n’y a pas ploutch, on recommence. Et ploutch, dans le potage. Le plus comique, ce sont les garçons de salle qui se demandent pourquoi des clients regardent le plafond. Alors, ils regardent le plafond. Alors, les autres clients regardent le plafond. Puis, le chef arrive et regarde le plafond. Puis, le patron vient et regarde le plafond. Normalement, dans un restaurant, on regarde dans son assiette. Si vous allez ce week end au restaurant et que les garçons et les clients regardent le plafond, c’est que je suis près de vous. Mais, pour garder l’anonymat, je regarderai le plafond aussi. Hé, hé, hé., plafond

 

Cherche collaborateurs pour le restaurant

Je suis allé au restaurant. J’ai catapulté des petits pois secs avec une cuillère. Ca commençait à marcher : deux ploutch dans des potages à des tables voisines et de premiers regards vers le plafond, histoire de faire devenir fous les garçons de salle. « Puis-je vous être utile ? ». ‘Heu, ... , bêê, c’est que ... , heu, bonjour ». Je n’avais pas vu un garçon derrière moi. « Excusez-moi, je crois que je commence Parkingsonne, j’ai des gestes inconsidérés ». « Suivez-moi, Monsieur ». « On va à la pharmacie ? ». « Non, aux cuisines ». « Vous en avez plusieurs ? ». Plusieurs quoi, Monsieur ? ». « Chez moi je dis : je vais à la cuisine, hein ». « Le chef veut vous parler ». « Votre chef de service ? ». « Le chef-coq ». « Ha, on pourra voir sa poule et ses poussins ? ». « Ne rigolez pas, Monsieur. Chef, voici l’andouille qui expédie des petits pois en l’air ». Waouw, impressionnante, la crête blanche du coq. Lui, petit, rondouillard, heureusement pour qu’il puisse passer aux portes, hé, hé. J’ai eu peur, un instant j’ai cru que j’étais en audience chez le pape. « Monsieur, c’est avec des gens comme vous que je vais perdre mon étoile ». « Vous êtes shériff ? ». (une voix, dans les cuisines) : « Deux moules, à la vingt-trois ». « Ha, ha, ha, vous donnez des surnoms aux clients habituels ». « Monsieur, prenez la porte ». « J’en ai déjà assez chez moi ». « Monsieur, je ne veux plus vous voir ». « Mais, hé, ho, hein, j’ai à peine touché au potage. Auriez-vous un Tupperware ? ». « J’ai dit : dehors ». « Et les huitres pochées à la fondue d’endives, et la bavette à l’échalotte ? ». « J’ai dit : dehors ». « Vous ne m’avez pas reconnu parce que j’ai maigri mais je suis le bonhomme michelin et je m’occupe d’un guide des restaurants ». Je me suis retrouvé à la rue, sans la porte qu’il avait proposé de prendre. Pour oublier tout cela je cherche cinquante volontaires pour faire une bataille de petits pois dans le même restaurant le week end prochain.

 

Cherche poste d’entraîneur féminin

Je me suis enfoui de l’infirmerie en tenant mon pantalon et la seringue dans la cuisse pendant que l’infirmière avait le dos tourné. J’ai rempli la seringue d’eau et je visite les abribus. Je repère les mémères à chienchien. J’ai la seringue remplie dans le pantalon avec l’aiguille qui dépasse. Invisible. Que vois-je ? Une mèmère et son chienchien qui attend le bus. Pfroouuut, j’envoie un jet d’eau sur la jambe de la mémère. Réflexe de la mémère : coup de pied au cul du chienchien. Je l’ai déjà fait vingt-trois fois. Oufti, quels shoots ! J’ai vu des chienchiens se retrouver sur la façade d’en face. Et pas n’importe quoi, des chienchiens avec des permanentes, des noeunoeuds roses, des petits slips écossais. Je repère les meilleures footeballeuses. Je cherche un emploi d’entraîneur dans un club de footeballe féminin d’âge mûr.

07/04/2007

Biglodion cherche (2)

Biglodion cherche (2)

100.000 visites, 100.000 mercis. Pour fêter ça, je vous livre quelques paquets d’annonces déjà publiées et regroupées par thèmes : le gamin, maman, les rencontres, le supermarché, etc. C’est un peu mon « biesse tof » personnel. N’hésitez pas à me faire connaître le vôtre. Bon amusement. Amitiés.

Cherche cohabitante

J’ai cru faire une bonne affaire au marché en achetant douze slips pour le prix de huit. Erreur. Ils sont beaucoup trop larges à l’usage. Ils tombent. Je marche comme un canard homosexuel, un petit coup de derrière à droite, un petit coup de derrière à gauche. Je n’ai plus qu’à faire coin coin pour paraître naturel. Ou alors, je fais le phoque : honk, honk, honk et je bats des mains. Au parc communal, d’accord, mais au supermarché, en poussant un caddy, honk, honk, honk, ça pas être possibeul. Quand je remonte mes slips trop larges sur mes épaules pour avoir les mains libres pour tenir le caddy, je suis trop serré du, de la, des, disons, des bijoux de famille. Je dois faire des pointes. Avec les pieds. Comme une danseuse. Nouréev au supermarché. Tapetipetap ploum ploum, tapetipetap ploum ploum, les balais du vingtième siècle. J’ai essayé, j’ai eu la sécurité du supermarché sur le dos. Rien que sur le dos, heureusement. Je ne vais quand même pas utiliser mes slips pour faire du parapente, non. Je cherche cohabitante de slip pour danser la lambada.

Cherche un plan de Liège

« Coralie, tu nous quitte à 81 ans ». Coralie, Coralie, c’est quoi ce truc, je suis venu représenter le service à l’enterrement de Gérard. « Coralie, tu as choisi de rester jeune fille pour élever tes vaches ». Ha , ha, ha, Gérard, élever des vaches, qu’il est con ce curé, Gérard jeune fille, je vais pisser de rire, ha, ha, ha. « Coralie, tu n’es pas seule, un paroissien est là, je lui cède la parole ». Qui ? Moi ? « Heu, Gérard, tu es là, Gérard ? Dans la caisse ». « Mon fils, la douleur vous égare, il s’agit de Coralie ». « Mon père, c’est vrai, je le confesse, je suis égaré, je cherche Gérard, il est mort à Liège, j’ai la couronne offerte par service dans le coffre de ma voiture, où est Gérard ».  Merde, je me suis trompé d’église. Qui peut m’envoyer d’urgence un plan de Liège.

