12/11/2010

La suite du lapin

« Papa, as-tu trouvé le lapin idéal qui ne meurt pas et qui ne disparaît que s’il s’envole ? ». « J’en ai trouvé plusieurs, gamin, certains n’étaient pas assez longs ». « Assez longs ? ». « J’hésite à en prendre un avec de longs poils, ça doit tenir plus chaud l’hiver, gamin ». « Tu as peur qu’il mette des poils partout, papa ». « Non, gamin, les poils doivent tenir car ils disent qu’il est lavable en machine ». « Mais c’est interdit, ça, papa, tu vas avoir tous les tordus de la S.P.A. à tes trousses ». « Gamin, je vais encore perdre des lectrices à chacha et à chienchien avec tes conneries animalières ». Mais c’est toi qui ne veut pas de chat ni de chien dans l’appartement, papa ». « Gamin, je n’ai pas les moyens d’acheter une laisse longue de plus de cinq étages pour que le toutou ou le pâté de volaille aille faire sa crotte sur le trottoir ». « Papa, sérieusement, parce qu’il me semble que tu allonges la sauce. C’est quoi cette histoire de lapin à longs poils lavable en machine ? ». « Un boudin, gamin, un boudin avec des poils et une des oreilles façon lapin pour mettre en dessous de la porte-fenêtre du balcon parce que le froid pénètre quand il y a du vent ». « Papa, aujourd’hui c’est à moi de dire ‘ Heuuu ‘ ».

30/08/2010

Robert et le porno

« Salut, Robert ». « Salut ». « Tu as meilleure mine que mon crayon, tu sais ». « Tu n’as qu’à le tailler. Moi, je ne peux pas me tailler. Tu m’imagines, en ville, en pyjama, en charentaise, promenant un chien à quatre roues, haut de deux mètres et avec des espèces de gourdes transparentes en guise de boucle d’oreille ? ». « Oui, Robert, je t’imagine. Et j’imagine les passants cherchant partout où est la caméra cachée. C’est ça qui te manque le plus, Robert ? ». « Non, c’est le porno ». « Tu n’arrives pas à bander quand tu vois les infirmières ? ». « Dis, tu as vu la moyenne d’âge ? ». « Heuuu, oui. Avant, Robert, c’était quoi le porno pour toi ? ». « C’est au bureau, les sites spécialisés sur l’ordi en attendant un appel pour le remplacement d’une cartouche d’encre. Toi aussi, je suppose ». « Moi, jamais, Robert, le sexe virtuel ne m’intéresse pas. Quand je veux voir un vrai trou du cul je vais voir le chef ». « Arrête, je pisse de rire. Vas-y, mange mon repas du soir ». « Merci, Robert ».

26/06/2010

Est-ce trop pied ?

Je ne ris jamais des personnes avec le gamin, je ris des situations. Celle-ci par exemple : le type, dans sa chaise à roulettes, sans jambes car il avait traversé la rivière quand le feu était au vert pour les crocodiles, et qui gueule à son chien : « Au pied ». Ce qui est comique c’est d’imaginer la tête du chien qui me fait rire. Si le chien prend l’ordre au pied de la lettre il va pisser sur un des pneus de la chaise à roulettes. « Rire mais jamais se moquer » (Patrick Sébastien).

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13/03/2010

Cherche à faire le mort

Boum, boum, boum. « Sortez, vous êtes cerné ». Boum, boum, boum. « Voisin, je voudrais savoir quel est l’imbécile dans l’immeuble qui raconte que mon chien ramène des pneus dans l’ascenseur ». Boum, boum, boum. « Venez me le dire en face si vous osez. Ouvrez ou mon chien va vous mordre ». J’hésite : rester incognito ou, comme les menaces me compriment l’estomac et que, dans ce cas, je fais de l’aérophagie, aller péter dans le trou de la serrure pour asphyxier ma voisine de palier. Mais, péter, c’est laisser une trace. On pourrait retrouver mes empreintes digitales si les experts de Miami débarquent. Ou Julie L’Escaut.  Le problème reste entier. Pas question de laisser mes empreintes digitales dans le trou de serrure mais, l’aérophagie nerveuse faisant son chemin, je gonfle, je gonfle. Un soulagement s’impose. Tant pis pour ma sieste, je vais aller étouffer mes bruits de désespoir sous mon oreiller. Décision : je fais le mort. C’est pourquoi je n’ai rien posté aujourd’hui.

