31/07/2010

Robert

Il s’appelle Robert, c’est un collègue qui n’arrive plus jamais en retard  depuis que je crie « Salut, Robêêêrt » quand il arrive. En imitant une chèvre. Pourquoi pas ? Le chef, lui, on sait qu’il appelle sa secrétaire « ma poule ». Un jour  il a lâché « ma poule » devant nous, comme on lâche un gaz bruyant sans le savoir. Le cri du cœur. Depuis, quand le chef  est dans son bureau et qu’on parle de lui, on l’appelle « Cocorico ». Il y en a qui l’appelle « coco ricco siffredi » mais je ne sais pas pourquoi. Bref, depuis hier, plus de « Robêêêrt ». Il est à l’hosto. Il passe des examens. Pas pour devenir infirmier, pour son intérieur intime. Je vous raconterai tout.  A demain.

17/11/2009

Cherche à manger proprement

" Madame, madame ". " Oui, monsieur ". " Appelez-moi le chef ". " Dans le restaurant, monsieur, le chef c'est moi et je me fais un plaisir de servir personnellement mes clients ". " Vous, le chef ! Une femme chef ! Vous savez, je ne suis pas raciste, sauf envers les étrangers de Patchénou, mais une femme en cuisine, ça alors, dans un restaurant, on aura tout vu. Une femme, c'est une lessiveuse, une repasseuse, une su, pardon, je pense que ce n'est pas votre genre, mais pas un chef. Si, devant ses copines, pour raconter qu'elle a les couilles au cul pour engueuler son baiseur qui s'instruit en regardant le football à la télé ". " Monsieur, calmez-vous, parlez plus bas, asseyez-vous. Quel est le problème ? ". " Amenez-moi le martien, le petit bonhomme vert immigré de sa planète qui travaille dans votre cuisine ". " Quel bonhomme vert, monsieur ? ". " Celui qui a des pellicules et qui en a mis plein mon assiette ". " Où ça, monsieur ? ". " Là, là, là, là, là, partout je vous dis ". " Mais, monsieur, c'est du persil finement hâché ". " Du persil ! Ah ! Heuuu ". 

012

16/10/2009

Cherche à le cacher au gamin

Halloween approche. Le gamin adore. Je suis allé faire des achats pour lui faire une surprise. " Pardon, madame, où sont les cabines d'essayage ? ". " Mais il n'y a pas de cabine d'essayage dans le magasin, monsieur ". " Pas de cabine d'essayage, pas de cabine d'essayage, comment est-ce possible ? Je ne vais quand même pas engager la somme de 99 centimes d'euro pour un vêtement de cérémonie sans savoir s'il me sied ". " Essayez-le dans la magasin, monsieur ". " Madame, vous n'envisagez pas ça. Si mon chef entre dans votre magasin ça va être ma fête, lundi, au bureau ". " Il est en congé aujourd'hui, votre chef ? ". "Non, madame, pas aujourd'hui, pourquoi ? ". " S'il n'est pas en congé, comment pourrait-il venir ici, monsieur ? ". " Heuuu. Madame, je vais être honnête avec vous. Ce que je veux c'est me voir dans ce costume de fête, pour être sûr que je ne suis pas ridicule ". " Monsieur, être ridicule, c'est ce que vous cherchez, non ? ". " Heuuu. Oui, mais pas trop. Comme pour le sel sur les frites, madame, un peu mais pas trop. Pour la mayonnaise c'est la même chose, un peu mais pas trop ". " Monsieur, j'ai une idée. Je vous prends en photo, vous la regardez et vous vous décidez ". " Oh oui, oh oui, oh oui ".

037 (2)

23/06/2009

Cherche l'araignée

Une jeune collègue nous a montré l'album de photos de son mariage. Voulant dire quelque chose d'intelligent j'ai dit que ça me rappelait un film dont je ne me souvenais pas bien du nom, quelque chose comme " Les mariés de l'andouille ". Le chef a dit que j'avais une araignée au plafond. Je vous le jure, ce type n'a jamais mis les pieds chez moi. Comment a-t-il pu savoir que j'avais une araignée au plafond ? Depuis, je cherche l'araignée.

