20/12/2009

Cherche la bonne aiguille

« Tu essayes de faire quoi, papa ? ». « Gamin, si tu savais ce que c’est compliqué ! ». « Tu as perdu le mode d’emploi, papa ? ». « Il n’y en a pas, gamin. C’est ça qui est terrible ». « Tu aurais du en acheter un fabriqué en Chine, papa ». « Gamin, ça va pas la tête. Rien de tel que le naturel de nos campagnes ». « Papa, chez Cédric ils en ont un qui se déplie comme un parapluie mais à l’envers ». « Dis, gamin, je ne me vois pas mettre le petit Jésus en dessous d’un parapluie, voyons ». « Mais, papa, si tu dois coller toutes les aiguilles au sapin de l’année dernière que tu as remonté de la cave, j’ai l’impression que nous allons fêter Noël à Pâques ». « Gamin, aligne-moi les aiguilles par ordre de grandeur, parce que, vois-tu, pour l’esthétique, les grandes aiguilles sont près du tronc et les petites devant ». « C’est pas comme dans les voitures, hein, papa. Les petits sont à l’arrière ». « Gamin, si tu pouvais te taire deux minutes, je dois réfléchir ». « Ah ! C’est nouveau, ça. Youppie, j’ai un papa qui réfléchit. C’est la magie de Noël. Tu te prends pour un miroir, papa ? ». « Gamin, prends mon porte-monnaie et file à la superette acheter douze tubes de colle à prise rapide ». « Papa, douze tubes de colle à prise rapide, c’est plus cher que le prix d’un nouveau sapin ». « Heuuu ».

21/09/2009

Bébé assume l'intérim - 9

To - ré - ador, ton - cul - n'est pas - en or, to - ré - ador. Coucou, c'est Bébé, Bag-in-Box, la nouvelle co(que)luche de Biglodion qui m'a nommée son intérimaire pendant sa cure de repos. Lui, il se repose. Je ne peux pas dire où il est mais vu la photo sur la carte postale que je viens de recevoir, il doit être passé dans (au moins) une cave à vin en Bougogne. Vu son écriture il a du écrire son texte après plusieurs dégustations. Je suis toute rouge, il m'appelle sa ballereine. Je n'ose y croire. Ou alors c'est une faute due au jus de la treille. Pendant ce temps là je répète. Toréador en garde, toréador, toréador, et songe bien, oui, songe en combattant, qu'un oeil noir te regarde, et que l'amour t'attend. Quand je répète je préfère chanter Toréador, ton cul n'est pas en or. De toutes façons le public n'y voit que du feu. Quand j'étais à la chorale nous devions chanter Let it be des Beatles. Nous avons toutes chanté Les p'tites billes, les p'tites billes, les p'tites biii-ii-illes.

025

23/07/2009

Cherche le trois pour deux

Acheter le trois pour le prix de deux c’est mon sport favori. Hop, trois boîtes de champignons à réchauffer au four à micro-ondes pour le prix de deux, hop, dans le caddy, trois boîtes de raviolis sauce tomate à réchauffer au four à micro-ondes pour le prix de deux, hop, dans le caddy. Malgré mes efforts je n’ai jamais trouvé de chaussettes à trois pour deux. Pourtant, je serais content d’avoir une troisième chaussette quand mon orteil gauche fait coucou à travers de la deuxième. Trois saucisses de campagne pour le prix de deux, hop, dans le caddy. Deux paquets. Six saucisses pour le prix de quatre. Nous sommes deux, le gamin et moi, et ça fait trois jours de saucisse de campagne raviolis sauce tomate pour le prix de deux. Je suis un fanatique des trois pour deux : j’ai trois paniers pour chien avec coussin dont je me servirai pour mettre les petits pains quand je recevrai des invitées, j’ai trois recharges d’agrafes et j’attends que les agrafeuses soient à trois pour deux, j’attends impatiemment que les sapins de noël soient à trois pour deux pour les stocker dans la cave. Hier, le gamin m’a empêché de faire une bêtise.  « Papa, que vas-tu faire avec trois bouettes sur le balcon au cinquième étage ? ». Il a raison mon gamin, je dois maîtriser mes impulsions.