03/03/2010

Cherche un chien avec 46 mètres de chipolata

Hier, j’ai acheté un tuyau d’arrosage de 50 mètres enroulé sur un dérouleur en promotion. N’ayant besoin que de quatre mètres pour aller du robinet de la cuisine au bonzaï qui est sur le balcon, j’ai pris la petite hache qui me sert à trancher les têtes des lapins que j’achète prédécoupés en barquettes au supermarché. Ces cons laissent la tête soi-disant pour montrer que ce n’est pas du chat et J’imagine le nombre de ménagères qui, voulant cuisiner un lapin en barquette, doivent s’armer d’une hache pour enlever la tête immangeable mais qu’elles ont payé au prix du râble et des cuisses. Schlâââ, dans le tuyau, les quatre mètres vont d’ici au palier mais les quarante-six mètres sont plus bas parce que, pour tendre le tuyau, je l’avais laissé pendre par le balcon du cinquième. Le temps de sortir de mon pyjama, d’enfiler autre chose et de descendre avec l’ascenseur et … plus rien. Je suppose qu’un chien s’est enfuit avec mon tuyau croyant que c’est de la chipolata. Si vous voyez un chien traînant 46 mètres de chipolata prévenez-moi. En cas d’achat par vous du tuyau je vous ferai une réduction.

14/02/2010

Cherche la culotte de cheval (jour 2)

« Heuuu ». « Oui, monsieur ». « Heuuu, vous, vous êtes la, la réassortisseuse du rayon ? » ? « Oui, monsieur, la lingerie féminine c’est mon rayon ». « Ha. Je vais vous parlez tout bas parce que c’est très intime. Avez-vous une culotte de cheval ? ». « Goujat, voyeur, exhibitionniste, salaud. Oui, monsieur, j’ai une culotte de cheval, et même la peau d’orange, ça se voit, non, que j’ai un gros cul à cause du stockage d’eau et de graisse sous la peau de mes fesses. Pourquoi me posez-vous cette question dégueulasse ? ». « Heuuu, disons que je connais un gamin et je voudrais lui montrer une culotte de cheval ». « Pédophile, en plus. J’alerte la sécurité ». « Non, non, non, madame, je ne voulais pas rentrer dans votre corps, je veux dire dans votre corpulence. En fait, j’ai déjà vu des chienchiens ridicules avec une petite culotte de chien mais je n’y connais rien en chevaux ». « Dites, monsieur, on n’est pas à Vincennes, ici ». « Heuuu, qu’y a-t-il à Vincennes, madame ? ». « Un hippodrome ». « Ha ! Et, heuuu, c’est loin, Vincennes ? Parce que, voyez-vous, hier j’ai promis à quelqu’un de lui ramener une culotte de cheval ». « En tout cas, monsieur, vous n’aurez pas la mienne. Au revoir ». « Heuuu ».

20/09/2009

Bébé assume l'intérim - 8

Coucou, c'est Bébé, danseuse et intérimaire dans ce blog. " Tu es juste bonne pour présenter la météo ", m'a dit le directeur du Vin Rouge, le moulin où tout tourne, surtout la tête des clients. D'accord, je m'entraîne, dans mon habit de parure. " Après dissipation des brûmes matinales, nous aurons, si le temps le permet, d'ouest en est, et si la direction n'est pas limogée car, dans ce cas, ce serait d'est en ouest, une alternance de pluies et d'éclaircies. En clair, s'il pleut chez vous, c'est que vous êtes dans l'alternance de la pluie et, s'il ne pleut pas, c'est parce qu'il ne pleut pas. Choisissez bien le moment pour faire vos courses. Surtout si ce sont des courses à pied ou des cent dix mètres haies. Après une alternance pluies et averses, nous aurons un passage, pas sage du tout, nuageux, avec deux solutions suivant la région où vous habitez. Soit des nuages qui, surpris par un besoin pressant, font pluie-pluie  sur le linge que vous avez mis à sécher dehors, , soit des nuages en transit, qui ne pissent pas, et c'est le moment de sortir le chien et les autres bestioles, hamster, belle-maman, poisson rouge en bocal, pour qu'ils jouissent de l'accalmie passagère qui, selon les météorologues, devrait être suivie d'un temps analogue, c-à-d le même, avec ses passages nuageux, certains faisant pluie-pluie et d'autres sachant se retenir. Plus précis je ne sais pas. 

