12/11/2010

La suite du lapin

« Papa, as-tu trouvé le lapin idéal qui ne meurt pas et qui ne disparaît que s’il s’envole ? ». « J’en ai trouvé plusieurs, gamin, certains n’étaient pas assez longs ». « Assez longs ? ». « J’hésite à en prendre un avec de longs poils, ça doit tenir plus chaud l’hiver, gamin ». « Tu as peur qu’il mette des poils partout, papa ». « Non, gamin, les poils doivent tenir car ils disent qu’il est lavable en machine ». « Mais c’est interdit, ça, papa, tu vas avoir tous les tordus de la S.P.A. à tes trousses ». « Gamin, je vais encore perdre des lectrices à chacha et à chienchien avec tes conneries animalières ». Mais c’est toi qui ne veut pas de chat ni de chien dans l’appartement, papa ». « Gamin, je n’ai pas les moyens d’acheter une laisse longue de plus de cinq étages pour que le toutou ou le pâté de volaille aille faire sa crotte sur le trottoir ». « Papa, sérieusement, parce qu’il me semble que tu allonges la sauce. C’est quoi cette histoire de lapin à longs poils lavable en machine ? ». « Un boudin, gamin, un boudin avec des poils et une des oreilles façon lapin pour mettre en dessous de la porte-fenêtre du balcon parce que le froid pénètre quand il y a du vent ». « Papa, aujourd’hui c’est à moi de dire ‘ Heuuu ‘ ».

28/08/2010

Robert et les tuyauteries

« Robert, tu sais, nous sommes tous logés à la même enseigne. J’ai la même chose que toi à la maison ». « Quoi, tu as la chiasse chez toi et quand tu viens me voir tu fais semblant de rien ! Mais tu es peut-être contagieux. C’est peut-être de toi que j’ai attrapé ça. Tu dois être mis en quarantaine. Tu ne dois plus venir me voir pour me remonter le moral, je le remonterai moi-même ».  « Robert, calme-toi. Je parlais de ta tuyauterie bouchée en aval de l’estomac. A la maison, c’est la même chose avec le pommeau de douche : plus d’averse mais un pipi de chat ». « Infirmière, infirmière ». « Robert, tu as une sonnette ». « Infirmière, dring dring, vite, il y a un exhibitionniste qui m’énerve dans la chambre ». « Robert, mais tu délires ! ». « Dring, dring, un pommeau de douche, non mais, un pommeau de douche, môssieur a sa tuyauterie bouchée ! ». « Robert, fais dodo, ça te fera du bien ». « Alors, sors ». « Heuuu. Oui, Robert ».

03/03/2010

Cherche un chien avec 46 mètres de chipolata

Hier, j’ai acheté un tuyau d’arrosage de 50 mètres enroulé sur un dérouleur en promotion. N’ayant besoin que de quatre mètres pour aller du robinet de la cuisine au bonzaï qui est sur le balcon, j’ai pris la petite hache qui me sert à trancher les têtes des lapins que j’achète prédécoupés en barquettes au supermarché. Ces cons laissent la tête soi-disant pour montrer que ce n’est pas du chat et J’imagine le nombre de ménagères qui, voulant cuisiner un lapin en barquette, doivent s’armer d’une hache pour enlever la tête immangeable mais qu’elles ont payé au prix du râble et des cuisses. Schlâââ, dans le tuyau, les quatre mètres vont d’ici au palier mais les quarante-six mètres sont plus bas parce que, pour tendre le tuyau, je l’avais laissé pendre par le balcon du cinquième. Le temps de sortir de mon pyjama, d’enfiler autre chose et de descendre avec l’ascenseur et … plus rien. Je suppose qu’un chien s’est enfuit avec mon tuyau croyant que c’est de la chipolata. Si vous voyez un chien traînant 46 mètres de chipolata prévenez-moi. En cas d’achat par vous du tuyau je vous ferai une réduction.