17/05/2009

Cherche à passer un bon dimanche

« Papa, c’est dimanche. Je peux aller sur le balcon jouer au golf miniature que les cloches m’ont apporté à Pâques ? ». « Gamin, je te répondrai quand tu auras rangé l’aspirateur et son tuyau ». « Pourquoi, papa ? Tu veux inviter ma madame de l’école ? ». « Gamin, tu lis dans les pensées, maintenant ? Si oui, dis-moi ce que tu vois dans mes yeux ». « Je vois la grosse paire de lolos de madame ». « Gamin, tu te trompes, c’est sur le frigo que j’ai mis des tas de nénettes aux gros nénés. Même que, lorsque j’ouvre le frigo, je ne sais plus ce que j’allais y chercher ». « Papa, tu devras t’en séparer si ma madame vient ». « Pourquoi viendrait-elle, ton institutrice, gamin ? ». « Elle nous a dit qu’il faut aider les pauvres d’esprit, les esseulés et les grabataires et que, avec ton bras dans le plâtre, tu étais un bon exemple parce que tu fais partie des trois catégories ». « Heuuu. Elle compte venir quand, ta madame, gamin ? ». « Je ne sais pas, papa, mais elle a dit que le vrai don c’est quand l’autre ne s’y attend pas ». « Gamin, range l’aspirateur, descend les assiettes et les casseroles qui sont dans l’évier à la cave, tire la chasse dans les toilettes et utilise ce que tu appelles le changement de vitesse pour brosser la cuvette, ramasse le paquet de pâtes qui s’est ouvert quand je l’ai sorti de l’armoire, fais un tas avec toutes les factures et mets le tout sous mon oreiller, change l’eau de Maurice le poisson rouge et la litière des hamsters, mets du savon de vaisselle dans les soucoupes des plantes pour parfumer l’appartement au citron. Pendant ce temps-là je vais me raser, m’extraire de mon pyjama pour enfiler une tenue décente et me mettre du spray à la lavande sous les aisselles. Gamin, si ta madame débarque à l’improviste dans son rôle de bonne sœur, il faut que tu sois digne de ton papa. Compris. Exécution ».

22/08/2008

Cherche à sortir

Hello, ce sont les vacances d’été. J’ai pris mes quartiers d’hiver à la cave. Je la vide. Et je rêve. De la mer, de la plage, de la fête des paires, pouêt pouêt, excusez-moi, madame, je l’ai fait exprès, c’est pour faire rire le gamin et lui apprendre les bonnes manières. Et, à la plage dans ma cave, je deviens poète. Si, si. Vous ne me croyez pas. Hop, je me lance. Pas dans la mer, hein, je ne sais pas nager. Je me lance dans la poésie. Trois, quatre. « Oh, Oh » « Un Hun » « Au haut » « D’une dune ». Ce n’est peut-être pas le prix qu’on court mais c’est peut-être le prix con tout court. Ah, ces arts. Et ses césariennes. Ah, os quart et ses os quartilagineux. Ah, Gérard et ses gérarmenvuplupetitebites. L’avantage d’être à la plage dans sa tête alors qu’on est dans sa cave, c’est que dans la cave il n’y a pas de vent qui oblige à courir après le parasol, pas de pluie qui oblige à tout replier alors qu’on vient d’arriver, pas de sable sur la crème glacée ou entre les orteils.  Si un homme avec un homme c’est un homosexuel et qu’un homme avec une femme c’est un homofoyer, un homme seul dans sa cave c’est un homo sapiens. Et un homo, quand ça piense, ça piense. Je ne sais pas ce que ça veut dire, mais ça passe bien avec du rouge. Car, miracle, j’ai aussi retrouvé des bouteilles de rouge dans la cave. Alors je porte un toast. Expression stupide puisqu’il n’y a rien à bouffer dans ma cave. Je me vois déjà, levant le bras dans la salle du congrès socialiste, m’adressant à Diroupo : « Bonjour, heuuu, ne trouvez-vous pas, dans le cadre de la politique actuelle telle qu’elle est et afin de la faire avancer puisqu’elle est au bord du précipice, que le rouge, après du blanc, ça fait du rose. Le rose, la couleur des dessous. Des dessous de table. Bien plus que deux sous, d’ailleurs, sous la table. Et, coucou, sous la table, un troisième saoul, Daerden. Je ne veux pas Paul et Mickey, juste vous dire que, heuuu, ne me coupez pas quand j’ai la parole, hein, heuuu, que, quand, lorsque, hips, que si, à l’inverse de ce qui se passe dans votre famille politique, à savoir renvoyer l’ascenseur quand on vous ouvre la porte, hips, je vous offrirai l’ascenseur si vous me dites où se trouve la porte de la cave. Ne cherchez pas la sonnette pour jouer à la fée clochette, faites boum boum boum sur la porte, d’un geste viril, avec la main. Je vous ouvrirai. Nous ferons chine chine, un verre à la main, comme deux médaillés des jeux olympiques. Et nous chanterons : je te tiens, tu me tiens, par la barbichette, le premier de nous qui rira sera une, hips, stop, je reprends une rasade, ça donne soif de tenir le crachoir. Voilà, cher monsieur, une expression stupide car c’est celui qui est devant celui qui cause qui doit tenir le crachoir. Quand certains vont postillonner, d’autres vont à la poste hériter. Alors, hips, boum boum boum, ça vient ?   

