12/12/2009

Cherche le naturel

« Papa, c’est quoi un minaret ? ». « Ah, gamin, c’est joli. C’est comme une tour, comme un clocher chez nous, mais incompatible avec notre paysage et notre culture européenne. Il n’y a pas de cloches dans un minaret mais c’est plus fin, plus élégant, plus adapté à d’autres contrées, loin de chez nous, là où il y a du soleil. Un clocher, c’est l’emblème de notre passé, même si les églises sont désertes, et un minaret, pour nous européens, c’est presque un symbole, celui des voyages en Tunisie, en Turquie, au Maroc, mais pas à Bruxelles, à Venise ou à Lourdes ». « Et en Suisse, papa ? ». « Gamin, je vois qu’à l’école on t’enseigne l’actualité. C’est bien. Les suisses ont voulu rester suisses, gamin, avec leurs chalets, leurs vaches et leurs cloches. Vois-tu, gamin, les minarets, c’est comme la grippe H1N1, ça risque d’être une pandémie. Sais-tu ce que c’est ? ». « Oui, papa, c’est quand tout le monde peut être victime et en mourir ». « Dis donc, gamin, tu es dans une bonne école ». « Et tu es contre les minarets, papa ? ». « Gamin, réfléchis un peu. Si les anciens égyptiens débarquaient comme les autres avec leurs minarets, nous aurions des pyramides partout. Un rond-point, hop, une pyramide. Plus de parking au supermarché car, dessus, hop, une pyramide. A Versailles, hop, une pyramide. Si on laisse faire les constructeurs de pyramides, nous, les belges, nous aurions l’air ridicules avec notre Lion de Waterloo ». « Papa, si j’ai bien compris, à chacun sa culture mais chacun chez soi, c’est ça ? ». « Gamin, tu es de la graine de génie. Et je n’oublie pas que la petite graine c’était moi ».

25/08/2009

Port de plaisance

 Hier je vous ai montré ce qu'un collègue et néanmoins ami réalisait dans son jardin : la forêt ardennaise belge avec Rochehaut, les méandres de la Semois et les choux de Bruxelles. Si vous cherchez bien sur son blog http://lejardindegerard.skynetblogs.be vous découvrirez notamment une photo de pieds jaconds, plante que je ne connaissais pas. Avant Rochehaut il a réalisé un port de plaisance en miniature. Personnellement je n'aime pas les ports de plaisance vu que je n'ai ni bateau ni barquette. Pourtant on devrait se sentir bien dans un port de plaisance puisque dans le mot plaisance il y a aisance. On se sent bien dans un lieu d'aisance, non ? Parfois on peut s'y faire chier, je sais, surtout si rien ne se passe. Rien de tel dans ce cas qu'un crayon, une gomme et un carnet de sudoku. Ce collègue a du arrêter son projet parce que l'eau gratuite ou presque n'existe plus. Plus il pleut en Belgique et plus l'eau est chère. Cherchez l'erreur. Pourtant j'aime bien les ruines de ce port avec la luxuriance des plantes trop picales qui retombent sur la promenade des anglais, avec les quais, biens alignés et le yacht d'un milliardaire qui a invité des filles et où il doit se paser des choses.

027

24/08/2009

Rochehaut, le Tombeau du Géant

 Il y a des cinglés qui fabriquent des trains électriques, qui peignent au pinceau à un poil des petites voitures, qui mettent des nains de jardin miniatures dans leurs plantes d'appartement, qui brodent la dernière cène au fil de soie sur une trame de 20 x 8 centimètres, qui bronzent le colosse de Rhodes dans un mètre cinquante de frigolite, qui collectionnent les manneken pis avec un tire-bouchon. Moi, j'ai un collègue et néanmoins ami qui cherche à représenter Rochehaut (Ardennes belges), le Tombeau du géant et les méandres de la Semois (rivière méandreuse qui, avant de se jeter dans la Meuse en France, change d'identité à la frontière et s'appelle la Semoy). Ah ça, on voit bien les méandres de la Semois et le Tombeau du Géant. Pour la forêt ardennaise, mon collègue dit qu'il faut attendre que ça pousse. Mais, ce n'est qu'un exemple, dans le bas, au centre, on distingue, en vert clair, un chêne centenaire entouré de sapins, en gris-bleu. Pour représenter les sapins il a utilisé des plants de choux de Bruxelles, pour la couleur. Pour son anniversaire je vais me cotiser pour lui acheter un géant miniature qu'il pourra enterrer dans le tombeau, ça fera encore plus réaliste. Ce jardin existe. Mon collègue aussi. Il a un blog qui s'appelle  http://lejardindegerard.skynetblogs.be

