19/05/2009

Cherche à décrire ma siruation

« Papa, tu peux m’aider ? Pour l’école je dois écrire sur une grande difficulté qu’on peut rencontrer dans la vie ». « Heuuu, je ne sais pas, moi. Heuuu, arriver à pousser sur le bouton de l’ascenseur et puis sur le bouton de l’étage quand on a un sac de provisions dans chaque bras avec les verts de poireau qui dépassent et qui chatouillent le nez et qu’on ne sait pas si ce qui coule dans un sac sont des tomates écrasées ou des œufs cassés ? ». « Pas ça, papa. Madame a dit : une grande difficulté ». « Gamin, prends de quoi écrire, je tiens le sujet. Titre : Comment enfiler un pantalon quand on a un orteil bleu d’un côté et le bras dans le plâtre de l’autre ». « Papa, tu es sûr que c’est une grande difficulté ? ». « Une heure et demi pour y arriver, gamin, c’est une grande difficulté, je peux aller faire la démonstration devant ton institutrice. Ecris ». « Oui, papa ». « Petita : comprendre que vouloir le faire debout, c’est se casser la gueule une deuxième fois. Petibé : s’asseoir sur le bord du lit et enlever son pantalon de pyjama à une main. Peticé : se relever en prenant appui sur le pied qui ne fait pas mal, sinon, ouille, on retombe sur le lit, et ça parce qu’on a oublié de prendre son pantalon. Petidé : s’asseoir à nouveau mais pas sur le pantalon jeté sur le lit sinon on retourne une case en arrière. Petiheu :  glisser prudemment le pied endolori dans la bonne jambe du pantalon jusqu’à ce que le pied dépasse. Petiteffe : c’est là que ça se corse car un pantalon ce sont deux jambes et une partie commune, là où il y la braguette et la ceinture. Impossible de faire entrer l’autre jambe dans un pantalon remonté jusqu’au dessus. Donc redescendre, à une main, la jambe du pantalon sans qu’elle ne sorte de la jambe, la vraie, celle au pied à l’orteil bleu. Petigé : essayer de faire entrer l’autre jambe dans l’autre jambe du pantalon jusqu’à ce que le pied dépasse. Petihache : remonter le tout, à une main, une fois côté gauche, une fois côté droit, sinon ça coince ». « C’est long, papa ». « Attends, gamin, ce n’est pas fini. Jusqu’ici ça ne fait que trois quarts d’heure. Il faut recommencer toute la procédure parce que tu viens de t’apercevoir que tu as oublié de mettre ton slip ».

18/05/2009

Cherche una aiguille à tricoter

Je remercie celles et ceux qui m’ont témoigné des signes d’infection suite à ma chute et au plafonnage de mon bras gauche. Je les rassure tout de suite, ça évolue bien. La preuve : ça chatouille en dessous du plafonnage. J’ai l’impression d’y avoir un nid de fourmis. Impossible de me gratter. Impossible d’y mettre de la poudre anti-fourmis. C’est, paraît-il, l’épreuve de la guérison. Normalement, quand on me chatouille, je rigole. Dans ce cas-ci, non. Bizarre. Encore une question que je devrai poser à mon psy. Plusieurs amis m’ont dit d’utiliser une aiguille à tricoter. J’ai répondu oui sans comprendre. Je n’ai jamais tricoté de ma vie. Un point à l’envers, un point à l’endroit, c’est tout ce que j’ai retenu de ma grand-mère quand elle disait ses prières avec deux baguettes de restaurant chinois pour me faire une écharpe. Je cherche une aiguille à tricoter, pas trop chère, et, surtout, le mode d’emploi pour faire partir les fourmis qui dansent la farandole sous mon plâtre.