04/07/2010

Cherche un casque de moto

Je bosse comme un con. Je n’ai pas la bosse des maths, j’ai la bosse du con qui s’est relevé après avoir récupéré les grains de café échappés du moulin à café électrique sur lequel j’avais oublié de mettre le couvercle et qui a oublié que la porte de l’armoire où je range le café était restée ouverte. On bosse comme on peut. Je cherche un casque de motocycliste d’occasion.

18/05/2010

Cherche à montrer ma fatigue

« Papa, tous les soirs, quand tu reviens de ton travail, tu me dis que tu es fatigué, trop fatigué pour préparer un repas complet ». « Oui, gamin, c’est vrai ». « Je trouve que tu es plus frais le soir que le matin, si, si, papa. Es-tu sûr de faire beaucoup de boulot ? ». « Gamin, il y a boulot et boulot. Et j’alterne : faire le tour du service pour dire bonjour, aller à la machine à café, remplacer une cartouche d’encre sur une photocopieuse, discuter voiture et jardin si c’est un collègue qui est en panne d’encre ou maladies d’enfants si c’est une collègue, une tasse de café, attendre l’appel suivant pour ». « Je sais, papa, le remplacement gna gna gna. Et tu me dis que tu parles voiture, jardin et maladies d’enfants. Mais, tu n’y connais rien ». « C’est vrai, gamin, je ne saurais même pas te dire, après des années de conversation, quelles maladies sont à boutons et quels arbustes sont à fleurs. Entre nous, gamin, c’est pour ça que les collègues aiment parler avec moi, ils ont toujours des sujets desquels parler ». « Papa, si j’ai bien compris, dans ton bureau, il n’y a que la machine à café qui fait ses huit heures ». « Heuuu ».

15/05/2010

Cherche la souris fantôme

« Papa ». « Oui, gamin ». « C’est bizarre, papa. Hier j’avais un trou à une de mes chaussettes. Pendant la nuit le trou a changé de côté ». « Je sais, gamin, ça fait partie des phénomènes naturels inexpliqués, catégorie vie quotidienne ». « Ce serait une souris fantôme, papa ? ». « Ah oui ! Comme celle qui vit dans le frigo et qui fait disparaître des tranches de jambon. C’est cela, oui, c’est cela ». « Tu crois que c’est la même, papa ? ». « Il y en a peut-être plusieurs, gamin. Une spécialisée dans le déplacement nocturne des trous de chaussette et une autre dans la disparition des tranches de jambon ». « Il y en a d’autres, papa ? ». « Ecoute, gamin. Pas plus tard que la semaine dernière j’arrive au bureau. Devine ce que je fais ». « Tu dis bonjour à tout le monde, papa ». « Gamin, la toute première chose que je fais, c’est pipi. C’est une réaction due à une combinaison. Les petits cafés du petit déjeuner et la durée du trajet pour aller au bureau. Devine ce qui m’arrive ». « J’sais pas, papa ». « J’arrive dans les toilettes homme, devant un urinoir. Debout. Fixe. Puis repos. Déposer mallette. Ouvrir braguette pantalon. Chercher l’engin. Surprise. Pas d’accès via le slip ! Obligé baisser pantalon. Fouilles. Une souris fantôme avait mis la braguette à l’arrière de mon slip. Je te fais grâce de la suite parce que trois collègues sont entrés dans les toilettes à ce moment là ».

12/09/2009

Cherche à me reposer

Une semaine sans ordinateur, sans aller au bureau photocopier du matin au soir, sans poster de commentaire sur vos blogs, sans l'énigme du jeudi, ça va être dur, surtout le jeudi. Je vous livre mon programme, grâce à Gotlib. Quels souvenirs ce Gotlib, surtout l'histoire du raton laveur qui a attrapé une crampe dans la queue et qui tournait en rond dans l'eau, verticalement. Gotlib c'est mon Jacques Salomé à moi (que ceux qui ne comprennent pas relisent Rafaël). Le gamin, qui sera chez sa mère, enfin, chez les parents de sa mère parce qu'elle joue à faire le Moulin Rouge en écartant ses jambes pour trouver un Roc aux six Freddy et Blanche-Neige a fait mieux puisqu'il lui en a phallus sept, m'a dit que là où je vais il y a des Gilbert cafés où on peut se brancher sur internet. Je pourrai peut-être vous envoyer des cartes postales, sans les timbrer. Je suis préparé pour mes vacances : Imodium, Motilium, Géranium, aluminium pour emballer les restes du buffet du soir pour les manger le lendemain à midi car j'ai choisi la demi-pension. " Il ne faut pas vous pensionner tout de suite " m'a dit mon psy, " vous êtes trop jeune. Commencez par une demi-pension ". Ils m'ont rassuré à l'agence de voyage : même en demi-pension on a droit à un lit entier. Et à un copieux petit déjeuner comme chez Titine et Chacha. J'ai établi mon programme de la semaine et je vous le livre. Vous recevrez chaque jour une oeuvre inédite sur ce blog, histoire de garder le contact. Vos commentaires sont les bienvenus, comme d'habitude, comme a dit Maille Oué. Pff, dure, dure, celle-là. J'ai vraiment besoin de repos !