020

01/11/2008

Tûûût 27 bis. Cherche une potée

« Allo, je cherche une belle grosse potée. Vous en avez ? ». « Oui, monsieur, potée aux lardons, potée aux choux ? ». « Ah. Une potée de choux chinois, c’est original. Heuuu, ça vaut combien ? ». « Le choux chinois ne se mange pas, monsieur. Mes potées sont au chou frisé ». « Une potée de choux frisés, tiens, tiens. Pourquoi pas. Vous pourriez piquer quelques choux de Bruxelles sur des bâtonnets, pour donner de la hauteur à la potée ». « Dites, monsieur, j’ai autre chose à faire que de la sculpture, je dois préparer mes plats ». « Mais, vous n’êtes pas fleuriste ? ». « Non. Monsieur ». « Et ma potée pour la Toussaint, alors ? ». Tûûût, tûûût, tûûût.

16/10/2008

Cherche la sortie

« Toc toc toc, un deux, un deux, ça passe. Allo, allo, mesdames et messieurs, aujourd’hui le salon de l’alimentation de Bruxelles fermera ses portes exceptionnellement à midi. En sortant vous serez soumis à la fouille. En effet, six saucissons dont quatre à l’ail manquent à l’appel au stand de dégustation. Tous, fonçons vers la sortie. En groupe, pour rendre les fouilles impossibles. Forçons les barrages, sautons les barrières, empêchons les fouilles, ne nous laissons pas tripoter. Je serai là, pour vous encourager, avec vous, et avec les saucissons. Allez, hop, tous ensemble vers la sortie ».

15/10/2008

Cherche mes besoins journaliers

« Chaque bouteille vous apporte cinquante pourcent de vos besoins journaliers ». Incroyable, mais j’ai lu ça, écrit en grand, au salon de l’alimentation de Bruxelles. Je fais le calcul : si ce petit truc représente la moitié de mes besoins journaliers, deux et c’est la totale. Je dis non. Trop petit, mon ami, vous ne me connaissez pas bien. Quand je fais, je fais. Ils vendent les mini bouteilles par six, c’est de la folie. Six fois cinquante pour cent, ça fait trois fois cent pourcent de mes besoins journaliers, non. Pas possible, je manque de pot. Deux c’est trop peu et six, c’est Byzance, c’est Carcassonne, c’est le Puy de Dôme. Pourquoi Carcassonne ? Bonne question. Quand Carcassonne, je vais ouvrir. Mais si je suis sur le pot, à cause de mes trois cent pourcent de besoins journaliers, qui va aller ouvrir ?

14/10/2008

Cherche un lit à bière

Le salon de l’alimentation de Bruxelles, c’est aussi le salon du confort. J’ai repéré le stand des lits à eau. Muni de mon entrée gratuite, j’y suis parvenu et j’attends la fermeture. Je veux tester. Pas deux minutes, une nuit. J’ai tout prévu : le pyjama, le crayon, la gomme, le carnet de sudoku et le canif. Le canif, c’est en cas d’urgence, comme on dirait la poire pour la soif, le sourire de la crémière ou le mec plus ultra. C’est moi, le mec plus ultra. Je pense à tout. Couché dans les foins avec le soleil pour témoin, je fume. Dans les foins, si ça crame, il suffit de courir. Mais au lit, hein, quand on sent que les roubignoles se ratatinent sous la chaleur, hein, un coup de canif dans le matelas à eau et hop, la fontaine de Trévy, les chutes de Montmorency, le manneken-pis un soir d’abondance. Pas besoin d’extincteur. Les roubignoles respirent. Je trouve ça con, un lit à eau. Je cherche un lit à bière. D’abbaye de préférence.