21/08/2008

Cherche une sortie honorable

Hello, ce sont les vacances d’été. J’ai pris mes quartiers d’hiver à la cave. Je la vide. Je vide ma cave et me remplis l’esprit. Comme l’appel du large, comme l’appel du 18 juin et comme l’appel à tarte, je sens monter en moi les espérances de la rentrée scolaire. Je ne comprends pas pourquoi mais j’ai l’esprit plus haut au moins un dans la cave que dans mon appartement au cinquième. Est-ce la proximité du centre de la terre,  la déesse Gé des cruciverbistes, qui me rend tangible les vibrations ? Mon point Gé serait-il en harmonie avec la déesse ou ces vibrations seraient-elles dues à la proximité d’une ligne de métro souterraine ?  Est-ce l’éloignement du ciel et de ses rayonnements cosmétiques qui m’empêche de bronzer idiotement ? Où suis-je ? Au moins un, d’accord. Où vais-je ? Il faudra bien que je remonte un jour. Dans quel état j’erre ? Ah, ça, c’est une bonne question. A force de déplacer les étagères de la cave je ne sais plus où se trouve la porte d’entrée. Pire, je ne trouve plus la porte de sortie. Une cave, c’est un cube. Plutôt un paralélé, un paralélipette, disons un cube qui serait plus long d’un côté. Procédons par élimination. Un cube a six faces. Je peux déjà éliminer celle du dessus et celle du dessous pour trouver la porte. Sauf en cas d’erreur de l’architecte car ça arrive. Je connais un autre cube qui a été planté sur un des coins, avec ses huit boules plus une au milieu. Il y a beaucoup de gens qui le visitent, donc, si on s’y perd, il suffit de suivre la file et, hop, on retrouve l’air libre. Mais, ici, si je demande un droit d’entrée, par où les gens vont-ils entrer ? C’est vraiment mal conçu, une cave. Il devrait y avoir une porte d’entrée et une porte de sortie, comme dans les supermarchés, avec obligation, pour sortir, de stationner devant des piles de friandises, de mini paquets de chips, de chewing gum avec sucre et sans sucre. J’en passe et des meilleures. Il y a même, dans mon supermarché, des gants en caoutchouc à un doigt. N’importe quoi, je vous dis, on vend n’importe quoi. Et on t’oblige à rester devant ! Moi, ça m’énerve. J’ai tendance à remplir le caddy tant qu’il y reste de la place. Bon, retour à la spéléo. Une chance, il n’y a pas de stalactites, juste un fil et une ampoule électrique, très mal située d’ailleurs car elle est juste au dessus du seul endroit libre pour pouvoir déboucher une bouteille de blanc sans en mettre partout. A propos de blanc, dès que je sors d’ici je prends un bain. Ou deux. Parce que j’en tiens une bonne couche. Ma dernière découverte ressemble à un coup de génie : un entonnoir. Je peux comparer ce que je bois et ce que je restitue. Je vais devoir montrer toutes ces bouteilles à mon médecin pour qu’il me dise si mon fonctionnement est bon, si je ne consomme pas trop aux cent kilomètres. Si je meurs, je veux qu’on m’entèèèèère, dans une cave, où y a du bon vin, du bon vin, oui oui oui, du bon vin, non non non, dans une cave, où y a du bon vin. A demain. Je vais piquer un petit roussillon.

18/08/2008

Cherche à aérer

A la pèche aux moules moules moules

Je n’veux plus aller, maman

Les gens de la ville ville ville

Ont pris mon panier, maman

En fait, ce qui s’est passé

C’est qu’il a été interdit de jeter

Les ordures ménagères dans le vide-ordures

A cause du tri sélectif

Moi, je l’ai fait, le tri sélectif

Dans le vide-ordures, uniquement les moules

Pour le reste, de grandes boîtes aux lettres

De banques, de notaires, d’avocats, selon arrivage

Grandes gueules, grandes boîtes aux lettres

Le problème, pour les moules, c’est un trou

Un trou de mémoire récurrent

A savoir qu’à chaque fois que, zouuu

Les coquilles se tapaient six étages sans parachute

Je me rappelais qu’il n’y avait plus de poubelle

En dessous du vide-ordures

Qui c’est qui se tapait un aller-retour en ascenseur

Pour balayer les moules dans ma cave, hein ?

J’ai trouvé un truc pour l’odeur

J’ouvre la grille d’aération de la cave ainsi que la porte

Puis j’appelle l’ascenseur et je l’envoie au sixième

Ce qui crée un appel d’air extérieur dans la cave

Et un appel de l’air intérieur de la cave vers la cage d’ascenseur

Maintenant ça sent l’échappement de mobylette et les crottes de chien

Franchement je préférais l’odeur de moules, même usagées

17/08/2008

Spécial Mimi

C'est Mimi qui, dans un commentaire récent sur mon blog, m'a remis en mémoire cette plaisante mélodie.

C'est les vacances, c'est la transhumance
Les vacanciers, c'est comme les fourmis
Ça se répand partout dans le pays
Plus ça va et plus ça s'enhardit
L'an dernier, j'en avais ben trouvé un dans mon lit, oui!

Le vacancier du mois d'août, c'est vraiment une race à part
C'est comme des hiboux avec leurs lunettes noires
Y se promènent quasiment nus
On voit plus de poil que de tissu
Moi je rigole quand y s'assoient dans mes gratte-culs.

