22/08/2010

Robert a réussi un examen

« Robert, bonjour ». « Salut. Quoi de neuf ? ». « De ton côté rien, je suppose. Si ? ». « J’ai passé un nouvel examen ». « Robert, concentre-toi. J’ai l’impression, avec tous ces examens auxquels tu ne t’es pas préparé, que tu ne vas pas passer l’année ». « Un petscan ». « Ce n’est sûrement pas un examen oral, ça, Robert, avec un nom pareil ! ». « C’est facile : tu t’étends, tu ne fais rien, tu passes et rapace dans un gros pneu, tu t’endors et puis tu entends la voix de l’ouvreuse qui te dit que la séance est terminée. L’important c’est de ne pas bouger ». « Comme au bureau, hein, Robert, pas vu pas pris. C’est toujours à celui qui bouge que le chef demande autre chose à faire ». « J’ai pensé à toi et j’ai réussi l’examen ». « Heuuu ».

07:30 Écrit par Fanny | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : robert, bonjour, examen, petscan, pneu, ouvreuse, heuuu |  Facebook |

18/08/2010

Le KIRIGOL de Robert

« Robert, excuse-moi, je te dirai bonjour après, mais c’est quoi ces cachets que je ne connais pas ? ». « C’est du KIRIGOL ». « C’est du fromage en cachet ? ». « Non ». « Ah bon. Et c’est bon ? ». « Non ». « C’est à avaler, je suppose, ce n’est par le, heuuu ». « Non ». « Et ça te fais de l’effet ? ». « Non ». « Tu en as déjà pris ? ». « Non ». « Bon, Robert, j’ai l’impression que j’ai raté mon entrée. Je sors, je ferme la porte, je compte jusqu’à dix les yeux fermés et je fais toc toc toc à la porte. Tu dis : qui c’est ? Je te jure que je ne répondrai pas que c’est le plombier vu tes problèmes de tuyauterie. Tu ne serais pas content, hein, Robert ? ». « Non ». « A tout à l’heure ». Un, deux, trois, quatre, cinq, six, sept, huit, neuf, dix. Toc toc toc. « Qui c’est ? ». « C’est moi. Bonjour, Robert, je suis content de te voir. Quoi de neuf ? ». « Je dois prendre du KIRIGOL parce que je déprime et que je dois rigoler ». « Tu en a déjà pris ? ». « Deux, entre le trois et le six. Effet immédiat ». « Ah bon ! ». « Tu imagines si on m’avait prescrit du KIPISPARTOU ou du CHIDUODUMA ». « Robert, demain demande un KIRIGOL supplémentaire. J’ai envie d’essayer. J’en ai besoin. A demain, Robert ».

03/08/2010

Jeanne et Gisèle

Un ami et collègue, Robert, a du se faire hospitaliser pour une affaire de tuyauterie. Dans une polyclinique. « Chouette » m’a-t-il dit «Une clinique polie ça me changera de mon quartier où pétaradent des adolescents attardés sur leurs moustiques à deux roues. Enfin je quitte un milieu inhospitalier pour un milieu hospitalier ». Le pauvre, il n’y a pas plus inhospitalier qu’un milieu hospitalier. Robert, au guichet : « Bonjour, madame, je viens retirer mon lot. J’ai le billet 273 ». « Vos papiers ». « Permis de conduire ? Carte grise ? ». « Monsieur, une fois dans votre chambre, vous laisserez votre humour au vestiaire ». « Oui, madame. Mais quel papier ? Je pensais que le papier cul était fourni ». « Gisèle, veux-tu t’occuper de monsieur, je vais prendre un calmant ». « Oui, Jeanne ». « Et bien, mademoiselle Gisèle, si Jeanne Calmant avait été aussi nerveuse elle ne serait jamais devenue centenaire ». « Chambre 203, vous prenez à gauche une fois, vous prenez à gauche deux fois et ». « Trois fois, adjugé ». Quelle femme énergique, cette Gisèle !

