23/01/2010

Cherche le sens de l'humour

" Papa ". " Oui, gamin ". " Tu as reçu une lettre du supermarché, je peux regarder s'il y a des bons de réductions sur les smarties ? ". " Tu peux regarder, gamin, mais il n'y en a pas, ces gens n'ont pas le sens de l'humour ". " Cher client. et bien ça commence bien, hein, papa. Nos caméras de surveillance vous ont surpris en train de prendre quelques dizaines de boîtes préservatifs. Dis donc, papa, tu es un optimiste ! ". " Lis la suite, gamin. Ces gens n'ont pas le sens de l'humour ". " Vous avez déposé chaque boîte une par une dans chaque caddy que vous avez rencontré, ce qui a occasionné de grosses pagailles aux caisses. Papa, pourquoi tu ne m'as pas pris avec toi, j'adore quand tu m'apprends des trucs comme ça ". " Lis la suite, gamin. Ces gens n'ont pas le sens de l'humour ". " Vous avez également réglé tous les réveils du rayon des articles ménagers pour qu'ils sonnent à cinq minutes d'intervalle. Mais c'est génial, papa ". " Lis la suite, gamin. Ces gens n'ont pas le sens de l'humour ". " Vous avez ensuite monté une tente au rayon camping et avez interpellé plusieurs clients pour qu'ils vous apportent des couvertures. Elle est bonne, celle-là, papa ". " Lis la suite, gamin. Ces gens n'ont pas le sens de l'humour ". " Nous avons du réagir quand nous vous avons vu vous cacher dans une longue robe et en sortir votre tête en criant coucou coucou quand une cliente s'en approchait. Papa, je vais être fier de toi quand je vais raconter ça à mes institutrices ". " Ne fais pas ça, gamin, ces gens n'ont pas le sens de l'humour. Lis la suite ". " En conséquence, et bien que nous. Papa, fais moi un un résumé, j'en ai marre de lire ". " Gamin, c'est simple, tes smarties je vais devoir aller les acheter ailleurs ".

20/08/2009

Cherche l'énigme de l'expression

Aujourd'hui l'énigme du jour, en compétition avec la seule, la vraie, l'unique, celle de Rafaël, tous les jeudis, sur http://carpe-diem-lbsp.skynetblogs.be est : " Voici le portrait d'un jeune homme, célibataire avec un gamin, Kiki et Pipette les hamsters et leur roulette qui empêchent de dormir parce que ces cons font du body-training la nuit, Maurice le poisson rouge beaucoup plus silencieux, rasé de près, l'oeil persan comme les chats du même nom, qui arrive à lire à distance dans les pensées de celles et ceux qui regardent sa photo en ce moment et qui se dit que ce n'est pas beau tous les jours, champion du virage à gauche toute avec un caddy vide au supermarché, attendant inlassablement blonde à forte poitrine aimant vaisseler et repasser des chemises, belge ce qui est une grande qualité, wallon oufti biloute, cuisinier amateur débutant esayant désespérement d'atteindre le niveau amateur averti, éteint de vertige quand il faut remplacer une ampoule électrique quand il faut monter sur un tabouret, habitant au cinquième étage ce qui est un énorme avantage pour les blondes à la forte poitrine qui ont le sommeil léger parce qu'on n'entend pas les bruits de la route et que de la route on n'entend pas les cris du cinquième, ayant toutes ses facultés sauf celle de monter sur un tabouret, pouvant ouvrir une boîte de raviolis les yeux fermés sans se blesser si on lui donne l'ouvre-boîte et la boîte dans le bon sens, aimant les voyages surtout ceux d'une heure ou deux au parc communal. Et bien, ce jeune homme, représente une expression. Top chrono, vous avez vingt-quatre heures pour trouver et une semaine pour répondre si vous êtes blonde ... 

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16/08/2009

Cherche le poulet précuit

(Si vous étiez absent hier, vous avez intérêt à lire le post précédent avant celui-ci) J'adore le poulet, surtout quand il est déjà cuit et fourni dans une barquette. Je n'en cuis plus moi-même. Un pas cuit, je ne pas certain qu'il soit vraiment mort et je ne tiens pas à courir derrière un poulet sans plume dans l'appartement. Par ailleurs, mes deux seules expérience de cuisson de poulet (et je n'exagère pas en parlant d'expérience) se sont terminées, la première, par une odeur tenace de viande brûlée qui a persisté une semaine dans l'appartement (j'ai vidé trois spray anti mauvaises petites odeurs à la lavande mais ça a aggravé la situation vu que nous étions en hiver), la seconde et dernière par le dépôt clandestin du bidule caoutchouteux, encore en partie rose et sans goût parce que je ne savais qu'il fallait ajouter des épices. Ce que je préfère dans le poulet précuit vendu au supermarché c'est la barquette. Elle flotte sur l'étang du parc communal où je la dépose en cachette car elle n'a pas de trou dans le fond, comme pour les champignons pas cuits. Si ça vous étonne sachez qu'une barquette avec des trous dans le fond n'est plus une barquette mais un sous-marin. En plus, votre poulet précuit n'a plus de sauce puisque toute la sauce s'est retrouvée dans le caddy. Savez-vous que le poulet précuit en barquette est moins cher que le poulet rose et douteux à qui il faut tout faire. A condition de disposer d'un parc communal avec un étang. Comme ce serait ridicule de faire circuler une barquette à vide sur l'étang je la remplis avec toutes les crasses, épluchures, bâtonnets avec de l'ouate pour les oreilles usagés et jaunes, capsules de bières, mégots de cigarettes, pelures d'agrumes, boîtes de raviolis vides, restes de l'avant-veille, coquilles de moules. Résultat des courses : presque plus de sacs poubelle payants. Un conseil : ne jamais y mettre des tickets de caisse sur lesquels figure votre numéro de compte banquaire, vous verriez d'autres poulets débarquer chez vous. 

