16/08/2009

Cherche le poulet précuit

(Si vous étiez absent hier, vous avez intérêt à lire le post précédent avant celui-ci) J'adore le poulet, surtout quand il est déjà cuit et fourni dans une barquette. Je n'en cuis plus moi-même. Un pas cuit, je ne pas certain qu'il soit vraiment mort et je ne tiens pas à courir derrière un poulet sans plume dans l'appartement. Par ailleurs, mes deux seules expérience de cuisson de poulet (et je n'exagère pas en parlant d'expérience) se sont terminées, la première, par une odeur tenace de viande brûlée qui a persisté une semaine dans l'appartement (j'ai vidé trois spray anti mauvaises petites odeurs à la lavande mais ça a aggravé la situation vu que nous étions en hiver), la seconde et dernière par le dépôt clandestin du bidule caoutchouteux, encore en partie rose et sans goût parce que je ne savais qu'il fallait ajouter des épices. Ce que je préfère dans le poulet précuit vendu au supermarché c'est la barquette. Elle flotte sur l'étang du parc communal où je la dépose en cachette car elle n'a pas de trou dans le fond, comme pour les champignons pas cuits. Si ça vous étonne sachez qu'une barquette avec des trous dans le fond n'est plus une barquette mais un sous-marin. En plus, votre poulet précuit n'a plus de sauce puisque toute la sauce s'est retrouvée dans le caddy. Savez-vous que le poulet précuit en barquette est moins cher que le poulet rose et douteux à qui il faut tout faire. A condition de disposer d'un parc communal avec un étang. Comme ce serait ridicule de faire circuler une barquette à vide sur l'étang je la remplis avec toutes les crasses, épluchures, bâtonnets avec de l'ouate pour les oreilles usagés et jaunes, capsules de bières, mégots de cigarettes, pelures d'agrumes, boîtes de raviolis vides, restes de l'avant-veille, coquilles de moules. Résultat des courses : presque plus de sacs poubelle payants. Un conseil : ne jamais y mettre des tickets de caisse sur lesquels figure votre numéro de compte banquaire, vous verriez d'autres poulets débarquer chez vous. 

14/08/2009

Cherche d'où vient la chenille

Je me promenais dans le jardin d'un collègue normal quand, soudain, il mis sa main sur mon épaule. Voyant mon étonnement, il me murmura : " Souris pour ne pas l'effrayer ". Moi, calme en toutes circonstance, je lui répondis : " Effrrai, fraifrais, effraifrais kiki ? ". Son calme était plus olympien que le mien quand il dit : " Je sens que c'est une grosse ". Je n'ai plus su répondre, me demandant comment il savait ça rien qu'avec sa main sur mon épaule. Aurait-t-il été radiologue précédemment dans une autre firme ? A-t-il fait du spiritisme dans les spiritueux ? A-t-il fait partie d'une secte black ou de white spirit ? Ou de black and white ? Puis je l'entend qui murmure : " C'est la queue. C'est la queue que je dois attraper avant qu'elle ne se recroquville ". J'ai failli lui dire que j'avais un bus à prendre, histoire de dire quelque chose et de détourner son attention et ses attentions, mais j'étais venu en voiture et je l'avais garée dans son allée. Il y a des jours, pensai-je, où il vaut mieux prendre le bus. Je me disais aussi en moi-même : pourvu qu'il ne dise pas qu'elle est poilue. Et bien si, il la dit. " Ben, dis donc, elle est poilue. Ne bouge surtout pas que je t'enlève la grosse chenille à poils blancs que tu as sur l'autre épaule ". J'ai racheté à des touristes japonais qui, étonnés, nous avaient photographiés, leur appareil photo rien que pour vous montrer celle-ci :