009 - Copie

16/05/2009

Cherche l'institutrice du gamin

« Papa, on a parlé de toi à l’école ». « Gamin, je la connais. Un ardoisier est venu parler de son métier, c’est ça ? ». « Pourquoi tu dis ça, papa ? ». « Parce qu’un ardoisier parle de toit. Je le sais depuis mon service militaire. Je me suis fait avoir par des copains de chambrée. Alors, pour bien me faire voir de l’adjudant-chef, je lui ai dit – On a parlé de vous, chef. – Ah bon. Qui ça. – L’ardoisier, chef ». « Et alors, papa ? ». « J’ai été de corvée épluchage des patates pendant une semaine. Mais pourquoi a-t-on parlé de moi à l’école, gamin ? ». « Tu as été cité en exemple, papa ». « Ah, enfin, mes qualités sont reconnues par ton institutrice ». « En exemple à ne pas suivre, papa ». « Comment ça, gamin ? ». « A la question ‘Que fais votre papa ?’ j’ai dis que tu avais fait un vol plané en trébuchant sur le tuyau de l’aspirateur ». « Et alors, gamin, je me suis relevé, non ! C’est de l’héroïsme ». « Madame a dit que tu étais un bel exemple de malpropre qui laisse traîner ses affaires et qui s’en mord les doigts ». « Gamin, c’est quand la prochaine réunion de parents ? ».

15/08/2008

C'est le quinze août

C’est le quinze août tagada tagada

Qu’on met les bouts tagada tagada

Qu’on fait les fous les gros matous les sapajous

C’est l’été les vacances le soleil doux, doux, doux, doux

Dans ma cave je m’en fous

Comme un fou, fou, fou, fou, fou

Ah le petit vin blanc

Qu’on boit à la bouteille

Parce que les verres

Sont restés au cinquième

Une deuxième bouteille

Pourquoi me nargue-t-elle

Chef, un p’tit verre on a soif

Chef, deux p’tits verres, j’ai encore soif

Même si je dois remonter à quatre pattes

M’en fiche j’prendrai l’ascenseur

Je m’admire car j’ai trouvé un truc

Remonter des bouteilles vides

Est moins lourd que remonter des bouteilles pleines

Surtout que j’en ai aperçu deux autres

Muscadet Roussel a trois maisons

Qui n’ont ni poutre ni chevron

C’est pour loger les hirondelles

Heuuu, dommage, y a pas de saucisson

Ach, les zix rontelles de zaucisson

Non, non, non, j’irai pas chez ma tante

C’est pas beau et ça sent l’pipi d’chat

Je sais, maintenant je sais

C’est cette bouteille qui a trop d’âge

Le rouge se conserve mieux

Comme ma tante, bien conservée

Cette vieille chouette qui boit que du tilleul-menthe

Et qui est rance comme un biscuit de soldat

Ca se voit bien qu’elle est moche elle ressemble à papa

Elle filerait les chocottes à Dracula

Hé, ça me rappelle un carré avec quatre coins

Dans trois coins il est écrit Dracula

Et, dans le quatrième, presque noir, Drac

Parce qu’il manque ula dans un coin sombre

Il faudra que je la raconte à Gérard, celle-là

A propos de coin sombre, hop, deux bouteilles

Encore du blanc !