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06/07/2009

Cherche ds slips

Café bouillu, café foutu. Pour les slips c’est la même chose. Je crois que je les lave trop chaud. Soit c’est moi qui ai vachement maigri de la taille, ce qui m’étonnerait parce que mes bermudas de l’été dernier ne sont pas du même avis, soit l’élastique de mes slips a fondu à la lessive. On dirait des bonnets géants pour Mickey avec deux trous pour passer les oreilles. Mickey avec un slip sur la tête à la Disney parade ! Bonjour, Eminence. La tête de Blanche-Neige, elle qui met des préservatifs tricotés sur la tête de ses nains ! Trèfle de plaisanterie estivale, je cherche des slips qui ne s’agrandissent pas de la taille quand on les lave.

15/06/2009

Cherche à me souvenir du 11 juin

Le voyage du 11 juin (avec une copine dont je tairai le nom) avec des petits vieux s’est bien passé. Le parcours en train touristique, un vrai train, pas un tracteur agricole à pneus déguisé en locomotive, avec de vrais rails d’époque pas soudés mais mis bout à bout, avec le vrai tagadam tagadam tagadam à chaque joint de rail. Impossible de dormir, impossible de se parler, impossible de résoudre un sudoku, le crayon se trompait de case tellement nous étions secoués. Voyage magnifique. Je le dis, le pète et le répète parce que je sais qu’un de mes potes, Michel, l’organisateur, va lire ce message et j’ai envie qu’il m’invite encore. Par la fenêtre du train on a vu des arbres, des arbres, des arbres. A un certain moment, le conducteur du train, le machiniste en langage ferroviaire, a annoncé : « Vous allez revivre et voir ce que voyaient les travailleurs qui, au début du siècle précédent, prenaient le train tôt, c’est-à-dire de nuit l’hiver et rentraient tard, c’est-à-dire dans le noir ». Revivre, peut-être mais voir, rien. Nous sommes entrés dans un tunnel de plus d’un demi-kilomètre, à un mètre près et le machiniste a éteint les loupiotes. Dans un tunnel ! Noir de chez noir. Pendant un demi-kilomètre parcouru à du dix à l’heure, tagadam, tagadam, tagadam. Faites le calcul. Je ne sais pas si des mains se sont perdues dans le noir mais, par précaution et, afin de garder ma copine, j’ai laissé les miennes dans mes poches. J’ai entendu des cris dans le noir. Incroyable l’effet d’un train dans un tunnel, sans lumière, sur la libido de petits vieux de quatre-vingt ans et plus. Un vrai spectacle son et lumière mais sans lumière. Après le train nous avons eu droit à une séance de musculation. Dans un bus sorti d’un musée. Et trop petit pour asseoir tout le monde. J’étais debout. Remonter le long du cours d’une rivière, en bus asthmatique, cramponné à deux barres verticales, avec le cul qui esquisse la danse des canards à chaque virage, coin coin, je me suis dit en moi-même ‘Et dire que j’ai payé pour ça’. Après 20 minutes de musculation des biceps dans la salle de body-building à roulettes je me suis mis à marcher en lacets, comme le cours de la rivière. J’ai du m’accrocher à un tilleul tricentenaire classé au patrimoine mondial du village. Vint ensuite le repas qui, il faut l‘avouer, était délicieux. Trois services : 1. Tartelette ardennaise OU Terrine de Pâté maison ; 2. Jambonneau rôti à la MOutarde OU TruiTE de la Lesse Cuite mEUnière ; 3. Glace MaisOn OU Crêpe de Campagne (sur le menu il y avait des majuscules un peu partout mais je ne sais plus où). Notre truc à ma copine et moi : nous avons demandé un plat de chaque sorte et nous avons partagé. De ce fait, j’ai mangé une demi-tartelette ardennaise, de la terrine de pâté maison, une demi-truite meunière, un demi-jambonneau à la moutarde, une demi-crêpe et une moitié d’une glace. Six plats pour le prix de trois ! En cette période de récession économique, ce n’est pas négligeable. Si