13/08/2009

Cherche une monoplace

Bonjour. Je vis seul. Triste. Au cinquième étage avec une voisine de palier invivable. Je vis de raviolis en boîte quand j'arrive à ouvrir la boîte. Le gamin vient me voir quand je lui dis au téléphone que j'ai acheté des bonbons; Les chauffeurs de bus font grêve pour un oui pour un non, quels fainéants. L'ascenseur ne s'arrête plus au cinquième et je dois aller jusqu'au sixième et descendre un étage dans les escaliers avec le caddy du supermaché. A chaque marche je perds des marchandises : les oeufs, les tomates, le ketchup,et je roule dessus. C'est horrible. Il y en a plein les murs. J'ai tout nié quand la police scientifique est venue pour identifier les corps. Quels cons, ils cherchaient le rhésus du ketchup. Egalité avec les conducteurs de bus wallons. On devrait engager des polonais. Eux, ils travaillent. La porte de mon four à micro-ondes ne ferme plus. C'est pas bon des raviolis froids. Même avec du fromage râpé. Quand c'est râpé c'est comme quand le gamin attend son bus pour aller à l'école et que les cons font grêve. Vivement les polonais, ou les croates, ou les sénégalais pour être dignes de conduire nos bus. La dignité et le respect des autres, c'est important. Il y an a qui l'ignore, honte, ce sont des belges. J'espère que les conducteurs de bus belges ont de l'humour parce que je dois prendre le bus tous les jours pour aller à la gare prendre le train, puis le métro, puis la marche à pied. Quelle vie de con. Il me faut autant de temps pour aller au boulot et en revenir, quand il y des bus, que pour faire semblant de travailler au bureau. Marre, j'en ai marre, je m'achète une monoplace. J'en ai déchiné une sur internet. J'ai besoin de conseils. A votre avis, est-ce une bonne affaire .   

Film1 115 - Copie

23/07/2009

Cherche le trois pour deux

Acheter le trois pour le prix de deux c’est mon sport favori. Hop, trois boîtes de champignons à réchauffer au four à micro-ondes pour le prix de deux, hop, dans le caddy, trois boîtes de raviolis sauce tomate à réchauffer au four à micro-ondes pour le prix de deux, hop, dans le caddy. Malgré mes efforts je n’ai jamais trouvé de chaussettes à trois pour deux. Pourtant, je serais content d’avoir une troisième chaussette quand mon orteil gauche fait coucou à travers de la deuxième. Trois saucisses de campagne pour le prix de deux, hop, dans le caddy. Deux paquets. Six saucisses pour le prix de quatre. Nous sommes deux, le gamin et moi, et ça fait trois jours de saucisse de campagne raviolis sauce tomate pour le prix de deux. Je suis un fanatique des trois pour deux : j’ai trois paniers pour chien avec coussin dont je me servirai pour mettre les petits pains quand je recevrai des invitées, j’ai trois recharges d’agrafes et j’attends que les agrafeuses soient à trois pour deux, j’attends impatiemment que les sapins de noël soient à trois pour deux pour les stocker dans la cave. Hier, le gamin m’a empêché de faire une bêtise.  « Papa, que vas-tu faire avec trois bouettes sur le balcon au cinquième étage ? ». Il a raison mon gamin, je dois maîtriser mes impulsions.

10/01/2009

Cherche les soldes (2)

« Mahame, mahame, au hehours, eu ou-on ». « Vous n’avez pas honte de mendier dans un supermarché, espèce d’étranger d’ailleurs ». « Meheu, meheu, houhou, eu ou-on, i-ou-è ». « Va t’fair’ fout ». « Mahame, mahame, eu ou-on, au hehours ». « Très bien votre spectacle de clown mais, excusez-moi, je n’ai pas de petite monnaie, j’ai mis ma dernière rondelle dans le caddy ». « Hééé, hé-ouffe, hééé ». « Ti en a pas bien. Yé va ouvrir li boutonne. Respire, mon frère, respire ». « Merci. Merci. Merci ». « Mè qué y a passa ? ». « Heuuu, j’ai voulu tester une chemise en solde mais l’encolure ne me convient pas. Plus moyen d’ouvrir, je me strangulais ». « Ha, ha, belge de naissance, hein, mon frère ? ». « Ben oui, pourquoi ? ».

16/12/2008

Cherche à éliminer le cuicui qui m'énerve

« La personne qui conduit le caddy qui fait cuicui, cuicui avec sa roue avant droite est priée d’appuyer fortement sur la poignée du caddy afin de ne rouler que sur les roues arrières. D’avance merci ». « C’est quoi, cet appel dans le supermarché, mademoiselle Laurence ? ». « Je ne sais pas, monsieur le directeur, le micro a disparu ».

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07/12/2008

Cherche ce que fait St Nicolas

« Papa, pourquoi Saint Nicolas ne travaille que quelques jours par an ? Le reste de l’année il pourrait aider les mamans à torcher les culs des plus petits, tenir la main des enfants quand ils traversent sur un passage pour piétons, aider les papas à manœuvrer avec leurs caddys remplis de casiers de bière pour ne pas tout renverser dans un virage comme toi la semaine dernière ». « Mais, gamin, pourquoi cette question ? ». « Je dois faire une rédaction sur ce que fait Saint Nicolas durant l’année ». « Et dire qu’on paye des institutrices pour avoir de telles idées ! ». « Tu dis quoi, papa ? ». « Je dis que, si tu ne parles pas du caddy, tes idées sont excellentes, géniales ». « C’est pour ça que je suis ton gamin, hein, papa ». « Heuuu ».

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26/09/2008

Cherche à me guérir de la distraction

L’autre jour je m’enduis de mousse à raser et hop, plus moyen de me souvenir où j’avais déposé le rasoir. Je cherche partout, même dans le tiroir à couverts de la cuisine puis, comme d’habitude, je ne me rappelle plus ce que je cherche. Arrivé au supermarché, une petite fille s’écrie : « Maman, là, Saint Nicolas ». Je me retourne brusquement pour le voir et hop, je me retrouve assis dans le caddy d’une dame âgée, plus vieille que les pilues âgées qu’il faut rapporter quand la lampe de poche n’éclaire plus. Et oui, ça aussi c’est idiot. Je lis en cachette, le soir. J’oublie que je vis seul et que j’ai une lampe de chevet. Mais il paraît qu’on peut gagner un voyage si on rapporte ses pilues âgées. Je vais sûrement gagner parce que j’oublie d’éteindre ma lampe de poche. Surtout que je laisse tomber ma lampe de poche en m’endormant. J’oublie que j’ai mis le pot de chambre avec  de l’eau de javel près de moi. Je fais ça parce que je vais bientôt apprendre à nager, pour m’habituer à l’odeur de la piscine. Bref, comme dit mon savon à vaisselle, j’ai du payer le contenu abîmé du caddy. Le garde de la sécurité du supermarché a même voulu que je rembourse la mousse à raser. Or, je peux le jurer comme les scouts, la dame n’était pas rasée. Je n’ai pas vu sa moquette mais sa moustache. Ah oui, j’oubliais ceci. J’ai aussi oublié de dire qu’en tombant dans le caddy je suis tombé sur douze œufs. C’est en voulant sortir de la voiture que j’ai fait un trou dans le siège avant. Le tissus était collé à mon derrière. On dit que les trous noirs sont troublants mais rouler en voiture avec un napperon sur le siège ça fait bizarre. J’ai aussi oublié autre chose mais je ne m’en rappelle plus.