J’ai du être raciste dans ma jeunesse

Gewürstraminer, oulala, ça se boit facilement

Mais ça se prononce comment

Je wouchtra mineur, Gué vurstre à minère

Il ne sait pas s’appeler blanc de blanc comme tout le monde, hein

Du blanc de blanc, du blanc qui n’a pas bronzé

Parce qu’il range sa cave, à l’ombre, sans chemise, sans pantalon

Ce soir, nous irons danser, sans chemise, sans pantalon

A poil, tout le monde à poil

Les petits les grands les bons les méchants

On a largué nos caleçons, nos fanfreluches en nylon

Nos frocs en accordéon, nos sandwiches en saucisson

Et zut, revoilà les six rondelles

J’ai faim

Je fais du délirioum très mince

Saucisson toujoooooooooours, prêt

Et dire que le cinquième c’est juste au dessus de la cave

Mais plus haut

Hisse c’est haut, santia   a   no,

Dix-huit nœuds, quatre cents tonneaux

Je suis fier d’y être ma   te   lot

Tiens bon la barre et tiens bon les flots

Allez hop, n’aie pas peur

De prendre l’ascenseur

Pousse sur le bon bouton

Pour avoir du saucisson

10/06/2008

Cherche le destructeur d'archives

« Dis-moi, c’est toi ? ». « Dis-moi quoi, Gérard ? ». « Le destructeur d’archives, c’est toi ? Le chef demande qui c’est ». « Non, Gérard, ce n’est pas moi ». « Je parie que c’est toi. C’est ton style ». « Gérard, comment veux-tu que ce soit moi puisque je ne sais pas me servir du destructeur d’archives ». « Tu es un comique, toi. Tu me dis que ce n’est pas toi et tu ne sais même pas ce qui lui est arrivé, au destructeur d’archives ». « Je ne l’ai pas fait exprès, Gérard, donc, ce n’est pas moi ». « Si tu le l’a pas fait exprès, c’est que tu sais ce que tu as fait, non ? ». « Heuuu, oui et non, Gérard. Non, ce n’est pas moi parce que je ne savais pas que le chef le verrait ». Le chef l’a vu, donc explique-moi pourquoi c’est toi ». « Ne le dis pas au chef, Gérard. C’est à cause de mon ex-belle-mère. Elle a fait de la mousse de thon au gamin et il a voulu que je lui en fasse ». «  Dis-moi tout ». « Je jure de dire la vérité, Gérard, toute la vérité, rien que la vérité, je le jure, ratchâââ. Et merde ». « Pourquoi et merde ». « Gérard, en jurant j’ai craché comme les scouts. Et maintenant je ne sais plus lire ce que j’avais écrit sur le calendrier  mural, ça dégouline ». « Et ton thon ? ». « Lequel ? J’ai trois Tonton, Gérard ». « Ta mousse de thon ? ». « Ah, la mousse. Heuuu, je me suis trompé une première fois, j’ai confondu thon et saumon. J’ai confondu une seconde fois,  j’ai acheté du saumon fumé ». « Et alors ? ». « Gérard, je te le jure, c’est impossible d’écraser du saumon fumé à la fourchette pour faire de la mousse de thon. Gérard, il me faut une oreille bien nettoyée qui m’écoute. J’ai voulu faire de la mousse de thon pour le gamin en mettant du saumon fumé dans le destructeur d’archives ». « Et alors ? ». « Je lui ai fait des raviolis en boîte ».

26/05/2008

Tûûût 18 Cherche à ne pas être reconnu

« Allou ». « A qui désirez-vous parler ? « Allou ». « Ah, à Lou. Lou comment ? ». « Allou, Allou ». « Lou Koum ? Lou Ikatorze ? Lou Esseketamilepodechambre ? Lou Hidefunèsse ? ». « Allou ». « Allou, pardon, allo, que puis-je pour vos, pardon, pour vous ? ». « Allou ». « Bon, stoup, pardon, stop, de quoi s’agit-il ? ». « Allou wette, gentille allou wette, allouwette, je te plumerai, et le bec, et le bec ». « Dites, vous savez à qui vous parlez ? ». « A Gérard, hé hé hé. Je t’ai bien eu, hein, Gérard ». « Gérard est en congé. Je suis le chef du département. A qui ai-je l’honneur ? ». « Heuuu, bonjour, chef, heuuu, je crois que je me suis trompé de numéro. J’admire votre patience, chef. Heuuu, vous êtes sûrement un très bon chef, chef. Gérard a beaucoup de chance avec un chef comme vous ». « Il me semble que je vous reconnais, vous ». Tûûût, tûûût, tûûût.