Cherche maman

« Profitez-en, aujourd’hui le cabillaud est à 19,90 euros ». « Pardon, madame, j’ai perdu ma maman ». « Ho, pauvre monsieur, elle avait quel âge ». « Non, non, je l’ai perdue dans le supermarché ». « Ah, vous vous appellez comment, je vais faire un appel ». « Biglodion ». « Avis à notre aimable clientèle, monsieur Bildoguion attend sa maman à l’accueil ». « Non, non ». « Comment, non non ? ». « Vous devez dire ‘le petit Biglodion’ sinon elle ne viendra jamais ». « Avis à notre aimable clientèle, monsieur Petit Bill Godion attend sa maman à l’accueil ». « Passez-moi le micro ». « Non ». « Si ». « Je vais avoir des ennuis avec le directeur ». « Hé, ho, j’ai perdu maman du côté des surgelés, elle a la manie de prendre les paquets de tout en bas parce qu’ils sont plus froids. Elle est peut-être coincée dans la banquise, passez-moi le micro ». « Heu, mais la promo du cabillaud ». « Je m’en charge ». « Mais ». « Y a pas de mais, allez aux surgelés, appelez spéléo-secours ». « Et le cabillaud ». « Allo, un, deux, ça marche ce truc, un deux, vous m’entendez, le cabillaud, m’sieurs, dames, c’est plein de phosphore, dépéchez-vous, maman arrive et va tout rafler, maman, si tu m’entends, ne prends pas de cabillaud, ils le liquident parce qu’il n’est plus frais, maman, reviens, ça suffit, c’est pas des jeux à faire à 80 ans, ah oui, j’oubliais, le cabillaud, m’sieurs dames, caca bibi yoyo, ca bi yo, ca bi yo, hou houuu, maman, reviens, je veux rentrer maison, j’ai pipi, je m’excuse de t’avoir traité de vieille dentelle, cabillaud, m’sieurs dames, si vous retrouvez maman, je vous offre une crevette, di dju, maman, si tu ne sors pas de ta cachette je t’envoie au home, na ». Plus jamais, plus jamais je n’amènerai maman au supermarché.

 

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06/04/2007

Biglodion cherche (1)

Biglodion cherche (1)

100.000 visites, 100.000 mercis. Pour fêter ça, je vous livre quelques paquets d’annonces déjà publiées et regroupées par thèmes : le gamin, maman, les rencontres, le supermarché, etc. C’est un peu mon « biesse tof » personnel. N’hésitez pas à me faire connaître le vôtre. Bon amusement. Amitiés.

Cherche une dame avec une soucoupe pour s’occuper des toilettes

J’ai acheté par correspondance 64 rouleaux de papier toilette « Triple épaisseur, le confort du postérieur ». Ils ont livré 64 paquets de 24 rouleaux. Tant pis. Il vaut mieux trop que trop peu dans ce domaine. Mais, dans l’appartement, on dirait qu’il y a les barricades. Pour les écouler plus rapidement j’ai mis sur la porte de l’immeuble une pancarte : « Toilettes au cinquième. Triple épaisseur. PAF 0,30 cents. Essuyez vos pieds avant d’entrer ». Ca marche, hier j’ai eu six personnes dont une qui n’est pas arrivée à temps. Ceci démontre l’utilité de pallier au manque de toilettes publiques en Belgique. Je me suis installé une chaise près des toilettes et j’ai amené la table de nuit sur laquelle j’ai mis une soucoupe avec « Ne m’oubliez pas. PAF. PAF. PAF ». La quatrième personne est venue pendant que je cuisais les raviolis pour le gamin. Carbonisés. On dirait des bouts de pneu. Je cherche une dame qui pourrait rester sur la chaise. Tricot autorisé.

Cherche quelqu’un pour le retour

Exceptionnel pour un samedi : une annonce pour du covoiturage à peu de frais. Ce jour, je pars chargé, vers 11 heures 45, de l’église jusqu’au cimetière. Je reviens à vide. Coffre très long, possibilité de s’allonger durant le trajet. Légère odeur de fleur pas désagréable. Une seule condition : ne pas parler. Je ne suis pas habitué à ce qu’on parle derrière moi. Si vous parlez, je vais paniquer et nous risquons d’aller au fossé.

Cherche un pince-nez à filtre

J’ai attrapé une crise d’éternuement. Atchaaaaa. C’était à l’école du gamin. Atchaaaaa. Atchaaaaa. J’étais sur scène derrière le papa de Justin. Lui, il faisait la tête et les pattes de devant du cheval et moi, plié en deux, je faisais le corps et les pattes de derrière. Atchaaaaa. Atchaaaaa. Il était à l’air libre, lui. Atchaaaaa. Moi, sous une couverture qui devait déjà exister au temps des cavernes. Atchaaaaa. Il y avait plus de poussières que de tissus. Atchaaaaa. Atchaaaaa. Les enfants étaient, paraît-il, sidérés. Atchaaaaa. Ils avaient appris à l’école qu’un cheval fait Hîîîîîîî. Je ne savais faire que atchaaaaa. Le papa de François, qui devait faire le cow boy, était plié en quatre de rire. Il n’arrivait pas à dire son texte. « Je suis la terreur de loulou, ha, ha, ha, je suis, hi, hi, hi, la terreur de l’Ouest ». Moi : « Atchaaaaa ». Le week end prochain on refait ça à l’école des filles. Ce serait idiot de ne pas profiter du prêt de la couverture, a dit le directeur commun aux deux écoles. Je cherche d’urgence un pince-nez efficace.

05/04/2007

La voisine de palier de Biglodion

La voisine de palier

100.000 visites, 100.000 mercis. Pour fêter ça, je vous livre quelques paquets d’annonces déjà publiées et regroupées par thèmes : le gamin, maman, les rencontres, le supermarché, etc. C’est un peu mon « biesse tof » personnel. N’hésitez pas à me faire connaître le vôtre. Bon amusement. Amitiés.