j’avais participé à l’excursion seul je n’aurais pas pu le faire. Je vous laisse le truc sans droits d’auteur. Autre truc : j’ai envoyé ma copine aux toilettes pendant le Café et ses MiGnardises. Il faut dire que nous étions parmi les plus jeunes, ce qui me donnait une légère supériorité en matière de rapidité de fonctionnement des neurones. Parce qu’après il y avait visite guidée du village. D’accord, il faut associer le culturel à la bouffe mais, si l’organisation avait été parfaite, on nous aurait prévenu qu’il n’y avait que deux toilettes pour quatre-vingt petits vieux. C’est dingue le temps que ça prend, pour un petit vieux, de déboutonner sa braguette, de trouver où se cache son rince-patates, de viser dans le pot et de reboutonner le pantalon. Il y en a qui sont ressortis la braguette ouverte, à cause de la complexité des boutons. J’en ai vu deux qui avaient déboutonné leurs gilets, tenu leur cravate en main et pissé dans leur pantalon. Nous, nous étions déjà dehors, près du guide, un peu spécial avec son parapluie ouvert alors qu’il ne pleuvait pas. On nous a quand même prévenu qu’un léger retard dans l’horaire allait se produire parce qu’une des toilettes était réservée aux sans papier vu l’absence de rouleau de réserve. Quand on sait que vingt pourcent des petits vieux doivent faire leur « grande », ça allonge la file devant les toilettes. Le guide est resté sous son parapluie pendant que ma copine et moi avons fait trois fois le tour du village sans guide. N’ayant pas pris mes précautions durant le cAfé ET ses milliardiSes j’ai aidé des indigènes locaux en arrosant leur jardinière de fleurs assoiffées. Nous avons rejoint le groupe quant le guide expliquait « Aux fenêtres de l’étage supérieur, en vous penchant sur la gauche, vous pouvez distinguer des géraniums ». Ah, bon, des géraniums. Je n’ai pas perdu ma journée, je sais maintenant que les trucs qui pendouillent aux fenêtres s’appellent des géraniums. C’est beau, la culture. Après, c-à-d après être monté péniblement dans le car (nous, on est déjà dedans pour ne pas avoir à pousser des culs de petits vieux qui pètent d’avoir trop mangé et qui, pour avoir abusé des boissons gratuites comprises dans le prix de l’excursion, n’arrivent plus à compter les deux marches pour entrer dans le car) nous sommes allés visiter une brasserie où on cultive la bière. Avec l’autocar de l’époque de la pierre taillée (aujourd’hui je me pose encore la question de savoir comment nos ancêtres ont fait pour inventer le moteur alors que les sources de diesel n’étaient pas encore découvertes) nous avons rejoint la brasserie pour une visite obligatoire avant la dégustation gratuite pour les plus valides qui ne se sont pas égarés entre les cuves. Plus de cent marches, vers le haut et vers le bas ! Des marches en treillis métalliques. « Vous n’avancez plus, madame ? ». « Mes souliers à talon aiguille se sont plantés dans la marche en treillis et je n’arrive pas à les enlever ». « Vous devez aller pieds nus à l’étage en dessous et sucer les talons, ça les aidera à sortir ». « Mon bon monsieur, il y a vingt-deux ans que je suis veuve et que je n’ai plus sucé ». « Désolé, ma petite vieille mais on m’attend à la dégustation ». Personnellement, une visite de brasserie dans une excursion de petits vieux, c’est ce que je préfère.   Chaque fois que la serveuse passait, mon verre vide était déjà mis devant l’octogénaire à côté de moi. « Madame, ici, chez moi la chope, lui il ne peut pas, il a le diabète. Dommage pour lui, hein, une si bonne bière ». Après, je ne sais plus. Ni comment on m’a sorti de la brasserie ni comment je me suis retrouvé chez moi dormant tout habillé dans la baignoire. Quelle belle journée. Je cherche à reconstituer l’après-midi du 11 juin.