08/02/2010

Cherche des nouvelles des anciens de la banque

Chouette, j’ai rencontré trois anciens collègues partis en pension il y a belle burette, comme dit l’enfant de chœur. « Que deviens-tu ? » demandai-je au premier. « Je n’ai plus une minute à moi, je collectionne ». « Ah bon. « Que collectionnes-tu ? ». « Les points Plus chez Delhaize, les timbres pour acheter des slips à moitié prix chez Carrefour, les vignettes avec d’affreux personnages pour mes petits-enfants, les kilomètres à la station essence pour recevoir une tasse à mettre en dessous du senseo avec l’emblème de la compagnie, les ». « Arrête, arrête, je vois que tu ne t’ennuies pas ». Le deuxième prend la parole : « Moi, je n’arrête pas. J’ai acheté un petit lopin de terre avec le capital de mon assurance-pension et je cultive, je cultive. Parce que ma femme n’a plus de dents. Alors elle ne boit que de la soupe avec des biscottes. Au printemps je retourne la terre, je sème, je plante. L’été je soigne le jardin, je bine, j’arrose. L’automne je récolte, j’épluche, j’épépine, je découpe, je fais de petits paquets pour mettre congélateur ». « Heureusement il te reste l’hiver pour te reposer ». « Non, fieu, qui crois-tu qui fait les soupes ». Le troisième, le plus âgé, m’a intrigué. « Moi, je fais des recherches ». « A ton âge ! Tu es devenu chercheur ! Formidable, et dans quel domaine ? ». « Avant-hier j’ai cherché où j’avais mis mon dentier, hier j’ai passé ma journée à retrouver mes lunettes, aujourd’hui j’ai cherché ce qui me piquait le derrière et j’ai perdu mon chat et demain je vais chercher où sont mes clefs parce que ce soir je dois aller dormir chez ma fille ». Vivement la pension !

21/11/2009

Cherche le vlip

" Et bien, gamin, quand tu souris on voit l'entrée du tunnel sous la Manche. Tu as perdu une dent  ". " Oui, baba, vé berdu une dent. Effe que la fouris va basser ? ". " Gamin, tu sais bien que je ne veux pas de chat dans l'appartement. Pas de chat, pas de souris. Logique, non ? ". " Baba, vé oublié mon byvama vé baban. Ve dort en vlip ? " " Gamin, je ne connais pas cette danse, le vlip, alors, tu dors en chien de fusil, tu dors à points fermés ou tu dors comme un loir, je m'en fiche, tu dors ". " Bonne nuit, baba ". " Bonne nuit, gamin ". Je cherche ce qu'est un vlip. D'avance merci.

24/10/2009

Cherche à lui faire voir

" Allo, je suis bien au numéro des orphelins indignes ? ". " Maman, je t'ai reconnu. Quelle surprise, maman. Pourquoi me téléphone-tu ? ". " J'ai toujours ton enveloppe avec ton argent de poche pour la nouvelle année et, comme nous sommes presque fin octobre, je me demande ce que je vais en faire ". " Mais, maman, je t'ai dit que tu pouvais m'envoyer l'argent par la Poste ". " Pas de bisou, pas de sou, fils indigne. Il y a plus d'un an que tu es venu me voir ". " C'est pour ne pas te déranger, maman, je sais que tous les soirs tu joues au monopoly avec ton amie Lucienne ". " Cette vieille carcasse de Lucienne n'a rien à voir dans notre conversation. Dis plutôt que tu ne sais même plus si j'existe ". " Maman, ne dis pas de mal de Lucienne. Elle est sur facebook, Lucienne, avec son chat sur les genoux ". " J'espère que sur la photo on voit les poils de son chat qui volent partout, chez cette malpropre ". " Maman, je pourrais faire savoir tout ce que tu dis à Lucienne, via facebook ". "Fais-le, grand dadais, et ajoute que si je n'étais pas là pour les arroser, ses plantes ressembleraient à des salades cuites ". " Maman, j'ai l'impression que t'es disputée avec Lucienne ". " Ce n'est pas moi. C'est elle. Elle voulait qu'on joue à trois au monopoly, elle, moi et son chat. Et j'ai refusé ". " Et alors, maman ? ". "Je joue toute seule au monopoly, une fois pour moi, une fois pour le cactus de la cuisine. Je suis toute seule. Je n'ai plus de mari mais ça, un fainéant pareil, ça a été une délivrance ; je n'ai pas de fils digne du nom pour lui donner ses étrennes en octobre ; je n'ai pas de chat qui grimpe sur la table. J'ai un cactus. Si un jour j'écris un livres le titre sera Une vie pleine d'épines ". " Mais je pense à toi, maman, tous les jours. Depuis hier parce que j'ai acheté une décoration pour Halloween ". " Je vois ça d'ici, un énorme potiron court sur pattes pour me rappeler que je ne suis plus celle que j'étais? C'est ça, dis le, fils de fainéant ". "Heuuu, non, disons que, heuuu, non, maman, c'est un personnage haut en couleur ". " Tu m'intrigues, fils sans nom ". " Tu n'a qu'à sonner pour venir voir, maman, avec l'enveloppe. Je descendrai te montrer la chose sur le trottoir ".

