14/10/2008

Cherche un lit à bière

Le salon de l’alimentation de Bruxelles, c’est aussi le salon du confort. J’ai repéré le stand des lits à eau. Muni de mon entrée gratuite, j’y suis parvenu et j’attends la fermeture. Je veux tester. Pas deux minutes, une nuit. J’ai tout prévu : le pyjama, le crayon, la gomme, le carnet de sudoku et le canif. Le canif, c’est en cas d’urgence, comme on dirait la poire pour la soif, le sourire de la crémière ou le mec plus ultra. C’est moi, le mec plus ultra. Je pense à tout. Couché dans les foins avec le soleil pour témoin, je fume. Dans les foins, si ça crame, il suffit de courir. Mais au lit, hein, quand on sent que les roubignoles se ratatinent sous la chaleur, hein, un coup de canif dans le matelas à eau et hop, la fontaine de Trévy, les chutes de Montmorency, le manneken-pis un soir d’abondance. Pas besoin d’extincteur. Les roubignoles respirent. Je trouve ça con, un lit à eau. Je cherche un lit à bière. D’abbaye de préférence.

27/05/2008

Cherche le canif

« Allo, Gérard, c’est toi ? ». « Je ne sais pas mais je t’écoute ». « Gérard, est-ce vous ? ». « Oui, idiot ». « Gérard, c’est quoi un canif, c’est un petit quoi ? ». « Couteau ». « Ah, comme le commandant Couteau avec son truc rouge sur la tête ? ». « OK, je raccroche ». « NOOON, Gérard, le petit canif, c’est en quatre lettres. C’est dans un mots-croisés de la revue de la ligue des zozotteurs. V’ai afeté fa pour aider feux qui ont un feveu fur la langue ». « Fien ». « Quoi, fien, Gérard ». « Un canif, f’est un petit fien ». « Merci, Gérard, ça colle avec oufounette que j’avais verticalement ».