Moi, je m’en fiche, dans ma cave au moins un

Pas de vacancière, pas de hibou

Ni  de chou, ni de caillou, ni de genou

Je suis sans lunettes noires

Par contre, les mains, c’est une autre histoire

Savons-nous les laver, à la mode, à la mode

Savons-nous nous les laver, à la mode de chez nous

Imaginons qu’une quidame passe dans ma cave

Si je lui mets la main aux fesses

La police scientifique va retrouver l’ADN

Des cloportes, des vers luisants, des araignées

Qui peuplent mon jardin au moins un

Dans la cave que je suis en train de ranger

Bruxelles a ses clandestins perchés sur des grues

J’ai les miens qui me chatouillent, qui me gratouillent

Qui me tripotent les genoux (tant pis pour la rime)

Comment sont-ils tombés aussi bas ?

Des clandestins au moins un !

Jamais le journal télévisé ne montrera des images, hein

Vais-je les remonter au cinquième ?

Là où vivent déjà Maurice, le poisson rouge

Kiki et Pipette, les hamsters du gamin

Non, ce n’est pas une animalerie, chez moi

Pourquoi suis-je tombé si bas ?

Mimi et son joli minois ?

Non, c’est à cause de l’ascenseur

Quand on pousse sur moins un

On a l’estomac qui remonte et

Quand la porte s’ouvre

Il n’y a plus qu’à ouvrir la porte en face

Si on a la clef, hé, hé, et moi je l’ai

Alors, le garçon d’ascenseur dit :

Moins un, rayons cloportes, vers luisants, araignées,

Vieux jouets, outils rouillés, coquilles de moules, photos de mariage,

Enigmes de Rafaël, planches à repasser avec un grand trou,

Anciennes bouteilles de vin. Ah, je les oubliais, celles-là

Excusez-moi, j’ai du travail

 C'est les vacances, c'est la transhumance
Les vacanciers, c'est comme les fourmis
Ça se répand partout dans le pays
Plus ça va et plus ça s'enhardit
L'an dernier, j'en avais ben trouvé un dans mon lit, oui!

 

15/08/2008

C'est le quinze août

C’est le quinze août tagada tagada

Qu’on met les bouts tagada tagada

Qu’on fait les fous les gros matous les sapajous

C’est l’été les vacances le soleil doux, doux, doux, doux

Dans ma cave je m’en fous

Comme un fou, fou, fou, fou, fou

Ah le petit vin blanc

Qu’on boit à la bouteille

Parce que les verres

Sont restés au cinquième

Une deuxième bouteille

Pourquoi me nargue-t-elle

Chef, un p’tit verre on a soif

Chef, deux p’tits verres, j’ai encore soif

Même si je dois remonter à quatre pattes

M’en fiche j’prendrai l’ascenseur

Je m’admire car j’ai trouvé un truc

Remonter des bouteilles vides

Est moins lourd que remonter des bouteilles pleines

Surtout que j’en ai aperçu deux autres

Muscadet Roussel a trois maisons

Qui n’ont ni poutre ni chevron

C’est pour loger les hirondelles

Heuuu, dommage, y a pas de saucisson

Ach, les zix rontelles de zaucisson

Non, non, non, j’irai pas chez ma tante

C’est pas beau et ça sent l’pipi d’chat

Je sais, maintenant je sais

C’est cette bouteille qui a trop d’âge

Le rouge se conserve mieux

Comme ma tante, bien conservée

Cette vieille chouette qui boit que du tilleul-menthe

Et qui est rance comme un biscuit de soldat

Ca se voit bien qu’elle est moche elle ressemble à papa

Elle filerait les chocottes à Dracula

Hé, ça me rappelle un carré avec quatre coins

Dans trois coins il est écrit Dracula

Et, dans le quatrième, presque noir, Drac

Parce qu’il manque ula dans un coin sombre

Il faudra que je la raconte à Gérard, celle-là

A propos de coin sombre, hop, deux bouteilles

Encore du blanc !

J’ai du être raciste dans ma jeunesse

Gewürstraminer, oulala, ça se boit facilement

Mais ça se prononce comment

Je wouchtra mineur, Gué vurstre à minère

Il ne sait pas s’appeler blanc de blanc comme tout le monde, hein

Du blanc de blanc, du blanc qui n’a pas bronzé

Parce qu’il range sa cave, à l’ombre, sans chemise, sans pantalon

Ce soir, nous irons danser, sans chemise, sans pantalon

A poil, tout le monde à poil

Les petits les grands les bons les méchants

On a largué nos caleçons, nos fanfreluches en nylon

Nos frocs en accordéon, nos sandwiches en saucisson

Et zut, revoilà les six rondelles

J’ai faim

Je fais du délirioum très mince

Saucisson toujoooooooooours, prêt

Et dire que le cinquième c’est juste au dessus de la cave

Mais plus haut

Hisse c’est haut, santia   a   no,

Dix-huit nœuds, quatre cents tonneaux

Je suis fier d’y être ma   te   lot

Tiens bon la barre et tiens bon les flots

Allez hop, n’aie pas peur

De prendre l’ascenseur

Pousse sur le bon bouton

Pour avoir du saucisson

13/08/2008

Cherche à aspirer la moquette

Hello, ce sont les vacances d’été. J’ai pris mes quartiers d’hiver à la cave. Je la vide. Et quand elle sera vide, je la plains. Comme mon verre, quand il est plein je le vide et quand il est vide je le plains. Comme le tapis. Le tapis plain. J’entends d’ici votre rire moquette. « Allo, maman ». « Quoi encore ». « L’aspirateur ne fait plus vouuuuuuuuuu ». « Tu as branché la prise électrique ? ». « Heuuu ».