06:45 Écrit par Fanny dans petites annonces | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : tuuut, allo, chef, gerard, loukoum, allou, heuuu |  Facebook |

12/05/2008

Tûûût 16 Cherche à éliminer les croûtes

« Allo. C’est pour six pizzas aux anchois, six pizzas aux quatre fromages, attention j’ai bien dit six pizzas aux quatre fromages et pas quatre pizzas aux six fromages, hein, douze jambon champignon, elles partent vite celles-là, et, heuuu, c’est à quoi les pizzas maison ? ». « Un peu de tout ». « Ah. C’est plus difficile à découper, alors. C’est qu’on sera nombreux et je dois découper des petits carrés. C’est pour faire des zakouskis à l’apéritif. Je dois découper des petits carrés de deux sur deux dans des pizzas. Des avec olive et des sans olive. Vous mettez des olives de quelle couleur sur vos pizzas ? ». « Des noires, monsieur ». « Ah oui, je vois, des olives comme des cafards sans patte. Est-ce qu’il y a beaucoup de croûtes ? ». « C’est quoi cette histoire de croûtes ? ». « Bonjour, chef. Vous allez bien, chef ? Et madame, toujours heureuse ? Un instant, monsieur, je m’occupe de vos croûtes dans un instant, mon chef m’interpelle. Et comment va votre belle-maman ? ». « C’est quoi cette histoire de croûtes ? ». « Rien, chef, un type qui croit que nous sommes l’infirmerie, ne vous inquiétez pas, chef, vous me connaissez, je vais régler ça en deux secondes ». Tûûût, tûûût, tûûût. 

28/04/2008

Cherche une boîte à trous

L’histoire commence hier (voir hier dans la colonne archives). J’ai chez moi onze citrons jaunes qui courent dans l’appartement. Mon idée était de les rassembler, de les mettre dans une boîte, d’aller à la poste et de les envoyer au bureau. Ah, je rigole, j’imagine la tête du chef en ouvrant la boîte. Onze citrons qui se mettent à courir dans tous les sens dans son bureau. Je devrai me cacher pour ne pas rire, faire l’autruche avec ma tête dans la photocopieuse, en espérant que personne ne pousse sur le bouton recto-verso. C’est horrible le recto-verso dans une photocopieuse. Un jour j’ai essayé de faire un recto-verso avec une tranche de jambon. Le dépanneur de la firme d’entretien de la photocopieuse a failli devenir fou. Il faut le voir pour le croire : il y avait du jambon partout. A demain pour la suite. Je cherche une boîte à trous pour expédier mes citrons.