 

Cherche témoins chez la fleuriste

Hier c’était le 08 mars. Pour la journée mondiale de la femme, et pour me réconcilier avec elle, je suis allé offrir un bouquet de grosses fleurs à ma voisine de palier. Quand elle a ouvert et qu’elle a crié « C’est quoi, ces poireaux » j’ai compris que les fleurs étaient restées dans l’ascenseur, de l’autre côté de la porte. L’autre porte, celle de ma voisine de palier, a claqué. Je recherche les personnes qui m’ont vu acheter des fleurs entières. C’est pour un témoignage.

 

Cherche comment entretenir ma queue

Ma voisine de palier dit que j’ai une belle queue. Longue et bien souple. Et douce au toucher. Pourtant je l’ai eue pour trois euros, au marché. Chaque fois que ma voisine de palier tripote ma queue, elle perd des poils. Ca doit être une vieille queue. Ou celle d’un vieux renard. Une queue de renard chauve, ça va faire ridicule. Autant pendre au mur un bout de chipolata. Je cherche des moyens, anti-pelliculaires ou longueurs et pointes, pour garder les poils.

 

Cherche rencontre, si pas sérieux s’abstenir

J’avais mis une annonce dans « Rencontres, si pas sérieux, s’abstenir ». J’ai eu une seule rencontre, un seul contact, un seul rendez-vous, dans un café. Et là : paf. Manque de chance, coup du sort, erreur de l’horoscope : c’était ma voisine de palier. On a fait semblant de rien : « Il fait beau ». « Oui, oui, et peut-être que demain aussi, n’est-il pas? ». « Oh, oh, et pour après-demain, avez-vous des nouvelles? ». Nous avions l’air idiots tous les deux, avec, en main, un pain campagnard 800 grammes emballé coupé. C’était le signe de ralliement imaginé par l’agence de rencontres. En entrant dans le café prévu pour la rencontre, en agitant mon pain campagnard à bout de bras, je n’ai pas reconnu tout de suite ma voisine de palier, tellement sa poitrine avait grossi. A mon avis, elle triche. On s’est quitté bêtement en se disant : « Heu, ben, bon, c’est que, heu, faut que j’y aille, je dois faire des courses ». « Heu, bon, ben, moi aussi, je dois passer à la boulangerie ». Je cherche une rencontre, mais si pas sérieuse, s’abstenir.

04/04/2007

Recherches difficiles de Biglodion (2)

Recherches difficiles (2)

100.000 visites, 100.000 mercis. Pour fêter ça, je vous livre quelques paquets d’annonces déjà publiées et regroupées par thèmes : le gamin, maman, les rencontres, le supermarché, etc. C’est un peu mon « biesse tof » personnel. N’hésitez pas à me faire connaître le vôtre. Bon amusement. Amitiés.

 

Cherche un remplaçant cinq à dix minutes

J’ai trouvé un petit boulot pas trop fatiguant, sauf pour les bras. Je fais épouvantail au milieu du champ d’un fermier. Je peux bouger. Je dois même bouger, m’a-t-il dit, et faire clap-clap avec les mains et wouahwouah, coincoin, panpan, tacatacatac, vas-t’en sale bèbète avec la bouche. Mon problème c’est que j’ai souvent pipi et que le petit bois le plus proche est à trois minutes. Quand je reviens, le champ est un véritable fast food plein d’oiseaux. Si ça continue le fermier va me virer. Je cherche un remplaçant intérimaire, fort dans les bras, pour quelques fois quelques minutes.

 

Cherche à éliminer de méchantes odeurs

Ca y est, le gamin est revenu. Sa mère me l’a expédié en camionnette taxi. Avec son linge sale, ses devoirs de vacances pas faits et vingt-trois sacs de coquillages. Il veut les trier chez moi. « Parce qu’il y en a encore des vivants et que chez toi, papa, il n’y a pas de chien ». Quoi, des vivants ! Des moules, oui, surtout avec des frites, mais pas des petits crabes qui grimpent partout. La baignoire est remplie. Et l’évier. Et le lavabo. Et les toilettes. Plus mes trois casseroles. J’ai du mettre du sel, pour « respecter leur culture » qu’il disait. Faut pas le lui dire mais j’ai aussi mis du poivre et des cubes de bouillon de poule, on ne sait jamais, c’est peut-être mangeable. Le gamin veut faire un World Sea Live Machin pour ses copains. Au cinquième étage ! Pourquoi pas des requins, tant qu’il y est. Mais ça pue, ce truc, il doit y avoir des morts. Si j’avais su, j’aurais pris un bain avant qu’il ne rentre. Je cherche un déodorant surpuissant spécial mer du nord.

 

Cherche un réparateur multifonctions

Le gamin est revenu de la mer avec 23 sacs de coquillages et de crabes vivants. Je les ai parqués où j’ai pu : baignoire, évier, casseroles. J’ai cauchemardé toute la nuit, je voyais des crabes partout. Et lui, le gamin, c’est nouveau, il parlait en dormant « Pipi, pipi ». Et qui a fait pipi au lit. Non, non, pas lui. J’ai rêvé d’avoir été secouru de la noyade par un hélicoptère. Au matin, j’ai pris ma décision : « Gamin, voici une liste de courses, vas faire vroum vroum avec le caddy au supermarché ». Ouf, enfin seul. J’ai pris mon courage à deux mains et un marteau dans l’autre et j’ai éliminé les crabes. L’évier est méconnaissable, il y a six trous dans la baignoire, les casseroles sont bombées et ont transformé la plaque vitrocéramique en puzzle géant. Je cherche un spécialiste casserole, évier, baignoire et puzzle.

 

03/04/2007

Biglodion et la canicule de juillet 2006

La canicule de juillet 2006

100.000 visites, 100.000 mercis. Pour fêter ça, je vous livre quelques paquets d’annonces déjà publiées et regroupées par thèmes : le gamin, maman, les rencontres, le supermarché, etc. C’est un peu mon « biesse tof » personnel. N’hésitez pas à me faire connaître le vôtre. Bon amusement. Amitiés.

 

Vacances à la mère – 1

Et paf, les vacances sont finies. Maman est repartie. Elle a téléphoné au fils d’une de ses amies pour la reconduire en voiture. Je voulais la ramener dans le caddy que j’ai chipé au supermarché mais elle n’a pas voulu : « ah, non, tu vas pousser très vite et ma jupe va s’envoler, ah non ». Tant mieux car si, sur la route, le caddy est très maniable, dans l’herbe ou le gravier, il faut le tirer ! Tirer le caddy, mais aussi maman, ses deux valises, sa machine à coudre et le reste de salade qu’elle veut reprendre pour manger demain car elle dit que je vais la laisser moisir dans le frigo, que ce n’est pas bien parce que j’ai besoin de vitamines naturelles et pas en gellule et que ce n’est pas pour des prunes qu’elle a nettoyé le frigo. L’important : elle est partie. Je vais pouvoir me partager entre ma résidence secondaire, la cave, très fraîche en cette période de canicule, et l’appartement du cinquième pour prendre des douches quand je veux, na. Les détails de mes vacances à la mère suivront les jours prochains.