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03/06/2009

Cherche la fête des voisins

Le mardi 26 mai c’était la fête des voisins. Echec total. J’ai fait tous les étages de l’immeuble, par l’escalier de peur d’être vu dans l’ascenseur mais, pas bête, en commençant par le haut. Boum, boum, boum. « Je suis votre voisin du cinquième, puis-je me joindre à votre table ce soir ? ». Boum, boum, boum. « J’apporterai des pâquerettes pour égayer la table. J’en ai vu dans le parc communal ». Je n’ai reçu aucune réponse au sixième. Au cinquième, c’est quand j’ai dit « Tu vas ouvrir, connard » que j’ai réalisé que je frappais à ma propre porte. J’ai répondu, timidement : « Je suis absent, je suis dans l’escalier ». Evidemment, entendant que quelqu’un frappait chez moi, ma voisine de palier est sortie. « Vous parlez à votre chien chiant ? », me dit-elle. « Je vous l’ai dit mille fois, Kiki n’est pas un chinchilla, c’est un hamster. Je me parlais à moi-même pour être sûr que personne ne me réponde ». « Vous devriez faire l’acquisition d’un perroquet parlant. Qui c’est ? C’est le plombier. Qui ça ? Le plombier, le plombier, bier, bier. A propos, je vous ai déjà entendu crier au sixième étage. Ne venez pas frapper chez moi, je ne suis pas à ». Je cherche une vraie fête des voisins chez qui je pourrais aller manger chaud.  

25/03/2009

Cherche en m'aidant de l'Orval

Entendu à la radio hier : « L’abandon du préservatif va faire capoter la prévention ». Allons-nous devoir rouler en décapotable ? Comme Jean-Yves, un collègue qui ne met sa capote que les jours de pluie. On ne peut pas faire capoter la prévention routière. Si je n’avais pas de Préserv-à-tif je n’aurais plus de cheveux. Mon cheveutologue m’a prévenu : ne renversez pas le flacon de Préserv-à-tif sur vous car vous ressembleriez à un bonobo (espèce de singe en voie de disparition). Je n’ai pas envie qu’on m’appelle moquette. Avant d’appliquer ce produit sur ma tonsure j’ai fait un test comparatif sous les aisselles. Coté droit j’ai laissé faire la nature. Côté gauche, avec le produit, j’ai déjà de quoi me tricoter une écharpe. C’est gênant car, quand je marche dessus, ça tire et ouille, ouille. Un jour j’ai confondu le Préser-à-tif avec le Sproutch pour la rhinite. Plus moyen de boire mon potage. Le chien des Gonzalez est devenu fou quand il m’a vu. Il s’est lâché dans l’ascenseur. C’est normal c’est un chie ouaoua. A demain, j’ai assez de capsules d’Orval pour me faire un paillasson.

08/03/2009

Tûûût n° 36. Cherche à bien taxer

« Allo, c’est pour la taxe ». « Oui, monsieur, je vous écoute ». « Avez-vous payé la taxe ? ». « Heuuu, un instant, monsieur. Germaine, Germaine, on demande si on a payé la taxe ». « Quoi, les poubelles ? ». « Allo, monsieur, les poubelles ? ». « Non ». « Ce n’est pas ça, Germaine ». « Quoi alors ? La télé ? ». « Allo, monsieur. Quoi alors, la télé ? ». « Non ». « Germaine, prends les choses en main pour une fois, réponds à ce monsieur ». « Prendre en main les choses de ce monsieur que je ne connais pas, jamais, tu m’entends, jamais ». « Allo, monsieur, un instant, j’ai fait appel à l’équipe. Elle se maquille pour venir au téléphone, restez en ligne. Ce n’est pas pour le chien, par hasard ? ». « Non ». « Germaine, ce n’est pas pour le chien ». « Mais demande lui pour quoi, triple idiot ». « Allo, monsieur, je donne ma langue au chat ». « Miaou, miaou ». Tûûût, tûûût, tûûût.  

