09/11/2010

Chanson

« Papa, chante-moi la chanson ‘ Ah, caleçon ‘ ». « Oula, gamin, je ne m’en rappelle plus ». « Si, hein, papa, c’est de Henri Comassiasse ». « Aaah oui, gamin, je m’en souviens. Trois, quatre. Ah caleçon jolie les fiiilles de mooon pays, laï laï laï laï lala, laï laï la¨la ». « Bof, il y a mieux, papa ». « Oui, mais je ne m’en souviens pas, gamin ». « Les p’tits trous, les p’tits trous, toujours les p’tits trous, de mémoire papa, avant qu’on ne te mette dans un grand trou ». Gamin, ce soir je t’invite à regarder la télé. Ils passent ‘ La guerre de boutons ‘ ». « Ah non, papa, je ne fais pas dans l’archéologie cinématographique. Tout est scratch maintenant : les chaussures à scratche, la veste à scratch, mon cartable à scratch ». « Gamin, tu oublies les chemises ». « Mais je n’ai pas de chemise, papa. Je subodore que tu n’as pas envie de me les fermer ». « Tu subodores, gamin ! Heuuu, ça veut dire quoi ? ». « Renifler en-dessous des aisselles, papa ». « Heuuu ».

26/01/2010

Cherche à faire carrière

« Papa ». « Oui, gamin ». « Papa, je pense que tu aurais pu faire une grande carrière ». « En tant que quoi, gamin ? ». « Pétomane, papa ». « Pétomane, gamin ? ». « Oui, papa, tu as le son mais tu devrais travailler la mélodie. Et chanter en duo ». « En duo, gamin ! Avec qui ? ». « Avec toi, papa ». « Expliques-moi, gamin ». « Par exemple, papa, tu chantes et tu t’accompagnes avec ta pétomanie : L’homme de Crôôo, poum, l’homme de Mâââ, poum, l’homme de gnon, poum, l’homme de Cromagnon, poum poum ou Mais laisse mes mains sur tes hanches, poum, ne fais pas cet air furibond, poum, oui tu l’auras, ta revanche, poum, tu seras mâââ, poum poum, dernière chanson ». « Gamin, je commence à y croire. Je vais essayer de faire la flûte dans Il est cinq heures Paris s’éveille ». « Papa, reste modeste, veux-tu. Contente-toi d’Oberbayern, de Bierfeesten. Au mieux, en t’entraînant, tu arriveras à être dans la chorale pour les chants de Noël en décembre. Oh, douuu-ouce nuit, poum, sain-hainte nuit, poum, que j’aime ta ramûûûre, poum, poupoupoum poum poum ». « Ah, gamin, je me sens bien dans le rôle. Mais les spectateurs vont-ils me sentir ? ». « Papa, tu ne dois faire ça que des chapiteaux en plein air ». « Heuuu ».

30/09/2009

Cherche à faire de la gymnastique

« Papa, c’est quoi cette photo ? ». « Ce sont quelques infirmiers et beaucoup d’infirmières, gamin ». « Mais, papa, tu étais vraiment chez les fous ? ». « Non, hein, gamin. C’était le moment de la gymnastique de revalidation des membres supérieurs ». « Et ça veut dire quoi, papa ? ». « Heuuu, disons que dans le groupe il y avait des ramollis du cerveau mais aussi des ramollis des bras. Je t’en ai déjà montré, hein, gamin, chez Carrefour, des intellectuels, ministres, avocats, chefs de bureau, cons en tous genres, qui n’arrivent pas à soulever un casier de bouteilles de bières trappistes. Comme les activités de délassement étaient obligatoires pour tout le monde j’ai du y participer. C’est ça des vacances de revalidation collectives, gamin. C’est un peu comme les scouts mais en plus âgé ». « On a l’impression que vous chantiez, papa ». « Oui, gamin, nous devions chanter. Pour garder le rythme ». « C’était quoi la chanson, papa ». « Vois-tu, gamin, vu qu’il y avait des étrangers, deux suisses francophones et un belge, moi, les organisateurs ont choisi une chanson polyglotte ». « C’était quoi, papa ? ». « Attends. Une, deux. Troulala, troulala, troulalalalère, troulala, troulala, troulalala ». « Papa, quand je vais dire aux copains que tu as fait partie d’une chorale internationale ils vont tomber le cul par terre ». « Heuuu ».

181 - Copie

14/06/2009

Cherche à me montrer

 Je me suis décidé à poster une photo de moi. C'est mon psy qui me l'a conseillé parce que je suis trop timide. A la caisse du supermarché je dis merci quand une poufiasse me dit : " Permettez, je n'ai que douze articles ". Aux toilettes d'un restaurant, quand je fais toc toc à la porte et que personne ne répond, j'ai peur d'ouvrir et de tomber sur un sourd en pleine action. Quand une piétonne s'engage sur un passage pour piétons avec une poussette remplie d'un bébé, je freine. Quand je fais pipi dans la rue du balcon du cinquième étage je mets ma main devant ma figure pour ne pas qu'on me reconnaisse. J'ai tout dit à mon psy qui m'a expliqué que j'avais une mauvaise image de moi et que je devais me montrer en y allant piano, voire pianissimo, c-à-d doucement. Mon psy m'a expliqué le mot. Un instant j'ai cru qu'il voulait que j'installe un piano aqueux dans la cuisine. J'ai tout de suite pensé au four à micro-ondes dont j'aurais du me défaire pour avoir assez de place pour le piano. Je pensais à la chanson : ' Il jouait du piano debout " en me disant que, chez moi, ce serait ; " Il mange debout sur le piano " puisque les chaises étaient en séjour pénitentiaire dans la baignoire à cause du piano aqueux. Alors je me montre, pianissimo. Je suis à gauche sur l'écran. Le petit bout blanc qui dépasse, c'est moi. Ne vous méprenez pas, mesdames, ce n'est pas ce que pensez. C'est mon petit doigt qui demande : " As-tu pris la photo ? Puis-je sortir de ta tente ? ".