13/10/2008

Cherche à coller une moustache

Ma moustache s’est décollée. On m’a reconnu. J’étais au salon de l’alimentation de Bruxelles, incognito, parce que j’y suis connu, devant le grand bol transparent plein de soupe verte, la petite louche de trois millilitres et un manche de trente centimètres et les dés à coudre en plastique pour déguster, penché au dessus du bol pour m’extasier du fumet exaltant mes narines olfactives quand, soudain, une dame hurle : Il y a un rat dans la soupe. C’était, ploutch, ma moustache, élément vestimentaire indispensable pour encore recevoir un dé à coudre. La meneuse de revue, je veux l’hôtesse du stand mais elle était habillée tellement mini que je ne vois pas les rapports avec les carottes, les poireaux et les courgettes, m’a reconnu, nu, sans ma moustache. Elle : C’est lui. Moi, qui n’avais pas encore compris le drame dramatique, j’ai regardé derrière moi, erreur, j’ai reçu les cinq litres de soupe verte sur le crâne. J’ai su m’enfuir. Je criais : coucou, je suis le géant vert, coucou, je suis le géant vert. Finalement j’ai trouvé une toilette propre dans laquelle j’ai pu rincer ma tête. Dommage, autant de vitamines gaspillées.

12/10/2008

Cherche à éviter les mélanges

Je suis à nouveau au salon de l’alimentation de Bruxelles. Je ne sais plus si j’y suis venu hier. Il n’est même pas dix heures du matin et j’en ai déjà fait tout le tour. Et dire que le premier jour je trouvais le salon immense, comme un supermarché des dégustations. C’est vrai, j’ai déjà trouvé des dégustations gratuites, mais jamais à déguster assis, avec une fourchette et un couteau, une serviette en papier et un verre de rouge pour mettre le salami en situation réelle. Si on reconnaît un bon ami dans le besoin, on reconnaît un bon salami quand il est accompagné d’un verre de rouge ou d’une bonne trappiste. Il faut que ça se marie, tous les gastropodes les plus diplômés le diront. Essayez du salami ail, fines herbes, armagnac et fumé sous la cendre avec une limonade à l’orange ! Ici, la limonade gratuite est à côté du salami, le maïs tendre et croquant à dix mètres du chocolat artisanal, la crème légère tomate méditerranée à deux pas de la compote potagère pomme chou rouge qui, selon le dépliant publicitaire accompagnera à merveille une simple saucisse mais aussi vos préparations élaborées comme la biche, le chevreuil et le marcassin. Biche, oh ma biche, je connais mais j’ai du me faire expliquer les deux autres, d’autant plus que je croyais qu’une paire de marcassins c’étaient des godasses. J’ai décidé qu’aujourd’hui je ne mangeais pas. Par contre j’ai soif. J’ai repéré qu’il y avait plus de stands de bières que de stands de vins. C’est décidé : ce sera la bière.

11/10/2008

Cherche à passer la nuit

« Que faites-vous, monsieur, le Salon est fermé ». « Je sais ». « Vous devez sortir, monsieur ». « Je sais ». « Où habitez-vous ? ». « Je ne sais plus ». « Que s’est-t-il passé, monsieur ? ». « Voyez-vous, monsieur, il y a de bons flamands, des philosophes, qui disent : Wijn op bier, plezier ; bier op wijn, venijn. Je vous explique ». « Ce n’est pas nécessaire, j’ai tout compris ». « Monsieur, vous n’êtes pas seul sur terre. Je traduis pour les autres. Français, françaises, je vous ai compris. Mais pas vous. Du vin après de la bière, c’est du plaisir ; de la bière après du vin, c’est du venin ». « Et vous avez fait quoi, vous, monsieur ? ». « Les deux. Plus de la soupe et du salami. Je sens que ça tourne. Pourriez-vous diriger votre lampe de poche ailleurs que dans ma tronche. Merci ». « A qui puis-je téléphoner pour qu’on vienne vous chercher ». « A Kiki ». « A qui ? ». « A Kiki, quoi ». « C’est une dame, Kiki ? ». « Non, c’est le hamster du gamin. Je suis sûr qu’il ne viendra pas ». « Je comprends, il n’a pas son permis ». « Mais, pour la roulette il n’en faut pas ». « Soyons sérieux, monsieur. Vous ne pouvez pas rester ici et je dois continuer ma tournée ». « Ah, si c’est votre tournée, je vous suis. Pour moi c’est une brune d’abbaye ». « Voyons, monsieur, avez-vous vu dans quel état vous errez ». « Dans quelle étagère ! Non mais, je suis sur un matelas à eau, ça fait bizarre un matelas au salon de l’alimentation ». « C’est également le salon du confort, monsieur ». « Ah, du confort ! Alors laissez-moi dormir. Vous avez terminé votre tournée à quelle heure ?». « A l’ouverture du salon, monsieur ». « Très bien, très très bien. Venez me réveiller juste avant. Je sortirai pour vous faire plaisir. Et j’entrerai à nouveau salon que je m’en fiche, j’ai plein d’entrées gratuites ».