 

Vacances à la mère – 2

Maman est venue loger dans l’appartement durant ma semaine de vacances. « Puisque tu es seul, c’est le moment de faire ton nettoyage de printemps ». « Mais, maman, on est seulement en été ». « Ton nettoyage de printemps d’il y a deux ans, idiot ». « Mais, maman, c’est la canicule, je suis juste bon à hiberner ». « Vas hiberner dans ta cave, idiot ». Maman et moi avons fait vacances séparées : elle au cinquième et moi au moins un, dans la cave. Et comme ça, pas, ou très peu, de problème de générations. Je voyais maman plusieurs fois par jour : aux repas qu’elle préparait et aussi quand j’avais pipi, ce qui arrivait souvent puisque c’est dans la cave que j’entrepose les casiers de bière. Je n’avais jamais autant voyagé, en ascenseur. « Pipi, pipi, pipi ». « Tu m’as fais peur, idiot ». Et chaque fois, l’aller et le retour. Mais les trajets sont monotones. Alors, à l’aller je m’imaginais au départ dans la fusée spatiale : « Allo, la terre, attention, je vais pousser sur cinq ». Au retour je me prenais pour le commandant Cousteau : « Prêt pour la plongée en bathyscaphe. Fermeture de l’écoutille ». « Tais-toi, idiot ». « A tout à l’heure, maman ». « Chers téléspectateurs, que vois-je ? L’épave d’un sous-marin belge coulé lors de la journée Portes ouvertes. Et là ! Des casiers de bière. Je rends l’antenne ».

 

Vacances à la mère – 3

J’ai passé mes vacances à la cave, vu la canicule, pendant que maman avait envahi l’appartement au cinquième. Parfois, quand je remontais pour faire pipi, elle me donnait une mission : « Vas nous acheter une laitue ». « Heu, c’est quoi,ça ? ». « Demande à la marchande, idiot ». « Mais, maman, là où je vais, il n’y a plus de marchande, il y a des brouettes à quatre roues et il faut se servir soi-même ». « Tu as déjà vu une salade, idiot, et bien achètes une salade ». Hop, ascenseur, puis je partais, en tongs et en chemisette, un casier de bière vide à chaque main. « Bonjour, madame, fait chaud, hein ». Et je revenais, en tongs et en chemisette, avec un nouveau casier de bières à chaque main et le sac avec la salade entre les dents. « Honhour, hahaheu, hait haud, hein ». Hop, ascenseur, moins un pour les casiers, plus cinq pour la salade. « Maman, maman, regarde, avec mon fusil à bouchon j’ai abattu une salade en plein vol ». « Et le sac, idiot, tu l’as aussi abattu en plein vol ? ». « Heuuuu, qu’est-ce qu’on mange ce soir ? ». « Salade, lardons, patates rissolées ». « Mais c’est un trois étoiles de chez Lepneu, ici ». « Je te rappelle pour la niènième fois qu’on ne parle pas la bouche pleine ». Ca, c’était ma chance, maman ne me parlait pas pendant les repas.

 

Vacances à la mère – 4

Maman est venue en vacances dans l’appartement et moi je suis resté dans la cave, vu la canicule. Aujourd’hui, journée nostalgie. J’étais remonté au cinquième pour faire pipi. Elle : « Est-ce que tu vas parfois sur la tombe de ton idiot de père ? ». « Heuuu, oui, enfin, pas loin, à l’entrée du cimetière il y a une fosse pour les déchets verts, j’y porte les couennes de jambon et les croûtes de fromage en tranche ». « Jamais de fleurs sur sa tombe ? ». « Si, si, il y avait un jour une promotion pour des sachets de graines mixed border. j’ai déposé un sachet et je lui ai dit : démerdes-toi, moi j’y connais rien, choisis ce que tu aimes bien ». « Et alors ». « Ben, heu, j’ai reçu un coup de pied au cul pendant que je faisais salamalec comme les musulmans mais je n’ai pas vu de qui ». « T’es musulman, maintenant ». « Ben, heuuu, y avait pas de bénitier, alors je ne savais pas quoi faire ». « Tu es encore plus idiot que lui, idiot ». « Enfin, maman, papa c’est mon père ». « C’est bien ce que je dis. Une fois il m’a eu : par surprise et par une belle soirée d’été. Résultat : toi ». « Hé, hé, hé ». « Et sur ma tombe, tu mettras quoi ? ». « Des salades, maman, des salades, tu les prépares tellement bien ». Maman n’a plus rien dit. Ouf.

 

Pour ceux qui en redemande, la suite des « Vacances à la mère » est accessible via la colonne de droite Archive par jour aux dates suivantes : 27/07/2006, 29/07/2006, 31/07/2006, 01/08/2006, 02/08/2006 et 03/08/2006.

 

02/04/2007

Poissons d'avril de Biglodion (2)

Poisson d’avril (2)

100.000 visites, 100.000 mercis. Pour fêter ça, je vous livre quelques paquets d’annonces déjà publiées et regroupées par thèmes : le gamin, maman, les rencontres, le supermarché, etc. C’est un peu mon « biesse tof » personnel. N’hésitez pas à me faire connaître le vôtre. Bon amusement. Amitiés.

 

Cherche à comprendre ce qui s’est passé

J’ai téléphoné à ma mère : « Allo, maman, je t’invite ». Elle : « Oh, oh, c’est nouveau, ça ». Moi : « Poisson d’avril ». Elle : « J’arrive ». Moi : « Hé, ho, c’est un poisson d’avril, j’ai dit ». Elle a raccroché. Aïe, aïe, aïe, aïe, aïe, elle va débarquer, elle va voir les souris et les crèpes collées au plafond. J’ai du gaffer. Je cherche à comprendre où est l’erreur.

