25/02/2010

Cherche à traverser la rivière

Voici l’énigme promise. Une barque, une rivière qui ne demande qu’à se faire traverser pour aller goûter le plaisir de prendre l’air sur une île, Kiki, Pipette et Maurice. Plus l’imbécile qui rame : moi. J’ai écrit rivière mais c’est pour faire plus joli. En fait c’est l’eau de l’étang communal qui a une île déserte à NNE de mon point de départ. NNE c’est nord-nord-est, c’est presque tout droit, en face, mais un peu plus à droite. Je dis ça pour ceux qui ont perdu la boussole. Maurice est un poisson. Je l’adore Maurice. Un rouge. Un ex-communiste, peut-être, mais, vu qu’il ne parle pas, je n’en sais rien. Je l’adore, Maurice. Quand je promène mon doigt dans son bocal, il suit mon doigt partout. Kiki et Pipette sont les deux hamsters du gamin, à une différence près : Kiki est un garçon et Pipette est une fille. Ne rigolez pas, je connais plusieurs personnes qui, alors que je leur disais, en mentant « Oh, le joli chien » m’ont répondu « Non, non, c’est une fille ». Kiki et Pipette, normalement, sont calmes. Mais, quand je déplace leur cage commune, c’est la panique, ils croient qu’il n’y aura qu’un seul survivant au cataclysme et ils commencent à s’entredévorer. Il est donc impossible de transporter Kiki et Pipette ensemble dans la même cage dans une barque. Vous avez déjà essayé de monter dans une barque, vous. Moi, à chaque fois, j’ai l’impression que je vais faire du looping latéral. Kiki et Pipette adorent le poisson. Je le sais bien : chaque fois que je cuisine des sardines pour le gamin j’ouvre la boîte et j’enlève la peau, les écailles et je les donne aux deux monstres. Ils dévorent. Il est donc impossible de mettre Maurice dans la cage avec un des hamsters pour faire la traversée. Le problème est posé : je dispose d’une barque, d’une cage pour Kiki et Pipette, d’un bocal pour Maurice et je dois les amener séparément comment amenez mes petits animaux sur l’île de l’étang communal pour y passer une après-midi au calme ? (indice : il y a plusieurs solutions possibles)

24/04/2009

Cherche la forme pour Maurice

Si, par hasard, vous passez par Lourdes pour aller au boulot, allez faire brûler un cierge pour le rétablissement de Maurice ( http://bonnieandclyde.skynetblogs.be , Titine et Chacha. Maurice c’est Chacha avec Titine mais, chez moi au cinquième, Maurice est dans un bocal, pas de formol mais d’eau fraîche parce que c’est le poisson rouge du gamin. Je ne vais pas à Lourdes avec lui parce que j’ai peur de casser le bocal dans les virages. Pourtant ça m’intéresserait de faire la multiplication des petits pains avec Maurice. Des montagnes de fish-sticks dans des hamburgers sauce tartare. Mais comment multiplier la sauce ? Et les frites ? Des fish-sticks sauce tartare sans les frites c’est comme des frites sans les doigts. Ou des doigts sans les gants, en hiver, quand il gèle. Je me demande comment c’est manger des fish-sticks sauce tartare avec des frites avec ses doigts avec des gants, quand il gèle, en hiver. Et avec une écharpe ! Et avec un bonnet passe-montagne ! En dessous d’un casque à visière ! Il faut que j’arrête parce que c’est celui qui en parle le plus qui en mange le moins. Alors, le temps d’enlever mon casque à visière, mon bonnet passe-montagne, mon écharpe, mes gants et les frites seront froides.

28/01/2009

Cherche le vol-au-vent

Pourquoi le vol-au-vent s’appelle-t-il vol-au-vent ? Gastronomique question. Je trouve que vol-au-vent s’appliquerait mieux aux boules de graines des pissenlits et que pissenlit correspond mieux à poireau, ce fameux diurétique qui me surprend toujours, surtout quand je dors. Revenons à notre cours de cuisine étymologique. Etymo peut-être mais logique, non. Il y a deux dangers dans la préparation du vol-au-vent. Le premier est l’ouverture du bocal, surtout avec des mains grasses. Pire qu’une savonnette. Ouvrir le bocal au burin et au marteau s’avère dangereux pour le plan de travail. L’autre danger, c’est la queue du poêlon, qui, systématiquement, se trouve dans le passage. Ceux qui regardent le patinage artistique à la télévision me comprendront quand ils sauront que je suis devenu spécialiste du double salto suivi d’en triple axel du poêlon rempli de vol-au-vent. Alors ? Que ce soit le bocal qui s’échappe ou le coup de queue du poêlon, doit-on dire vol-au-vent ou ne devrions-nous appeler cette chose gluante du vole par terre ?

29/12/2008

Cherche à faire le bip sonore

Bonjour, vous êtes bien sur le blog de Biglodion. Papa est en vadrouille et moi, je me démerde avec un ouvre-boîte, des boîtes de thon, des boîtes de petits pois extra-fins et un bocal de mayonnaise. Laissez votre message après le bip sonore.

07/11/2008

Action syndicale

En raison d’une action syndicale en front commun, nos émissions sont interrompues. Kiki, Pipette, nom di djou, rentrez dans la cage ou je fais Sarkozy. Non, pas le fil de l’ordi, non, bouffez autre chose. Je compte jusque trois et je vais chercher le karcher, un, deux, Pipette, ma petite pipette, tu fais de l’aérophagie ? Pourquoi me montres tu trois avec ta papatte de hamster ? Trois petits ! Tu attends trois petits. Je vais être papa. Ta gueule Kiki, je sais bien que c’est toi le père. Ce n’est quand même pas Maurice le poisson rouge, voyons, il n’a pas quitté son bocal. Kiki, tu as l’air triste, pourquoi ? Tu vas devoir travailler plus, hein. Ah oui, depuis que j’ai mis une dynamo sur la roulette de ta cage je paye tes graines avec l’électricité verte que tu produis. Allez hop, rentrez, en rang, par deux, et je ne veux voir qu’une seule tête. Chers auditeurs, bonne nouvelle, les grévistes se sont remis au travail pour deux cacahuètes.