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02/10/2009

Cherche pourquoi j'ai eu un supplément

« Alors, papa, l’énigme d’hier, c’était quoi ? ». « Un arbre célèbre, gamin ». « Ah bon, il y a des arbres célèbres, papa ? ». « Oui, gamin : l’arbre génial à logique, l’arbre à Came (et Léon mais pas celui des moules), l’arbre de la pomme que, Adam, le con, a croqué dedans et a découvert qu’il était tout nu et que depuis on doit mettre des tongs et des strings à la plage, l’arbre aux quarante écus appelé également gingko biloba, l’arbre à lettres de Guillaume Tell et bien d’autres ». « Et celui-ci, papa, pourquoi il est célèbre ? ». « Parce que j’ai pissé dessus, gamin. C’est ma signature pour marquer mon passage. Il y en a qui prennent leur canif pour graver des insanités dans l’écorce mais moi, Biglodion, je respecte l’arbre et je l’abreuve. Vois-tu, gamin, dans le monde entier, mais surtout le long des routes de Wallonie, il y a des chats qui se disent : snif, snif, tiens, tiens, Biglodion est passé par ici ». « Mais, papa, si l’arbre était éclairé, on t’a vu ». « Pas longtemps, gamin ». « Pourquoi, papa ? ». « Parce que j’ai mal visé et que j’ai noyé le boîtier électrique ». « Et alors, papa ? ». « Et bien ça a fait bzzzzz pof, gamin ». « Et alors, papa ». « Il a fait tout noir, gamin ». « Et alors, papa ? ». « Les salauds de l’hôtel m’ont compté un supplément pour le fusible ». « Tu vois bien que tu as été vu, papa ». « Mais non, gamin. Je me suis vendu. A l’hôtel, quand ils m’ont vu dans mon attitude titubanesque et délire homme très mince, ils m’ont proposé de me ramener dans une brouette jusqu’à ma chambre ». « Et alors, papa ». « Comme je n’aime pas les brouettes parce qu’elles n’ont qu’une roue j’ai dit que j’allais m’alléger sur un arbre ». « Ah, c’est con, ça, hein, papa ». « Heuuu ».

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21/08/2009

Solution de l'énigme d'hier, 20 août 2009

L'expression à trouver hier était : " Tirer les vers du nez à quelqu'un ", c-à-d tirer de lui un secret en le questionnant adroitement. C'est le gamin qui a eu l'idée de l'énigme. Parce qu'il a un papa qui lui tire les vers du nez fréquemment, qu'il se fait avoir à chaque fois et qu'il en a plein le cul. En avoir plein le cul : voici une autre expression très poétique, qui pourrait servir à une énigme ultérieure. Mais il faut trouver une photo et je n'ai pas envie de servir de top-modèle dans cette situation. Revenons à la réalisation de l'énigme d'hier, gratuite à faire car elle ne vous coûtera pas un radis. Un radis, pour celles et ceux qui ne cuisinent jamais, c'est comme un poireau sauf que le poireau est blanc et vert, grand et tubulaire et que le radis est petit, rond, souvent tout rouge et parfois rouge et blanc et qu'à la place d'avoir une touffe de poils à sa base comme le poireau il n'a qu'une queue, comme une souris mais en plus fin. Avez-vous déjà remarqué que la plupart des chats qui mangent des souris délaissent la queue. Les hommes, c'est pareil avec les radis. Ou avec les zakouskis tomate cerise, morceau de feuille de roquette, mini boule ou tranche de mozarella, le tout enfilé sur un cure-dent. Quand on est bien élevé, même si on reste assis, on ne mange pas le cure-dent, ni la queue de la souris, ni celle du radis. N'hesitez pas à varier votre alimentation et achetez des radis. Je vous donne la recette pour la préparation : 1. les laver, 2. couper la partie verte (c'est là où il y avait les feuilles), 3. couper les queues et les réserver pour en trouver deux qui ne tombent pas du nez quand vous souriez, 4. prenez la photo. Attention à la distraction : si vous vous enfilez la queue par le côté le plus fin c'est parti pour une crise d'éternuements. Avec le surplus de queues de radis vous pourrez faire une décoration de table originale pour surprendre vos invités.  

