13/07/2009

A vendre : siège de jardin à deux places

Suite à la bévue d'hier et à l'absence d'offre, à part quelques curieux qui m'ont demandé le nom du cheval, je mets en vente un siège de jardin à deux places. Etat neuf, seul mon derrière s'est asis dessus. Confortable, chaud quand le soleil tape dessus, entièrement en bois et recouvert d'un plastique imperméable. Faire offre.

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03/06/2009

Cherche la fête des voisins

Le mardi 26 mai c’était la fête des voisins. Echec total. J’ai fait tous les étages de l’immeuble, par l’escalier de peur d’être vu dans l’ascenseur mais, pas bête, en commençant par le haut. Boum, boum, boum. « Je suis votre voisin du cinquième, puis-je me joindre à votre table ce soir ? ». Boum, boum, boum. « J’apporterai des pâquerettes pour égayer la table. J’en ai vu dans le parc communal ». Je n’ai reçu aucune réponse au sixième. Au cinquième, c’est quand j’ai dit « Tu vas ouvrir, connard » que j’ai réalisé que je frappais à ma propre porte. J’ai répondu, timidement : « Je suis absent, je suis dans l’escalier ». Evidemment, entendant que quelqu’un frappait chez moi, ma voisine de palier est sortie. « Vous parlez à votre chien chiant ? », me dit-elle. « Je vous l’ai dit mille fois, Kiki n’est pas un chinchilla, c’est un hamster. Je me parlais à moi-même pour être sûr que personne ne me réponde ». « Vous devriez faire l’acquisition d’un perroquet parlant. Qui c’est ? C’est le plombier. Qui ça ? Le plombier, le plombier, bier, bier. A propos, je vous ai déjà entendu crier au sixième étage. Ne venez pas frapper chez moi, je ne suis pas à ». Je cherche une vraie fête des voisins chez qui je pourrais aller manger chaud.  

31/03/2009

Cherche un boudin à ressort

Cette année, pour ses Pâques, le gamin recevra un boomerang. C’est un jouet économique puisqu’il revient toujours. J’entends déjà le gamin : « Papa, viens voir ce que la cloche a passé (il sera surpris un jour de savoir que ce qu’il appelle la cloche, c’est moi. Il faudra que je parle préventivement de ce futur traumatisme filial à ma psy. J’attends qu’il fasse plus chaud, à cause de ses décolletés plongeants. Hé, c’est sans supplément, faut en profiter. En plus, quand je lui fais pouêt pouêt elle me donne des jours de congé pour cause de surmenage. Je ne sais pas imiter beaucoup de personnes, a part Johnny aqueux aqueux, mais j’imite bien le surmenage. En plus c’est avec les mains et pouêt pouêt se dit pouêt pouêt en ch’ti, en wallon ou en marseillais. Même en braille si on n’est pas muet. Je ferme la parenthèse). Le gamin va certainement ajouter : « Et ça sert à quoi ? Où met-on les piles ? On reçoit ça en achetant quoi ? C’est une réplique du chapeau de Napoléon passée au rouleau compresseur ? Je parie que le papa de Cédric sait s’en servir ». J’ai donc décidé de savoir m’en servir. Après dix lancers j’ai arrêté. J’avais parcouru un vingtième de marathon, grimpé dans cinq arbres pour récupérer l’engin, déchiré mon pantalon lors de la cinquième descente et pris mon pied trois fois dans une taupinière. La bouse de vache, ça glisse. Il y avait déjà des pissenlits. Ce n’est pas mauvais. Une fois relevé j’ai eu une idée : essayer verticalement. Il faut courir moins loin. Le principal est de ne pas éternuer à cause du soleil quand il retombe, ça fait mal, je le sais. Jamais à court d’idée je vais tester le boomerang verticalement mais vers le bas, chez moi, à partir du cinquième étage. Pour étudier son aérodynamisme. J’ai l’impression qu’il ne va pas remonter tout seul et je n’ai pas envie de me taper un abonnement all-in dans l’ascenseur. Je cherche quelqu’un qui disposerait d’un boudin à ressort et qui ne mangerait que le boudin. Je partage les frais, l’un prenant le boudin au prix de la viande et moi le ressort, au prix de la ferraille.