10/10/2008

Cherche à éviter la confusion

Bruxelles, Salon de l’Alimentation. « Bonjour, madame, la danse du ventre, c’est vous ? ». « Je ne fais pas ce que vous espérez avec mes salamis artisanaux, monsieur. Ici, c’est du à l’ail ou du pas à l’ail. Vous dégustez une rondelle et vous achetez un salami. Vous dégustez deux rondelles et vous achetez deux salamis. Combien de rondelles, monsieur ? ». « Heuuu, j’en ai déjà mangé douze, surtout des à l’ail ». « Très bien. Douze rondelles, douze salamis. C’est pour manger sur place ou c’est pour emporter ? ». «Heuuu, j’ai oublié mon portefeuille. Je reviendrai demain, gardez-les au frais ». « Et bien, ça fera deux euros quarante pour les douze rondelles ». «  Je vous jure que je reviens demain avec mon portefeuille ». « Dans ce cas laissez-moi une garantie. Votre pantalon, par exemple ». « Vous croyez ? ». « Obligé, monsieur ». « Bon, je m’exécute. Mais prêtez-moi un saucisson, un pas à l’ail, c’est parce que je rentre en train, en slip, c’est pour faire bonne figure ».    

09/10/2008

Cherche à éviter la déprime

Authentique, j’ai reçu une invitation « Venez découvrir les possibilités culinaires de la cuisine à la vapeur à l’occasion de l’une des démonstrations dans le Théâtre des Dégustations du Salon de l’Alimentation à Bruxelles ». A la vapeur, non mais, à la vapeur ! Mais c’est dépassé les trains à vapeur, tchouc tchouc nougat. Je n’irai pas. Je vais rester chez moi et ressortir le train électrique que j’ai reçu pour mes dix-huit ans. Modèle de luxe : pas un bête rond mais un ovale, c’est à dire un demi rond, un rail droit, un demi rond, un rail droit et ainsi de suite. Quels souvenirs. C’était un cadeau collectif de parrain (il est mort), de marraine (décédée), de maman (paix à son âme) et de papa (tombé d’un mirador à la guerre). Que c’est triste. J’ai un cimetière sur la moquette. C’est déprimant le Salon de l’Alimentation.

08/10/2008

Cherche le plan des toilettes

Zut, j’ai perdu le plan du Salon de l’Alimentation de Bruxelles sur lequel les double vé cé étaient indiqués. « Madame, madame ». « Voila, monsieur, un bol de bouillon de poule. C’est du naturel, même les colorants ». « Madame, madame ». « Vous en aurez un deuxième quand vous aurez bu le premier, monsieur ». « Madame, madame, je sens que ça vient ». « Montez sur le podium, monsieur. Mesdames, messieurs, voyez le bonheur de ce connaisseur en bouillon de poule. Parlez dans le micro, monsieur ».  « Toc, toc, toc, une, deux, ça marche, on m’entend. Où sont les toilettes, je répète, appel à toutes les unités, où sont les toilettes, ça urge ? ».     