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20/08/2009

Cherche l'énigme de l'expression

Aujourd'hui l'énigme du jour, en compétition avec la seule, la vraie, l'unique, celle de Rafaël, tous les jeudis, sur http://carpe-diem-lbsp.skynetblogs.be est : " Voici le portrait d'un jeune homme, célibataire avec un gamin, Kiki et Pipette les hamsters et leur roulette qui empêchent de dormir parce que ces cons font du body-training la nuit, Maurice le poisson rouge beaucoup plus silencieux, rasé de près, l'oeil persan comme les chats du même nom, qui arrive à lire à distance dans les pensées de celles et ceux qui regardent sa photo en ce moment et qui se dit que ce n'est pas beau tous les jours, champion du virage à gauche toute avec un caddy vide au supermarché, attendant inlassablement blonde à forte poitrine aimant vaisseler et repasser des chemises, belge ce qui est une grande qualité, wallon oufti biloute, cuisinier amateur débutant esayant désespérement d'atteindre le niveau amateur averti, éteint de vertige quand il faut remplacer une ampoule électrique quand il faut monter sur un tabouret, habitant au cinquième étage ce qui est un énorme avantage pour les blondes à la forte poitrine qui ont le sommeil léger parce qu'on n'entend pas les bruits de la route et que de la route on n'entend pas les cris du cinquième, ayant toutes ses facultés sauf celle de monter sur un tabouret, pouvant ouvrir une boîte de raviolis les yeux fermés sans se blesser si on lui donne l'ouvre-boîte et la boîte dans le bon sens, aimant les voyages surtout ceux d'une heure ou deux au parc communal. Et bien, ce jeune homme, représente une expression. Top chrono, vous avez vingt-quatre heures pour trouver et une semaine pour répondre si vous êtes blonde ... 

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15/08/2009

Cherche la faim du gamin

 " Gamin ". " Oui, papa ". " Tu n'as pas bien mangé ce midi chez Cédric ? ". " Ce n'était pas bon, papa ". " C'était quoi ? ". " Je ne sais pas, papa. C'étaient des restes d'un peu tout parce que la maman de Cédric devait vider le frigo parce qu'ils partent en week-end prolongé ". " Et le poulet, tu l'as trouvé comment ? ". " Il n'y avait pas de poulet, papa ". " Peut-être qu'il n'y en avait pas chez Cédric mais ici, il y en avais un. Entier ". " Ah bon ! Où ça, papa ". " Gamin, soit tu es rentré dans l'appartement avec un chat, soit tu t'es farci les deux cuisses du poulet. Parce qu'un chat qui sait ouvrir une porte de frigo, je n'ai jamais vu ". " Mais, papa, comment sais-tu que j'ai mangé un tout petit bout de poulet alors que tu n'as pas regardé dans le frigo ". " Gamin, je t'ai déjà dit que mon petit doigt me dit tout. Il m'a dit que tu as mangé un demi poulet et il m'a dit aussi que tu as oublié de remettre ce qui reste du poulet dans le frigo ". " C'est pour ma croissance, papa, je dois compenser l'énergie que je perds en jouant ". " Et tu as joué à quoi chez Cédric ? ". " Avec sa game boy, papa ". " Effectivement, gamin, ça demande beaucoup d'énergie. Surtout dans les doigts. Dis, gamin, tu aurais pu me laisser une cuisse, quand même. Tu sais très bien que c'est ce que je préfère dans le poulet ". " Et c'est ce que tu regardes le plus chez les femmes quand on va à la mer, hein, papa ". " Mais enfin, gamin, comment oses-tu dire ça ? ". " Le papa de Cédric dit qu'il n'y aurait pas de papa en été sur les plages s'il n'y avait pas de belles paires de cuisses à regarder ". " Tu me sembles bien jeune pour apprendre la philosopie, gamin. A propos, au-dessus des cuisses il y a le cul. Et il y a l'expression 'Et mon cul, c'est du poulet ?' Tout ça pour te dire que tu vas commencer par ranger le poulet dans le frigo tout de suite ". " Oui, papa ".