23/04/2009

Cherche deux personnes

Je suis actuellement en partance pour visiter le château d’Attre, demeure du gniègnième siècle, il paraît qu’il y en a dix-huit, un de plus que le nombre d’hectares du parc. C’est facile à trouver, c’est dans l’alignement Lens – Maffle – Ath, ça ne s’invente pas, c’est comme ça, comme Mettet – Loncin – Hannut. Mais je n’y vais pour ça. Après la visite du château qui a conservé ses meubles d’époque (bonjour les poussières) il y a le Kir et ses mises en bouche (comme si j’allais me les mettre ailleurs, non mais), il y a (C’est Ecrit Avec Des Majuscules, je ne sais pas pourquoi) La Terrine de Poisson printanière (ce qui veut dire que la terrine, elle, elle est du printemps mais le poisson on ne sait pas), Le Coquelet fermier à l’Estragon avec ses Pommes parisiennes (faut les chercher les pommiers à Paris, non ?), La Tarte campagnarde (à mon avis c’est la serveuse), Le Moka et ses Mignardises (J’aurais préféré un café et des biscuits comme chez moi). Les vins étant à volonté j’espère que les toilettes seront gratuites. Le problème c’est après : visite et dégustation (s ou pas s, c’est le suspens) à la Brasserie des Légendes, là où l’on brasse la bière des géants d’Ath. Je cherche deux personnes : une pour résoudre l’énigme de Rafaël et dire que c’est moi et l’autre pour me ramener au cinquième, ascenseur compris.

20/11/2008

Cherche un hébergement clandestin

« Allo, maman ? ». « Oui ». « Elle était bonne, tu sais, ta blague d’hier. Je l’ai racontée au bureau ». « Quelle blague d’hier ? ». « Tu m’as fait croire que tu venais demain ». « Je viens demain ». « Ah, ah, ah. C’est de toi que je tiens mon sens de l’humour, je le sens ». « Je viens demain et tu ne vas pas rigoler ». « Maman, si tu viens vraiment demain, épargne-toi des efforts inutiles. Attends-moi en bas de l’immeuble. Je connais un établissement où on reçoit un petit beurre quand on commande un café ». « J’apporterai un paquet de biscuits. Essaye d’avoir autre chose que du café en poudre car je viens avec Lucienne ». « Maman, houhou, ce n’est pas le salon de l’alimentation, chez moi. Et puis, depuis ma chute en essayant de remplacer une ampoule électrique, je n’ai plus que trois chaises ». « Vas mettre la cage de tes souris sur le palier et tu auras trois chaises ». « Ce sont des hamsters, maman, pas des souris ». « A demain ». Tûûût, tûûût, tûûût. Je cherche un hébergement clandestin pour demain, cave ou grenier, si possible avec télévision et salle de bain.

23/06/2008

Tûûût 20 Cherche à revoir Ginette

« Allo, madame Ginette ? ». « Vous me connaissez ? ». « Oui, je prends le même tram que vous ». « Le trente-trois ? ». « Oui, celui de la place de Brouckèèère, des frites chez Eugène, de Jef  t’es pas tout seul, et je vous téléphone pour vous dire que, heuuu, je vous ai vue dans le tram ce matin et que, heuuu ». « Gérard, c’est Gérard ». « Mais non, mais non, espèce de nymphe au manneke ». « Vous avez dit quoi ? ». « Gérard, il vient en voiture. Il pollue, Gérard. Il lâche des gaz d’échappement, Gérard, il fait des trous dans l’os jaune, Gérard ». « Gérard il est beau, il fait de l’humour et il sait faire le café ». « Ah bon ! C’est lui qui est dans la machine à café, peut-être ? ». « Mais vous êtes méchant, vous. Qui êtes-vous ? Je vais le dire à Gérard ». « Heuuu, non non ». Tûûût, tûûût, tûûût.