10/08/2008

Cherche à vendre un pot

Hello, ce sont les vacances d’été. J’ai pris mes quartiers d’hiver à la cave. Je la vide. J’ai retrouvé un pot en terre cuite. Je comprends que je ne m’en sois jamais servi : c’est gravé dessus Poubelle de Table. Jamais une table ne saura rentrer dedans. Cet objet est ridicule. Ce ne peut être qu’un cadeau de mon ex-belle-mère. Faire offre. Pas pour la vieille, hein, pour le pot.

05/08/2008

Cherche le fabricant du sakakaka

Hello, ce sont les vacances d’été. J’ai repris mes quartiers d’hiver à la cave. Je la vide. Je vais de découvertes en découvertes. Je vais devoir acheter du carbone quatorze pour dater certains objets. Parfois je me pose une question, comme celle-ci que je devrais poser à Rafaël dont les « Pourquoi » sont fameux (voir la colonne de droite de son blog) sur http://carpe-diem-lbsp.skynetblogs.be : le carbone quatorze s’appelle-t-il quatorze parce que c’est le carbone qui a permis de retrouver Louis quatorze ? Découverte de ce jour : un sakakaka. Incroyable, le mode d’emploi imprimé dessus est encore lisible. « Placez le sakakaka dans le bac à litière et déroulez-le. Ouvrez le sac et tirez les parties latérales au-dessus des bords. Quand l’odeur devient intenable il suffit de refermer le sakakaka et de le jeter à la poubelle ». Une question m’interpelle : pourquoi le sakakaka est descendu à la cave par l’ascenseur et non par le vide-ordure qui fonctionnait à l’époque ? Autre chose, plus important : le nom du fabricant n’est pas inscrit sur le sac. Aidez-moi à le retrouver car je dois me plaindre. Curieux de nature, j’ai entrouvert le sakakaka. Je vous jure que nulle part sur le sac il n’est écrit : Avant fermeture, vérifiez qu’un ou plusieurs animaux ne se trouvent pas à l’intérieur.

04/08/2008

Cherche à vendre un sol en béton

Suite à mon annonce d’hier, dans laquelle je vendais un plafond de cave pour en construire un nouveau plus haut, d’autres locataires m’ont fait remarquer que si je rehaussais le plafond de ma cave je devrai rehausser à mes frais le plafond de la moitié de la cuisine des Duval qui ont leur appartement au rez-de-chaussée pour qu’ils gardent le même volume d’oxygène dans cette dernière, et ce, vu que le plafond de ma cave et la moitié du sol de la cuisine des Duval sont une seule et même personne. J’avoue que je n’y avais pas pensé mais j’ai vite compris. C’est déjà un bon point. Chemin faisant, je me suis dit : au dessus des Duval il y a les Garnier. D’accord, on ne se parle pas mais je vais être obligé de le faire avant d’aller chez eux pour rehausser la moitié du sol de leur cuisine. Et hop, un nouveau bon point. Nouvelle réflexion : par quel hasard la cuisine des Garnier est-elle juste au-dessus de celle des Duval alors que la cuisine des Duval est au dessus de deux caves ? Nouvelle idée, nouveau bon point. Allons vérifier au deuxième étage, des nouveaux que je ne connais pas. Driiing. Crîîîk. - Bonjour monsieur. - Dites, il faudra mettre de l’huile à la porte d’entrée, hein. - Oui, oui, monsieur ; vous êtes de l’immeuble ? - Bien sûr ; figurez-vous que quand vous marchez dans votre cuisine vous marchez sur ma cave. - Et vous entendez le bruit de la porte d’entrée depuis votre cave ? – Heuuu ; je suis venu vous dire que j’allais rehausser la moitié du sol et la moitié du plafond de votre cuisine que j’aperçois et qui, je m’en doutais, est au dessus de celle des Garnier – Nous sommes locataires, monsieur. Voici une carte avec les coordonnées du propriétaire – Ver luisant ? – Ici, ça se prononce Verluysen, monsieur. Ce jeu de mots est connu depuis Arthur Masson – Il habite à quel étage, celui-là ? – Et que voulez-vous faire dans la cuisine – Vous êtes locataire, ça ne vous regarde pas. Et hop, encore un bon point. – Mais nous aimons bien la couleur des murs. Que nous reprochez-vous ? – Vous écrasez ma cave. Pas le temps de vous expliquer, je file au troisième. Driiing. Bézour, Biloudionné – Et merde, je suis chez Gonsalez, le portugais du troisième – Qué vous voulvoul ? – Cher Gonsalez, bonne nouvelle, vous aurez bientôt deux cuisines, enfin, deux demi-cuisines mais, et c’est là l’innovation architectronique, sur deux niveaux. Vous êtes content, si si, ne dites rien, vous êtes content, au revoir. Je me débrouille comme un dieu, je m’ajoute un bon point. Qui donc est-ce au quatrième ? Ding dong. – Nous avons déjà donné – Mais ouvrez, bon sang – Nous avons déjà donné – Ding dong bom bom bom aïe – Nous avons déjà donné – Je viens pour la cuisine – Nous avons déjà donné – Bande de cons – Nous avons déjà donné. Je garde mon sang froid et je m’octroie un bon point supplémentaire. Hop, étage suivant. Driiing, bom bom bom, je m’en fiche si vous avez donné, si vous êtes constipé ou vaporisant, ouvrez mil d’ju d’bouc. Sortez, je vous ai reconnu. Crîk. – Papa ! – Chez qui es-tu, gamin ? – Ben, chez nous papa, au cinquième – Heuuu.

