23/07/2009

Cherche le trois pour deux

Acheter le trois pour le prix de deux c’est mon sport favori. Hop, trois boîtes de champignons à réchauffer au four à micro-ondes pour le prix de deux, hop, dans le caddy, trois boîtes de raviolis sauce tomate à réchauffer au four à micro-ondes pour le prix de deux, hop, dans le caddy. Malgré mes efforts je n’ai jamais trouvé de chaussettes à trois pour deux. Pourtant, je serais content d’avoir une troisième chaussette quand mon orteil gauche fait coucou à travers de la deuxième. Trois saucisses de campagne pour le prix de deux, hop, dans le caddy. Deux paquets. Six saucisses pour le prix de quatre. Nous sommes deux, le gamin et moi, et ça fait trois jours de saucisse de campagne raviolis sauce tomate pour le prix de deux. Je suis un fanatique des trois pour deux : j’ai trois paniers pour chien avec coussin dont je me servirai pour mettre les petits pains quand je recevrai des invitées, j’ai trois recharges d’agrafes et j’attends que les agrafeuses soient à trois pour deux, j’attends impatiemment que les sapins de noël soient à trois pour deux pour les stocker dans la cave. Hier, le gamin m’a empêché de faire une bêtise.  « Papa, que vas-tu faire avec trois bouettes sur le balcon au cinquième étage ? ». Il a raison mon gamin, je dois maîtriser mes impulsions.

10/07/2009

Cherche la bonne période de récolte

Oui, je le reconnais, hortensia ne s’écrit pas hortencia comme je l’ai écrit hier, le 9 juillet 2009. La faute en est à mon jardin qui se limite à un bonzaï et, un jour à des grosses semences de pomme de terre que j’avais achetées pour planter sur mon balcon. Renseignement pris auprès d’un collègue jardinier, pour avoir une bonne récolte j’aurais du abattre le balcon et le reconstruire un petit mètre plus bas, devant la porte vitrée des gens du quatrième. J’ai donc opté pour la location d’une brouette, d’une fourche-bêche et l’achat d’une scie à métaux pour faire sauter le cadenas de la grille du parc communal, fermé pour cause de travaux. Une fois partis les peintres qui avaient repeints les bancs du parc, j’ai fait sauter le cadenas et, armé de ma fourche-bête, j’ai enterré ça et là mes espoirs de frites. Renseignements pris auprès d’un collègue jardinier je devrais louer à nouveau une brouette et une fourche-bêche pour le jour de la récolte. Qui peut me dire quand ?

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Demain nous reparlerons de l'énigme de jeudi.

15/05/2007

Cherche la source communale

« Voisin, vous me semblez tout essoufflé, que ce passe-t-il ? ». « Heuuu, il fait sec, alors j’arrose. La première fois je suis venu avec mes deux seaux remplis dans ma Citroën Berlingot. Heureusement que c’était de l’eau, hein, vous me comprenez, hein. Depuis, je viens à pied mais il ne reste pas beaucoup d’eau à l’arrivée ». « Il fait chaud, c’est peut-être l’évaporation ». « Non, non, en fait, je n’ai que deux mains, une main par seau. Quand je viens à mon petit terrain, je n’ai pas d’ombre, les poireaux sont encore trop petits. Donc j’ai chaud. Donc j’ai soif. Donc je prends des cannettes de bière. Donc je les mets dans les seaux. Déjà sans eau, c’est lourd. Est-ce que vous me comprenez ? ». « Je comprends que vous venez ici boire de la bière ». « Heuuu ». « Mais vous avez une brouette, voisin ». « J’ai oublié de vous raconter : la deuxième fois que j’avais l’intention d’arroser, j’ai mis les deux seaux dans la brouette mais les seaux  ont penché vers l’arrière. J’ai cru que j’avais un pneu plat à l’arrière, j’ai regardé, ma brouette n’a pas de pneu à l’arrière, elle est construite de travers, elle penche ». « Mais non, voisin, c’est fait pour que le fond penche du bon côté quand vous conduisez ». « Ah bon ». « Et le résultat ? ». « Heuuu, arrivé en face de la boucherie une dame en est sortie avec son chien, j’ai freiné, plus d’eau, tout était sur la dame, ses chaussures et son chien ». « Et alors ? ». «  Je suis revenu à vide à l’appartement. Depuis je viens à pied au jardin ». « Voisin, vous devriez acheter un tuyau d’arrosage ». « Je vous l’ai déjà dit, le jardin est à une demi-heure de l’appartement. Vous vous imaginez la longueur d’un tuyau d’une demi-heure. Et puis, je suis souvent distrait. Si une voiture passe sur le tuyau, je suis certain d’aller regarder le bout du tuyau pour voir ce qui bouche et, quand la voiture sera passée, hein, qui va recevoir le jet en pleine poire, hein ? ». « Mais, voisin, tous les lopins de jardin ont un robinet placé par la commune ». « Ah bon, c’est à ça qu’il sert, ce robinet stupide fixé à un piquet stupide ».