07/10/2008

Cherche à éviter les mélanges

Du 4 au 19 octobre 2008 : le salon de l’alimentation à Bruxelles. J’ai mes entrées (voir avant-hier), ma place au théâtre (voir hier) et le plan du salon avec la localisation des toilettes (voir demain). Mon problème aujourd’hui est du genre digestif. J’ai reçu une entrée libre avec dégustation, valable toute la journée, de maïs en boîte. Et une autre, mêmes conditions, de dégustation d’une bière d’abbaye brassée depuis 1812. Presque deux cent ans de cave, elle doit être bonne, hein. Soyons concrets : le maïs, je dois l’avaler tout rond ou le mâcher ?  Question digestion.  Parce que ça doit faire un sacré mélange, du houblon et du maïs. Dans mon tube digestif, crevettes et tomate je connais, pruneaux au lapin je connais, crème et tartala je connais, raviolis sauce tomate je connais, mais maïs à la bière d’abbaye j’ai des doutes. Je voudrais profiter de votre expérience. D’avance merci.

06/10/2008

Cherche de la crème à lancer

Du 4 au 19 octobre : le salon de l’alimentation à Bruxelles. J’ai les entrées gratuites (voir hier) et, pour vous, j’ai encore quinze entrées à 4 euros au lieu de 8. Je me suis inscrit au Théâtre des dégustations. C’est gratuit si on emmène son ordinateur pour prouver qu’on a réservé une place. J’ai choisi le thème des tartes. J’ai toujours eu envie de badigeonner une tarte avec des tonnes de crème fraîche et de la lancer dans le public, surtout quand il y a du monde : mariage, enterrement, file à la caisse du supermarché, quai de gare un jour de grève des cheminots. Je cherche de la crème fraîche en vrac au prix de gros.

05/10/2008

Cherche des volontaires pour gagner 4 euros

Du 4 au 19 octobre : le salon de l’alimentation à Bruxelles. Quinze jours de repas gratuits (échantillons, bien sûr, les vrais repas sont payants) pour le prix d’un abonnement de quinze jours au train ! Je ne peux pas rater ça. J’ai même les entrées gratuites pour le salon ! Par internet. J’ai entré quinze fois mon e-mail et j’ai reçu quinze entrées gratuites. Plus quinze entrées à 4 euros au lieu de 8. Je les revends au prix coûtant. Le problème c’est que les entrées gratuites et les autres sont dans mon ordinateur. Ils disent de les imprimer. Mais je n’ai pas d’imprimante, moi, monsieur. Je cherche quinze personnes, intéressées par une entrée à 4 euros au lieu de 8, capables de transporter mon écran pendant que je me promènerai avec la colonne, le clavier et la souris dans mon sac à dos.  

17/08/2008

Spécial Mimi

C'est Mimi qui, dans un commentaire récent sur mon blog, m'a remis en mémoire cette plaisante mélodie.

C'est les vacances, c'est la transhumance
Les vacanciers, c'est comme les fourmis
Ça se répand partout dans le pays
Plus ça va et plus ça s'enhardit
L'an dernier, j'en avais ben trouvé un dans mon lit, oui!

Le vacancier du mois d'août, c'est vraiment une race à part
C'est comme des hiboux avec leurs lunettes noires
Y se promènent quasiment nus
On voit plus de poil que de tissu
Moi je rigole quand y s'assoient dans mes gratte-culs.

Moi, je m’en fiche, dans ma cave au moins un

Pas de vacancière, pas de hibou

Ni  de chou, ni de caillou, ni de genou

Je suis sans lunettes noires

Par contre, les mains, c’est une autre histoire

Savons-nous les laver, à la mode, à la mode

Savons-nous nous les laver, à la mode de chez nous

Imaginons qu’une quidame passe dans ma cave

Si je lui mets la main aux fesses

La police scientifique va retrouver l’ADN

Des cloportes, des vers luisants, des araignées

Qui peuplent mon jardin au moins un

Dans la cave que je suis en train de ranger

Bruxelles a ses clandestins perchés sur des grues

J’ai les miens qui me chatouillent, qui me gratouillent

Qui me tripotent les genoux (tant pis pour la rime)

Comment sont-ils tombés aussi bas ?

