15/08/2010

Robert à la chasse

« Salut, Robert » ? « Robert ? ». « Suis ici, vas m’attendre dehors, je viens d’y arriver de justesse, je t’appellerai quand j’aurai fini ». « Pas question, Robert, je suis et reste à tes côtés ». « C’est pour mon intimité, idiot. On entend tout dans cette chambre ». « Oulaaah, je l’entends bien que tu es aux toilettes et que tu as fini. Je viens d’entendre la chasse ». « Ce n’est pas la chasse, idiot, c’est moi. Vas m’attendre dehors ». « Oulalaaah, Robert, j’ai déjà entendu la cascade de Coo et la chute de Montmorency, mais ce que je viens d’entendre, ça mérite le guide des records  ». « Vas m’attendre dehors ». « Dehors il pleut, Robert, je vais être mouillé. Ici, j’ai de l’animation, de la distraction. Dommage que je n’aie pas pris mon enregistreur ». « Vas m’attendre dehors ». « Quoi, tu n’as pas fini ? Tu vas faire un bis ? ». « Vas m’attendre dehors ». « Robert, si je sors je ne reviens que demain ». « C’est bien ce que j’espère ». « Heuuu ».

17/06/2009

Cherche à fêter maman

« Allo, maman ? ». « Quoi, fils indigne ? ». « Je viens d’apprendre qu’en France le jour de la fête des mères est le premier dimanche de juin. C’est comique, hein, maman ? ». « Ce qui n’est pas comique c’est qu’en Belgique on fête les mamans le deuxième dimanche de mai et que je ne t’ai pas vu ni entendu. Pas un coup de fil, pas une fleur, pas une praline, même pas une bonne trappiste comme j’en bois une tous les soirs, fils indigne ». « Ah, maman, on voit bien que tu es ma maman. Moi aussi je bois de la trappiste ». « Arrête tes âneries. Je suis fort occupée. Je viens d’acheter un immeuble ». « Tu vas le louer cher ? ». « C’est au monopoly avec Lucienne que j’ai acheté un immeuble. Pourquoi me déranges-tu ? ». « Je te l’ai dit, maman. Pour te rappeler la fête des mères. Avant, quand j’étais petit, à chaque fête des mères, tu me faisais des gâteaux et de la tarte. Ne t’ayant pas vu depuis quatre ou cinq semaines je me demandais si tu n’avais pas fait un malaise, ou une chute, vu ton âge de plus en plus canonique. Parce que moi, je les aime bien tes gâteaux ». Tûûût, tûûût, tûûût.

12/06/2009

Cherche un entraînement à pédale

Depuis qu’on a interdit l’usage du  vide-ordures dans l’immeuble, j’accumule des tas de déchets vu le prix des sacs sélectifs obligatoires. Depuis peu j’utilise ma poubelle à pédale depuis le balcon du cinquième étage. Hop, un petit sac de déchets sur le couvercle de la poubelle, hop, un bon coup de pédale, hop, chute libre de cinq étages, ploutch, atterrissage. Les premières fois j’ai tout reçu dans la figure mais maintenant je ne me penche plus pour voir le décollage.  Je cherche une salle d’entraînement pour la mise sur orbite et le bon atterrissage des sacs poubelle, si possible sur le toit d’un bus pour ne pas être soupçonné.

05/06/2009

Cherche un chouette type

Je recherche un chic type rencontré lors d'un voyage au Kandibandistan. Il avait un accent pas possible et je ne retrouve plus le bout de papier sur lequel il avait écrit son nom imprononçable, quelque chose comme Ptrlchtmngska. Je ne suis sûr que du a. J'en suis certain, un a qui vient de loin, comme aaagl. Je le recherche pour le remercier de m'avoir sauvé de la noyade. Je ne possède qu'une seule photo de lui prise juste avant ma chute dans l'eau. Vous pouvez le voir de dos, partiellement, entre mon bras et mon corps. Le reste est coupé. La personne qui a pris la photo, ne sachant pas que ce charmant monsieur allait me sauver deux secondes après, l'a coupé. C'était un choix difficile : soit le couper, lui, ou me couper la tête. Si vous connaissez cette personne, envoyez-moi ses coordonnées à l'adresse habituelle. D'avance merci. 

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18/05/2009

Cherche una aiguille à tricoter

Je remercie celles et ceux qui m’ont témoigné des signes d’infection suite à ma chute et au plafonnage de mon bras gauche. Je les rassure tout de suite, ça évolue bien. La preuve : ça chatouille en dessous du plafonnage. J’ai l’impression d’y avoir un nid de fourmis. Impossible de me gratter. Impossible d’y mettre de la poudre anti-fourmis. C’est, paraît-il, l’épreuve de la guérison. Normalement, quand on me chatouille, je rigole. Dans ce cas-ci, non. Bizarre. Encore une question que je devrai poser à mon psy. Plusieurs amis m’ont dit d’utiliser une aiguille à tricoter. J’ai répondu oui sans comprendre. Je n’ai jamais tricoté de ma vie. Un point à l’envers, un point à l’endroit, c’est tout ce que j’ai retenu de ma grand-mère quand elle disait ses prières avec deux baguettes de restaurant chinois pour me faire une écharpe. Je cherche une aiguille à tricoter, pas trop chère, et, surtout, le mode d’emploi pour faire partir les fourmis qui dansent la farandole sous mon plâtre.