25/09/2008

Cherche à cacher ma honte

« Allo, c’est toi ? ». « Ben, oui, Gérard, c’est moi, ce n’est quand même pas Maurice le poisson rouge, voyons ». « Dis, je te téléphone parce que, bizarrement, je n’ai pas de nouvelle depuis plusieurs jours. Tu n’es pas malade, au moins ? ». « Je suis tout rouge, Gérard ».  « Je vois, une maladie d’enfant. C’est normal avec toi ». « Non, Gérard, je suis rouge de honte ». « Je vois, tu avais oublié de mettre ton slip et ton pantalon avant de prendre l’ascenseur. C’est normal avec toi ». « Mais non, Gérard. La honte, je te dis ». « Je vois, tu t’es endormi sur le caddy au supermarché et tout s’est renversé. C’est normal avec toi ». « Mais non, Gérard. J’ai été vu et j’ai honte ». « Alors, là, je ne vois pas. C’est normal avec toi ». « Gérard, je vais être soupçonné de faire du tourisme sexuel ». « Toi, du tourisme sexuel ! Alors, là, je ne vois plus rien du tout ». « On m’a vu et reconnu, Gérard, c’est ça le drame ». « Qui ça ? ». « La jeune institutrice du gamin ». « Ah ah, elle fait aussi du tourisme sexuel, cette petite madame. Dis-moi quand tu seras malade, j’irai rechercher ton gamin à l’école ». « Mais non, Gérard, elle, c’est normal. C’est moi qui me suis trompé. Au lieu de tourner à droite vers le rayon des pantalons, j’ai tourné à gauche et je me suis retrouvé dans le rayon des sous-vêtements féminins ».

20/09/2008

Cherche aui a cafté

« Papa, quelqu’un m’a dit que si tu me donnes toujours des raviolis à manger quand je viens chez toi, la ligue des droits de l’homme va te retirer ton droit de visite ». « Gamin, c’est ta mamy qui a dit ça ? ». « Je ne peux rien dire, papa. J’ai promis ». « Heuuu, c’est papy, alors, hein, gamin, c’est lui, c’est ce vieux con d’ex beau-père ? Ecoute, gamin. On va parier. Je parie que c’est ton papy et, si tu dis oui, tu as gagné. D’accord ? ». « Non, papa. Je sais que si je gagne le premier prix sera une boîte de raviolis. Quelqu’un m’a dit t’avoir vu au supermarché avec un caddy rempli de six caisses de douze boîtes de raviolis ». « J’en suis sûr, c’est lui, c’est le monstre. Ce n’est pas la vieille. Impossible. Elle ne sort plus, elle ne baise plus, elle ne nettoie plus, elle a une femme d’ouvrage, une technicienne de surface. Pour nettoyer les petites surfaces, petites comme son cervelet. Parce que, dans les grandes surfaces, elle n’ose plus y aller. Elle a peur qu’en s’appuyant sur la poignée du caddy celui-ci ne fasse un looping et qu’elle se retrouve enfermée dedans. Je donnerais cinq minutes de ma vie pour la voir dans l’allée centrale du supermarché, le caddy sur elle. Je lui donnerais des cacahuètes en criant : m’sieurs, dames, venez, c’est pour animaux sans frontières. Mais elle ne sort plus. Dommage, oublions cet instant de plénitude. Donc c’est le vieux, hein, gamin ». « Je ne peux rien dire, papa ». « Gamin, ceci n’est pas une punition, ça s’appelle une bonne gestion de la rotation des stocks, ce midi ce sera raviolis ».

08/04/2008

Cherche à répondre à Rafaël (2)

Rafaël, sur http://carpe-diem-lbsp.skyblogs.be/post/5718949/du-tag-au-tag , m’a mis au défi. Voir son message et le règlement du tag sur son blog le premier avril. Voici ma réponse. Tu tûûût, pousse-toi dans l’ascenseur, Gérard, et relève ton pantalon, on voit ton slip. Ah, si maman me voyait ! Gérard, c’est promis, je t’aiderai dans ton jardin pendant les vacances si on arrive à bourrer le caddy du supermarché dans cette espèce de toilette qui fait yoyo. Elle est bonne, hein, Gérard, mon idée de poisson d’avril pour le gamin : mettre Kiki et Pipette, ses hamsters dans un caddy. Je suis un papa génial, hein. Gérard, l’ascenseur va être trop petit, on va être paequés comme des moules. Heuuu, je cherche une solution. J’ai trouvé : assieds-toi dans le caddy sans écraser les raviolis. Tu seras près des boutons et si, au cinquième, on tombe sur la voisine de palier, on redescend en catastrophe.