21/06/2008

Cherche les amis des chiens

Amis des chiens, suivez mon conseil : « Vous cherchez un chien qui ne mord pas dans les coussins des fauteuils, qui ne fait pas ses crottes dans la cuisine, qui ne perd pas ses poils, adoptez-en un rouge, dans un bocal ».

18/06/2008

Cherche les petits tuyaux

Je n’ai pas de tuba pour descendre dans le bocal de Maurice, le poisson rouge, et lui parler. Et si j’en avais un je n’irais pas, je ne sais pas nager. Les profondeurs de l’être humain me semblent impénétrables, il ne faut pas demander celles d’un bocal à poisson rouge ! Pas de tuba, pas de blabla. Et bien, si. Je me suis rappelé que, dans certains restaurants gastronomiques, qu’on appelle ‘Ma queue à donald, putaing, cong, couillong’ dans le sud du sud, si on achète un truc imbuvable on peut prendre autant de serviettes en papier et autant de tuyaux en plastique qu’on veut. « Madame, je voudrais un truc comme là, le plus petit possible, et je vous signale qu’il n’y a plus que 23 tuyaux dans le distributeur, je viens de les compter. En fait, il n’y avait plus que 23 tuyaux et maintenant y en a plus, faudrait en remettre, j’ai difficile à boire dans un gobelet avec un chapeau ». « Monsieur, il faut faire la file, comme tout le monde ». « Madame, c’est un répondeur automatique ou c’est vous qui m’avez parlé ? ».  « Dans la file, monsieur ». « Madame, vous venez de perdre un client potentiel et 23 petits tuyaux en plastique ».

17/06/2008

Cherche un poisson intelligent

« Maurice, rapporte. Allez, Maurice, rapporte ». Mais qu’il est con, Maurice, le poisson rouge. Je l’entraîne à rapporter et il me fait blup blup. Pourtant, apprendre à rapporter, ça rapporte. J’ai vu des propriétaires de chien qui lançaient un bois de bois en criant « rapporte » et dont le chien rapportait des sacoches. L’investissement de départ n’est pas cher : un bout de bois. Je rêve d’un poisson rouge qui, quand je lance un melon du cinquième étage en criant rapporte, bondirait hors de son bocal, dévalerait les cinq étages en piqué vertical, freinerait pour ne pas recevoir le melon sur la tronche tellement il aurait été vite et me rapporterait, je ne sais pas, ce sera selon son imagination, un casier de bières, un parcmètre plein de sous, le sac à dos d’un touriste avec la tente, un décapsuleur et un tube de crème anti moustique, mais rien, rien de rien, il ne rapporte rien. J’en suis à dix-huit melons lancés du cinquième étage. Tout va bien, jusqu’à présent pas de victime. A part la camionnette des flics qui en a pris un sur le pare-brise et un autre dans le capot. Si on m’interroge je plaiderai la perte de cargaison d’un avion. Je ne suis pas fier de Maurice. Ce poisson rouge a l’esprit limité aux dimensions de son bocal. Je l’échange. Faire propositions.   

14/05/2007

Cherche le bon sens.

« Voisin,ne le prenez pas mal, mais, entre nous, les poireaux, ça se plante dans l’autre sens ». « Ah bon ! Allongés, horizontalement ? ». « Non, non, ça se plante avec le vert en haut et le blanc en bas ». « Ah bon ! Et, heuuu, là où il y a les cheveux, ce n’est pas la tête ? ». « Ce sont les racines, voisin. Et l’autre côté est vert parce qu’il y a de la chlorophylle ». « Ah bon ! Comme dans mon dentifrice. J’ai du dentifrice au vert de poireau ? Pourtant, il est blanc mon dentifrice ». « Voisin, ne vous en faites pas, retenez que le côté blanc, c’est la racine ». « Mais non, les carottes, c’est rouge ; les radis sont rouges et les betteraves rouges sont rouges ». « Voisin, les oignons blancs, hein, ils sont de quelle couleur ? ». « Les oignons sont des racines ? Ah bon. Moi je les achète toujours en bocal, ils sont un peu gris, vous ne trouvez pas ? Et, voilà que j’y pense, qu’y a-t-il à côté du rayon des oignons, hein ? Le rayon des cornichons, hé hé. Vous voyez bien qu’il y a des racines vertes, na ». « Voisin, les cornichons ne poussent ni dans la terre ni dans des bocaux, ils poussent sur des plantes ». « Ah bon ! Comme, heuuu, les tomates, heuuu, les bananes, les pommes, les poires ». « Et les scoubidous ». « Les quoi ? ». « Laissez tomber, voisin ». « Ah bon, je dois laisser tomber le jardinage ? ». « Non, non, non, non, voisin, surtout pas, vous y arriverez, commencez par remettre vos poireaux dans le bon sens ».

15/02/2007

Biglodion : un an d'annonces (1)

15 février 2006, le lendemain du 14, la grande aventure des blogs commence pour Biglodion.

Voici une des premières annonces :

 

Maurice déprime.

« Pépé vient de décéder. On l'a enterré avec son dentier. Maurice déprime. Maurice,c'est le poisson rouge du gamin. Il est maintenant seul, la nuit, dans son bocal. Je cherche pour Maurice un dentier, haut et bas, de maximum 28 centimètres car c'est la dimension de l'ouverture du bocal de Maurice. »