12/11/2010

La suite du lapin

« Papa, as-tu trouvé le lapin idéal qui ne meurt pas et qui ne disparaît que s’il s’envole ? ». « J’en ai trouvé plusieurs, gamin, certains n’étaient pas assez longs ». « Assez longs ? ». « J’hésite à en prendre un avec de longs poils, ça doit tenir plus chaud l’hiver, gamin ». « Tu as peur qu’il mette des poils partout, papa ». « Non, gamin, les poils doivent tenir car ils disent qu’il est lavable en machine ». « Mais c’est interdit, ça, papa, tu vas avoir tous les tordus de la S.P.A. à tes trousses ». « Gamin, je vais encore perdre des lectrices à chacha et à chienchien avec tes conneries animalières ». Mais c’est toi qui ne veut pas de chat ni de chien dans l’appartement, papa ». « Gamin, je n’ai pas les moyens d’acheter une laisse longue de plus de cinq étages pour que le toutou ou le pâté de volaille aille faire sa crotte sur le trottoir ». « Papa, sérieusement, parce qu’il me semble que tu allonges la sauce. C’est quoi cette histoire de lapin à longs poils lavable en machine ? ». « Un boudin, gamin, un boudin avec des poils et une des oreilles façon lapin pour mettre en dessous de la porte-fenêtre du balcon parce que le froid pénètre quand il y a du vent ». « Papa, aujourd’hui c’est à moi de dire ‘ Heuuu ‘ ».

14/02/2010

Cherche la culotte de cheval (jour 2)

« Heuuu ». « Oui, monsieur ». « Heuuu, vous, vous êtes la, la réassortisseuse du rayon ? » ? « Oui, monsieur, la lingerie féminine c’est mon rayon ». « Ha. Je vais vous parlez tout bas parce que c’est très intime. Avez-vous une culotte de cheval ? ». « Goujat, voyeur, exhibitionniste, salaud. Oui, monsieur, j’ai une culotte de cheval, et même la peau d’orange, ça se voit, non, que j’ai un gros cul à cause du stockage d’eau et de graisse sous la peau de mes fesses. Pourquoi me posez-vous cette question dégueulasse ? ». « Heuuu, disons que je connais un gamin et je voudrais lui montrer une culotte de cheval ». « Pédophile, en plus. J’alerte la sécurité ». « Non, non, non, madame, je ne voulais pas rentrer dans votre corps, je veux dire dans votre corpulence. En fait, j’ai déjà vu des chienchiens ridicules avec une petite culotte de chien mais je n’y connais rien en chevaux ». « Dites, monsieur, on n’est pas à Vincennes, ici ». « Heuuu, qu’y a-t-il à Vincennes, madame ? ». « Un hippodrome ». « Ha ! Et, heuuu, c’est loin, Vincennes ? Parce que, voyez-vous, hier j’ai promis à quelqu’un de lui ramener une culotte de cheval ». « En tout cas, monsieur, vous n’aurez pas la mienne. Au revoir ». « Heuuu ».

08/04/2007

Les blagues de Biglodion

Les blagues de Biglodion

100.000 visites, 100.000 mercis. Pour fêter ça, je vous livre quelques paquets d’annonces déjà publiées et regroupées par thèmes : le gamin, maman, les rencontres, le supermarché, etc. C’est un peu mon « biesse tof » personnel. N’hésitez pas à me faire connaître le vôtre. Bon amusement. Amitiés.

 

Cherche à vous distraire au restaurant

Dans tous les restaurants il y a des cuillères. L’important est d’avoir en poche un sachet de petits pois secs. Un petit pois dans la cuillère, hop, un coup sur la queue de la cuillère et .... Suspens. Soit il y a ploutch, soit il n’y a pas ploutch. S’il y a ploutch, c’est dans le potage, à une autre table. S’il n’y a pas ploutch, on recommence. Et ploutch, dans le potage. Le plus comique, ce sont les garçons de salle qui se demandent pourquoi des clients regardent le plafond. Alors, ils regardent le plafond. Alors, les autres clients regardent le plafond. Puis, le chef arrive et regarde le plafond. Puis, le patron vient et regarde le plafond. Normalement, dans un restaurant, on regarde dans son assiette. Si vous allez ce week end au restaurant et que les garçons et les clients regardent le plafond, c’est que je suis près de vous. Mais, pour garder l’anonymat, je regarderai le plafond aussi. Hé, hé, hé., plafond