16/04/2008

Cherche mon chef

Mon chef est malade. Il paraît que ça fait beuleuleup dans son fort intérieur. C’est vrai qu’il a un gros ventre, lui aussi. C’est un fort extérieur mais, dedans, ça gargouille. Il se vide, il a la vaporisante. Je lui dédie ce poème en verres libres (de trappiste). Alors, tu gazes trop en terrine, mon lapin. Et lapin, ça linge (pom pom pom pom, Beethoven). Et le linge a repassé, vroum vroum, pendant que je faisais revenir les oignons, pitits, pitits, pitis nognons, faut revenir, à la souuupe. Un bureau sans chef c’est comme un fromage sans moustache ou comme un baiser sans repas ou comme l’inverse. Malâââde, complètement malâââde, mon chef est malâââ-ââde. Oh, joie, chef, de te savoir chez toi, sur le pot, enfin, j’espère que tu es sur le pot avec ta flatulence, sinon tu devras repeindre les murs, hein, Michel-Ange, pendant que durant ton absence, en tant que fidèle préposé à la photocopieuse, j’en profite pour me faire une cartographie complète. Hop, l’oreille gauche sur la photocopieuse, clic, photo de mon oreille gauche, clic, photo de mon oreille droite, clic, le pied droit avec chaussette, clic, le même sans chaussette, clic, deux photos du pied gauche, je n’ai pas réussi à photocopier mes deux pieds ensemble, la position avec la tête par terre n’est pas tenable, clic, mon zizi, non, je n’ai pas osé, j’ai eu peur des radiations émises par la photocopieuse, ça peut encore servir ce truc, clic, mon nombril, clic, mon nombril agrandi six fois,  cette photocopie je l’ai passée au destructeur d’archives, clic, ma calvitie naissante, clic, alors là je suis fier, je suis le seul dans l’entreprise à avoir une photocopie de mes fesses, j’en ai fait dix, pour le plaisir d’être assis  au chaud les fesses à l’air, clic, encore dix pour le plaisir. Chef, guérissez vite, il n’y a plus de papier pour la photocopieuse. Faut faire une commande.

14/01/2008

Cherche à appeller maman

« Soufflez dans l’alcootest, je vous prie ». « Heuuu, ça ne fait pas péter, j’espère, hein ». « Soufflez dans l’alcootest, je vous prie ». « Parce qu’un jour, en gonflant un ballon pour mon petit neveu j’ai eu une fuite à l’arrière ». « Soufflez dans l’alcootest, je vous prie ». « Attention, ça va péter ». « Chef, chef, venez voir, il n’a pas bu ». « Qui ça ? ». « Le type au nez rouge ». « S’il n’a pas bu, tu dois le relâcher, c’est le règlement ». « Mais le nez rouge, chef. En plus, il a un bonnet de père Noël sur la tête. Nous sommes le 14 janvier. Je fais une enquête ? ». « Si ça t’amuse ». « Quidam, avez-vous un alibi pour le nez rouge ? ». « Heuuu, je vais chez maman pour lui souhaiter la bonne année. C’est pour me mettre dans l’ambiance. Si vous êtes encore ici dans un quart d’heure, quand je repasserai, vous pourrez me refaire souffler. Chez maman, il n’y a que de l’eau. Et même pas de la pétillante ». « Et la bouteille d’anisette que je vois sur le siège passager ? ». « C’est pour offrir à maman. Elle n’en boit pas mais sans ça je ne digère pas son eau ». « Chef, chef, le type au bonnet et au nez rouges, il va souhaiter la bonne année à sa mère le 14 janvier. C’est un ingrat. Je l’embarque ? ». « Non, surtout pas, il y a une loi sur la protection des minorités. Alors, un nain gras, tu imagines ».

03/10/2007

Cherche à bien sauter

« Chef, venez voir Biglodion, vite ». « Hop, hop, hop, je m’élance et hop, sauté. Attention, je m’élance et hop, sauté ». « Qu’est-ce qu’il lui prend ? Il s’entraîne pour le saut de cannette aux jeux olympiques ? Appelez une ambulance ». « Non, chef, ce n’est pas trop grave cette fois-ci. Rappelez-vous, chef, vous lui avez dit qu’il sautait souvent du coq à l’âne. Je pense qu’il a mal compris. Il est allé au distributeur s’acheter une cannette de coca light et depuis il n’arrête pas de sauter du coca light ».