19/05/2010

Cherche à fächer la demoiselle du guichet

C’est à la banque, au troisième guichet, je sais que c’est une vielle fille pour trois raisons : les autres ne l’appellent jamais par son prénom mais en lui disant ‘Mademoiselle’ ; deuxième raison, elle a un sale caractère ; troisième raison, elle n’a jamais connu l’homme à cause de la deuxième raison. On me l’a dit. Ne le répétez pas. Mais elle expédie tout très vite, elle gagne du temps en ne disant pas bonjour, quand on lui demande un renseignement elle dit « Guichet à côté » mais elle ne dit jamais de quel côté. Un jour qu’il pleuvait je suis entré dans la banque pour m’abriter. Pour tuer le temps je me suis que je dirai que je ne viens ni pour un dépôt ni pour un retrait, d’ailleurs ça ne se fait  plus à cause des automates sauf si c’est pour payer une grosse somme en noir et que le réservoir à billet est trop petit pour réunir la somme. J’avais l’intention de lui demander la liste des importateurs d’ordinateurs compatibles avec la banque en ligne. Arrive mon tour au troisième guichet. « Bonjour, mademoiselle ». « J’écoute ». « Problèmes d’audition ? Je vous répète donc Bonjour, mademoiselle ». « C’est pour quoi ? ». « Je viens pour vous voir ». « Guichet à côté ». « Mademoiselle, de chaque côté il n’y a que des mâles et je préfère les voix féminines ». « C’est pour quoi ? ». « C’est pour un renseignement et, oh, hasard, au dessus de votre guichet il est écrit Renseignements. C’est donc vous que je viens consulter et écouter ». « Alors, ça vient ? ». « Hé, ça viendra quand ça voudra bien venir, mademoiselle, ça fait plus de quinze minutes que je fais la file devant votre guichet ». « Et moi ça fait plus de vingt ans que je suis de l’autre côté. Suivant ». « Heuuu ».

13/09/2009

Bébé assume l'intérim - 1

Bonjour, je m'appelle Bébé. Mon vrai nom est Bag-in-Box. J'assume l'intérim de ce blog pendant la cure de repos de son propriétiaire qui n'a plus de plomb parce qu'il les a pétés. C'est un drôle d'oiseau, ce type, il a du plomb dans l'aile et peut-être aussi dans ses dents carie a des trous dedans. Il n'a pas trente-deux dents comme tout le monde, il a vingt-six dents et six dehors. Comme il m'a prise au pied levé, je le lève. Car je suis danseuse au Vin Rouge, cabaret bien connu. Mon petit nom est Bébé, pour Bag-in-Box, mais je devrais en réalité m'appeler Bé, pour Bag, comme le compositeur qui a fait une petite fugue chez Maurane, et sans l'autre bé car je n'imagine pas que vous viendriez me voir si j'étais in-Box. Je sais, j'ai de grandes oreilles. Je les tiens de papa qui espionnait les faits et gestes des voisins à travers la paroi de notre HLM en gyproc. Avec papa, je fermais les yeux et il me servait de téléviseur. " Hé, ça y est, il la déculotte. Elle dit que son mari peut rentrer d'un moment à l'autre. Il répond qu'il s'en fiche puisqu'il est le médecin-conseil de la mutuelle qui vient vérifier la tuyauterie ". Ah oui, j'ai eu une enfance heureuse. A demain. 

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10/03/2009

Cherche mon premier cri

Bonjour, maman. Quelle bonne idée de m’avoir fait lancer mon premier cri un dix mars dans une belle maison en pierre, au premier étage, le long d’une jolie rivière. Déjà tu me disais que j’irais loin dans la vie, comme papa, et que je devais m’élever dans la société. J’ai retenu la leçon, maman. J’habite non pas au premier mais au cinquième étage et j’ai l’impression que les pensées que je te destine arrivent plus vite à toi. Je profite de ce jour béni pour enfin te l’avouer : quelques années plus tard c’est moi qui avais peint les œufs en vert dans le frigo, te faisant croire que des grenouilles géantes avaient envahi le quartier. Impossible de te les renvoyer. Quand j’essaye ils retombent. Je suis soulagé : faute avouée est à moitié pardonnée. Pourquoi n’es-tu pas sur facebook ? Il n’y a pas ça là-haut ? Enfin, il me reste la pensée. Je pense à toi, maman. Gros bisous à papa.

29/12/2008

Cherche à faire le bip sonore

Bonjour, vous êtes bien sur le blog de Biglodion. Papa est en vadrouille et moi, je me démerde avec un ouvre-boîte, des boîtes de thon, des boîtes de petits pois extra-fins et un bocal de mayonnaise. Laissez votre message après le bip sonore.