09/11/2010

Chanson

« Papa, chante-moi la chanson ‘ Ah, caleçon ‘ ». « Oula, gamin, je ne m’en rappelle plus ». « Si, hein, papa, c’est de Henri Comassiasse ». « Aaah oui, gamin, je m’en souviens. Trois, quatre. Ah caleçon jolie les fiiilles de mooon pays, laï laï laï laï lala, laï laï la¨la ». « Bof, il y a mieux, papa ». « Oui, mais je ne m’en souviens pas, gamin ». « Les p’tits trous, les p’tits trous, toujours les p’tits trous, de mémoire papa, avant qu’on ne te mette dans un grand trou ». Gamin, ce soir je t’invite à regarder la télé. Ils passent ‘ La guerre de boutons ‘ ». « Ah non, papa, je ne fais pas dans l’archéologie cinématographique. Tout est scratch maintenant : les chaussures à scratche, la veste à scratch, mon cartable à scratch ». « Gamin, tu oublies les chemises ». « Mais je n’ai pas de chemise, papa. Je subodore que tu n’as pas envie de me les fermer ». « Tu subodores, gamin ! Heuuu, ça veut dire quoi ? ». « Renifler en-dessous des aisselles, papa ». « Heuuu ».

20/08/2009

Cherche l'énigme de l'expression

Aujourd'hui l'énigme du jour, en compétition avec la seule, la vraie, l'unique, celle de Rafaël, tous les jeudis, sur http://carpe-diem-lbsp.skynetblogs.be est : " Voici le portrait d'un jeune homme, célibataire avec un gamin, Kiki et Pipette les hamsters et leur roulette qui empêchent de dormir parce que ces cons font du body-training la nuit, Maurice le poisson rouge beaucoup plus silencieux, rasé de près, l'oeil persan comme les chats du même nom, qui arrive à lire à distance dans les pensées de celles et ceux qui regardent sa photo en ce moment et qui se dit que ce n'est pas beau tous les jours, champion du virage à gauche toute avec un caddy vide au supermarché, attendant inlassablement blonde à forte poitrine aimant vaisseler et repasser des chemises, belge ce qui est une grande qualité, wallon oufti biloute, cuisinier amateur débutant esayant désespérement d'atteindre le niveau amateur averti, éteint de vertige quand il faut remplacer une ampoule électrique quand il faut monter sur un tabouret, habitant au cinquième étage ce qui est un énorme avantage pour les blondes à la forte poitrine qui ont le sommeil léger parce qu'on n'entend pas les bruits de la route et que de la route on n'entend pas les cris du cinquième, ayant toutes ses facultés sauf celle de monter sur un tabouret, pouvant ouvrir une boîte de raviolis les yeux fermés sans se blesser si on lui donne l'ouvre-boîte et la boîte dans le bon sens, aimant les voyages surtout ceux d'une heure ou deux au parc communal. Et bien, ce jeune homme, représente une expression. Top chrono, vous avez vingt-quatre heures pour trouver et une semaine pour répondre si vous êtes blonde ... 

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03/04/2009

Cherche à comprendre la faille

« Papa, prêtes-moi dix euros ». « Oui, gamin, pourquoi ? Tu veux acheter un pot de peinture pour repeindre le W.C. sur les murs duquel tu as écrit que tu étais un fils de con ? Tu veux me faire des toasts au foie gras pour mon anniversaire que tu as oublié ? Tu vas acheter un pétard que tu vas fiche dans le cul de ton grand-père maternel pendant sa sieste ?». « Papa, si tu avais su gérer ton argent, nous mangerions autre chose que des raviolis sauce tomate qui tachent mon bavoir et ta chemise. Ou ta chemisette quand t’es en congé, que t’es pas rasé et que tu déambules en chemisette et en slip avec les poils qui dépassent ». « Gamin, je t’interdis de raconter ma vie privée ». « Papa, c’est tellement privé ici qu’il n’y a même pas une femme pour nettoyer, lessiver, remplacer les ampoules électriques pétées, détartrer la cuvette du W.C., descendre les six sacs poubelles, cuire des carottes sans les brûler ». « Gamin, ma vie privée, c’est comme les toilettes quand je suis dedans et que je mets trois heures pour résoudre un mot-croisé de Rafaël, c’est privé, privé, privé ». « Papa, tu me prêtes dix euros ? « Oui, gamin ». « Papa, tu ne m’en donnes que cinq. Comme ça, tu m’en dois cinq. Et moi aussi. Et nous sommes quitte ». « Heuuu ».   

05/06/2008

Cherche à être absent

Je serai moins présent sur les blogs durant quelques jours. Le gamin m’a annoncé qu’il allait avoir des examens de repassage et que je devrai l’aider vu la défaillance pour cause de sénilité de ses grands-parents maternels. Je suis d’accord avec l’avis de sénilité des deux vieux schnocks mais pas avec le fait que ce soit le père du gamin qui doive se taper le repassage.  Le père du gamin, c’est moi. Et je n’ai jamais repassé de ma vie. Je me suis inscrit à des cours. Et j’ai acheté un fer. Enfin, deux. Parce que le premier, c’était un fer à souder, paraît-il. Tout le monde peut se tromper. Pour le cours j’aurais du acheter une chemise, avec un col et des manchettes. Zut, je prendrai un T-shirt. Une chemise avec un col et une cravate, j’en ai une mais je ne m’en sers qu’aux mariages, aux communions et aux enterrements. Elle n’est pas usée. Cinq mariages, deux communions et seize enterrements, c’est rien pour une chemise. Pour la cravate non plus. Elle peut encore servir. Un jour j’ai eu peur. Erreur du serveur et paf, tache de jus de viande quelque part entre le cubitus et le duodénum. Sur le ventre, quoi. Et sur une chemise blanche. On ne voit plus rien.  Merci Tipp-Ex, on ne voit plus rien. Bon, stop, la vie privée de ma chemise ne vous regarde pas. Suite à des cours de repassage j’aurai encore le temps de poster entre les deux tasses de café du matin mais, vu que le bus qui m’amène à l’heure à la gare passe à 7 h 10 et, qu’avant, je dois faire mes lacets et que le bus suivant, à 7 h 45, arrive à la gare après le départ de mon train, j’aurai juste le temps de lire vos blogs et vos commentaires mais pas d’y répondre. Et le soir je vais aux cours du soir. De repassage. Vous comprenez, il ne faut pas que je rate ni le bus du matin ni les cours du soir.

24/01/2007

Cherche des cintres

« Gamin, t’es fou, arrête de lancer mes cintres par la fenêtre du cinquième étage ». « Mais, papa ». « Y a pas de mais, gamin. Mais quoi ? ». « Ce sont des boomerangs, papa ». « Ce sont mes cintres, gamin. En as-tu vu un seul qui revenait ? Hein ? Hein ? ». « Pourquoi toi tu le fais, papa ? ». « Comment ça, qu’est-ce que c’est que cette histoire ? ». « L’autre jour, je ne dormais pas et je t’ai vu le faire avec Gérard et Albèèèèèèrt ». « Pourquoi l’appelles-tu Albèèèrt ? ». « Ben, papa, c’est ton copain qui a des moutons. Et ça fait quoi, des moutons ? ». « Heuuu, ça fait des petites crottes rondes ». « Papa, t’es con ». « Gamin, on arrête la discussion, veux-tu. Bordel de merde, et mes chemises, je les mets sur quoi ? ». Je cherche des cintres.