20/06/2007

Cherche une alternative aux poum poum

 « L'homme de crôôô, l'homme de mâââ, l'homme de gnooon, l'homme de cromagnon, poum, l'homme de cro de magnon ce n'est pas du bidon l'homme de cromagnon, poum poum, l'homme de cro de magnon, ce n'est pas du bidon, l'homme de cromagnon, poum poum, poum poum, poum poum, poum poum, poum. ». « Biglodion, stop, vous n’êtes pas ici pour faire le singe en criant poum poum et en vous tapant sur la poitrine ». « Bien, chef ». « L'homme de crôôô, l'homme de mâââ, l'homme de gnooon, l'homme de cromagnon, poum, ». « Biglodion, je vous entends ». « L'homme de crôôô, l'homme de mâââ, l'homme de gnooon, l'homme de cromagnon, poum ».    « Biglodion, ça suffit, vos poum poum, poum poum, si vous continuez vous finirez par vous gratter les couilles d’une main et le dessous de bras de l’autre ». « Je peux le faire, chef, si vous voulez ». « Non, non et non, nom de nom de nom de nom ». « Oui, oui, chef, oui de oui de chez oui ». « Sortez ». « Dehors, chef ? ». « Sortez de mon bureau et, promettez-moi, plus de ploum ploum, hein ».

24/05/2007

Cherche des toilettes insonorisées

« Deux moules nature, deux ». … « Deux marinières, deux ». … « Et deux nature, deux ». « Quatre vin blanc, quatre, et une nature, une ». … « Une provençale, une, une marinière, une et deux charentaises, deux ». « Lucien, tu déconnes ? ». « Je n’ai rien dit, chef ». « Non, et tes moules charentaises, c’est quoi, alors ? ». « Chef, je vous jure, je n’ai rien dit. La dernière commande, c’était quatre osso buco ». « Didju, j’ai mis en route cinq nature, quatre vin blanc, trois marinières et une provençale, c’est pour qui ? ». « Chef, ne tapez pas, déposez la poêle, chef. Je me renseigne, chef ». « Ici Londres, les français parlent aux français ». « Chef, chef, il y a un type dans les toilettes. Il n’arrête pas de gueuler et ça communique dans les cuisines et dans la salle par la ventilation ». « Germaine, renfort caisse huit ». « Lucien, sors le de là, et vite ». « C’est fermé à clef, chef ». « Lucien, essaye d’attraper son pantalon par en dessous de la porte, il doit sortir ». « Chef, chef, je l’ai. Je fouille ? ». « Oui, Lucien ». « Au voleur, au voleur, au voleur, passez moi une grande nappe ». « Lucien, fais n’importe quoi mais fais le taire. Il y a déjà les quatre osso buco qui viennent de filer à l’anglaise sans consommer ». « Monsieur, monsieur Biglodion, si vous arrêtez je vous rends votre carte d’identité, votre porte-feuille et votre pantalon ».

19/04/2007

Cherche ma fête.

« Chef, vous avez mes fleurs ? ». « Biglodion, qu’est-ce qui vous prend ? Allez me chercher un café au lieu de déconner ». « Oui, chef, d’accord chef, les deux doigts sur la couture du pantalon chef, comme je le fais dix fois par jour. J’ai donc droit à des fleurs ». « Je me demande bien pourquoi, Biglodion ». « Chef, c’est la fête des secrétaires, aujourd’hui ». « Et alors, Monsieur Biglodion, je ne vous ai jamais vu en kilt, avec des ongles de trois centimètres, en train de dandiner du postérieur ». « Quoi, chef, je dois faire ça pour avoir des fleurs ! Alors que c’est moi qui vous sers les cafés, qui vais à la photocopieuse, qui ouvre votre courrier, qui répond au téléphone que vous êtes en conférence alors que vous solutionnez des sudoku ». « Biglodion, rendez-vous utile, allez me chercher un café ».