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08/03/2009

Tûûût n° 36. Cherche à bien taxer

« Allo, c’est pour la taxe ». « Oui, monsieur, je vous écoute ». « Avez-vous payé la taxe ? ». « Heuuu, un instant, monsieur. Germaine, Germaine, on demande si on a payé la taxe ». « Quoi, les poubelles ? ». « Allo, monsieur, les poubelles ? ». « Non ». « Ce n’est pas ça, Germaine ». « Quoi alors ? La télé ? ». « Allo, monsieur. Quoi alors, la télé ? ». « Non ». « Germaine, prends les choses en main pour une fois, réponds à ce monsieur ». « Prendre en main les choses de ce monsieur que je ne connais pas, jamais, tu m’entends, jamais ». « Allo, monsieur, un instant, j’ai fait appel à l’équipe. Elle se maquille pour venir au téléphone, restez en ligne. Ce n’est pas pour le chien, par hasard ? ». « Non ». « Germaine, ce n’est pas pour le chien ». « Mais demande lui pour quoi, triple idiot ». « Allo, monsieur, je donne ma langue au chat ». « Miaou, miaou ». Tûûût, tûûût, tûûût.  

13/02/2009

Cherche la signification du 14 février

« Allo ». « Heuuu, allo, bonjour madame ? ». « Alors, on se prépare ? ». « Heuuu, oui, je suppose. Je vais aller faire mes courses, c-à-d acheter du thon puisque le thon c’est du poisson et qu’on est vendredi et que Jésus, s’il était encastré entre un bœuf et un âne à sa naissance, a continué sa vie sous le signe du poisson qui se dit Pie Seize en romain. Le vendredi est donc le jour du poisson mais, vu que ce vendredi est un vendredi treize, je prendrai du thon en boîte, sans arêtes, parce que, me connaissant, si j’achète du thon, une darne de saumon ou du cœur de cabillaud frais un vendredi treize je vais revenir avec un stock de cure-dents qui ne sera pas fini quand je quitterai l’hospice les pieds devant ». « Je ne parle pas d’aujourd’hui, abruti, je parle de demain. Quel jour serons-nous demain ? ». « Facile, madame. Demain nous serons le quatorze, non ? ». « Oui mais, quelle est la spécificité du quatorze février ? ». « Facile, madame. Cette année le quatorze février est un samedi. C’est un jour spécial car c’est le jour du marché. Je serai prêt demain pour y aller. J’y vais quand le marché est fini, pour ramasser ce qui est par terre aux légumes et aux fleurs, surtout les fleurs séchées.  Je donne le tout à Kiki, sauf du chou. Kiki, c’est le hamster du gamin. Avec ça il pue moins de la gueule quand il pète ». « Je répète ma question, idiot : qu’a de spécial le quatorze février ». « Madame, vous m’avez appelé idiot, comme maman. Vous la connaissez ? ». « Fils d’imbécile, demain c’est la Saint Valentin. Y penses-tu ? ». « Horreur, je vous ai reconnu. Maman, c’est toi ? ». « Qui veux-tu qui pense à toi, idiot. Je te signale au passage que je ne suis pas encore une horreur ». « Heuuu, si, si, heuuu, non, non. Je voulais dire que les voix sont déformées avec mon téléphone ». « Tu es comme les chats, toi : on devrait leur couper les pattes avant de les jeter par la fenêtre. Quand est-ce que j’aurai une nouvelle belle-fille à enquiquiner ? ». « Maman, efface ce que tu as dit sur les chats, s’il te plait. Pense à mes amis qui aiment les animaux. Moi-même, si je n’ai que deux hamsters et un poisson rouge, c’est parce que j’habite au cinquième. Adieu, veaux, vaches, cochons, couvée. Ici, le marsupilami est en latex. Je ne me sers de sa queue pour me déboucher le nez et les oreilles. Me comprends-tu, maman ? ». « Demain, idiot, tu vas à la pèche, compris. Tu sors en boîte, comme on dit maintenant et tu m’en trouves une qui a un travail stable, pas trop jolie parce que tu vas te le faire piquer, qui se plante la queue du marsupilami et le reste où elle veut et qui a l’esprit de famille pour accepter qu’une belle-mère vienne habiter chez elle parce qu’elle se fait vieille. Compris ». « Heuuu ». « Je te sens dubitatif ». « Tu sais, maman, je ne me suis jamais rasé à cet endroit là. Mais je vais suivre ton conseil sur les boîtes. Deux boîtes, ce sera encore mieux ». « Demain soir : au rapport. J’attends son coup de fil qui m’invite chez toi ». « Oui, maman. Au revoir, maman. Le bonjour à ton amie Lucienne. Je te quitte parce que j’ai pipi caca et ça urge ».     