23/02/2008

Cherche une femme

« Tu as l’air déprimé, papa ». « Non, gamin, je n’ai pas l’air déprimé. Je suis déprimé ». « C’est à cause de toutes ces lettres ? ». « Oui, gamin ». « Ce sont des factures ? ». « Non, gamin ». « C’est quoi, papa ? ». « Ce sont des réponses, gamin ». « Tu avais posé une question, papa ? ». « Non. Heuuu, comment t’expliquer. Vois-tu, gamin, il est bon dans la vie de manger autre chose que des raviolis en boîte ou de la chipolata, il est bon d’avoir quelqu’un qui te dise que c’est le jour de changer de slip, il est bon d’avoir des chaussettes propres qui sentent bon la lavande ». « Tu as demandé de la documentation sur les chaussettes à la lavande, papa ? ». « Mais non, gamin. Réfléchis. Si j’ai su le faire, tu peux le faire. Qui peut nettoyer une salade, hein ? Qui peut ne pas se tromper dans les 30, 60, 90 degrés des lessives pour ne pas avoir des vêtements de schtroumpf parce qu’ils sont cuits, hein ? Qui peut me faire, heuuu, bon, passons, qui peut ». « Papa, j’ai compris, tu cherches une femme de ménage ». « Gamin, tu dois encore grandir, ta réponse est à moitié bonne. J’ai mis une annonce disant que je cherchais une femme, pas de ménage, ça, ça viendra après, non, une femme tout court ». « Une femme tout court Une femme cul-de-jatte, papa ? ». « Gamin, on ne rigole pas avec ça. Une femme cul-de-jatte c’est impossible. Comment veux-tu que je pousse à la fois sa chaise et le caddy au supermarché, hein ? ». « Tu vas te remarier, papa ? ». « Je dois d’abord tester, du latin testicoularé. On verra après ». « Tu dois être heureux, papa, d’avoir eu des kilos de réponses ». « Ben, heuuu, non, gamin. Ce sont des hommes qui m’ont répondu ». « Ils écrivent quoi, papa ? ». « Ben, heuuu, ils écrivent tous : tu peux avoir la mienne ».

19/12/2007

Cherche les bonnes affaires pour Noël

« Chers clients, pour gagner de la place dans votre caddy, achetez nos boules de Noël précassées. Gain de temps : vous achetez, vous payez, vous jetez ». « Lâchez ce micro, monsieur, c’est celui du supermarché ». « Je donne des conseils, moi, madame ». « Monsieur, je m’occupe de vous dès que possible ». « Hop, encore un. Décorez vos sapins pour pas cher, mettez-lui des pommes de terre ». « Monsieur, un peu de patience ». « Sur votre sapin, des choux de Bruxelles, c’est encore mieux ». « Maintenant, ça suffit ». « Chers clients, vous avez entendu la dame de l’accueil, ça suffit, rejoignez les caisses en rang, deux par deux, je ne veux voir qu’une seule tête ». « Aaaaah, ma-âââme, j’ai le cordon ombilical autour du cou ». « C’est le fil du micro. Encore un mot et vous sortez du magasin par césarienne ». Pfffff.

03/04/2007

Biglodion et la canicule de juillet 2006

La canicule de juillet 2006

100.000 visites, 100.000 mercis. Pour fêter ça, je vous livre quelques paquets d’annonces déjà publiées et regroupées par thèmes : le gamin, maman, les rencontres, le supermarché, etc. C’est un peu mon « biesse tof » personnel. N’hésitez pas à me faire connaître le vôtre. Bon amusement. Amitiés.

 

Vacances à la mère – 1

Et paf, les vacances sont finies. Maman est repartie. Elle a téléphoné au fils d’une de ses amies pour la reconduire en voiture. Je voulais la ramener dans le caddy que j’ai chipé au supermarché mais elle n’a pas voulu : « ah, non, tu vas pousser très vite et ma jupe va s’envoler, ah non ». Tant mieux car si, sur la route, le caddy est très maniable, dans l’herbe ou le gravier, il faut le tirer ! Tirer le caddy, mais aussi maman, ses deux valises, sa machine à coudre et le reste de salade qu’elle veut reprendre pour manger demain car elle dit que je vais la laisser moisir dans le frigo, que ce n’est pas bien parce que j’ai besoin de vitamines naturelles et pas en gellule et que ce n’est pas pour des prunes qu’elle a nettoyé le frigo. L’important : elle est partie. Je vais pouvoir me partager entre ma résidence secondaire, la cave, très fraîche en cette période de canicule, et l’appartement du cinquième pour prendre des douches quand je veux, na. Les détails de mes vacances à la mère suivront les jours prochains.

 

Vacances à la mère – 2

Maman est venue loger dans l’appartement durant ma semaine de vacances. « Puisque tu es seul, c’est le moment de faire ton nettoyage de printemps ». « Mais, maman, on est seulement en été ». « Ton nettoyage de printemps d’il y a deux ans, idiot ». « Mais, maman, c’est la canicule, je suis juste bon à hiberner ». « Vas hiberner dans ta cave, idiot ». Maman et moi avons fait vacances séparées : elle au cinquième et moi au moins un, dans la cave. Et comme ça, pas, ou très peu, de problème de générations. Je voyais maman plusieurs fois par jour : aux repas qu’elle préparait et aussi quand j’avais pipi, ce qui arrivait souvent puisque c’est dans la cave que j’entrepose les casiers de bière. Je n’avais jamais autant voyagé, en ascenseur. « Pipi, pipi, pipi ». « Tu m’as fais peur, idiot ». Et chaque fois, l’aller et le retour. Mais les trajets sont monotones. Alors, à l’aller je m’imaginais au départ dans la fusée spatiale : « Allo, la terre, attention, je vais pousser sur cinq ». Au retour je me prenais pour le commandant Cousteau : « Prêt pour la plongée en bathyscaphe. Fermeture de l’écoutille ». « Tais-toi, idiot ». « A tout à l’heure, maman ». « Chers téléspectateurs, que vois-je ? L’épave d’un sous-marin belge coulé lors de la journée Portes ouvertes. Et là ! Des casiers de bière. Je rends l’antenne ».

 

Vacances à la mère – 3

J’ai passé mes vacances à la cave, vu la canicule, pendant que maman avait envahi l’appartement au cinquième. Parfois, quand je remontais pour faire pipi, elle me donnait une mission : « Vas nous acheter une laitue ». « Heu, c’est quoi,ça ? ». « Demande à la marchande, idiot ». « Mais, maman, là où je vais, il n’y a plus de marchande, il y a des brouettes à quatre roues et il faut se servir soi-même ». « Tu as déjà vu une salade, idiot, et bien achètes une salade ». Hop, ascenseur, puis je partais, en tongs et en chemisette, un casier de bière vide à chaque main. « Bonjour, madame, fait chaud, hein ». Et je revenais, en tongs et en chemisette, avec un nouveau casier de bières à chaque main et le sac avec la salade entre les dents. « Honhour, hahaheu, hait haud, hein ». Hop, ascenseur, moins un pour les casiers, plus cinq pour la salade. « Maman, maman, regarde, avec mon fusil à bouchon j’ai abattu une salade en plein vol ». « Et le sac, idiot, tu l’as aussi abattu en plein vol ? ». « Heuuuu, qu’est-ce qu’on mange ce soir ? ». « Salade, lardons, patates rissolées ». « Mais c’est un trois étoiles de chez Lepneu, ici ». « Je te rappelle pour la niènième fois qu’on ne parle pas la bouche pleine ». Ca, c’était ma chance, maman ne me parlait pas pendant les repas.

