02/11/2008

Tûûût 27 ter. Cherche la commune

« Allo, la commune ? ». « Nos bureaux sont fermés les dimanches et jours fériés. En cas d’urgence, formez le quatre quatre quatre sept un neuf. Nos bureaux sont fermés les dimanches et jours fériés. En cas d’ur ». « Allo, cat’ cat’ cat’ c’est un œuf ? ». « Je vous écoute ». « C’est la Toussaint, je voudrais savoir jusqu’à quelle heure les grilles du cimetière sont ouvertes pour ne pas me retrouver enfermé. J’ai peur ». « Parlez, monsieur, j’ai suivi des cours pour ça, je suis là pour ça, je suis assistante sociale de formation, il est important de parler, il faut que ça sorte, vous m’entendez, il faut que ça sorte, parler c’est comme, c’est comme, c’est ». « C’est comme quand on a un gros caca ». « Ah, monsieur, vous êtes toujours là, vous savez j’ai souvent affaire à des impolis qui me raccrochent au nez, mais je vous écoute monsieur, je suis là pour ça, on m’a mis ici pour que je puisse écouter des gens, monsieur, parce que je suis seule depuis que mon mari est parti avec une autre, vous comprenez, il paraît qu’il a grossi parce qu’elle lui fait bien à manger, le chien devient fou depuis qu’on en a la garde alternée, je suis seule et quand il a besoin de sortir c’est comme, c’est comme, c’est ». « C’est comme quand on a un gros caca ». « Ah, monsieur, je sens que vous aimez les animaux, vous devez être un doux avec les femmes, je le sens, j’ai un troisième sens qui me le dit, parce que le sens de l’orientation je ne l’ai pas, l’autre jour j’ai fait six fois le tour du rond-point devant la gare avant de me tromper d’avenue et j’avais rendez-vous chez le coiffeur, et alors je me sens, je me sens, je me ». « Comme quand on a un gros caca ». « Non. Oui. Je ne sais pas. Donc, où en étais-je ? Le fer à repasser. Vous me demandez pourquoi le fer à repasser. Parce qu’en tournant autour du rond-point mon auto a passé et repassé, mon ex mari n’a jamais compris l’intelligence qui me caractérise, rond-point, passer, repasser, fer à repasser, il a osé dire qu’elle repasse mieux que moi, je le sais par la téléphoniste de son entreprise qui me répond toujours qu’il est en mission, et ça m’énerve, c’est comme, c’est comme, c’est ». « Comme quand on a un gros caca ». « Vous trouvez ça normal, vous, qu’il soit toujours en mission, je parie qu’il la saute, si, si, ça c’est du déjà vu, j’ai vu un feuilleton à la télé où le beau monsieur se fait, comment dire, se fait faire des gâteries par la téléphoniste, je vais la dénoncer, voir ça ça me, ça me, ça me ». « Madame, je ne tiens plus, j’ai vraiment un gros caca à faire ». Tûûût, tûûût, tûûût.

31/10/2008

Cherche la paix de mon âme

Planté, je me suis planté. Je suis allé ce matin au cimetière fleurir la tombe de maman mais je ne me rappelais plus qu’elle était encore vivante.

07:15 Écrit par Fanny dans petites annonces | Lien permanent | Commentaires (4) | Tags : toussaint, paix, ame, cimetiere, tombe, maman |  Facebook |

30/10/2008

Cherche la mort avec des frites

C’est la Toussaint. Des fleurs partout. Aux caisses des supermarchés, dans les pépinières, au marché, chez les libraires, le long des routes avec les mêmes jeunes enfants refroidis qu’à l’époque des fraises ou du muguet. C’est mortel toutes ces fleurs, identiques à part la couleur. Chrysanthèmes, bruyères et, nouveauté, le chou chinois. Le chou chinois envahit nos cimetières. Deux euros quarante-neuf et hop, la corvée cimetière est terminée. « Maman sera contente, tu ne trouves pas ». « Du moment qu’elle ferme sa gueule, c’est bien ». « Que dis-tu mon amour ? ». Et si on fêtait nos chers défunts avec des frites, hein ? Une baraque à frites devant chaque entrée de cimetière. Musique : accordéon musette, pour rendre hommage à nos chers disparus. Dans la joie, dans la dignité, pas dans le commerce.

28/10/2008

Chzeche un grand cimetière

Je cherche un grand cimetière avec des noms sur les rayons, un peu comme chez Carrefour. On aurait les allées ‘Se sont éteints comme des bougies’, ‘Belles-mamans au départ attendu’, ‘Victimes du gaz’ et autre ‘Tontons, tantines et vieux brol’. En fait je cherche les tombes de la rubrique ‘Jeunes papas sans enfant’. En clair pour les mal-comprenant : je cherche là où de jeunes dames seules viennent déposer des fleurs parce qu’il faut bien se montrer devant l’ancienne belle-famille. Je cherche un hypercimetière.

30/10/2007

Cherche à mettre les doigts

« Papa, c’est quoi cette caisse pleine de doigts en plastique ». « Hé, hé, gamin, tu te rappelles quand j’avais collé cinq doigts au bord de la porte de l’ascenseur et que la voisine de palier s’était évanouie en les voyant ? ». « Oui, papa, j’ai même cru que tu étais tombé amoureux quand tu l’as retenue dans tes bras ». « Hé, ho, gamin, ça, jamais ». « Mais pourquoi toute cette caisse de doigts, papa ? ». « Gamin, on se lèvera tôt pour être les premiers au cimetière. Tu m’aideras à les coller sur les tombes ».