05/05/2008

Cherche la fête des mères (4)

« Alors, maman, ça va ? ». « Dis, ton café, c’est du robusta ou de l’arabica ? ». « Heuuu, un instant, je reviens, heuuu, je veux dire que je pars mais qu’après je reviens, je vais à la cuisine, je vais lire l’étiquette, houhou, je reviens ». « Jésus, Marie, Joseph, je regrette. Je regrette de lui avoir posé une question aussi difficile, mon Dieu ». « Maman, maman, j’ai trouvé, c’est du oploskoffie ». « C’est cela, oui, c’est cela, suis-je bête, j’aurais du m’en douter. Une cuillerée de poudre par tasse, c’est ça ? ». « Heuuu, oui. Mais attention, pas une cuillerée à soupe, hein, une cuillerée à café ». « Tiens, tiens. De mieux en mieux. As-tu remarqué que, sur terre, il y a des blancs et des noirs ? ». « La terre, oui maman, la grosse bouboule avec des noirs là où il y a plus de soleil. C’est comme Gérard, quand il avait fait un barbecue. J’ai eu une merguez du milieu, juste au dessus des braises et ». « Stop, stop, stop. Es-tu daltonien ? ». « Tagada, tagada, voilà les Dalton, tagada, tagada, voilà les Dalton ». « Stooooop. Tout le monde descend. Quelle couleur a mon café ? ». « Heuuu, noir. Comme la merguez chez Gérard ». « Et alors ? ». « Noir c’est noir, il n’y a plus d’espoir. Johnny, toute ma jeunesse. Je vais te mettre la chanson, maman, à fond la caisse ». « Nom de dieu, pardonnez-moi, restons calme, inspirer, expirer, inspirer, expirer. Je veux du lait dans mon café, tu entends, bom bom bom bom, ici Londres, je veux du lait dans mon café ». « Oui maman ».

04/05/2008

Cherche la fête des mères (3)

« Bonjour maman. Quelle suuu. Heuuu, comment vas-tu ? ». « Comme tu vois, taxi et ascenseur ». « Et, heuuu, le taxi t’attend ? ». « Dis, idiot, sais-tu à combien revient une tasse de café si on la boit pendant que le compteur tourne dans un taxi ? ». « Avec lait et sucre ou noir ? ». « Idiot. Et dire que c’est moi qui ai mis ça au monde. Jésus, Marie, Joseph. On dit que c’est le spermatozoïde le plus rapide qui l’emporte. J’ai du ovuler quand le dernier passait. Tu es peut-être le fils de la voiture-balai ». « Ah bon, papa c’est pas papa ? ». « Si, idiot. Quoique, à voir comment tu es coiffé, une certaine parenté avec un balai n’est pas à exclure ». « Heuuu, tu veux dire quoi, maman ? ». « Vas te peigner ». « Oui, maman ». « Alors, t’as fini ou tu fais du lèche-vitrine narcissique devant ton miroir ». « Heuuu, je ne retrouve pas le peigne, maman ». « Jésus, Marie, Joseph, et tous les saints du paradis, venez-moi en aide pour rester calme ». « Je t’ai entendu dire tes prières, maman, tu veux la carpette de la salle de bain pour faire ta gymnastique ? ». « Idiot. Où est le café ? ». « Quel café, maman ? ». « Je ne repartirai pas d’ici sans avoir bu une tasse de café, compris ». « Oui, maman ».

19/04/2007

Cherche ma fête.

« Chef, vous avez mes fleurs ? ». « Biglodion, qu’est-ce qui vous prend ? Allez me chercher un café au lieu de déconner ». « Oui, chef, d’accord chef, les deux doigts sur la couture du pantalon chef, comme je le fais dix fois par jour. J’ai donc droit à des fleurs ». « Je me demande bien pourquoi, Biglodion ». « Chef, c’est la fête des secrétaires, aujourd’hui ». « Et alors, Monsieur Biglodion, je ne vous ai jamais vu en kilt, avec des ongles de trois centimètres, en train de dandiner du postérieur ». « Quoi, chef, je dois faire ça pour avoir des fleurs ! Alors que c’est moi qui vous sers les cafés, qui vais à la photocopieuse, qui ouvre votre courrier, qui répond au téléphone que vous êtes en conférence alors que vous solutionnez des sudoku ». « Biglodion, rendez-vous utile, allez me chercher un café ».