 

Vacances à la mère – 4

Maman est venue en vacances dans l’appartement et moi je suis resté dans la cave, vu la canicule. Aujourd’hui, journée nostalgie. J’étais remonté au cinquième pour faire pipi. Elle : « Est-ce que tu vas parfois sur la tombe de ton idiot de père ? ». « Heuuu, oui, enfin, pas loin, à l’entrée du cimetière il y a une fosse pour les déchets verts, j’y porte les couennes de jambon et les croûtes de fromage en tranche ». « Jamais de fleurs sur sa tombe ? ». « Si, si, il y avait un jour une promotion pour des sachets de graines mixed border. j’ai déposé un sachet et je lui ai dit : démerdes-toi, moi j’y connais rien, choisis ce que tu aimes bien ». « Et alors ». « Ben, heu, j’ai reçu un coup de pied au cul pendant que je faisais salamalec comme les musulmans mais je n’ai pas vu de qui ». « T’es musulman, maintenant ». « Ben, heuuu, y avait pas de bénitier, alors je ne savais pas quoi faire ». « Tu es encore plus idiot que lui, idiot ». « Enfin, maman, papa c’est mon père ». « C’est bien ce que je dis. Une fois il m’a eu : par surprise et par une belle soirée d’été. Résultat : toi ». « Hé, hé, hé ». « Et sur ma tombe, tu mettras quoi ? ». « Des salades, maman, des salades, tu les prépares tellement bien ». Maman n’a plus rien dit. Ouf.

 

Pour ceux qui en redemande, la suite des « Vacances à la mère » est accessible via la colonne de droite Archive par jour aux dates suivantes : 27/07/2006, 29/07/2006, 31/07/2006, 01/08/2006, 02/08/2006 et 03/08/2006.

 

01/04/2007

Poissons d'avril de Biglodion (1)

Poissons d’avril (1)

100.000 visites, 100.000 mercis. Pour fêter ça, je vous livre quelques paquets d’annonces déjà publiées et regroupées par thèmes : le gamin, maman, les rencontres, le supermarché, etc. C’est un peu mon « biesse tof » personnel. N’hésitez pas à me faire connaître le vôtre. Bon amusement. Amitiés.

 

Cherche clous rouillés pour pêche miraculeuse

Ne jetez pas vos clous rouillés. Pliez les en deux, au milieu. Puis vous enfilez un poisson que vous aurez découpé dans du carton. Longueur du poisson : 10 à 15 cm. Venez nombreux et avec beaucoup de poissons, demain, sur le parking du supermarché. Nous collerons des poissons avec un demi clou qui dépasse sur tous les pneus de toutes les voitures. Dès que quelqu’un sortira du magasin, nous jouerons les malheureux : « Regardez, Monsieur, Dame, on a troué mes pneus. Comment je vais rentrer, moi ». 10 % des gens vont s’enfuir en faisant sembler d’avoir oublié quelque chose dans le magasin. 90 % vont rigoler et partiront vers leur voiture. Ils verront qu’il y a aussi des clous dans les pneus de la voiture suivante. De la suivante aussi. Et de la suivante aussi. C’est garanti : ils vont se mettre à courir derrière leur caddy jusqu’à leur voiture. L’important est de repérer les caddy qui débordent car beaucoup de marchandises va passer par dessus bord. Ce sera la pèche miraculeuse. A demain, premier avril, avec vos clous à poisson, sur le parking, à 9 heures.

 

Cherche un musée des horreurs

La mère du gamin s’est remise avec un type, disons, heu, restons objectif, horrible. Les oreilles décollées, les dents jaune foncé là où il reste des dents, des valises en dessous des yeux, une démarche de canard qui va pondre un oeuf. Je vais en prendre des photos et je cherche un musée des horreurs pour les exposer. Gamin, gamin, reviens, c’est une blague, un poisson d’avril, reviens je te dis, on va faire des frites.

 

Cherche à dompter ma peur

Deux types ont sonné ce premier avril. Ils sont habillés en père noël. Ce qui m’inquiète, c’est qu’ils ont tous les deux un cartable noir. Est-ce que les témoins de jéhovah font des poissons d’avril ? J’ai la trouille de ma vie. Si le gamin avait été là, je l’aurais envoyé en éclaireur. J’ai fermé la porte de la chambre à clef. J’ai même replié le clip-clap avec moi dedans. Aidez-moi, j’ai peur.

08/10/2006

C'est fait, maman a voté

Je suis allé voter avec maman, 80 ans. Je voulais l'y amener en caddy de supermarché vu les problèmes de parking. Des voisins se sont émus. "Prenez ma brouette". "Hé, ho, ça va pas la tête, je ne suis pas un nain de jardin". Une voisine a prèté une grande poussette d'enfant. Maman avait mis un petit chapeau blanc à fleurs. Elle n'aurait pas du. "C'est un garçon ou une petite fille?", "Guiliguili, areuh, areuh". Alors, elle soulevait son chapeau. J'ai vu un gamin s'enfuir à toutes jambes : "Maman, là, la sorcière d'Halloween". Une fois arrivés près du bureau de vote, accueil par les candidats. Maman : "Bonvour, mefeu, bonvour". Moi : "Qu'est-ce qui t'arrive, maman ?". "Ve dis bonvour à fes mefeux". "T'as vu comme tu parles ! T'as fait une thrombose ?". "Vé voulu me faire belle pour les vélecfions. Vé lavé mes dents et ve les zai oubliées". Bref, elle a pu voter. Ouf. "Tu refteras avec moi ce midi, pour manver". "Non, non, maman, tu sais bien qu'on n'est pas du même parti".

