30/03/2010

Cherche à le soulager

« Allo, monsieur le directeur de l’école ? ». « Oui, j’écoute ». « Je vous téléphone pour dire que le gamin n’est pas bien et ne peut pas aller à l’école aujourd’hui ». « Bien, je prends note. Et qui est à l’appareil ? ». « C’est papa ». Tûûût, tûûût, tûûût. « A qui téléphonais-tu, gamin ? ». « A l’école, papa, pour dire que je savais pas y aller parce que j’ai la chiasse ». « Mais, gamin, je ne t’ai pas encore vu une seule fois à la toilette aujourd’hui ». « Je sens que ça va venir, papa ». « Et tu vas manquer tes cours, gamin ! ». « Ce n’est pas grave, papa, aujourd’hui il n’y a pas cours ». « Ah bon ! ». « Non, papa. Aujourd’hui c’est la journées des interros ». « Heuuu ».

07:30 Écrit par Fanny dans petites annonces | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : allo, papa, gamin, ecole, chiasse, tuuut, toilette |  Facebook |

26/08/2009

Le problème du jeune lapin

 Le problème du jeune lapin c'est que cet imbécile oublie qu'il a de grandes oreilles et, comme il est curieux, il les pointe pour écouter les conversations des adultes qui se racontent des choses qui ne sont pas de son âge. Comment pourrait-il comprendre courbature, vergéture, bite molle, pilule, gélulle, compresse, carpaccio, merguez, hémorroïde, côte à l'os, voisine de palier, tension artérielle, colonoscopie, hamster, roulette, casino, ruiné, barbecue, déluge, garage, démangeaison, hospice, pitta, entrecôte, viennoiserie, amuse gueule, zakouski, otorhynolaryngologue, tamalou, retraite, décès, veuve joyeuse, club de rencontres, dentier, prostate, biloute, fuites, gérontologie, reflux gastrique, migraine, s'éteindre comme un chandelle, 69, magret de canard, sauce andalouse, faire revenir des oignons, buffet à volonté, bactérie, chiasse, bronchite chronique, sudoku, cucurbitacée, crise d'hystérie, dernières volontés, funérailles, héritage, notaire, nouba, gueule de bois, incontinence, sarkozi, karcher, bonobo bama, changer les draps, alzheimer, potiron, escalope, pompidou, poulidor, vache folle, météo. Le jeune lapin devrait se contenter d'écouter les oiseaux, les grenouilles, les sauterelles, loin des adultes pour ne pas se faire tirer les oreilles.

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15/07/2009

Chiasse !

Pas de post aujourd'hui. Je suis sur le post, sans le s. Je me vide. C'est une sensation terrible. J'ai l'impression que je n'aurai plus rien à l'intérieur. Une bière pas fraîche ? Des crevettes ayant passé l'âge de la retraite ? La peau de la tomate avec ses pesticides et ses fongicides ? Les oeufs pondus du jour mais utilisés trop longtemps après le ponte ? La mayonnaise en tube dont j'ai perdu le bouchon ? Le mélange bière - crevettes - mayonnaise - tomate - pastis à l'apéritif - chips au paprika ? Les moules d'hier ? Trop de vin blanc avec les moules ? Pourvu qu'il n' y ait pas de coupure d'eau parce qu'aujourd'hui c'est une partie de chasse. Plus j'évacue et plus je perds mon bronzage. Je suis dans la merde. Au secours. Plus j'utilise le papier cul et plus le rouleau devient petit. L'air devient irrespirable. Je ne devrais pas fumer dans les toilettes. Dans les avions c'est interdit. J'essaye de me convaincre que je suis en avion, mais, au cinquième étage, je ne suis qu'en phase de décollage. Et des toilettes je ne vois pas la piste. Pourvu que le pilote ne fasse pas de looping. Ce serait une cacastrophe. Je devrais repeindre le plafond. C'est terrible, je sens que je me vide. Je participe, malgré moi, au cycle de la nature. Quand on a mangé des crevettes et que, via les canalisations, elles retournent à la mer, d'accord, c'est normal. Mais quand ça arrive après avoir mangé du lapin ou du boeuf, je ne comprends pas ce que le lapin ou le boeuf iraient faire dans la mer. Encore un mystère que les scientifiques devraient halluciner. Ce qui est bien, quand on a la vaporisante, c'est qu'on réfléchit. Moi, ça fait quatre heures que je réfléchis. Je pense donc j'essuye. Courage. A demain.

08/11/2008

Cherche un bouchon

« Allo, Gérard, dis-moi que ce n’est pas vrai ». « Tu m’as l’air mal en point ? Qué sé pasta ? ». « Je sors d’un cauchemar ». « Tu dors l’après-midi, toi ? ». « Heuuuu, parfois, une petite sieste. Gérard, j’étais une chauve-souris, accrochée par les pattes, la tête en bas ». « C’est normal pour une chauve-souris. Et ensuite ? ». « Je crois que j’ai trop mangé ce midi, Gérard ». « Je ne vois pas le rapport ! ». « Moi bien. J’étais accroché par les pieds et j’ai cru que j’avais la chiasse, la coulante, la déferlante ». « Dis, sais-tu qu’il y a des enfants qui te lisent, idiot ». « Et bien, grâce à moi, Gérard, ils retiendront toute leur vie que les chauves-souris dorment la tête en bas ».  