 

29/12/2006

Cherche à souhaiter mes voeux

« Sofflez dans le ballon ». « Ah, on va jouer au foot ? ». « Mossieur, ceci est un contrôle routier, sofflez dans le ballon ». « Heuuu, puis-je m’isoler pour ce faire ». « Pour ce fer, quel fer ? ». « Heuuu, fer à cheval, fer à repasser, c’est au choix, mais je souhaite m’isoler pour ce faire ». « Chef, le quidam veut s’isoler pour ce fer ». « Isolez le ». « Isoléleu ? Je fais quoi, chef ? ». « Mets le à l’arrière du combi ». « Monsieur, allez derrière la camionnette, et sofflez à l’aise ». … « Aaah, ça fait du bien, j’en avais besoin, ça y est, j’ai fini ». « Mais, mais, ça alors, chef, cheeef, le quidam a pissé dans la caisse avec les gyrophares ». « Et tu l’as laissé faire, idiot ». « Ben, heuuu, chef, c’est pas moi qui lui tenait l’engin ». « Interroge le ». … « Quidam, qu’avez-vous à déclarer ? ». « Je déclare que je souhaite une merveilleuse année 2007 à mes amies et amis blogueurs, une année à pisser de rire et de bonne humeur ». « Chef, le quidam débloque, il veut faire pisser tous ses amis dans le combi ». « Ferme la porte, idiot ».

Cherche la braguette

Quelles vacances de Noël ! Le réveillon passé à deux, la dinde et moi, son découpage laborieux à la scie sauteuse, la table qui n’a plus que trois pieds, puis le chef qui téléphone pour m’inviter à terminer ses restes de dinde à lui. Il a demandé que j’apporte l’apéritif. Pour ne pas être ridicule avec des mini-toasts, j’ai amené des biscottes que j’ai plafonné à la mousse de canard (viande de porc 55 %, foie de volaille 25 %, foie de canard 10 %, épices, colorants, additifs, préservatif ou conservateur, je ne sais plus). J’ai aussi amené la boisson car je voulais saouler le chef. Un cocktail « fonds de bouteilles » dont j’ai le secret et dont les proportions changent à chaque mixture. J’en ai rempli deux thermos. « Ah, vous voilà, mais dites donc, tout et tout, même la cravate ». « Oui, chef, on n’est que le 28 mais je suis déjà sur mon 31 ». Le premier thermo d’apéritif est bien passé. Quoique lui, il n’en buvait pas beaucoup. Moi, oui. Normal puisque c’est moi qui l’ai apporté. Lui, il n’avait qu’à bouffer sa dinde, après. « Allez-y, chef, prenez des biscottes, c’est bon pour la ligne. Prenez les pas cassées. J’ai eu beaucoup d’explosion de biscotte lors du plafonnage ». J’ai eu difficile à me lever pour aller aux toilettes. Pourtant l’urgence se faisait sentir. Les murs bougeaient. Je suis parvenu à me tenir debout, dans le bon sens, c-à-d vers la cuvette, et là, distraction, j’ai déboutonné mon gilet, j’ai saisi délicatement ma cravate et j’ai pissé dans mon pantalon. La bonne nouvelle : je n’ai pas eu à bouffer sa dinde. J’ai terminé l’apéritif en jogging du chef. Demain je dois aller chez lui pour l’échanger contre les clefs de mon auto.

27/12/2006

Cherche à saouler le chef

« Allo, ah, c’est vous, chef ». « Vous êtes seul ce soir ? ». « Oui, chef, le gamin est chez sa mère ». « Alors venez manger à la maison, on fera comme si c’était réveillon ». « C’est gentil, et ça tombe bien, j’apporterai le plat principal ». « Non, non, pas question, nos enfants ont réveillonné à l’extérieur et il nous reste des tonnes de dinde ». « Et meeerde ». « Que dites-vous ? ». « Je dis, c’est meeerveilleux, la dinde, meeerveilleux ». « J’apporterai mon nouveau couteau électrique, il n’a pas encore servi vu que je l’ai eu à minuit à Noël et que j’avais déjà coupé ma viande à la scie sauteuse ». « Ah, ah, ah, pas nécessaire, apportez plutôt l’apéritif ». « Oui, chef, à ce soir ». Ha, ha, hé, hé, hé, je vais saouler le chef, hé, hé, hé.