26/07/2008

Cherche à vendre une raquette

Hello, ce sont les vacances d’été. J’ai pris mes quartiers d’hiver à la cave. Je la vide et j’ai retrouvé une raquette de tennis. Mais pas n’importe laquelle. Je vends une raquette de tennis sans corde. Possibilité pour les bricoleurs d’en faire un miroir, non ? Un wok ? Un collier artisanal sénégalais ? Un panier de basket ? Un calibreur à courgettes ? Pas une piscine, il ne fait pas exagérer, hein. Faire offre. Pour économiser les frais d’envoi je peux scier le manche si nécessaire.

24/07/2008

Cherche à vendre de la moutarde à l'ancienne

Hello, ce sont les vacances d’été. J’ai pris mes quartiers d’hiver à la cave. Je la vide. Première trouvaille : un pot de moutarde, de la vrai, de la moutarde à l’ancienne, très ancienne, du siècle dernier. C’est écrit dessus : à consommer avant fin 04/1987. Faire offre. Si souhaité j’enlève la poussière sur le couvercle.

23/07/2008

Cherche à faire de la place

Hello, ce sont les vacances d’été. J’ai pris mes quartiers d’hiver à la cave. Je la vide. Parce que j’ai vu une belle promotion sur les pommes de terre devant une ferme. Le moins cher c’est par 100 kilos. J’imagine les tonnes de purée que je pourrai faire avec 100 kilos. Conseil aux ménagères : parfois j’ajoute du fromage rape.  Rape ou rapé, je ne sais pas, c’est écrit en majuscule. M’en fous. Le principal c’est que le gamin en raffole. C’est beau, ça fait des fils. C’est Noël et ses guirlandes. Avec des patates, incroyable, non ? Bon, fini de perdre mon temps à vous raconter ma vie, je descends à la cave.

03/06/2007

Cherche à me concentrer

« Papa, c’est quoi une perzamotoïde ? ». « Bèèè, heuuu, c’est une bèbète qui monte, qui monte, qui monte ». « Elle monte où, papa ? ». « Bèèè, heuuu, elle monte au grenier, gamin ». « Papa, c’est quoi un grenier ? ». « Bèèè, heuuu, nous, avec l’appartement, nous avons une cave. Ceux qui ont une maison ont une cave au dessus, ça s’appelle un grenier ». « Elle fait quoi au grenier ? ». « Qui ? ». « La permazotoîde ». « Pfffff, elle regarde la Star’ac ». « Papa, ceux qui ont un grenier ont une télé dedans ? ». « Heuuu, fous moi la paix, gamin, tu vois bien que je fais un sudoku ». « Papa ». « Quoi, gamin ? ». « Tu sues du cul ? ». « Gamin, mange tes raviolis ». « Papa, ils sont froids ». « Quoi, les spermatozoïdes ? ».

03/04/2007

Biglodion et la canicule de juillet 2006

La canicule de juillet 2006

100.000 visites, 100.000 mercis. Pour fêter ça, je vous livre quelques paquets d’annonces déjà publiées et regroupées par thèmes : le gamin, maman, les rencontres, le supermarché, etc. C’est un peu mon « biesse tof » personnel. N’hésitez pas à me faire connaître le vôtre. Bon amusement. Amitiés.

 

Vacances à la mère – 1

Et paf, les vacances sont finies. Maman est repartie. Elle a téléphoné au fils d’une de ses amies pour la reconduire en voiture. Je voulais la ramener dans le caddy que j’ai chipé au supermarché mais elle n’a pas voulu : « ah, non, tu vas pousser très vite et ma jupe va s’envoler, ah non ». Tant mieux car si, sur la route, le caddy est très maniable, dans l’herbe ou le gravier, il faut le tirer ! Tirer le caddy, mais aussi maman, ses deux valises, sa machine à coudre et le reste de salade qu’elle veut reprendre pour manger demain car elle dit que je vais la laisser moisir dans le frigo, que ce n’est pas bien parce que j’ai besoin de vitamines naturelles et pas en gellule et que ce n’est pas pour des prunes qu’elle a nettoyé le frigo. L’important : elle est partie. Je vais pouvoir me partager entre ma résidence secondaire, la cave, très fraîche en cette période de canicule, et l’appartement du cinquième pour prendre des douches quand je veux, na. Les détails de mes vacances à la mère suivront les jours prochains.