15/04/2008

Cherche à mettre la carte

« Papa, c’est quoi, laxatif ? ». « Chiasse ». « Papa, arrête de parler à ton marteau. C’est quoi, laxatif ? ». « Chiasse ». « Papa, tu tiens le clou à l’envers, tu vas abîmer le mur. C’est quoi, laxatif ? ». « Chiasse ». « Papa, si tu employais du papier collant pour coller la carte de vacances de Gérard, ce serait plus simple, non. Dis, c’est quoi, laxatif ». « Chiasse ». « J’en ai marre de chez marre, papa. Je réclame des parents modernes, à l’écoute de leur progéniture dans un dialogue partagé et constructif. Quand tu seras vieux, qui choisiras ta maison de retraite, hein ? Bon, j’essaye une dernière fois. Papa, c’est quoi, laxatif ? ». « Chiasse ». « Papa, si tu continues à vouloir fixer au mur la carte de vacances de Gérard on va avoir un passe-plats entre la cuisine et les toilettes ». « Gamin, arrête de me distraire , nous devons dialoguer comme dit ta maîtresse d’école, mais si tu me distrais pendant que je travaille et que je dialogue avec cette saloperie de merde de clou pour immortaliser la première carte que ce con de débile de Gérard m’envoie de ses vacances et qui représente une femme bien fournie qui se baigne à poil avec une étoile de mer sur la foufounette, je serai distrait et je vais me taper sur les doigts.. Gamin, dialogue avec toi tout seul, je dialoguerai plus tard ». « Papa, et si tu mettais la carte de vacances de Gérard sur ta table de nuit, hein ? ». « Gamin, tu es un génie. Tu es bien le fils de ton père. Ah, je vais pouvoir m’endormir en rêvant d’étoiles de mer. Merci, gamin ».

24/01/2008

Cherche l'air pur

Coucou, me revoilou. J’ai été absent quelques jours. En fait, avec Gérard et des copains à Gérard, on est allé visiter des appartements à vendre dans un immeuble tout neuf. C’était à cause de l’apéritif gratuit. A un moment donné, le vendeur a reçu un coup de fil et il nous a dit : « Je reviens dans dix minutes, visitez et servez-vous, il y a de quoi boire et manger au 17 ».  En fait, ce n’était pas vrai, le vendeur n’est jamais revenu. Ou alors, je ne l’ai pas vu. Pour l’attendre Gérard a eu une chouette idée : jouer à cache-cache dans tout l’immeuble. C’était d’autant plus chouette qu’il y avait des appartements témoins, tout meublés. C’est moi qui ai trouvé le premier Nadine mais je ne l’ai pas dit aux autres vu qu’elle était toute nue dans le lit du 64. En plus elle m’a dit de me taire vu que ce n’était pas moi qu’elle attendait. Mon plus grand plaisir était de me cacher dans un ascenseur, porte ouverte. Quand j’entendais des pas, j’appuyais sur un bouton et je criais « Meuuuh » ou « Coincoin » ou « Police, vous êtes cerné ». Je n’ai pas vu les autres partir. J’étais bien caché dans une garde-robe qui sentait bon le ikéa. Je devais dormir quand le groupe de copains est parti. Plus moyen de sortir. De la garde-robe, si. De l’immeuble, non. Pour ne pas m’ennuyer j’ai essayé tous les lits et toutes les toilettes. Il n’y avait plus personne dans les lits. Dommage. Pour être honnête je dois signaler que la chasse d’eau du 24 coule. Ma chance, ça a été l’appartement 17 : des caisses de vin mousseux et des tonnes de chips et de biscuits. J’ai tout mangé, j’ai tout bu, merci petit Jésus. J’ai eu quelques petits problèmes durant ma détention. Je suis whisky l’hiver et anisette l’été et je n’étais donc pas préparé à une cure de mousseux. La chiasse. J’ai du me faire un plan de l’immeuble avec les appartements témoins dans lesquels il restait du papier. Je confirme que ça coule au 24. Et aussi que découper des rectangles dans des rouleaux de papier peint n’est pas une bonne solution. Puis vint le jour du débarquement d’acheteurs potentiels. C’était une opération portes ouvertes. Celles de l’immeuble l’étaient aussi. J’en ai profité pour sortir. Maintenant je dois gérer un problème : comment expliquer au chef que mon absence était justifiée par la visite approfondie d’appartements témoins.

09/08/2006

Cherche pelouse à greffer

Pour aider un collègue je suis allé retourner son jardin qui jouxte le parc communal. A 11 heures 23, le drame : "Gérard, Gérard, comment on fait pour arrêter ton motoculteur". "Peux pas venir, suis sur le pot, chiasse, chiasse". "Gérard, à l'aide". "Peux pas venir, j'ai des crampes, t'as qu'à aller dans le parc". Je suis allé épuiser l'essence du motoculteur de Gérard dans le parc. Les traces d'OVNI, c'est moi. J'en suis tout retourné. La pelouse du parc aussi. Je cherche d'urgence une pelouse d'occasion, 45 cm de large, longueur 2 km 600. Je cherche aussi une troupe de danseurs africains qui viendront damer la greffe de pelouse avec leurs pieds.