07/10/2006

Cherche un dépannage le 8 octobre

J'ai un problème. Demain dimanche. J'irai au bureau de vote. Deux fois. Hé oui. Une fois avec moi tout seul et une fois ce sera maman que je transporterai en caddy à un autre bureau de vote parce qu'il n'y a pas assez de parking. J'ai un problème. Je dois aller voter tôt pour pouvoir faire les deux places. Mais, et je n'en dors plus, si je suis retenu comme assesseur, maman va croire que je l'ai fait exprès. Je sais que chez maman il y a encore une soutane blanche, un chapeau blanc et un immense chapelet avec des grains bruns gros comme des choux de Bruxelles. Tout ce brol a appartenu à un oncle missionnaire. La loi est formelle : pas de signe distinctif pour les assesseurs. Donc pas de missionnaire assesseur. En plus j'irai louer une barbe blanche au magasin de farces et atrapes. Pas une qu'on colle, une avec un élastique. Hé, ho, vous imaginez, quand ce sera mon tour et que je devrai montrer que je suis le gugusse de la photo de ma carte d'identité. "Coucou, c'est moi, aïe, aïe, aïe, y a-t-il quelqu'un qui a un rasoir dans la salle ?". J'ai un problème. Je ne peux pas aller chercher maman et l'amener à son bureau de vote en missionnaire. Qui pousse un caddy, en plus. Avec une dame âgée dedans. Et qui va hurler "Pas si vite, mon Père" alors que je suis son fils. Je cherche quelqu'un pour ramener un missionnaire du premier bureau de vote à mon domicile.

06/10/2006

Cherche huile à caddy

"Allo, qui c'est". "C'est ta mère, idiot". "Aaah, et que ce fait-ce ?". "Dimanche, tu viens me chercher". "Heuuu, dimanche, te chercher, mais pourquoi donc?". "Lés élections, idiot". "Ha, tu es candidate ?". "Idiot. Je vais voter". "A 80 ans, t'as encore le droit de voter". "Imbécile, fils d'imbécile, réfléchis, comment vais-je aller voter, hein". "Sais pas". "Et bien, je vais te le dire, idiot, prends ton auto". "Mais, maman, c'est impossible de se garer près du bureau de vote. T'as toujours le caddy dans ta cave ?". "Oui, cette saloperie est toujours là, et aussi la paille que tu y avais mise pour le stupide lapin que tu avais gagné à une tombola". "On ira voter en caddy, maman". "En caddy ! Mais il fait cuicui". "Cuicui ?". "Il commence à rouiller des roues. A mon avis, quand le lapin était dedans, il a du pisser dessus". "T'occupes, maman, je m'en occupe, à dimanche". Je cherche d'urgence de l'huile pour roues de caddy.

04/09/2006

Cherche cohabitante

J'ai cru faire une bonne affaire au marché en achetant douze slips pour le prix de huit. Erreur. Ils sont beaucoup trop larges à l'usage. Ils tombent. Je marche comme un canard homosexuel, un petit coup de derrière à droite, un petit coup de derrière à gauche. Je n'ai plus qu'à faire coin coin pour paraître naturel. Ou alors, je fais le phoque : honk, honk, honk et je bats des mains. Au parc communal, d'accord, mais au supermarché, en poussant un caddy, honk, honk, honk, ça pas être possibeul. Quand je remonte mes slips trop larges sur mes épaules pour avoir les mains libres pour tenir le caddy, je suis trop serré du, de la, des, disons, des bijoux de famille. Je dois faire des pointes. Avec les pieds. Comme une danseuse. Nouréev au supermarché. Tapetipetap ploum ploum, tapetipetap ploum ploum, les balais du vingtième siècle. J'ai essayé, j'ai eu la sécurité du supermarché sur le dos. Rien que sur le dos, heureusement. Je ne vais quand même pas utiliser mes slips pour faire du parapente, non. Je cherche cohabitante de slip pour danser la lambada.

29/08/2006

Cherche un réparateur multifonctions

Le gamin est revenu de la mer avec 23 sacs de coquillages et de crabes vivants. Je les ai parqués où j'ai pu : baignoire, évier, casseroles. J'ai cauchemardé toute la nuit, je voyais des crabes partout. Et lui, le gamin, c'est nouveau, il parlait en dormant "Pipi, pipi". Et qui a fait pipi au lit. Non, non, pas lui. J'ai révé d'avoir été secouru de la noyade par un hélicoptère. Au matin, j'ai pris ma décision : "Gamin, voici une liste de courses, vas faire vroum vroum avec le caddy au supermarché". Ouf, enfin seul. J'ai pris mon courage à deux mains et un marteau dans l'autre et j'ai éliminé les crabes. L'évier est méconnaissable, il y a six trous dans la baignoire, les casseroles sont bombées et ont transformé la plaque vitrocéramique en puzzle géant. Je cherche un spécialiste casserole, évier, baignoire et puzzle.

12/08/2006

Cherche à me faire tout petit.

Ce samedi il y avait une animation au supermarché. "Cher monsieur, client fidèle, voyons voir ce qu'il y a dans votre caddy". "Heuuu". "Ah, ah, du cassoulet, oui, oui, oui, oui, douze boîtes, chers amis, que voyons nous dans le caddy de ce client fidèle, hein, douze boîtes de cassoulet. Alors". "Ben, heuuu, je reçois des amis, il a plu, j'ai essayé d'allumer le barbecue, il est inondé, les allumettes font pchouit, alors je vais cuisiner au micro-ondes". "Ah, ah, cher client, tout le monde vous regarde". "Bonjour, maman". "Non, non, nous ne sommes pas à la télévision, nous vous avons choisi pour être la ménagère modèle". "Je ne suis pas ménagère, je suis pensionné et je veux rentrer chez moi". "Ah oui, pour recevoir des amis, c'est celà, n'est-il pas". "Je veux rentrer, je dois retrouver ma scie à métaux pour découper les brochettes pour qu'elles entrent dans le micro-ondes". "Ah, ah, c'est celà, oui, c'est celà. Et là, dans votre caddy, que voyons-nous, un pot de chambre". "Ben, heuu, c'est pour faire une jardinière pour une amie". "Ah, ah, et là, hein, mesdames et messieurs, douze boîtes de préservatifs". "C'est pour faire un concours de ballon, celui qui ...". "Stop, cher client, des enfants nous regardent". "Je veux rentrer chez moi". "Chère ménagère". "Heuu, appelez moi monsieur". "Cher monsieur et client fidèle, vous êtes notre gagnant. Devinez quoi". "Heuu, une voiture ? un mobilhome ? une cure de tassaloptérapie ? 15 points Happy Days ? Un week end avec ...". "Cher monsieur, ménagère et client fidèle, vous avez gagné ..., vous avez gagné ..., vous avez gagné un cube de bouillon de poule". "Heuu, je peux rentrer chez moi". C'est stupide, j'ai perdu une heure pour un cube de bouillon de poule. La prochaine fois, quand il y aura animation au supermarché, je veux passer incognito.