 

Vacances à la mère – 2

Maman est venue loger dans l’appartement durant ma semaine de vacances. « Puisque tu es seul, c’est le moment de faire ton nettoyage de printemps ». « Mais, maman, on est seulement en été ». « Ton nettoyage de printemps d’il y a deux ans, idiot ». « Mais, maman, c’est la canicule, je suis juste bon à hiberner ». « Vas hiberner dans ta cave, idiot ». Maman et moi avons fait vacances séparées : elle au cinquième et moi au moins un, dans la cave. Et comme ça, pas, ou très peu, de problème de générations. Je voyais maman plusieurs fois par jour : aux repas qu’elle préparait et aussi quand j’avais pipi, ce qui arrivait souvent puisque c’est dans la cave que j’entrepose les casiers de bière. Je n’avais jamais autant voyagé, en ascenseur. « Pipi, pipi, pipi ». « Tu m’as fais peur, idiot ». Et chaque fois, l’aller et le retour. Mais les trajets sont monotones. Alors, à l’aller je m’imaginais au départ dans la fusée spatiale : « Allo, la terre, attention, je vais pousser sur cinq ». Au retour je me prenais pour le commandant Cousteau : « Prêt pour la plongée en bathyscaphe. Fermeture de l’écoutille ». « Tais-toi, idiot ». « A tout à l’heure, maman ». « Chers téléspectateurs, que vois-je ? L’épave d’un sous-marin belge coulé lors de la journée Portes ouvertes. Et là ! Des casiers de bière. Je rends l’antenne ».

 

Vacances à la mère – 3

J’ai passé mes vacances à la cave, vu la canicule, pendant que maman avait envahi l’appartement au cinquième. Parfois, quand je remontais pour faire pipi, elle me donnait une mission : « Vas nous acheter une laitue ». « Heu, c’est quoi,ça ? ». « Demande à la marchande, idiot ». « Mais, maman, là où je vais, il n’y a plus de marchande, il y a des brouettes à quatre roues et il faut se servir soi-même ». « Tu as déjà vu une salade, idiot, et bien achètes une salade ». Hop, ascenseur, puis je partais, en tongs et en chemisette, un casier de bière vide à chaque main. « Bonjour, madame, fait chaud, hein ». Et je revenais, en tongs et en chemisette, avec un nouveau casier de bières à chaque main et le sac avec la salade entre les dents. « Honhour, hahaheu, hait haud, hein ». Hop, ascenseur, moins un pour les casiers, plus cinq pour la salade. « Maman, maman, regarde, avec mon fusil à bouchon j’ai abattu une salade en plein vol ». « Et le sac, idiot, tu l’as aussi abattu en plein vol ? ». « Heuuuu, qu’est-ce qu’on mange ce soir ? ». « Salade, lardons, patates rissolées ». « Mais c’est un trois étoiles de chez Lepneu, ici ». « Je te rappelle pour la niènième fois qu’on ne parle pas la bouche pleine ». Ca, c’était ma chance, maman ne me parlait pas pendant les repas.

 

Vacances à la mère – 4

Maman est venue en vacances dans l’appartement et moi je suis resté dans la cave, vu la canicule. Aujourd’hui, journée nostalgie. J’étais remonté au cinquième pour faire pipi. Elle : « Est-ce que tu vas parfois sur la tombe de ton idiot de père ? ». « Heuuu, oui, enfin, pas loin, à l’entrée du cimetière il y a une fosse pour les déchets verts, j’y porte les couennes de jambon et les croûtes de fromage en tranche ». « Jamais de fleurs sur sa tombe ? ». « Si, si, il y avait un jour une promotion pour des sachets de graines mixed border. j’ai déposé un sachet et je lui ai dit : démerdes-toi, moi j’y connais rien, choisis ce que tu aimes bien ». « Et alors ». « Ben, heu, j’ai reçu un coup de pied au cul pendant que je faisais salamalec comme les musulmans mais je n’ai pas vu de qui ». « T’es musulman, maintenant ». « Ben, heuuu, y avait pas de bénitier, alors je ne savais pas quoi faire ». « Tu es encore plus idiot que lui, idiot ». « Enfin, maman, papa c’est mon père ». « C’est bien ce que je dis. Une fois il m’a eu : par surprise et par une belle soirée d’été. Résultat : toi ». « Hé, hé, hé ». « Et sur ma tombe, tu mettras quoi ? ». « Des salades, maman, des salades, tu les prépares tellement bien ». Maman n’a plus rien dit. Ouf.