09/02/2009

Cherche un chien volant

Certain(e)s ont cru ou croient que je n’aime pas les chiens. C’est faux. Je les adore. Et pas à l’ail comme les cuisses de grenouilles, ni bourrés de viande de porc comme les cailles farcies, ni en magret comme le canard, non, je les aime comme on adore un chien de qui on dit : « Il ne lui manque que la parole ». Heureusement qu’ils n’ont pas la parole. Je n’aimerais qu’un chien aille raconter ce qui se passe chez moi. Si je n’ai pas de chien c’est parce que j’habite au cinquième étage. Mais je ne désespère pas, je crois aux miracles, au chien volant descendu du ciel pour aller ronger les os des côtelettes que je lance sur les balcons des immeubles d’en face, au cinquième étage. Ne soyez pas médisant, même si c’est vrai que, ce faisant, j’économise des sacs poubelle. Non, j’attends. Si un jour, ou peut-être une nuit, un chien noir, me trouvant endormi, trouve un os, de l’autre côté de la rue sur le balcon d’en face au cinquième et me le ramène sachant que c’est moi qui l’ai lancé, je me rase et, barbe à ras, je l’accueille. Je cherche un chien volant.

21/12/2008

Cherche des laxatifs. Urgent, pour nos enfants (rappel)

Je ne peux pas dire le nom, Machin Instant, mais c’est génial. Si on est constipé, on en prend un et hop, pas le temps d’arriver sur le pot. J’en cherche des périmés. Pour ne pas polluer la planète en les jetant dans vos toilettes sans vous en être servi, confiez-les-moi.  C’est pour une bonne action. Voici ma méthode : je fais des boulettes de viande hachée en promotion et hop, un déconstipant instantané à l’intérieur. Cinquante boulettes plus tard je me rends sur la Grand-Place et, comme si j’étais le Père Noël des animaux, j’en donne une à chaque chien, Médor, Pupuce, Chouchou à sa mémère, que je rencontre. Moins de dix minutes plus tard la Grand-Place est transformée en patinoire géante. Quelle joie pour les enfants dont les parents, travailleurs sans emploi d’entreprises anciennement bien connues, ne peuvent plus leur offrir Plaisir d’Hiver. Amies, amis, rendez-vous utiles, venez sur la Grand-Place avec votre chien. Je serai samedi à Mouscron, dimanche à Tournai, lundi à Mons, mardi Place Saint Lambert à Liège. Après, ce sera en fonction des promotions sur la viande hachée parce que, moi aussi, j’ai des contraintes budgétaires. Amies, amis, diffusez ce message de l’amitié autour de vous. J’ai besoin de laxatifs instantanés, de viande hachée, de boudin aux raisins périmé pour offrir des patinoires gratuites à nos enfants. Merci.

20/12/2008

Cherche des laxatifs instantanés périmés

Je ne peux pas dire le nom, Machin Instant, mais c’est génial. Si on est constipé, on en prend un et hop, pas le temps d’arriver sur le pot. J’en cherche des périmés. Pour ne pas polluer la planète en les jetant dans vos toilettes sans vous en être servi, confiez-les-moi.  C’est pour une bonne action. Voici ma méthode : je fais des boulettes de viande hachée en promotion et hop, un déconstipant instantané à l’intérieur. Cinquante boulettes plus tard je me rends sur la Grand-Place et, comme si j’étais le Père Noël des animaux, j’en donne une à chaque chien, Médor, Pupuce, Chouchou à sa mémère, que je rencontre. Moins de dix minutes plus tard la Grand-Place est transformée en patinoire géante. Quelle joie pour les enfants dont les parents, travailleurs sans emploi d’entreprises anciennement bien connues, ne peuvent plus leur offrir Plaisir d’Hiver. Amies, amis, rendez-vous utiles, venez sur la Grand-Place avec votre chien. Je serai samedi à Mouscron, dimanche à Tournai, lundi à Mons, mardi Place Saint Lambert à Liège. Après, ce sera en fonction des promotions sur la viande hachée parce que, moi aussi, j’ai des contraintes budgétaires. Amies, amis, diffusez ce message de l’amitié autour de vous. J’ai besoin de laxatifs instantanés, de viande hachée, de boudin aux raisins périmé pour offrir des patinoires gratuites à nos enfants. Merci.

13/11/2008

Cherche l'énigme 101

Sans pour autant être chien avec vous je dis que nous sommes comme l’énigme.