06/05/2007

Cherche à combattre le cholestérol.

« Bonjour, monsieur, je viens rendre le motoculteur électrique que j’ai loué et le câble de 50 mètres, rendez-moi la caution et remboursez-moi la location, ça ne marche pas ». « Monsieur, je vous garantis que ce motoculteur fonctionne ». « Oui, mais pas où il faut ». « Comment ça ? ». « Il manque d’autonomie ». « Il manque de quoi ? ». « D’autonomie. Le câble est trop court, il me permet d’arriver devant la boucherie mais pas plus loin. Je ne pense pas que le boucher serait content de voir ses beaux morceaux de bœuf, de veau et de porc transformés en viande hachée. Mon terrain est à une demi-heure de marche, monsieur, vous me comprenez ? ». « Mais vous faites ça pour quoi ? ». « Pour mon cholestérol, je dois pratiquer un sport, j’ai choisi le jardinage ». « Vous êtes un cas, vous ». « Restez poli. C’est quoi un cavou ? ». « J’ai compris : ce qu’il vous faut c’est de l’électricité près de votre jardin ». « Vous louez des éoliennes ? ». « Non, mais je peux vous louez le motoculteur électrique, le câble de 50 mètres et un groupe électrogène à essence ». « Bonne idée, attendez je réfléchis, une demi-heure pour amener le motoculteur au terrain, une demi-heure pour revenir chercher le câble, une demi-heure pour apporter le câble, une demi-heure pour revenir, une demi-heure pour apporter le groupe électrogène, ça fait deux heures et demi rien que pour le trajet aller. Et je n’ai pas encore d’essence pour le groupe électrogène. Je reviens à l’appartement, une demi-heure, je pars en voiture à la station avec un bidon, une demi-heure, je reviens avec le bidon rempli et je cherche à me garer, une demi-heure, je descends la brouette pour y mettre le bidon d’essence et je rererepars vers le terrain, une demi-heure. Total, pour l’essence : deux heures. Hé, ho, ça fait un peu beaucoup, non, quatre heures et demi avant de commencer, hein. Admettons que je commence à huit heures du matin. Si j’ajoute la demi-heure pour rentrer pour le repas de midi, il sera treize heures. Non, non, je vais me faire engueuler. « C’est à cette heure-ci que tu rentres, tu as fini, j’espère, tu devras manger froid vu que la prise du micro-ondes est arrachée ». Trouver un colocataire qui a un micro-ondes qui fonctionne et lui expliquer pourquoi j’en ai besoin, une demi-heure, manger chaud, une demi-heure, retourner à pied au terrain, une demi-heure. Bon, comptons, il est quatorze heures trente et je suis à pied d’œuvre. Il faut penser au retour : ramener le motoculteur, une demi-heure, retourner au terrain, une demi-heure, ramener le câble, une demi-heure, retourner au terrain, une demi-heure, ramener le groupe électrogène, une demi-heure, retourner au terrain, une demi-heure, ramener le bidon d’essence qui n’a pas servi dans la brouette, ça nous fait sept fois une demi-heure, soit trois heures et demi. J’étais à pied d’œuvre à quatorze heures trente et je rentre, sans avoir rien fait, à dix-huit heures. Et je n’ai pas compté le temps de mettre un groupe électrogène, un bidon d’essence, un motoculteur et une brouette dans l’ascenseur, de les en sortir et de leur trouver un emplacement de parking pour eux dans l’appartement. De huit heures à dix-huit heures, dix heures pour n’avoir rien fait ». « Monsieur, j’ai entendu que vous aviez un véhicule, nous louons aussi des remorques ». « Hé, ho, connard, ce n’est pas en louant une remorque que mon taux de cholestérol va descendre, hein ».