 

Cherche le prix d’une vache sur pied

Hier après-midi, premier avril, grimés, avec deux copains nous nous sommes fait passer pour des représentants du ministère de l’agriculture et nous avons sonné à la porte d’un pote qui habite à la campagne : « Bonjour, Monsieur, il est revenu aux grandes oreilles du ministre que vous élevez des moutons avec beaucoup d’amour ». « Ben, heu, oui, pourquoi ? ». « Vous avez été primé et regardez, derrière nous, une vache, Marguerite, c’est le premier prix, elle est à vous ». « Germaine, Germaiiiiiine, viens voir, la famille s’aggrandit ». Je vous le donne en mille : il a fait rentrer la vache chez lui, le salaud. Il l’a baptisée au mousseux et nous on a juste eu droit à une limonade et encore il a fallut qu’on insiste du genre ah, les émotions ça donne soif. Nous n’avons jamais osé lui dire que la vache était un poisson d’avril. Une heure après nous étions en train d’expliquer la boulette au fermier qui nous avait loué la vache pour une demi-journée. Il nous réclame un prix gastronomique : autant de kilos de steack, gnagnagna, autant d’entrecôtes, gnagnagna, autant de carbonnades, gnagnagna, autant de kilomètres de saucisse pur boeuf, gnagnagna, autant de spirales de chipolata, gnagnagna, autant de faux-filet, petit-nerf, pelé, plate-cuisse, aiguillette, grosse-cuisse, jarret. Vous le saviez, vous, qu’il y a tout un supermarché dans ce quadrupède à quatre pattes sensé faire du lait ? Quand le fermier a encore ajouté une queue, une langue, une descente de lit en cuir naturel, j’ai vu rouge et je lui ai dit de ne pas oublier les magrets, le waterzooï et les cuisses de grenouille. Il voulait les ajouter à sa liste. Bref, nous nous sommes fait couillonner. Nous cherchons à connaître le prix d’une vache, une vraie, sur pied, pas une en pièces détachées dans des barquettes.

 

Cherche la revanche qui se mange comme un plat froid

Le premier avril, en revenant du bureau, je me suis retourné au moins vingt fois : rien derrière. Et pourtant, j’avais l’impression d’être suivi par un vieux vélo. Pas de vélo. Le bruit turlupinait dans ma tête et je fus distrait et me trompâtes de chemin. C’est en demi tournant que je vis que ces connards de débiles de collègues avaient attaché un vieux poêlon en aluminium à ma mallette. J’ai pris des couleurs, surtout du rouge, sur les joues. Je suis rentré à la maison la mallette à la main et le poêlon dans l’autre. Ce n’est qu’en rentrant que j’ai vu qu’ils avaient collé dans le dos une affichette « Just married » dans le dos de mon imperméable. Bandes de cons. Hé, c’est le trajet que je fais tous les jours, je suis connu. Je vais faire l’innocent au bureau, je ne dirai rien. Mais ma vengeance sera terrribble, avec trois r et deux b. Le pire, c’est que je dois attendre un an pour le prochain poisson d’avril. Je prépare mon coup, donnez-moi des idées.

01/04/2007

Poissons d'avril de Biglodion (1)

Poissons d’avril (1)

100.000 visites, 100.000 mercis. Pour fêter ça, je vous livre quelques paquets d’annonces déjà publiées et regroupées par thèmes : le gamin, maman, les rencontres, le supermarché, etc. C’est un peu mon « biesse tof » personnel. N’hésitez pas à me faire connaître le vôtre. Bon amusement. Amitiés.

 

Cherche clous rouillés pour pêche miraculeuse

Ne jetez pas vos clous rouillés. Pliez les en deux, au milieu. Puis vous enfilez un poisson que vous aurez découpé dans du carton. Longueur du poisson : 10 à 15 cm. Venez nombreux et avec beaucoup de poissons, demain, sur le parking du supermarché. Nous collerons des poissons avec un demi clou qui dépasse sur tous les pneus de toutes les voitures. Dès que quelqu’un sortira du magasin, nous jouerons les malheureux : « Regardez, Monsieur, Dame, on a troué mes pneus. Comment je vais rentrer, moi ». 10 % des gens vont s’enfuir en faisant sembler d’avoir oublié quelque chose dans le magasin. 90 % vont rigoler et partiront vers leur voiture. Ils verront qu’il y a aussi des clous dans les pneus de la voiture suivante. De la suivante aussi. Et de la suivante aussi. C’est garanti : ils vont se mettre à courir derrière leur caddy jusqu’à leur voiture. L’important est de repérer les caddy qui débordent car beaucoup de marchandises va passer par dessus bord. Ce sera la pèche miraculeuse. A demain, premier avril, avec vos clous à poisson, sur le parking, à 9 heures.

 

Cherche un musée des horreurs

La mère du gamin s’est remise avec un type, disons, heu, restons objectif, horrible. Les oreilles décollées, les dents jaune foncé là où il reste des dents, des valises en dessous des yeux, une démarche de canard qui va pondre un oeuf. Je vais en prendre des photos et je cherche un musée des horreurs pour les exposer. Gamin, gamin, reviens, c’est une blague, un poisson d’avril, reviens je te dis, on va faire des frites.

 

Cherche à dompter ma peur

Deux types ont sonné ce premier avril. Ils sont habillés en père noël. Ce qui m’inquiète, c’est qu’ils ont tous les deux un cartable noir. Est-ce que les témoins de jéhovah font des poissons d’avril ? J’ai la trouille de ma vie. Si le gamin avait été là, je l’aurais envoyé en éclaireur. J’ai fermé la porte de la chambre à clef. J’ai même replié le clip-clap avec moi dedans. Aidez-moi, j’ai peur.

31/03/2007

La cuisine de Biglodion (3)

Biglodion et la cuisine (3)

100.000 visites, 100.000 mercis. Pour fêter ça, je vous livre quelques paquets d’annonces déjà publiées et regroupées par thèmes : le gamin, maman, les rencontres, le supermarché, etc. C’est un peu mon « biesse tof » personnel. N’hésitez pas à me faire connaître le vôtre. Bon amusement. Amitiés.