27/12/2008

Cherche son regard

Mon beau sapin, roi des forêts, quand j'ouvre un oeil, depuis la moquette, c'est sur toi que mon regard tombe. Et toi, ne tombe pas. Parce que j'ai l'impression que tu vas scie. En rentrant, tu n'aurais pas du laisser ouverte la porte du frigo. Ni celle de la maison. Il n'y a plus de caviar dans le frigo. Un chat, sans doute. Idem pour le foie gras. Il faudra que je relise, à tëte reposée, la composition du surimi, parce que le chat n'y a pas touché. Bon, arrète de me parler, il faut que je pique un petit roupillon.

 

 

011 - Copie

 

 

22/10/2008

Cherche une chatte nue

Je me suis fait passer pour une enquêtrice du chômage au téléphone, pour connaître le nombre de personnes à charge : madame Gonzales, du troisième étage, n’a pas un chat laid mais une laide chatte. Je n’ai pas eu le temps de la voir quand je l’ai découpée au ciseau pour récupérer l’autocollant que mon gamin, ce fils d’imbécile, avait collé sur le flanc gauche. Malheureusement j’ai oublié de l’asphyxier pendant quelques minutes pour faire rase campagne. J’aurais du lui coincer la tête dans la porte de l’ascenseur mais j’ai une âme sensible, j’aime les animaux. J’avais presque fini de tondre la chatte de madame Gonzalez quand elle m’a griffé, la salope. Stupide réflexe, j’ai arrêté de l’étrangler et elle a bondi par la fenêtre du balcon qui était ouverte. Cinq étages.  Je pense que son atterrissage a du se produire sur la toile de la remorque d’un camion car, descendu quatre à quatre à la vitesse d’un ascenseur, je n’ai pas trouvé de trace de l’autocollant ni de badauds extasiés devant un fait divers. Je cherche une chatte nue avec un autocollant.

21/10/2008

Cherche échange autocollants Panini (2)

Comme promis hier, voici la liste des autocollants qui manquent au gamin : de 1 à 16, 18, 19, 20, 21, 22, 23, 25, 26, 29, 30, 31, 32 et la suite. Le 32 vous étonne puisque, hier, je l’ai proposé en échange. C’est parce que le gamin l’a collé sur la porte du frigo. Je ne vois pas comment je pourrais coller une porte de frigo de 52 centimètres x 94 centimètres dans un album de 30 sur 21. Grosse récompense à qui retrouvera le chat des Gonzales.