27/10/2006

Cherche à dire merci

"Gamin, viens voir. Le monde des blogueurs s'est mobilisé pour Kékette Zèzette". "Papa, ce sera Kiki et Pipette". "Pipette ? Attends, j'essaie : Kiki lave sa Pipette et Pipette lave son Kiki. Je crois que ça doit aller. Je demanderai lundi au chef". "Pourquoi, papa ?". "Parce qu'il est chef, ben tiens. Mais, pourquoi Pipette ?". "Quand Pipette tourne dans sa roue, on dirait un coureur cycliste dans la dernière ligne droite". "Gamin, t'es aussi fou que ton père. Allez, crie merci aux blogueurs". "Merciiiiiiiii".

26/10/2006

Cherche un autre nom (2)

Avant-hier, la dame de mon chef a failli s'étrangler avec des raviolis quand le gamin a dit, parlant de ses deux hamsters : "Venez voir, Kèkette lave son Kiki et Kiki lave sa Kèkette". Je suis allé m'excuser auprès de mon chef hier. "Et alors, votre dame, ça va mieux"."Mêlez-vous de ce qui vous regarde. Et vous, hein ? Et vos bestioles ?". "Ouais, le gamin a accepté que Kèkette devienne Zèzette". "Et alors ?". "Mais il a aussi voulu que Kiki s'appelle Zizi". "Et alors ?". "Ils sont amusants. A la soirée je les ai regardé longtemps". "Et alors ?". "Ah, c'est beau, quand Zèzette lave son Zizi et Zizi lave sa Zèzette". "Sortez. Et ne m'invitez plus pour des stupides raviolis". Je cherche deux autres noms de hamster.

25/10/2006

Cherche un autre nom

Et hop, ça y est j'ai craqué. Kiki, le hamster du gamin, s'ennuye. C'est le gamin qui le dit. Alors, depuis hier, Kiki a la compagnie d'un hamster femelle. Le gamin les appelle Kiki et Kèkette. Le gamin n'arrête pas de les regarder comme une ménagère déprimée qui reste en admiration devant le hublot de sa lessiveuse. Hier soir, erreur, j'avais invité mon chef et sa dame, des gens très stylés, pour une soirée raviolis. Le gamin, étonnament calme devant son zoo de Grandby en miniature, s'est subitemment exclamé "Venez voir, Kèkette lave son Kiki et Kiki lave sa Kèkette". La dame du chef a avalé de travers, elle a failli s'étrangler. Mon chef a du lui taper dans le dos. Kiki et Kèkette ont pris peur et sautaient dans tous les sens en envoyant des graines partout dans l'appartement. Le gamin a pleuré. Les raviolis ont refroidi. L'ambiance aussi. Le chef et sa dame sont partis. Ils ont oublié de dire au revoir. Je cherche un autre nom pour Kèkette. Je pense à Zèzette.

19/05/2006

Cherche à vous distraire au restaurant

Dans tous les restaurants il y a des cuillères. L'important est d'avoir en poche un sachet de petits pois secs. Un petit pois dans la cuillère, hop, un coup sur la queue de la cuillère et .... Suspens. Soit il y a ploutch, soit il n'y a pas ploutch. S'il y a ploutch, c'est dans le potage, à une autre table. S'il n'y a pas ploutch, on recommence. Et ploutch, dans le potage. Le plus comique, ce sont les garçons de salle qui se demandent pourquoi des clients regardent le plafond. Alors, ils regardent le plafond. Alors, les autres clients regardent le plafond. Puis, le chef arrive et regarde le plafond. Puis, le patron vient et regarde le plafond. Normalement, dans un restaurant, on regarde dans son assiette. Si vous allez ce week end au restaurant et que les garçons et les clients regardent le plafond, c'est que je suis près de vous. Mais, pour garder l'anonymat, je regarderai le plafond aussi. Hé, hé, hé.,plafond