 

Cherche conseils en surgelés, surtout les pizzas

Les pizzas étaient en promotion, trois pour le prix de deux, alors j’ai acheté six paquets de trois pizzas pour jouer au freesbee dans le jardin avec des copains. Mais c’est mou, ces trucs, quand ce n’est pas cuit. Chacun avait sa spécialité : Robert lançait trop vite et il restait avec un bout de pizza en main, Gérard, distrait, les prenait sur la tronche et accumulait les croutes autour du cou, on aurait dit une femme girafe avec un chignon de champignons et de lardons agglomérés à la sauce tomate, Bernard prenait un malin plaisir à les envoyer vers les vaches du champ voisin et moi je n’arrivais pas à les faire décoller. Résultat, on est allé manger à la friterie. Je ne désespère pas. La prochaine fois, je prendrai des surgelées mais avant, je veux savoir combien de temps elles restent dures.

 

Cherche à partager de la soupe au potiron

Des copains sont venus à l’improviste à une heure près, le temps de filer à la superette. Je leur ai fait du velouté, de la soupe potiron et ciboulette à manger avec du pain de campagne 800 grammes emballé coupé. Jambon et fromage facultatifs. C’est facile à faire la soupe au potiron : une paire de ciseaux, squich dans les boîtes de soupe en carton et hop, casserole, chauffer, ils disent de remuer alors j’ai balancé le popotin en chantant la lambada, réquisitionner les assiettes et les bols encore propres, servir. Ah, on peut ajouter du persil. Dans les oreilles ? Ah non, sur l’image de la boîte, le persil flotte sur le velouté. Je sais que ceux du quatrième en ont dans des pots sur leur terrasse. Pour ne pas les déranger, j’ai essayé d’attraper du persil avec la canne à pêche. Raté, le pot est dans la rue, tant pis, ce sera sans persil. Ca aura l’avantage d’être une soupe faite maison et pas une imitation d’image de boîte. Arriva le moment tant attendu : à taaaaaable. Les copains y étaient déjà parce l’appartement est petit et que je n’ai pas beaucoup de chaises. Dans un geste auguste et culinaire, j’ai posé la casserole fumante au milieu de la table. Ils se sont penchés presque religieusement vers la colonne de vapeur odorante. Hummmm, qu’ils disaient. Je ne pensais plus aux crêpes restées collées au plafond depuis janvier. Qui c’est qui est tombé dans la grande casserole. Ils étaient tous oranges, les amis. On aurait dit Halloween. Etant resté à l’écart, il n’y avait que moi qui rigolais. Les copains étaient très pressés car ils sont partis sans goûter mon velouté et même sans dire au revoir. Demain, j’offre un bol à qui veut et qui vient avec une bouteille de rouge. J’ai huit places, moins moi car il faut aussi que je mange, ça fait donc sept places disponibles. 19 heures. Cinquième étage.

 

Vie sexuelle des olives

Au supermarché j’ai vu une bouteille d’huile d’olive extra vierge. Je suis rentré comme une abeille, dard-dard, et que vis-je sur l’étiquette, mon huile d’olive n’est pas vierge. Elle a baisé, la salope. Maintenant elle est dans ma bouteille. Allez, hop, sors de là et vite. Incroyable, j’ai une bouteille avec une olive qui s’est fait sauter. Au secours. Vite, vérifions, le bocal de cornichons. Il n’y a rien d’écrit sur l’étiquette sauf « ne pas utiliser comme suppositoire ». Mais ils sont fous, les fabriquants. Imaginez qu’un gamin lise ça et il va s’en mettre plein les narines.

30/03/2007

Biglodion et les animaux (4)

Biglodion et les animaux (4)

100.000 visites, 100.000 mercis. Pour fêter ça, je vous livre quelques paquets d’annonces déjà publiées et regroupées par thèmes : le gamin, maman, les rencontres, le supermarché, etc. C’est un peu mon « biesse tof » personnel. N’hésitez pas à me faire connaître le vôtre. Bon amusement. Amitiés.

 

Cherche à envoyer une lettre anonyme

 « Papa, il fait quoi, le singe ? ». « Ben, heu, il mange une banane ». « Pas lui, papa, les deux, là ». « Chouette hein, gamin, on a du soleil ». « Papa, c’est comme ça que tu m’as fait avec maman ? ». « Viens, on va voir les girafes ». « Mais, papa, t’as dit qu’on venait au zoo pour m’instruire ». « Toi, tu viens pour t’instruire et moi, je viens pour me détendre, d’accord ». « D’accord, mais papa, les singes, ils sont un peu comme nous sauf qu’ils n’ont pas de poils là où on a un slip ». « Détends-toi, gamin ». « Papa, toi tu te détends et moi je m’instruis, c’est toi qui l’a dit ». « Allez, on va s’instruire chez les girafes. On va leur demander comment elles font quand elles voyagent en train et qu’il y a un tunnel ». « Papa, les singes, ils sont comiques, eux ». « Ah bon, tu trouves ». Celui-là, le moche, on dirait le nouveau copain de maman ». « Ah, où ça, où ça, lequel ? ». « Papa, on va voir les girafes ». « Attends gamin, je dois faire des photos de ce monstre ». « Tu vas faire quoi avec ces photos ridicules ? ». « Je vais les envoyer anonymement ». « A qui ? ». « Rien, gamin, encore trois photos et on file aux girafes ».

 

Cherche deux gros rouleaux en carton

« Papa,c’est quoi cette vache avec une grosse corne sur le nez ? ». « D »après le catalogue, c’est un rhinocéros ». « Il ne ressemble pas au monsieur chez qui on est allé ». Ah, mais lui c’est un autorhinocéros, un déboucheur nez, gorge, oreilles ». « Papa, avec sa corne, comment il fait pour regarder la télé, le rinossérosse ? ». « On va demander au gardien. Monsieur, pour la télévision ... ». « Qu’est-ce qu’il a dit ? ». « Il n’est pas du zoo, il est de Liège, il a dit oufti ». « Papa, il doit quand même loucher, c’est un oculisse qu’il doit aller voir ». « T’as raison, gamin. Tu sais quoi ? ». « Non ». « A la maison, on va se coller un gros rouleau en carton sur lez nez et on regardera les Simpson, d’accord ? ». « Papa, tu es génial ». « C’est normal, gamin, je suis ton papa ».