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13/08/2009

Cherche une monoplace

Bonjour. Je vis seul. Triste. Au cinquième étage avec une voisine de palier invivable. Je vis de raviolis en boîte quand j'arrive à ouvrir la boîte. Le gamin vient me voir quand je lui dis au téléphone que j'ai acheté des bonbons; Les chauffeurs de bus font grêve pour un oui pour un non, quels fainéants. L'ascenseur ne s'arrête plus au cinquième et je dois aller jusqu'au sixième et descendre un étage dans les escaliers avec le caddy du supermaché. A chaque marche je perds des marchandises : les oeufs, les tomates, le ketchup,et je roule dessus. C'est horrible. Il y en a plein les murs. J'ai tout nié quand la police scientifique est venue pour identifier les corps. Quels cons, ils cherchaient le rhésus du ketchup. Egalité avec les conducteurs de bus wallons. On devrait engager des polonais. Eux, ils travaillent. La porte de mon four à micro-ondes ne ferme plus. C'est pas bon des raviolis froids. Même avec du fromage râpé. Quand c'est râpé c'est comme quand le gamin attend son bus pour aller à l'école et que les cons font grêve. Vivement les polonais, ou les croates, ou les sénégalais pour être dignes de conduire nos bus. La dignité et le respect des autres, c'est important. Il y an a qui l'ignore, honte, ce sont des belges. J'espère que les conducteurs de bus belges ont de l'humour parce que je dois prendre le bus tous les jours pour aller à la gare prendre le train, puis le métro, puis la marche à pied. Quelle vie de con. Il me faut autant de temps pour aller au boulot et en revenir, quand il y des bus, que pour faire semblant de travailler au bureau. Marre, j'en ai marre, je m'achète une monoplace. J'en ai déchiné une sur internet. J'ai besoin de conseils. A votre avis, est-ce une bonne affaire .   

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13/06/2009

Cherche mon bonzaï

Pour avoir plus facile pour l’arroser j’avais mis mon bonzaï sur le couvercle de ma poubelle à pédale qui se trouve sur le balcon au cinquième. Une distraction, un réflexe stupide, un coup de pédale intempestif et hop, j’ai vu passer devant moi le premier bonzaï de l’espace. J’ai crié « Reviens, reviens » mais il était déjà trop loin, il ne m’entendait pas. « Ah le con, ah le con, ah le con » me répétais-je sans cesse, me parlant à moi-même. Je ne savais que répondre devant cette évidence. Banzaï, un bonzaï kamikaze. Si vous voyez passer un bus surmonté d’un bonzaï alertez-moi, c’est le mien. D’avance merci.

12/06/2009

Cherche un entraînement à pédale

Depuis qu’on a interdit l’usage du  vide-ordures dans l’immeuble, j’accumule des tas de déchets vu le prix des sacs sélectifs obligatoires. Depuis peu j’utilise ma poubelle à pédale depuis le balcon du cinquième étage. Hop, un petit sac de déchets sur le couvercle de la poubelle, hop, un bon coup de pédale, hop, chute libre de cinq étages, ploutch, atterrissage. Les premières fois j’ai tout reçu dans la figure mais maintenant je ne me penche plus pour voir le décollage.  Je cherche une salle d’entraînement pour la mise sur orbite et le bon atterrissage des sacs poubelle, si possible sur le toit d’un bus pour ne pas être soupçonné.

07/03/2009

Cherche à présenter mes excuses

Je vous jure, ça marche. Matériel : un perroquet factice vissé sur l’épaule et deux boules Quiès dans les narines. Endroit idéal : un arrêt de bus fort fréquenté. Cible : une grosse dame. Plan d’action : se glisser derrière la grosse dame et dire, quand le bus arrive, en parlant du nez et en détachant les syllabes : « T’as – un – gros – cul » puis faire le gros doigt au perroquet comme pour le gronder. Vous serez sauvé par l’arrivée du bus. Je vous jure, ça marche, je ne m’en lasse pas. Je présente ici mes excuses aux usagères des lignes 23, 36, 58, 61 et 84.

07:30 Écrit par Fanny dans petites annonces | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : perroquet, bus |  Facebook |