03/05/2007

Cherche des recettes à base de pissenlit.

J’habite au cinquième étage et, pour faire du sport, j’ai loué un petit lopin de terre à une demi-heure à pied de l’appartement. Pour ne pas faire des trajets inutiles avec ma brouette vide, j’ai demandé au chef de pouvoir partir une heure plus tôt. J’arrive au terrain avec la brouette et mes gants verts et, bon, je fais quoi maintenant ? Le terrain est déjà tout vert. Avec des fleurs jaunes. « Bonjour, voisin, on a la vocation des légumes ? ». « Bonjour, monsieur, heuuu, je suis jardinier débutant. C’est quoi, ça ? ». « Des fleurs de pissenlit ». « Et ça se mange ? ». « Quelques pétales, pour décorer la salade ». « Vous croyez qu’il y a des carottes ici ? ». « Non ». « Des poireaux ? ». « Non ». « Des potirons ? ». « Non ». « Des bananes ? ». « Non ». « Mais c’est quoi, tout ça ? ». « Des mauvaises herbes, il faut retourner la terre ». « C’est dur, ça ? ». « Il faut louer un motoculteur ». Je suis retourné chez moi avec la brouette. Fier, car ma brouette n’était pas vide, hé, hé, hé. J’ai plein de belles fleurs de pissenlit, de quoi décorer un millier de salades.

19/03/2007

Biglodion et le jardinage (1)

Biglodion et le jardinage (1)

100.000 visites, 100.000 mercis. Pour fêter ça, je vous livre quelques paquets d’annonces déjà publiées et regroupées par thèmes : le gamin, maman, les rencontres, le supermarché, etc. C’est un peu mon « biesse tof » personnel. N’hésitez pas à me faire connaître le vôtre. Bon amusement. Amitiés.

Je cherche cours de conduite.

Je suis récemment devenu le fier et heureux propriétaire d’une brouette galvanisée. Ma première brouette. Elle n’a qu’une roue. Je me suis renseigné auprès des collègues, il paraît que c’est normal pour une brouette. Mais, au jardin, quand je l’utilise, soit je tombe, soit elle se renverse. Je cherche des cours de conduite de brouette à une roue par correspondance. Ou alors, des petites roues, à mettre sur les côtés, comme sur le petit vélo du gamin, je crois qu’au début, ça va m’aider. 

Cherche haies à tondre

Youpiiiiiiiie, j’ai gagné le deuxième prix à la tombola de la fête de l’école du gamin. Le premier prix, c’était une croisière avec animateurs, nanas, bar à volonté, piscine à bord et à tribord, les draps de lit changés tous les jours et le reste. Les troisième et quatrième prix, c’était une portion de frites « Chez Lucienne ». J’ai eu de la chance car je n’aime pas les frites de « Chez Lucienne », un gars mal rasé, âgé, poilu, sans hygiène. J’ai gagné le deuxième prix, un taille-haies électrique. Pour moi qui habite au cinquième étage d’un building, c’est un don du ciel et un don du ciel, ça se partage. Je tonds votre haie gratuitement si vous amenez votre haie car le fil électrique est un peu court.