 

Pour ceux qui en redemande, la suite des « Vacances à la mère » est accessible via la colonne de droite Archive par jour aux dates suivantes : 27/07/2006, 29/07/2006, 31/07/2006, 01/08/2006, 02/08/2006 et 03/08/2006.

 

09/11/2006

Cherche un plan de pied

Je viens de descendre à la cave. J'ai fait une découverte horrible. Je cherchais des épinards surgelés dans le congélateur et, que vis-je, la dinde, morte, depuis presque deux ans puisqu'elle était prévue pour Noël 2004. Elle a rapetissé et est déshydratée. Mais la peau est belle. Un jour, j'ai entendu parler de la lampe d'à la dinde mais je ne sais plus où. Je vais lui bourrer le croupion avec une ampoule et j'aurai une lampe de chevet. Mais la bestiole est assez rondelette et ne tient pas droit. Mettez-moi au courant de comment faire et, surtout, procurez-moi un plan de pied de lampe d'à la dinde. D'avance merci.

03/08/2006

Vacances à la mère - 10 -

Dernier jour de vacances, avec maman dans l'appartement et moi dans la cave. Je remontais au cinquième en cas de besoin urgent. "'jour, hic". "Mais, tu pues l'alcool, tu vas au café ?". "Je fais comme toi, hic, pendant que tu ranges en haut, je range la cave, hic". "Et tu ranges quoi, idiot ?". "Ben, heuuu, j'ai du mal à m'allonger pour dormir à cause des bouteilles d'apéritif entamées, alors, hic, je vide les bouteilles avant d'aller les jeter, je teste des coquetails". "Continue, tu auras le prix Nobel du coquetail, non mais. A propos, en dessous de l'évier j'ai trouvé quatre kilos de coquilles de moules. Tu testes l'élevage de coquilles ?". "C'était pour faire un collier et une ceinture pour la soirée africaine mais, réfléchis, maman, pour faire un collier, il faut du fil, et pour passer le fil il faut un trou. Mais j'ai électrocuté la foreuse quand je m'en suis servi pour ouvrir une boîte de raviolis". "Des bananes, fais tes colliers en bananes". "Mais, hic, maman, la prochaine fois c'est une soirée espagnole". "Fais-toi des colliers en castagnettes, idiot, il y a déjà les trous". "Des castagnettes avec des coquilles de moules ? hic". "Allez, hop, à la cave, idiot, et demain, je te le rappelle, je rentre chez moi". "Je vais nettoyer le caddy pour te ramener dedans".

02/08/2006

Vacances à la mère - 9 -

Pour une fois que maman vient, di djo, elle s'incruste. Je commence à en avoir assez de loger dans la cave pour avoir la paix. Elle énerve mes nerfs énervés. Hier encore : "C'est quoi le stupide porte-manteau dans ta garde-robe". "C'est le sapin de Noël d'il y a deux ans". "Tu crois peut-être que si tu l'arroses il va retrouver ses aiguilles, idiot. Tu me liquides ça tout de suite". "Mais, maman, je ne vais quand même pas traverser la ville avec un sapin de Noël au mois de juillet, enfin, tout de même". "Et cette boîte qui fait clinch clinch". "C'étaient des boules de Noël, elles sont tombées quand j'ai ouvert la boîte. Cet hiver j'achèterai de la colle et ". "Idiot, triple idiot, tu vas construire la maquette de l'Atomium, peut-être, idiot". "Pas possible, y avait que six boules". "Suffit, mais où as-tu eu ton diplome, idiot, file dans ta cave". C'est promis juré, plus jamais je ne dirai à maman quand je prends mes vacances.

07:56 Écrit par Fanny | Lien permanent | Commentaires (12) | Tags : maman, noel, sapin, boule, atomium, cave, vacances, clinch |  Facebook |

23/07/2006

Vacances à la mère - 1 -

Et paf, les vacances sont finies. Maman est repartie. Elle a téléphoné au fils d'une de ses amies pour la reconduire en voiture. Je voulais la ramener dans le caddy que j'ai chipé au supermarché mais elle n'a pas voulu : "ah, non, tu vas pousser très vite et ma jupe va s'envoler, ah non". Tant mieux car si, sur la route, le caddy est très maniable, dans l'herbe ou le gravier, il faut le tirer ! Tirer le caddy, mais aussi maman, ses deux valises, sa machine à coudre et le reste de salade qu'elle veut reprendre pour manger demain car elle dit que je vais la laisser moisir dans le frigo, que ce n'est pas bien parce que j'ai besoin de vitamines naturelles et pas en gellule et que ce n'est pas pour des prunes qu'elle a nettoyé le frigo. L'important : elle est partie. Je vais pouvoir me partager entre ma résidence secondaire, la cave, très fraîche en cette période de canicule, et l'appartement du cinquième pour prendre des douches quand je veux, na. Les détails de mes vacances à la mère suivront les jours prochains.

20:28 Écrit par Fanny | Lien permanent | Commentaires (9) | Tags : caddy, maman, frigo, canicule, vacances, cave |  Facebook |