27/08/2008

Cherche à bien rentrer - 4

Cette fois, rentrer veut dire rentrer dans un garage. J’ai pris une option pour la location d’un garage vu que la Citroën Albert Lingo que je possède possède, elle, un côté latéral sans griffe, sans trou, sans bosse. Elle a donc de beaux restes qu’il faut préserver. Si je la revends, c’est ce côté que je publierai en photo sur internet.  Petits malins, vous l’avez deviné, c’est le côté du côté de la rue puisque de l’autre il y a le trottoir et ses poteaux et que, à l’avant et à l’arrière, il y a d’autres véhicules quand je me parque.  J’ai essayé le garage. D’abord en marche avant. Ma chance, j’avais ouvert la porte du garage . Mais, pas de bol, une fois dedans je n’arrivais plus à ouvrir celle de mon véhicule. Le mur était trop près. En sortant mon véhicule j’ai failli écraser une usine à crottes. Tant pis si je me fâche avec les toutouistes. J’ai ensuite essayé de rentrer mon véhicule en marche arrière. Une demi-heure. Un embouteillage monstre. « Roucoule, roucoule » criait Lindadi Souza, la femme de Gonzales, le droite. Mais, quand tu roucoules, la gauche est à droite et la droite est à gauche quand tu t’assieds à genoux sur ton siège pour voir ton cul. Le cul de la voiture, bien sûr, parce que le tien, il est toujours derrière toi, quoiqu’il arrive. « Lindadi, ta gueule, je ne vais pas y arriver tout seul, alors, si tu m’aides, ça va être pire ». J’y suis arrivé, un conducteur de bus qui s’énervait dans la file ayant pris le volant. Qui peut le plus peut le moins ou, comme disait ma grand-mère, on dit bien basse messe dans une grande église quand elle avait utilisé une immense casserole pour faire sa sauce lapin. Le conducteur de bus a su faire entrer mon auto. Moi, je m’étais caché dans le coffre. C’est quand il a dit « Nom di dju di nom di dju » que j’ai compris qu’il y avait un problème. Le même que lorsque j’étais entré en marche avant. Trop étroit. Un garage fait pour des japonaises. Tant pis si je me fâche avec ceux qui ne roulent pas européen. Mais c’est petit, des japonais. On en mettrait six sur les cuisses sièges avant d’une allemande. Dix-huit dans mon Albert Lingo, coffre compris. Alors que j’étais toujours dans le coffre en train de faire coucou aux badauds, le conducteur de bus a sorti la voiture, en marche avant, ce qui est logique puisqu’il était entré en marche arrière. Je dis ça pour ceux qui n’ont pas suivi depuis le début. Je me suis retrouvé dans la rue. Sans place de parking à cause du retour des vacanciers. Et bien non, je ne louerai pas ce garage.

05/06/2008

Cherche à être absent

Je serai moins présent sur les blogs durant quelques jours. Le gamin m’a annoncé qu’il allait avoir des examens de repassage et que je devrai l’aider vu la défaillance pour cause de sénilité de ses grands-parents maternels. Je suis d’accord avec l’avis de sénilité des deux vieux schnocks mais pas avec le fait que ce soit le père du gamin qui doive se taper le repassage.  Le père du gamin, c’est moi. Et je n’ai jamais repassé de ma vie. Je me suis inscrit à des cours. Et j’ai acheté un fer. Enfin, deux. Parce que le premier, c’était un fer à souder, paraît-il. Tout le monde peut se tromper. Pour le cours j’aurais du acheter une chemise, avec un col et des manchettes. Zut, je prendrai un T-shirt. Une chemise avec un col et une cravate, j’en ai une mais je ne m’en sers qu’aux mariages, aux communions et aux enterrements. Elle n’est pas usée. Cinq mariages, deux communions et seize enterrements, c’est rien pour une chemise. Pour la cravate non plus. Elle peut encore servir. Un jour j’ai eu peur. Erreur du serveur et paf, tache de jus de viande quelque part entre le cubitus et le duodénum. Sur le ventre, quoi. Et sur une chemise blanche. On ne voit plus rien.  Merci Tipp-Ex, on ne voit plus rien. Bon, stop, la vie privée de ma chemise ne vous regarde pas. Suite à des cours de repassage j’aurai encore le temps de poster entre les deux tasses de café du matin mais, vu que le bus qui m’amène à l’heure à la gare passe à 7 h 10 et, qu’avant, je dois faire mes lacets et que le bus suivant, à 7 h 45, arrive à la gare après le départ de mon train, j’aurai juste le temps de lire vos blogs et vos commentaires mais pas d’y répondre. Et le soir je vais aux cours du soir. De repassage. Vous comprenez, il ne faut pas que je rate ni le bus du matin ni les cours du soir.