 

Cherche distractions

Le gamin est chez sa mère pour les vacances. C’est déprimant : quand j’ouvre une boîte de raviolis, j’en ai pour deux jours. Je m’amuse comme je peux. Hier, j’ai inversé Kiki, le hamster et Maurice, le poisson rouge. Dans le bocal, Kiki avait l’air d’une loutre. Mais Maurice n’a pas voulu aller dans la roulette du hamster. Il tapait sur le fond de la cage avec sa queue comme un catcheur qui fait semblant d’être étranglé par l’adversaire qui s’est assis sur sa tête. Ouf, ils sont encore vivants tous les deux. Mais pour combien de temps ? Si vous partez en vacances, je peux garder vos animaux. Sans garantie. Aujourd’hui je fais la fête, tout seul : je vais mettre du fromage râpé sur les raviolis. Si vous avez d’autres idées de distraction, envoyez-les.

29/03/2007

Recherches difficiles de Biglodion (1)

Recherches difficiles (1)

100.000 visites, 100.000 mercis. Pour fêter ça, je vous livre quelques paquets d’annonces déjà publiées et regroupées par thèmes : le gamin, maman, les rencontres, le supermarché, etc. C’est un peu mon « biesse tof » personnel. N’hésitez pas à me faire connaître le vôtre. Bon amusement. Amitiés.

 

Cherche piscine à sec

Je suis allé voir le gamin et j’ai pissé dans la glycine. Ah non, zut alors, je n’arrive pas à effacer, je n’ai plus la marche arrière. Bon, stop. Trois, deux, un, on repart à zéro. Je suis allé voir le gamin et j’ai glissé dans la piscine. Et, plouf. Mouillé. Jusqu’au fond du slip et des chaussettes. J’ai horreur de l’eau, sauf dans le pastis en été. Mais j’ai quand même envie d’apprendre à nager, ça peut être utile, par exemple quand on voit un porte feuille qui flotte. Je cherche une piscine sèche pour mes débuts.

 

Cherche quelque chose comme SOS Landru

Mon voisin ne sait pas que je sais qu’il sait que sa femme le trompe. Moi je le sais. Je sais même avec qui, au pluriel. Quand elle n’est pas là, il n’arrête pas de hurler «  et ils pissent comme je pleure sur les femmes infidèles que leurs gros bras invitent à revenir en plus cuit « . J’ai peur qu’il ne fiche le feu à la baraque en faisant son méchoui. Ce qu’il hurle me dit quelque chose, mais quoi. Je cherche le texte complet. Je cherche aussi une association du genre S0S Landru car si lui est poli et, c’est ça le drame possible, bon bricoleur, elle, c’est une dure à cuire.

 

Echange réveil

J’ai reçu un merveilleux petit réveil qui me réveille avec des chants d’oiseaux. Le problème c’est que, les jours ouvrables, je le mets sur 06 heures 15 et qu’il me réveille entre 09 heures 10 et 09 heures 45 selon les jours. Mon chef est de plus en plus fâché quand je lui explique les raisons gazouillantes de mon retard au bureau. Il dit qu’il est dubitatif, ou du bitatif, ou du bite à tif, je ne comprends pas ce qu’il veut dire. Ce réveil est un cadeau merdique, tous comptes faits. Je l’échange contre un autre avec, comme sonnerie, des grognements, barrissements, hennissements, explosions de mines, tir de mortier, scie circulaire en fonctionnement, voire même un enregistrement du coussin péteur du gamin.

28/03/2007

Biglodion et la cuisine (2)

Biglodion et la cuisine (2)

100.000 visites, 100.000 mercis. Pour fêter ça, je vous livre quelques paquets d’annonces déjà publiées et regroupées par thèmes : le gamin, maman, les rencontres, le supermarché, etc. C’est un peu mon « biesse tof » personnel. N’hésitez pas à me faire connaître le vôtre. Bon amusement. Amitiés.

 

Cherche un guide de dégustation des hamburgers

C’est renversant. Je viens d’apprendre que, dans les hamburgers, on mange tout, y compris la carapace. Je croyais que c’était comme pour des moules, on ouvre et on mange l’intérieur. Mais non. Je viens de le voir au restaurant, ils bouffent tous la carapace. Mais, c’est ce qu’il y a de moins bon. Pourquoi pas la boîte, alors ? Et la caissière, tant qu’on y est. Et le clown. Je pense que j’ai dû être ridicule en léchant la sauce tartare qui restait sur les carapaces. Je cherche un guide de la dégustation des hamburgers.

 

Cherche à déballer des crevettes

J’ai acheté des crevettes super moins chères. J’ai l’impression qu’elles sont emballées individuellement car ça croque sous la dent et on a plein de petits bouts de plastique en bouche. J’ai bien regardé sur les crevettes mais il n’y a pas de petite languette rouge comme sur les triangles de fromage fondu. Et pas de mode d’emploi sur la barquette. Elles sont trop bien emballées, c’est sûrement pour la fraîcheur mais ce n’est pas pratique. Y a-t-il un truc, ou un outil comme pour les huîtres, pour les déballer ?

 

Cherche une bonne farce

Pour l’anniversaire du gamin, j’ai déjà prévu la surprise. J’ai acheté une dinde. Nous allons aller dans le bois, faire un grand feu et la cuire à l’ancienne. Le boucher me l’a garanti : « Monsieur, elle est vidée, vous n’avez plus qu’à mettre la farce. Je ris déjà, ha ha, mais j’ai oublié de demander au boucher ce que je peux mettre comme farce : des pétards, des confettis, un nain de jardin, un coussin péteur ? Je ne voudrais pas abîmer la viande, c’est pas donné ces bestioles. Comment faites-vous pour des farces à la dinde ?

27/03/2007

Biglodion et les animaux (3)

Biglodion et les animaux (3)

100.000 visites, 100.000 mercis. Pour fêter ça, je vous livre quelques paquets d’annonces déjà publiées et regroupées par thèmes : le gamin, maman, les rencontres, le supermarché, etc. C’est un peu mon « biesse tof » personnel. N’hésitez pas à me faire connaître le vôtre. Bon amusement. Amitiés.