11/08/2006

Cherche tongs de pluie

Depuis une semaine il pleut tous les jours. Pfwitt pchuu, pfwitt pchuu, pfwitt pchuu, c'est le bruit des tongs mouillés quand je marche. Ils sont en mousse, ces trucs. Comble de malchance, au supermarché, pour un euro, j'ai eu un caddy qui avait fait la guerre de Corée : tchikitchic trrrrr, tchikitchik trrrrr, tchikitchic trrrrr. Quand elles sont vieilles, les roues pétent. Maman, au secours, les belles ménagères qui n'avaient d'yeux que pour les roupettes et les tongs ! Moi, imperturbable quoique un peu coincé : "Pfwitt tchikitchic, pchuu trrr, pfwitt tchikitchik, pchuu trrrrr". Je suis allé au rayon jouets et j'ai acheté un mirliton : squwirlzzzz et un nez rouge, puis j'ai rempli le caddy avec les 218 boîtes de raviolis que j'ai trouvé. "Ménagers, ménagères, étagers, étagères, profitez des 3 pour 2 sur les raviolis, pfwitt tchikitchic pchuu trrrrr squwirlzzzz, pfwitt tchikitchic, sqwirlzzzz". Embouteillage aux caisses : "mais non, médème, les raviolis ne sont pas en promotion". "Mais votre directeur, qui fait le con avec son nez rouge nous a dit que oui". "Appel surintendante, problééééme quéééésse huit, le dirlo aurait encore son nez rouge, il aurait mis les raviolis à 3 pour 2". "Ici, l'acceuil, appel spécial caisse huit, gardez 12 boîtes de raviolis, je fait un barbecue ce week end". Moi, trépignant depuis 20 minutes : pfwitt pchuu pfwitt pchuu. "Cher client, avez-vous votre carte de fidélité". Moi : "On a des points pour ça ? Je suis fidèle, madame, ça fait trente ans que je vais chez le même garagiste". Pfwitt pchuu pfwitt pchuu, ça m'énerve, mais ça m'énerve les files aux caisses, je trépigne, pfwitt pchuu. Je cherche des tongs pour temps de pluie. Pas en mousse.

03/08/2006

Vacances à la mère - 10 -

Dernier jour de vacances, avec maman dans l'appartement et moi dans la cave. Je remontais au cinquième en cas de besoin urgent. "'jour, hic". "Mais, tu pues l'alcool, tu vas au café ?". "Je fais comme toi, hic, pendant que tu ranges en haut, je range la cave, hic". "Et tu ranges quoi, idiot ?". "Ben, heuuu, j'ai du mal à m'allonger pour dormir à cause des bouteilles d'apéritif entamées, alors, hic, je vide les bouteilles avant d'aller les jeter, je teste des coquetails". "Continue, tu auras le prix Nobel du coquetail, non mais. A propos, en dessous de l'évier j'ai trouvé quatre kilos de coquilles de moules. Tu testes l'élevage de coquilles ?". "C'était pour faire un collier et une ceinture pour la soirée africaine mais, réfléchis, maman, pour faire un collier, il faut du fil, et pour passer le fil il faut un trou. Mais j'ai électrocuté la foreuse quand je m'en suis servi pour ouvrir une boîte de raviolis". "Des bananes, fais tes colliers en bananes". "Mais, hic, maman, la prochaine fois c'est une soirée espagnole". "Fais-toi des colliers en castagnettes, idiot, il y a déjà les trous". "Des castagnettes avec des coquilles de moules ? hic". "Allez, hop, à la cave, idiot, et demain, je te le rappelle, je rentre chez moi". "Je vais nettoyer le caddy pour te ramener dedans".

23/07/2006

Vacances à la mère - 1 -

Et paf, les vacances sont finies. Maman est repartie. Elle a téléphoné au fils d'une de ses amies pour la reconduire en voiture. Je voulais la ramener dans le caddy que j'ai chipé au supermarché mais elle n'a pas voulu : "ah, non, tu vas pousser très vite et ma jupe va s'envoler, ah non". Tant mieux car si, sur la route, le caddy est très maniable, dans l'herbe ou le gravier, il faut le tirer ! Tirer le caddy, mais aussi maman, ses deux valises, sa machine à coudre et le reste de salade qu'elle veut reprendre pour manger demain car elle dit que je vais la laisser moisir dans le frigo, que ce n'est pas bien parce que j'ai besoin de vitamines naturelles et pas en gellule et que ce n'est pas pour des prunes qu'elle a nettoyé le frigo. L'important : elle est partie. Je vais pouvoir me partager entre ma résidence secondaire, la cave, très fraîche en cette période de canicule, et l'appartement du cinquième pour prendre des douches quand je veux, na. Les détails de mes vacances à la mère suivront les jours prochains.

20:28 Écrit par Fanny | Lien permanent | Commentaires (9) | Tags : caddy, maman, frigo, canicule, vacances, cave |  Facebook |

19/04/2006

Cherche quelqu'un pour amener ma maman.