 

Cherche collaborateurs pour le restaurant

Je suis allé au restaurant. J’ai catapulté des petits pois secs avec une cuillère. Ca commençait à marcher : deux ploutch dans des potages à des tables voisines et de premiers regards vers le plafond, histoire de faire devenir fous les garçons de salle. « Puis-je vous être utile ? ». ‘Heu, ... , bêê, c’est que ... , heu, bonjour ». Je n’avais pas vu un garçon derrière moi. « Excusez-moi, je crois que je commence Parkingsonne, j’ai des gestes inconsidérés ». « Suivez-moi, Monsieur ». « On va à la pharmacie ? ». « Non, aux cuisines ». « Vous en avez plusieurs ? ». Plusieurs quoi, Monsieur ? ». « Chez moi je dis : je vais à la cuisine, hein ». « Le chef veut vous parler ». « Votre chef de service ? ». « Le chef-coq ». « Ha, on pourra voir sa poule et ses poussins ? ». « Ne rigolez pas, Monsieur. Chef, voici l’andouille qui expédie des petits pois en l’air ». Waouw, impressionnante, la crête blanche du coq. Lui, petit, rondouillard, heureusement pour qu’il puisse passer aux portes, hé, hé. J’ai eu peur, un instant j’ai cru que j’étais en audience chez le pape. « Monsieur, c’est avec des gens comme vous que je vais perdre mon étoile ». « Vous êtes shériff ? ». (une voix, dans les cuisines) : « Deux moules, à la vingt-trois ». « Ha, ha, ha, vous donnez des surnoms aux clients habituels ». « Monsieur, prenez la porte ». « J’en ai déjà assez chez moi ». « Monsieur, je ne veux plus vous voir ». « Mais, hé, ho, hein, j’ai à peine touché au potage. Auriez-vous un Tupperware ? ». « J’ai dit : dehors ». « Et les huitres pochées à la fondue d’endives, et la bavette à l’échalotte ? ». « J’ai dit : dehors ». « Vous ne m’avez pas reconnu parce que j’ai maigri mais je suis le bonhomme michelin et je m’occupe d’un guide des restaurants ». Je me suis retrouvé à la rue, sans la porte qu’il avait proposé de prendre. Pour oublier tout cela je cherche cinquante volontaires pour faire une bataille de petits pois dans le même restaurant le week end prochain.

 

Cherche poste d’entraîneur féminin

Je me suis enfoui de l’infirmerie en tenant mon pantalon et la seringue dans la cuisse pendant que l’infirmière avait le dos tourné. J’ai rempli la seringue d’eau et je visite les abribus. Je repère les mémères à chienchien. J’ai la seringue remplie dans le pantalon avec l’aiguille qui dépasse. Invisible. Que vois-je ? Une mèmère et son chienchien qui attend le bus. Pfroouuut, j’envoie un jet d’eau sur la jambe de la mémère. Réflexe de la mémère : coup de pied au cul du chienchien. Je l’ai déjà fait vingt-trois fois. Oufti, quels shoots ! J’ai vu des chienchiens se retrouver sur la façade d’en face. Et pas n’importe quoi, des chienchiens avec des permanentes, des noeunoeuds roses, des petits slips écossais. Je repère les meilleures footeballeuses. Je cherche un emploi d’entraîneur dans un club de footeballe féminin d’âge mûr.

24/03/2007

Biglodion et les animaux (2)

Biglodion et les animaux (2)

100.000 visites, 100.000 mercis. Pour fêter ça, je vous livre quelques paquets d’annonces déjà publiées et regroupées par thèmes : le gamin, maman, les rencontres, le supermarché, etc. C’est un peu mon « biesse tof » personnel. N’hésitez pas à me faire connaître le vôtre. Bon amusement. Amitiés.

 

Cherche à reprendre des kilos

Bonne nouvelle, diraient des magazines féminins : j’ai perdu cinq kilos. Mais non. En sortant du métro bondé j’avais en main une laisse avec, à l’autre bout, un stupide chienchien à sa dadame. Je n’avais plus le sac du supermarché avec la chipolata, les boîtes de raviolis et les deux bouteilles de rouge. Six kilos et demi d’alimentation vitale contre un sac à puces d’un kilo et demi. Je suis médusé. Comme le radeau. Si les témoins de jéhovah m’expliquent ce qui s’est passé, c’est promis, j’achète un petit cartable noir. Je cherche la stupide mèmère à son chienchien qui a mon sac. Attention, si les bouteilles sont vides, je torture le sac à puces.