Cherche explications sur les tuteurs

L’été dernier, en rentrant de vacances, j’ai constaté que mes plantes n’avaient pas poussé et avaient même disparu. Par contre, les tuteurs, oui. Ils avaient des feuilles et même de petites branches. Je les ai gardé et j’ai mis des tuteurs aux tuteurs. Je viens de constater que les nouveaux tuteurs bourgeonnent. Je vais bientôt devoir mettre des tuteurs aux tuteurs des tuteurs. Mais, si ça continue, dans dix ans, il n’y aura plus que des tuteurs au jardin. Je me demande qu’en faire. Les vendre, ce ne serait pas honnête, ça va déclencher une invasion de tuteurs, une épidémie de tuteurs. Je cherche des explications, surtout comment m’en débarrasser puisque je vais bientôt devoir en mettre de nouveaux.

 

18/01/2007

Cherche à cacher les bacs

« Papa, tu vas à la pêche ? ». « Gamin, non, voyons, tu sais bien que la seule fois que je suis allé dans un club pour m’initier à la pêche au lancer, j’ai lancé dix-huit cannes à la flotte et je me suis fait virer du club ». « Papa, ce truc vert qui commence par deux bottes et qui se termine par des bretelles en caoutchouc, c’est pas pour la pêche ? ». « Gamin, dans la vie il faut être ingénieux ». « Ha ! ». « Quand j’aurai ma brouette et que je ramènerai des bacs de bière, si des voisins me voient ils vont t’appeler le fils de l’alcolo du cinquième. Je mettrai donc une bâche sur les bacs et je laisserai dépasser les jambes et les bottes pour faire croire que je transporte quelqu’un ». « Et si on te demande s’il est mort ? ». « Je dirai que c’est un alcoolique bourré qui se cache ».

17/01/2007

Cherche l'utilitaire

« Papa, pourquoi tu vas au salon de l’auto, tu en as une ». « Gamin, ce n’est pas le salon de l’auto, c’est le salon de l’utilitaire ». « Tu vas acheter une camionnette ? ». « Non, gamin, une brouette à chaîne ». « Pour l’hiver ? ». « Non, à chaîne, comme les vélos, pour la garer la nuit sur le trottoir et qu’on ne me la vole pas, grâce à la chaîne. Je ne vais quand même pas remonter la brouette au cinquième étage à chaque fois ». « C’est pas pour jardiner dans le salon ? ». « Cultiver de la moquette, peut-être. Non, c’est pour ramener les bacs de bière quand ils sont en promotion à la superette ». « Vas y en voiture ». « Impossible, chaque fois que je reviens en voiture de la superette qui est à 200 mètres, la première place de parking disponible est à 400 mètres ».

08/10/2006

C'est fait, maman a voté

Je suis allé voter avec maman, 80 ans. Je voulais l'y amener en caddy de supermarché vu les problèmes de parking. Des voisins se sont émus. "Prenez ma brouette". "Hé, ho, ça va pas la tête, je ne suis pas un nain de jardin". Une voisine a prèté une grande poussette d'enfant. Maman avait mis un petit chapeau blanc à fleurs. Elle n'aurait pas du. "C'est un garçon ou une petite fille?", "Guiliguili, areuh, areuh". Alors, elle soulevait son chapeau. J'ai vu un gamin s'enfuir à toutes jambes : "Maman, là, la sorcière d'Halloween". Une fois arrivés près du bureau de vote, accueil par les candidats. Maman : "Bonvour, mefeu, bonvour". Moi : "Qu'est-ce qui t'arrive, maman ?". "Ve dis bonvour à fes mefeux". "T'as vu comme tu parles ! T'as fait une thrombose ?". "Vé voulu me faire belle pour les vélecfions. Vé lavé mes dents et ve les zai oubliées". Bref, elle a pu voter. Ouf. "Tu refteras avec moi ce midi, pour manver". "Non, non, maman, tu sais bien qu'on n'est pas du même parti".