 

Cherche personnes dormant la fenêtre ouverte

Pendant que le gamin est à la mer avec sa mère, pour lui faire une surprise (au gamin, pas à sa mère), avec l’aide d’un copain, de son garage, de son établi, de sa scie sauteuse, de ses clous, de ses planches de palette et de quelques bières, j’ai réussi à construire quatre nichoirs. Hop, un clou, et de un, dans la cuisine. Hop, un clou, et de deux, dans la salle de bain. Hop, un clou, dans le coin au-dessus de la commode, vous voyez. Le quatrième hop je l’ai cloué dans l’ascenseur, histoire d’égayer l’immeuble avec quelques petits oiseaux. La vie en immeuble pourrait être chouette si on pouvait choisir les autres locataires. Moi, je n’ai pas pu. Parfois je rêve que je suis dans mon appartement au cinquième, seul, sur un île déserte, et que le propriétaire s’est noyé en venant à la nage me réclamer le loyer. Pour les nichoirs, c’est la catastrophe. Les collègues m’ont dit que je devrai dormir la fenêtre ouverte. Ca, jamais. C’est déjà tout juste pour me réchauffer avec les cinq nounours dans le lit. Je cherche des personnes qui dorment la fenêtre ouverte et qui acceptent qu’un gamin aille voir éclore les petits oiseaux chez eux.

 

Cherche une grenouille habituée aux échelles

La prof de science du gamin a raconté l’histoire du baromètre à grenouille. Le gamin a récupéré un bocal vide de café soluble, a démonté l’échelle de son camion de pompiers et a trouvé une grenouille je ne sais où. « Mais, gamin, pourquoi tu n’as pas mis le couvercle sur le bocal ? ». « Papa, ça doit respirer une grenouille. ». « Ah oui ? Mais elle est où, maintenant ? Il n’y a plus que l’échelle de pompiers dans le bocal. ». « Là, en dessous du bonzaï. ». « Vite, gamin, elle ne doit pas faire pipi, les bonzaïs, il ne faut pas trop les arroser, c’était écrit sur la notice. ». « Trop tard. ». « Quoi, trop tard, elle a pissé ? ». « Je ne sais pas, je ne la vois plus. ». « T’aurais pu choisir une grenouille orange ou rose fluo, non ! ». « Papa, j’ai peur. ». « Moi aussi gamin, j’ai peur. Quand j’avais ton âge, on m’a appris l’histoire de la grenouille qui voulait se faire grosse comme un boeuf. L’appartement sera trop petit. ». « J’ai peur qu’elle ne saute du balcon. C’est haut, cinq étages. ». « Pas de problème, gamin, si nous étions construits comme des grenouilles, il n’y aurait pas d’ascenseur à la tour du Midi et on rentrerait par les fenêtres. ». « Ah bon, t’es sûr ? ». « Je suppose, gamin, je n’ai jamais essayé. Je ne sais même pas si on sait ouvrir les fenêtres de la tour du Midi. ». « Papa, qu’est-ce qu’on fait ? ». « T’inquiètes pas, gamin, je vais mettre une petite annonce. ».

 

Cherche des vraies pâquerettes en plastique

Meueueueueueuh. Aaaaaaaaaaaaaaaaaaaaah. Je cueillais des pâquerettes pour la fête des mères et paf, meuuh, en plein dans les oreilles, pris par derrière. J’ai cru un instant m’être égaré sur des rails et avoir le transsibérien dans le dos. Mon dieu, mais que c’est gros une vache, quand on est accroupi. Beaucoup plus gros que sur les bouteilles de lait. Ne pas bouger, surtout ne pas bouger, j’ai vu ça dans une émission télé sur les fauves, soit courir, mais avant il voir dans le guide du petit louveteau si ça court vite ou pas, soit ne pas bouger. Pas le temps d’aller chercher ce bouquin. Saloperie de pâquerettes. Elle vient de les bouffer. Aïe, c’est pas une langue, ça, c’est une rape à fromage. Aïe, ça doit lui plaire, peut-être l’odeur de la mousse à raser au menthol. Aïe. Si mes souvenirs sont bons, la vache est herbivore. Ca y est, j’ai des crampes dans les genoux. Aïe. Je suis lavé pour deux semaines. « Biquette, gentille Biquette, allez, hop, rentrer maison, faire lolo ». Je m’en suis sorti en rampant. Mais que c’est long, une vache. A la sortie, j’étais tout décoiffé. A cause de la queue qui jouait essuie-glace. Tant pis pour les fleurs naturelles, maman en aura en plastique.

 

26/03/2007

Biglodion s'excuse

Biglodion s’excuse

100.000 visites, 100.000 mercis. Pour fêter ça, je vous livre quelques paquets d’annonces déjà publiées et regroupées par thèmes : le gamin, maman, les rencontres, le supermarché, etc. C’est un peu mon « biesse tof » personnel. N’hésitez pas à me faire connaître le vôtre. Bon amusement. Amitiés.

 

Cherche la personne qui m’a téléphoné

J’adresse mes excuses les plus plates à la personne qui a voulu me joindre par téléphone. Le gamin (ça ne peut être que lui) avait collé une boulette gluante sous le cornet du téléphone et je n’ai pu m’empêcher de crier « Meeeeeerde » en décrochant. Je ne sais qui vous êtes, homme, femme, mon taxateur aux impôts, la professeur de musique du gamin, ma timide voisine de palier, Guillaume Tell, la compote ou la mère de la mère du gamin mais je vous adresse mes excuses. Le gamin sera privé de tchouwing gomme pendant une semaine.

 

Cherche quelqu’un aux Finances

Il fait moche dehors et je fais du rangement. Je viens de tomber sur la copie de ma déclaration fiscale. Maintenant je me souviens, pour faire plaisir au gamin, à la rubrique « personnes à charge » j’ai ajouté « Kiki », « lien de parenté » : « hamster ». Ne riez pas, ça ne me fait pas rire, ce que j’ai en main est la photocopie de ce que j’ai envoyé. Si vous connaissez quelqu’un aux Finances ou un directeur des impôts, un chien policier, même un indic ou un nonce apostolique qui pourrait appuyer ma lettre d’explication et d’excuse, faites-le moi savoir.

 

Cherche quelqu’un pour m’aider à Liège

Bonjour. J’ai un problème. J’ai été désigné comme volontaire par le chef pour aller en train à Liège porter au funérarium la couronne du service pour Amélie Boulet, collègue décédée récemment. Au retour, dans le train, je me suis rappellé que je n’avais pas vu de cercueil dans la salle. Et merde, j’ai du me tromper de chambre mortuaire. Deux fois 150 kilomètres en train pour rien, c’est stupide. Je cherche quelqu’un de serviable à Liège pour aller, délicatement et sans se faire remarquer, changer la couronne de place. Elle est facile à trouver : la carte est signée « Les amis d’HAL ».