Des clandestins au moins un !

Jamais le journal télévisé ne montrera des images, hein

Vais-je les remonter au cinquième ?

Là où vivent déjà Maurice, le poisson rouge

Kiki et Pipette, les hamsters du gamin

Non, ce n’est pas une animalerie, chez moi

Pourquoi suis-je tombé si bas ?

Mimi et son joli minois ?

Non, c’est à cause de l’ascenseur

Quand on pousse sur moins un

On a l’estomac qui remonte et

Quand la porte s’ouvre

Il n’y a plus qu’à ouvrir la porte en face

Si on a la clef, hé, hé, et moi je l’ai

Alors, le garçon d’ascenseur dit :

Moins un, rayons cloportes, vers luisants, araignées,

Vieux jouets, outils rouillés, coquilles de moules, photos de mariage,

Enigmes de Rafaël, planches à repasser avec un grand trou,

Anciennes bouteilles de vin. Ah, je les oubliais, celles-là

Excusez-moi, j’ai du travail

 C'est les vacances, c'est la transhumance
Les vacanciers, c'est comme les fourmis
Ça se répand partout dans le pays
Plus ça va et plus ça s'enhardit
L'an dernier, j'en avais ben trouvé un dans mon lit, oui!

 

01/08/2008

Au revoir

Au revoir les aoûtiens, bonjour les juilletistes. Voici quelques nouvelles du pays pour ceux qui nous ont quittés en juillet. L’Alsace n’est plus le pays des grues. Maintenant c’est Bruxelles. Ironie du sort, les occupants des grues n’ont pas de papier. Comme ils ne mangent pas, hein, vous m’avez compris, ils n’ont pas besoin de papier. D’après la presse, de nombreux touristes repartent vers leurs contrées avec des photos. Dommage pour l’économie du pays. Pendant que les touristes font leurs photos ils n’achètent pas de chocolat belge.  Dommage aussi pour les visites de l’Atomium. Mais Bruxelles va peut-être entrer dans le Guiness Book pour le nombre d’habitant par grue. Et pour le nombre de grutiers en chômage technique. Vous avez bien fait de partir en juillet. Vous avez évité de voir les eaux envahir votre maison. La boue aura eu le temps de sécher et sera plus facile à enlever par plaques. Attention, pour remplacer l’électro ménager, il faudra attendre décembre pour les prochaines soldes. Vous avez raté le 21 juillet. On a vu Bébert secouer sa belle-sœur pour l’aider à gravir en équerre les marches de la cathédrale. Claire était habillée en grille de sudoku. Profitez de votre retour pendant les vacances des ministres. Apprenez le flamand. C’est bourré de flamands dans les Ardennes. Les wallons sont à la vlaamse kust (côte belge située en flandres). Pour le reste rien n’a changé. Les conducteurs fantômes roulent toujours du même côté, on a découvert un ossuaire gallo-romain à Tournai mais c’est un faux car les restes humains n’ont que 15 ans d’âge, les chargements continuent de perdre leur camion dès que le conducteur a eu le coude trop léger, on attend impatiemment le prochain scandale à Charleroi. Certains prédisent qu’on va enfin voir Elio nu. C’est-à-dire sans sa moumoute. Toutes les banques donnent du 4 pourcent mais ne veulent pas donner aux épargnants ce qu’elles ont donné aux actionnaires pendant la disette. Les raviolis en boîte sont à 3 pour 2 chez Carrefour. N’y allez pas pendant trois jours. Je dois d’abord constituer mon stock et, pour cela, continuer à vider ma cave. D’avance merci.

27/01/2008

Cherche à vendre un puzzle de 4.819 pièces

Occasion unique : un puzzle de 4.819 pièces. J’ai essayé de le refaire : impossible. Il y a des morceaux de la Tower Bridge à Londres, des toits de chalets suisses et des morceaux de canards sur une mare. Plus des trucs que je n’arrive pas à identifier. Je n’ai que des pièces et je ne sais pas si c’est la fontaine de Trevi à Rome ou un bout du Manneken Pis à Bruxelles. Je fais un prix spécial si vous prenez le tout. Faire offre.