20/10/2008

Cherche échange autocollants Panini (1)

J’échange des autocollants Panini, numéros 17, 24 (deux fois), 27 (légèrement déchiré à cause de Kiki, le hamster du gamin,  28 (il manque les bords, on dirait un timbre-poste), 32 (mais il faut également prendre la porte du frigo parce que je n’arrive pas à le décoller. J’ai vu aussi que le gamin en avait collé un sur le chat des Gonzales du troisième mais je n‘arrive pas à lire le numéro. Cette sale bête veut me griffer. Pour ne pas faire long, je dirai demain ce qu'il manque au gamin pour pouvoir comprendre l'histoire.

29/11/2006

Cherche la bonne boîte

"Papa, on mange quoi aujourd'hui ?". "Gamin, aujourd'hui, c'est la fête, on mange lapin gibier". "Papa, c'est quoi, gibier ?". "Gibier, ce sont des bêtes sauvages". "Oui mais, papa, c'est quoi comme bête sauvage ?". "Regarde sur la boîte, gamin". "Papa, ce sont des boulettes pour les chats". "Quoi, pour les chats ! Ah, les sales bêtes, pleines de poils et de griffes. Il y a du chat dans le gibier ?". "Non, papa, les boulettes au lapin et au gibier, c'est pour les chats". "Mais, on n'a pas de chat. Merde alors, allez hop, c'est la fête, je fais des raviolis". Je cherche des vrais boîtes avec du vrai gibier. C'est pour le gamin.

18/10/2006

Cherche à éduquer le gamin.

"Papa, regardes, là, le chat, il s'est mis du gel et il s'est coiffé en brosse". "Quel chat ?". "Là, là". "C'est pas un chat, idiot, c'est un hérisson". "M'en fous". "Répètes un peu si tu oses". "M'en fous, m'en fous, m'en fous". "T'en veux une, oui, tu veux voir ma main de près". "Maman a dit que si tu me tapais je devais hurler pour que les gens viennent et pour qu'elle reçoive plus de pension alimentaire". "Ecoute, gamin. Appelons un chat un chat". "Et un nérisson un nérisson". "Allez, va jouer, je vais exploser". "Ouais, papa, boum". "Allez, hop, file". "Mais y a que des vieilles dans ce parc, c'est juste bon pour toi". "Excusez-le, madame, c'est mon fils mais c'est aussi le fils de sa mère et le petit-fils de mon ex-beau-père". "Mais je le trouve charmant". Le gamin a raison, il n'y a que des vieilles dans ce parc.

17/10/2006

40.000 visites

40.000 fois merci. Vous êtes formidables. Nous avons tous nos problèmes : une journée chargée, un chat mort ou disparu, un cancer du sein, la mort d'un proche. Gardons l'humour, le moteur qui nous fait relativiser, sourire, rire, profitez de l'instant présent, donnez, donnez un sourire, donnez un fou rire, donnez, vous recevrez. Merci. 40.000 fois merci.

23:51 Écrit par Fanny dans petites annonces | Lien permanent | Commentaires (6) | Tags : 40 000, merci, ami, amitie, chat, cancer, sourire |  Facebook |

01/08/2006

Vacances à la mère - 8 -

Déjà 8 jours de canicule et 8 jours que maman fait du rangement pendant que je suis au frais à la cave. Elle : "Tu n'as pas honte de laisser ta mère seule dans une pareille chaleur". "Je crois que tu serais plus au frais chez toi, maman". "Pas question que je parte tant qu'il reste du capharnaum ici". "Attends, je vais te ventiler". J'ai branché le moulin à café électrique dont j'ai perdu le couvercle et hop, bzzzzzz, bzzzzz. Zut, une mouche. Une mouche, là, sur mon nez. Salope. Vas-t-en. "Non, non, maman, je parle à une mouche". J'ai louché pour foudroyer la mouche de mon regard dévastateur et bzzzzzz, bzzzzz, faux mouvement, un nuage de poils, le moulin à café dans les cheveux de maman. Elle : "Ca ne te suffit pas, le hamster, tu as aussi un chat qui mue". "Heuuuu, c'est toi qui mue, maman". J'ai eu le reflexe d'attraper le moulin par le fil pour lui éviter une chute de cinq étages. Ce soir, je pense que j'irai manger à la friterie.