07:15 Écrit par Fanny dans petites annonces | Lien permanent | Commentaires (4) | Tags : enigme, chien |  Facebook |

21/09/2008

Cherche un siffleur

Je ne sais pas ce qui s’est passé, j’ai une extinction de voix. Je le dis tout haut à tous les écologistes du monde, ma voix est en voie d’extinction. Y a pas que le cabillaud, les icebergs,  les forêts amazoniennes,  les cuisses de grenouilles, la laine vierge parce que les bergers courent plus vite que les moutons, les sourires de la caissière au supermarché, les banquiers honnêtes, les cadeaux gratuits dans les boîtes de poudre à lessiver qui s’extinctent. Ma voix aussi. Je ne sais plus siffler. Vous me direz que siffler est réservé aux obsédés sexuels qui rencontrent des nanas dans les rues et aux propriétaires de chien, souvent les mêmes d’ailleurs parce qu’il faut être con pour sortir un chien sous la canicule, sous la pluie, sous la neige, pour pouvoir siffler Médor quand une nana passe, fût fûûût, Médor, ici mon bon chienchien, bonjour mademoiselle, vous allez bien, vous habitez chez vos parents. Je ne sais plus faire fût fûûût.. Couic, je fais pfffff. Refroidissement ? Chaud et froid ? Je fais pfffff. Le problème est que j’ai reçu pour mon anniversaire un porte-clefs qui répond au sifflement. Où es-tu, mon porte-clés ?. Pffff. Pas de réponse. Mon porte-clés ! Avec mes clés ! La clef de l’appartement, la clefs de ma Citroën Albert Lingo, la clef du tiroir à bonbons,  la clef de l’armoire où je mets les DVD que le gamin est trop jeune pour regarder sinon il va devenir obsédé sexuel. Pffff, pfffff, houhou, mes clefs. Si un homme qui a un bon sifflet pouvait venir je serais content. Je suis sur le palier du cinquième.

21/06/2008

Cherche les amis des chiens

Amis des chiens, suivez mon conseil : « Vous cherchez un chien qui ne mord pas dans les coussins des fauteuils, qui ne fait pas ses crottes dans la cuisine, qui ne perd pas ses poils, adoptez-en un rouge, dans un bocal ».

17/06/2008

Cherche un poisson intelligent

« Maurice, rapporte. Allez, Maurice, rapporte ». Mais qu’il est con, Maurice, le poisson rouge. Je l’entraîne à rapporter et il me fait blup blup. Pourtant, apprendre à rapporter, ça rapporte. J’ai vu des propriétaires de chien qui lançaient un bois de bois en criant « rapporte » et dont le chien rapportait des sacoches. L’investissement de départ n’est pas cher : un bout de bois. Je rêve d’un poisson rouge qui, quand je lance un melon du cinquième étage en criant rapporte, bondirait hors de son bocal, dévalerait les cinq étages en piqué vertical, freinerait pour ne pas recevoir le melon sur la tronche tellement il aurait été vite et me rapporterait, je ne sais pas, ce sera selon son imagination, un casier de bières, un parcmètre plein de sous, le sac à dos d’un touriste avec la tente, un décapsuleur et un tube de crème anti moustique, mais rien, rien de rien, il ne rapporte rien. J’en suis à dix-huit melons lancés du cinquième étage. Tout va bien, jusqu’à présent pas de victime. A part la camionnette des flics qui en a pris un sur le pare-brise et un autre dans le capot. Si on m’interroge je plaiderai la perte de cargaison d’un avion. Je ne suis pas fier de Maurice. Ce poisson rouge a l’esprit limité aux dimensions de son bocal. Je l’échange. Faire propositions.   

26/04/2008

Cherch à expliquer les chiens

« Papa, papa, regarde le chien sur l’autre chien. On dirait qu’il fait de la mobylette ». « Heuuu, oui, gamin, il fait de la mobylette ». « Mais papa, le chien qui est au dessus, il est tout essoufflé. Ce n’est pas normal ». « Si, gamin. Peut-être n’y a-t-il plus d’essence dans la mobylette. Alors il doit la pousser ».

26/06/2007

Cherche à faire étudier le gamin.

« Gamin ». « Oui, papa ». « Si tu travailles bien à l’école tu auras un chien ». « Chouette ». « Un petit, hein ». « Petit comment, papa ? ». « Six, sept centimètres ». « C’est un quoi, le chien ». « Un Saint-Bernard ». « C’est comment, un Saint-Bernard ? ». « Blanc et noir, avec un tonneau en dessous du cou ». « On l’aura quand, papa, le chien ? ». « Après tes examens. Tu pourras le pendre toi-même ». « Hein, où le pendre, papa ? ». « Au rétroviseur de l’auto ».