Vous étiez splendide, au supermarché, à la caisse douze. J'étais à la caisse huit, coincé entre le gros cul d'une mèmère à chachats et son caddy plein de barquettes et une nerveuse qui me rentrait dans les fesses avec le sien. - - - J’ai vu un micro sur une tablette près de la caisse : Allo, ici caisse huit. Caisse douze, vous m'entendez ? - - - La chef caissière s’est amenée (1) : Monsieur, veuillez lâcher le micro, il est réservé à la chef caissière pour les enfants perdus et les promotions. - - - Moi, dans le micro (1) : Allo, allo, je suis perdu à la caisse huit, j'appelle la caisse douze. Le cabillaud est en promotion et aussi les sardi ... Argllll, vous m'étranglez. - - - La chef caissière (2) : Chers clients, il n'y a pas de promotion sur le cabillaud aujourd'hui. Nous mettons la caisse cinq à votre disposition, le temps de déboucher la caisse huit. - - - Moi, dans le micro (2) : Hop, j'ai attrapé le micro. Chères clientes, incroyable, je suis au rayon chaussures, il n'y a que des pieds gauches. Chères clientes, ... , il faut que je me cache. Allo, la caisse douze ? - - - La dame de l'accueil, dans son micro (1) : Appel 22, appel 22, quelqu'un l'a vu derrière les frigos avec les petits yaourts. Chers clients, nous vous souhaitons une bonne journée et vous rappelons qu'aujourd'hui les oeufs de Pâques en chocolat sont à cinquante pourcent. - - - Moi, dans le micro (3) : Non, non, je ne suis pas dans les yaourts. Hé, hé, hé. - - - La dame de l'accueil, dans son micro (2) : Appel 24. Tous les bouchers, fouillez les viandes. Chers clients, les oeufs de Pâques en chocolat sont exceptionnellement à moins soixante pourcent, profitez-en. - - - Moi, dans le micro (4) : Et la chipolata, elle est à combien ? Hé, hé, hé. - - - La dame de l'accueil, dans son micro (3) : Ta gueule. Chers clients, tout va bien. Nous vous remercions pour votre visite et, s'il vous plait, veuillez mettre vos articles sur le tapis roulant, nous n'avons pas d'autre caissière disponible. Nous vous rappelons la promotion sur le cabill, ..., pardon, sur les oeufs de Pâques en chocolat. - - - Moi, dans le micro (5) : Coucou ! Hé, hé, hé. - - La dame de l'accueil, dans son micro (4) : Appel à toutes les unités. La lingerie. Fouillez la lingerie. Chers clients, nous vous remercions pour votre visite. Allez, hop, dehors. Vite, ça bouchonne. Chers clients, au plaisir de vous revoir. - - - Moi, dans le micro (6) : Chères clientes, nous allons procéder à une coupure générale de l'électricité. Veuillez remettre tous vos articles dans les rayons et sortir en rang par deux. Hé, hé, hé. Allez, hop, une, deux, une, deux. - - - La dame de l'accueil, dans son micro (5) : Chers clients, nous vous remercions pour avoir applaudi l'humour du directeur de votre supermarché. Mais ce n'est pas de l'humour et ce n'est pas le directeur. Chers clients, pour tout achat de dix euros ou plus, vous recevez deux oeufs de Pâques en chocolat si vous mettez moins de deux minutes pour passer à la caisse. - - - Moi, au gsm : Allo, maman, viens me chercher, je suis dans le bureau du directeur du supermarché. J'ai fait une rencontre mais ça a raté. Viens vite, ils ont planqué le caddy et les surgelés commencent à fondre.

15/04/2006

Cherche trois cent pousseurs de caddy

Lundi, ce sera lundi de Pâques, les supermarchés seront fermés. Un pote cherche des pierres bleues en forme de bordure, pour son jardin. Ben quoi ? Il y en a bien qui collectionnent les bouchons ou les capsules, non ? Yves, un autre pote, a trouvé un filon, que dis-je, une carrière. Comme je ne vous vois pas porter une bordure à dos d’âne, je vous fais la proposition suivante : rendez-vous sur le parking du supermarché. J’aurai les pièces pour les caddys mais il faudra me les rendre au retour. Nous serons en colonne, à la queue leu leu, Nous chanterons « Nous irons tous, tousse tousse, à Torré Molinos, nous irons tous, tousse tousse, à Torré Molinos ». Je lance un vibrant appel aux boy-scouts attardés pour qu’ils prennent leurs livres de chansons, style « Dans sa maison, un grand cerf, regardait par la fenêêêtre, un lapin venir à l’huile et chanter rainssi ». Il faudra chanter plus fort que le bruit des roulettes des caddys. Nous irons chercher les trois cents bordures, comme d’autres vont à Compostelle. Au lieu de ramener une médaille, nous ramènerons chacun une bordure en pierre bleue pour apporter notre pierre à l’édifice. A lundi, 9 heures, parking du supermarché. Venez à trois cent. Si nous ne sommes que 150 nous devrons faire deux trajets et ça, c'est moins gai.

31/03/2006

Cherche clous rouillés pour pèche miraculeuse

Ne jetez pas vos clous rouillés. Pliez les en deux, au milieu. Puis vous enfilez un poisson que vous aurez découpé dans du carton. Longueur du poisson : 10 à 15 cm. Venez nombreux et avec beaucoup de poissons, demain, sur le parking du supermarché. Nous collerons des poissons avec un demi-clou qui dépasse sur tous les pneus de toutes les voitures. Dès que quelqu'un sortira du magasin, nous jouerons les malheureux : "Regardez, Monsieur, Dame, on a troué mes pneus. Comment je vais rentrer, moi". 10 % des gens vont s'enfuir en faisant sembler d'avoir oublié quelque chose dans le magasin. 90 % vont rigoler et partiront vers leur voiture. Ils verront qu'il y a aussi des clous dans les pneus de la voiture suivante. De la suivante aussi. Et de la suivante aussi. C'est garanti : ils vont se mettre à courrir derrière leur caddy jusqu'à leur voiture. L'important est de repérer les caddy qui débordent car beaucoup de marchandises va passer par dessus bord. Ce sera la pèche miraculeuse. A demain, premier avril, avec vos clous à poisson, sur le parking, à 9 heures.

Cherche le client précédent

Quand j'ai pris un caddy sur le parking, j'y ai trouvé le ticket de caisse du client précédent. J'y ai lu foie gras, chaussettes mohair, champagne 6 bout, magrets de canards, lacets noirs 60 cm, caviar 400 gr. Tout ne m'intéresse pas mais je cherche à faire connaissance rapidement avec ce client. Tenue de ville ou décontrastée?