 

Cherche deux lapins domestiques

Le sapin sans aiguille que j’ai mis en vente n’a pas encore trouvé acquéreur. Pâques arrive. Je vais le déguiser en sapin de noël pascal et pendre des oeufs à la place des boules. Pour la crèche vivante, les souris blanches feront les moutons des bergers. Je cherche deux lapins, bien sages, un gris et un brun, pour faire l’âne et le boeuf.

 

Cherche spécialiste en grands chiens

Pour occuper ma pension, je suis allé chercher un chien au refuge. J’ai choisi le plus grand possible pour pouvoir lui parler debout, d’homme à homme. Il est très grand, avec de grandes pattes. Et de grandes oreilles. Trop grandes, peut-être. J’ai eu des doutes sur la race quand il m’a répondu Hi Han. Normalement, il aurait du me dire Wouf, non ? Je cherche des explications et aussi un mode d’emploi car je n’arrive pas à lui faire faire le beau.

 

21/03/2007

Biglodion et le sport (2)

Biglodion et le sport (2)

100.000 visites, 100.000 mercis. Pour fêter ça, je vous livre quelques paquets d’annonces déjà publiées et regroupées par thèmes : le gamin, maman, les rencontres, le supermarché, etc. C’est un peu mon « biesse tof » personnel. N’hésitez pas à me faire connaître le vôtre. Bon amusement. Amitiés.

Cherche un parachute pour vélo

J’ai participé à un concours. Avec un peu de chance je vais gagner un saut en tandem. Je n’ai jamais fait de tandem, je n’ai qu’un vélo d’appartement sans roue. Mais je n’ai pas de parachute. Cinq étages, ça devrait suffire pour qu’il s’ouvre. J’ai repéré des panneaux « Rue barrée. Fête locale ». Je vais les emprunter. On ne sait jamais, je ne tiens pas à atterrir dans la benne d’un camion qui passe. Je me demande si le compteur kilométrique va fonctionner verticalement. Quand j’ai acheté ce vélo, j’ai pris l’option sonnette. Dans l’appartement c’est ridicule mais maintenant ça va servir. Je cherche un parachute pour vélo d’appartement avec passager cycliste.

Cherche poste d’entraîneur féminin

Je me suis enfoui de l’infirmerie en tenant mon pantalon et la seringue dans la cuisse pendant que l’infirmière avait le dos tourné. J’ai rempli la seringue d’eau et je visite les abribus. Je repère les mémères à chienchien. J’ai la seringue remplie dans le pantalon avec l’aiguille qui dépasse. Invisible. Que vois-je ? Une mèmère et son chienchien qui attend le bus. Pfroouuut, j’envoie un jet d’eau sur la jambe de la mémère. Réflexe de la mémère : coup de pied au cul du chienchien. Je l’ai déjà fait vingt-trois fois. Oufti, quels shoots ! J’ai vu des chienchiens se retrouver sur la façade d’en face. Et pas n’importe quoi, des chienchiens avec des permanentes, des noeunoeuds roses, des petits slips écossais. Je repère les meilleures footeballeuses. Je cherche un emploi d’entraîneur dans un club de footeballe féminin d’âge mûr.

Cherche un autre sport

Je fais du yoga prénatal. Expirez, poussez, position du lotus. Je m’y suis inscrit par erreur. Expirez, poussez. Non mais, à cinquante huit ans, c’est ridicule. Expirez, poussez. Je pète, oui, mais rien de plus. Expirez, poussez. Je croyais que c’était un club de sport. Je suis le seul homme au milieu du bouquet de lotus. Et je n’arrive pas à le faire, même pas en bouton. C’est idiot, j’ai payé pour quinze séances. Mais que je deviens con et distrait avec l’âge. Expirez, poussez. Je n’ai pas encore eu de contraction mais j’ai mal aux fesses, le tapis de tatamimi n’est pas assez épais. J’échange mon abonnement contre des entrées au golf, miniature si possible.