19/02/2007

Cherche des recettes chinoises

« Papa, ça, c’est de la bouffe à chat ? On va avoir un chat ? ». « Gamin, c’est le nouvel an chinois, alors on mange chinois, compris ». « Berk, berk, berk, papa, on dit que les chinois mangent du chien ». « C’est pour ça qu’il y a moins de crottes sur les trottoirs en Chine ». « Papa, cette saloperie, c’est du chien ? ». « Gamin, arrête, tu vas me brouiller avec tous les blogueurs qui ont des animaux ». « M’en fous ». « Gamin, encore une comme ça et j’appelle ta mère pour qu’elle te reprenne, compris ». « M’en fous, je veux pas manger chinois, je veux pas avoir les yeux en fente de tirelire ». « Gamin, je t’explique, les chinois, ils n’ont pas beaucoup à manger. Alors, ils bouffent des trucs qui restent longtemps dans le corps. Et ils sont constipés. Et, sur le pot, ils poussent, ils poussent, ils poussent et ils ont les yeux en fente de tirelire ». « Papa ». « T’es où, gamin ». « Suis sur le pot, papa, et il y a rien qui vient ». « Gamin, arrête, tu vas devenir tout jaune ». Je cherche des recettes chinoises, faciles.

12/10/2006

Cherche cul lisse

J'ai lu sur la vitrine "Au p'tit chien". Ah, chouette, me dis-je en moi-même. J'entre : "Bonjour, je viens pour un test de la vue". "C'est quoi la race ?". "Quelle arrasse ?". "Monsieur, ici, c'est pour les chiens, waf waf, wouf wouf". "Mais c'est écrit Au p'tit chien et un Au p'tit chien, c'est pour la vue, non". "Non, non, un Au p'tit chien, c'est pour les chiens". "Ah, c'est fou ça, j'apprends tous les jours. Et je fais quoi, moi, pour ma vue ?". "C'est simple, monsieur, tenez, je vais vous l'écrire". "Merci". Je cherche un Au cul lisse.

11/10/2006

Cherche une bonne vision.

Je suis pratiquant de la boule. Non, non, pas la pétanque ni le coup de boule boule. Je suis visionnaire, j'ai et je fais avoir des visions dans ma boule de cristal. "Chère madame, que voyez-vous dans la boule ?" "Cher Maître, dans la boule, je ne vois rien, il y a trop de poussière sur la boule". "Ah non, pas vous aussi. Tout le monde me le dit. C'est parce que la boule de cristal est en plastique et le plastique est électrostatique". "C'est quoi ça, cher Maître". "C'est comme vous, la boule me dit : elle est trop statique". "Et c'est quoi, cher Maître". "Ca veut dire que pour maigrir, il faut bouger vot' cul au lieu de regarder des feuilletons télévisés en bouffant des tchips". "Mais, Maître". "Ah non, pas de familiarités. Appelez-moi Maître, pas Mèmètre, je ne suis pas le mèmètre à son chienchien qui le brobrosse". "Mais que dit la boule, Maître ?". "La boule dit que je dois aller chez Blokker pour en acheter une nouvelle". Je cherche une bonne vision dans ma boule.

30/08/2006

Cherche Martine

J'ai gagné une petite barque à deux rames et à deux places. Alors, dans l'appartement, je rame : "Ah le petit vin blannnc, qu'on boit sous les tonnêêêêêlles, que les filles sont bêêêêêlles, du côté de Nogent". J'ai calé la barquette sur la table comme ça, ça m'évite de ramer les chaises. Mais j'ai tendance à ramer de plus en plus vite : "Tout' ma vie, j'ai révé, d'être une hotesse de l'air, tout' ma vie, j'ai révé, de voir le bas d'en haut". Du cinquième j'ai une belle vue. Mais, avec la hauteur de la table et la barquette en plus, j'arrive à voir les passants : "Help, I need somebody, help, hou houhou houhouhou". J'ai ouvert la porte du palier pour faire courant d'air. J'ai l'air du grand large. Un locataire s'est fâché : "Alleï, ça est pas un peu fini ta zinneke parade". "Monsieur Charles, bonjour, pourquoi cette foreuse". "Men, tu rentres au port sinon tu vas être le propriétaire de la plus grande passoire de Belgique". "Heu, vous pourriez pas faire un seul trou, pour raccrocher le plafonnier, j'ai ramé dedans". "Ca t'as vu, non mais, vas faire le monstre du Loque Nesse sur le lac de la Martine". Il a claqué la porte. Martine, chère madame ou mademoiselle Martine, si vous avez un lac, j'ai la barque et les rames. Je précise : c'est une barque à deux places, donc pour deux célibataires, sans gros chienchien ou vieille maman assise à l'arrière.