 

28/09/2006

100.000 blogs Skynet (5)

Dimanche 24 ceptembre. Magnifique journée offerte par Skynet pour les 100.000 blogs. J'y suis allé avec maman, 80 ans. Je me sentais obligé de l'amener vu que cette année j'ai complèrement oublié la fête des mères. "Rhoo, qu'est-ce qu'on a mangé !". "Maman, ce n'est pas tout? Il y a, allez, devine". "Je suis pleine à craquer". "Des petits éclairs comme tu adores. Regardes sur l'assiette, je t'en ai ramené huit". "Vas me chercher huit petites serviettes, je vais les mettre dans ma sacoche comme je fais avec les spéculoos quand je vais prendre un café". "Non, maman, je suis connu ici. Est-ce que je bourre mes poches avec de le sauce andalouse, non". "Vas jouer avec tes blocs". "Je vais me chercher un café". ... ... "Où as-tu mis ton pantalon ?". "Quel pantalon, maman ?". "Tu pars chercher un café et tu reviens en pyjama. Où as-tu mis le pantalon ?". "Mais c'est le T-shirt offert aux blogueurs par Skynet". "Mais c'est le nom de mon fils qui est écrit dessus". "Ben oui, maman". "Que je suis émue. Ne le salis pas. Mets un bavoir. Tu viendras avec ton ticheurt chez Louise, chez Hortense, chez Blanche et chez Nelly". "Maman, je ne suis pas une bête de cirque"."Je sais, tu es bête tout court". "Tu as mangé tous les petits éclairs ?". "Chuuut, sacoche. Ne le dis à personne, hein". "Trop tard, maman"

12/09/2006

Cherche des chansons

Vive la musique. Tsim tâ lala, tsim tâ lala, et boum, boum, boum, mi ré mi ré mi si ré do laaaaa, do mi la siiii, si ré do laaaa, si do ré miii, mi fa mi réééé, sol si ré, sol fa si la si ré, moulemoulemoule je n'veux plus aller maman, les gens de la villevilleville ont pris mon panier maman, les gens de la villevilleville ont pris mon panier, maman, mi ré mi ré mi ré mi si ré dolaaaa, do mi la siiii, tousse, tousse, tousse, à Toré Molinos, nous irons tousse, tousse, tousse, à la pêche aux moulemoulemoules, je me lève, au petit matin, com' d'habituuuude, tu ne te réveilles pas, mais laisse mes mains sur tes han hanches, ne fais pas ces yeux furibonds, tombe la neige, tu ne viendras pas, ce soir et merde, je vais me taper un café en poudre. Je suis invité à un mariage. Il y aura un karaoké. J'espère que ce ne sera pas pendant la messe. Ca résonne dans la collégiale. Je chante comme une casserole. C'est d'ailleurs ce que j'ai offert : une casserole. Prenez-en une à pressions, m'a dit la vendeuse. Ah bon. Mais je m'égare comme une anorexiste qui décrit ses calories. Au mariage, si je veux manger, je dois chanter. Je suis mort de trouille. Mon répertoire est limité. Ah oui : Dooo minique, nique, nique, mais la suite, hein ? Gare aux goriiii iiii iiii ii es. Sur le pont, d'Avignon, on y danse, on y danse. C'est ringard, ce truc.Tant qu'on y est, pourquoi pas la danse des canards. C'est la danse des canards, tsouin, tsouin, tsouin, tsouin. Mais comme je transpire en dessous des bras, je ne peux pas faire les gestes. Je cherche d'urgence des chansons faciles, style mariage.

01/08/2006

Vacances à la mère - 8 -

Déjà 8 jours de canicule et 8 jours que maman fait du rangement pendant que je suis au frais à la cave. Elle : "Tu n'as pas honte de laisser ta mère seule dans une pareille chaleur". "Je crois que tu serais plus au frais chez toi, maman". "Pas question que je parte tant qu'il reste du capharnaum ici". "Attends, je vais te ventiler". J'ai branché le moulin à café électrique dont j'ai perdu le couvercle et hop, bzzzzzz, bzzzzz. Zut, une mouche. Une mouche, là, sur mon nez. Salope. Vas-t-en. "Non, non, maman, je parle à une mouche". J'ai louché pour foudroyer la mouche de mon regard dévastateur et bzzzzzz, bzzzzz, faux mouvement, un nuage de poils, le moulin à café dans les cheveux de maman. Elle : "Ca ne te suffit pas, le hamster, tu as aussi un chat qui mue". "Heuuuu, c'est toi qui mue, maman". J'ai eu le reflexe d'attraper le moulin par le fil pour lui éviter une chute de cinq étages. Ce soir, je pense que j'irai manger à la friterie.