14/11/2007

Bravo Skynet

150.000 blogs. Bravo à Skynet, à Julie et à toute l’équipe. Bientôt 300.000 visites des Petites Annonces. Je pensais y être en même temps que les 150.000 blogs. D’autant plus quej’étais à du 2 contre 1. Pour fêter Skynet, je me permets de poster à nouveau la relation de la fête des 100.000 blogs le 24 septembre 2006. J’y étais. Avec maman. C’est en six épisodes. Si vous êtes déçu par cette réédition, tapez « maman » dans les tags pour lire d’autres anciennes aventures avec maman et …  bon amusement.  Les 100.000 blogs (1) "C'est qui ce Caillenette chez qui on va ?". "Skynet, maman, c'est Skynet qui nous invite pour les 100.000 blogs". "Tu joues avec des blocs, à 58 ans". "Maman, aides-moi, nous allons arriver, nous sommes chaussée de Bruxelles à Waterloo et nous devons aller chaussée de Waterloo à Bruxelles". "Pas étonnant que Napoléon se soit égaré avec des noms pareils". "Cherches le Mexican Grill, maman". "Mexican ! Je suis la mère d'un sombre héros, ha, ha, ha". "Nous sommes chaussée de Waterloo, c'est la bonne voie, maman, cherche". "Tu roules trop vite, je n'arrive pas à lire les noms sur les sonnettes". "C'est un restaurant, maman, ce sera écrit en grand". "Mais je ne connais pas le mexicain, moi". "Ne me fais pas regretter de t'avoir prise comme accompagnante, hein, à 80 ans t'as une bonne vue alors, au feu rouge, lis-moi le nom de le rue". "Commune de Saint-Gilles Sint Gilis gemeente Chaussée de Waterloo steenweg". "Merde". "T'as roulé dedans ?". "Non, c'est chaussée de Waterloo mais à Uccle. Là, des policiers". "Bonjour, monsieur l'agent, je cherche le Mexican Grill". "Amaï, je crois une fois qu'il y en a un boulevard Anspach". "Taré". "Vous garer ?". "Non, je cherche le Mexican Grill de Uccle ?". "Alleï, ici, c'est Saint Gilles, tu devez repasser Ixelles puis tu avez Ukkel". "Et c'est où ?". "Ca je sais pas, hein, je suis de la police locale". "Grrrrmmll". "Maman, le restaurant est derrière nous". "Quoi, on refait tout en marche arrière ?". "Demi-tour". "Tu me fais la tête ? Ca fait dix minutes que tu ne me dit plus rien et tu roules aussi vite que quelqu'un qui n'a plus d'essence". "Je suis concentré, maman, je dois regarder à gauche, devant, à droite, à gauche, devant, à droite. Làààààà". "Là; Mexican Grill. Maman, je suis connu ici, alors tu manges ce que tu veux, mais pas d'imitation de Dalida, pas de french cancan, tu resterais collée au sol".  

28/02/2007

Cherche un petit endroit sans monsieur

Batibouw, le salon de l’habitation à Bruxelles.« Monsieur, monsieur, houhou, monsieur ». « Oui, monsieur ». « Bonjour, monsieur ». « Bonjour, monsieur ». « Vous, monsieur, ça va ? ». « Oui, monsieur, que puis-je pour vous, monsieur ? ». « Monsieur, comment ce fait-ce ? Je tire la chasse, monsieur, et, rien, vide total, silence complet, 20.000 lieues sous la mer mais sans une seule goutte d’eau, le sahara, monsieur, le sahara ». « Monsieur ». « Oui, monsieur ». « Ce sont des WC de démonstration, monsieur ». « Et ça démontre qu’il n’y a pas d‘eau quand je tire la chasse, monsieur ». « Monsieur, asseyez-vous, appréciez le confort ». « Monsieur, je m’assied mais je vous le dit, j’ai le cul fragile et sensible ». « Monsieur, remettez votre pantalon, tout le monde vous voit, monsieur ». « Hé ho, bonhomme, chez moi, j’enlève mon pantalon, hein, compris ». « Monsieur ». « Y a plus de monsieur, monsieur ».