Chypre 452

22/05/2009

Cherche le youkaïdi youkaïda

Youkaïdi youkaïada, youkaïdi youkaïda. Je n’ai plus de plâtre au bras. Youkaïdi youkaïda. Le gars à l’hôpital  a gardé les bandes vieille peau mais m’a donné le plâtre en souvenir. J’ai voulu en faire un vase mais il coule. J’aurais du y penser avant de le remplir d’eau puisque puisqu’il manque un morceau verticalement. J’ai un vase de Soissons, cassé. Je vais mettre une étiquette autocollante dessus : vase de Soissons, pour épater les copains. Reste le problème du youkaïdi youkaïda. Fou de joie comme un mec qui a réussi à s’extirper d’un préservatif en boyau de vélo, enfilé facilement à jeun mais devenu strangulatoire par la suite, je tape sur la porte du palier en hurlant youkaïdi youkïda. C’est Gonzalez, le portugais du troisième, qui me menace : « Biloudionne, chi tou continouache à tapotache, yé rachemble oune comité dé quartier pour tou espoulser ». J’ai promis à Gonzalez de ne plus taper sur la porte et de chanter toute la chanson. Mais je ne connais pas les paroles. Je cherche le texte de youkaïdi youkaïda.

NB. Si vous avez raté des épisodes, le reportage sur le plâtre a commencé le 13 mai (voir colonne de droite).

28/11/2007

Cherche la bonne chanson

« Mon chéri ». « Oui, mon amour ». « Tu me le fais ». « Ho, comment résister ». « Oh oui, oh oui, oh oui ». « Ce n’est qu’un début, c’est le premier épisode, attends la suite ». « J’attends. Hé, ho, j’attends, je te dis ». « Pas de problème, j’ai bien compris, problème technique, petit besoin urgent, faut que j’aille pisser ». « J’ai tout entendu, tu as décapsulé une bouteille de bière ». « Heuuu, je fais le plein, c’est comme pour la Citroën Albert Lingo. Allez, mets-y du tien, chante avec moi : et glou et glou et glou, il est des nôôôtres, et gnagnagna, merde, je ne connais plus les paroles, ôôô-ôtres ». « Bonne nuit quand même ». « Heuuu ».

11/06/2007

Cherche le pourquoi du bronzage

« Papa, regarde, Ham, Stram, Gram, Piképi, Kéco, Légram, les six petits hamsters, sont allés à la mer pendant la nuit ». « Quoi, ils ont piqué les clefs de l’auto ? ». « J’sais pas, papa, mais hier ils étaient roses et aujourd’hui ils sont tout bronzés ». « Heuuu, attends gamin, je vais voir s’ils ont bien garé la voiture ». « Mais papa, c’est pas possible, enfin, ils n’ont pas le permis ». « Heuuu, mais c’est vrai qu’ils sont bronzés ». « Qu’est-ce qu’ils disent sur Internet, papa ? ». « Je cherche, gamin. Ah, voilà. Ils disent que les petits naissent sans poil. C’était donc ça, ils attrapent des poils. C’est beau la nature, hein. Tu sais quoi ? ». « Non, papa ». « On va leur chanter une petite chanson. Trois. Quatre. A poil, tout le monde à poil, les petits les grands, les bons les méchants. A poil, tout le monde à poil, … ».

14/09/2006

Cherche des chansons (3)

Je répète pour un mariage où il y aura un karaoké obligatoire. Quand la mer mooonte, j'ai hooonte, j'ai hooonte, quand elle descend, je l'attend. Hommage ému à Raoul de Godsvarvelde. Je chante et je pleure. C'est con, ça. Quand je chante du Dalida et que je passe langoureusement mes mains sur mon crâne à demi chauve, je ne pleure pas. J'essaye de loucher mais j'ai peur de rester paralysé. Il faudrait que j'aie une perruque. Ou une serpillière. Ou alors, je me renverse des macaronis sur la tête. Pas trop cuits, sinon, ils vont glisser. Je vais essayer, peut-être qu'avec une sauce au fromage, ils vont coller; Djidji l'amoroso, c'est bon, ça, non. Djidji, l'amoroso, croqueur d'amour, l'oeil de velours comme une careeeesse. Djidji l'amoroso, toujours vainqueur, parfois sans coeur, mais jamais sans tendreeesse. C'est bon, ça ? Avec une perruque en macaronis. Ce qui est chouette, c'est que si des macaronis tombent par terre, les suivants vont se casser la gueule. Si, si, ça glisse, des macaronis. Bon, décidé. C'est Djidji l'amoroso au macoroni sauce fromage. Qui a les paroles ?