28/08/2006

Cherche à éliminer de méchantes odeurs

Ca y est, le gamin est revenu. Sa mère me l'a expédié en camionnette-taxi. Avec son linge sale, ses devoirs de vacances pas faits et vingt-trois sacs de coquillages. Il veut les trier chez moi. "Parce qu'il y en a encore des vivants et que chez toi, papa, il n'y a pas de chien". Quoi, des vivants ! Des moules, oui, surtout avec des frites, mais pas des petits crabes qui grimpent partout. La baignoire est remplie. Et l'évier. Et le lavabo. Et les toilettes. Plus mes trois casseroles. J'ai du mettre du sel, pour "respecter leur culture" qu'il disait. Faut pas le lui dire mais j'ai aussi mis du poivre et des cubes de bouillon de poule, on ne sait jamais, c'est peut-être mangeable. Le gamin veut faire un World Sea Live Machin pour ses copains. Au cinquième étage ! Pourquoi pas des requins, tant qu'il y est. Mais ça pue, ce truc, il doit y avoir des morts. Si j'avais su, j'aurais pris un bain avant qu'il ne rentre. Je cherche un déodorant surpuissant spécial mer du nord.

16/06/2006

Cherche poste d'entraineur féminin

Je me suis enfoui de l'infirmerie en tenant mon pantalon et la seringue dans la cuisse pendant que l'infirmière avait le dos tourné. J'ai rempli la seringue d'eau et je visite les abribus. Je repère les mémères à chienchien. J'ai la seringue remplie dans le pantalon avec l'aiguille qui dépasse. Invisible. Que vois-je ? Une mèmère et son chienchien qui attend le bus. Pfroouuut, j'envoie un jet d'eau sur la jambe de la mémère. Réflexe de la mémère : coup de pied au cul du chienchien. Je l'ai déjà fait vingt-trois fois. Oufti, quels shoots ! J'ai vu des chienchiens se retrouver sur la façade d'en face. Et pas n'importe quoi, des chienchiens avec des permanentes, des noeunoeuds roses, des petits slips écossais. Je repère les meilleures footeballeuses. Je cherche un emploi d'entraîneur dans un club de footeballe féminin d'âge mûr.

08:51 Écrit par Fanny | Lien permanent | Commentaires (13) | Tags : sport, cul, chien, chiens |  Facebook |

27/03/2006

Cherche spécialiste en grands chiens

Pour occuper ma pension, je suis allé chercher un chien au refuge. J'ai choisi le plus grand possible pour pouvoir lui parler debout, d'homme à homme. Il est très grand, avec de grandes pattes. Et de grandes oreilles. Trop grandes, peut-être. J'ai eu des doutes sur la race quand il m'a répondu Hi Han. Normalement, il aurait du me dire Wouf, non ? Je cherche des explications et aussi un mode d'emploi car je n'arrive pas à lui faire faire le beau.

24/03/2006

Cherche à reprendre des kilos

Bonne nouvelle, diraient des magazines féminins : j'ai perdu cinq kilos. Mais non. En sortant du métro bondé j'avais en main une laisse avec, à l'autre bout, un stupide chienchien à sa dadame. Je n'avais plus le sac du supermarché avec la chipolata, les boîtes de raviolis et les deux bouteilles de rouge. Six kilos et demi d'alimentation vitale contre un sac à puces d'un kilo et demi. Je suis médusé. Comme le radeau. Si les témoins de jéhovah m'expliquent ce qui s'est passé, c'est promis, j'achète un petit cartable noir. Je cherche la stupide mèmère à son chienchien qui a mon sac. Attention, si les bouteilles sont vides, je torture le sac à puces.