23/09/2007

L'aaniversaire de Lucienne

Aujourd’hui c’est l’anniversaire de Lucienne. Nulle, connasse, débile, vieille, déshydratée, l’amie de maman, celle qui est connectée à internet et qui montre à maman tout ce que j’écris sur les blogs. Salope, vieille carcasse, débris, je te souhaite un bon anniversaire. Que Dieu te garde longtemps. Pour ne pas empoisonner la terre du cimetière. Bon anniversaire, Lucienne.

06/04/2007

Biglodion cherche (1)

Biglodion cherche (1)

100.000 visites, 100.000 mercis. Pour fêter ça, je vous livre quelques paquets d’annonces déjà publiées et regroupées par thèmes : le gamin, maman, les rencontres, le supermarché, etc. C’est un peu mon « biesse tof » personnel. N’hésitez pas à me faire connaître le vôtre. Bon amusement. Amitiés.

Cherche une dame avec une soucoupe pour s’occuper des toilettes

J’ai acheté par correspondance 64 rouleaux de papier toilette « Triple épaisseur, le confort du postérieur ». Ils ont livré 64 paquets de 24 rouleaux. Tant pis. Il vaut mieux trop que trop peu dans ce domaine. Mais, dans l’appartement, on dirait qu’il y a les barricades. Pour les écouler plus rapidement j’ai mis sur la porte de l’immeuble une pancarte : « Toilettes au cinquième. Triple épaisseur. PAF 0,30 cents. Essuyez vos pieds avant d’entrer ». Ca marche, hier j’ai eu six personnes dont une qui n’est pas arrivée à temps. Ceci démontre l’utilité de pallier au manque de toilettes publiques en Belgique. Je me suis installé une chaise près des toilettes et j’ai amené la table de nuit sur laquelle j’ai mis une soucoupe avec « Ne m’oubliez pas. PAF. PAF. PAF ». La quatrième personne est venue pendant que je cuisais les raviolis pour le gamin. Carbonisés. On dirait des bouts de pneu. Je cherche une dame qui pourrait rester sur la chaise. Tricot autorisé.

Cherche quelqu’un pour le retour

Exceptionnel pour un samedi : une annonce pour du covoiturage à peu de frais. Ce jour, je pars chargé, vers 11 heures 45, de l’église jusqu’au cimetière. Je reviens à vide. Coffre très long, possibilité de s’allonger durant le trajet. Légère odeur de fleur pas désagréable. Une seule condition : ne pas parler. Je ne suis pas habitué à ce qu’on parle derrière moi. Si vous parlez, je vais paniquer et nous risquons d’aller au fossé.

Cherche un pince-nez à filtre

J’ai attrapé une crise d’éternuement. Atchaaaaa. C’était à l’école du gamin. Atchaaaaa. Atchaaaaa. J’étais sur scène derrière le papa de Justin. Lui, il faisait la tête et les pattes de devant du cheval et moi, plié en deux, je faisais le corps et les pattes de derrière. Atchaaaaa. Atchaaaaa. Il était à l’air libre, lui. Atchaaaaa. Moi, sous une couverture qui devait déjà exister au temps des cavernes. Atchaaaaa. Il y avait plus de poussières que de tissus. Atchaaaaa. Atchaaaaa. Les enfants étaient, paraît-il, sidérés. Atchaaaaa. Ils avaient appris à l’école qu’un cheval fait Hîîîîîîî. Je ne savais faire que atchaaaaa. Le papa de François, qui devait faire le cow boy, était plié en quatre de rire. Il n’arrivait pas à dire son texte. « Je suis la terreur de loulou, ha, ha, ha, je suis, hi, hi, hi, la terreur de l’Ouest ». Moi : « Atchaaaaa ». Le week end prochain on refait ça à l’école des filles. Ce serait idiot de ne pas profiter du prêt de la couverture, a dit le directeur commun aux deux écoles. Je cherche d’urgence un pince-nez efficace.

02/11/2006

Cherche un hangar chauffé

"Allo". "Ah, c'est toi, maman, que ce fait-ce ?". "Es-tu allé au cimetière fleurir ton imbécile de père ?". "J'ai fait comme tu as dit, maman, j'ai acheté une bruyère à deux euros". "Et alors ?". "Bêêê, heuuu, j'avais l'air tellement ridicule avec la petite plante que je l'ai mise sur la tombe d'un ancien combattant de 14-18 qui n'avait rien". "Tu as bien fait. Ton imbécile de père ne m'a jamais offert de fleurs de son vivant, je ne vois pas pourquoi il en aurait maintenant qu'il est raide". "C'est pour dire ça que tu téléphones, maman". "Non, idiot, tu as vu le thermomètre ?". "Je vais bien, maman, je ne me suis pas mis le thermomètre dans le derrière". "Idiot, la température extérieure". "Ben oui, il va geler, et alors, c'est normal, on est en novembre". "Idiot, tu n'as rien compris, les pomponettes des cimetières vont geler, elles seront perdues, loues une camionnette et vas les chercher toutes, mets les dans ton appartement, tu les arroses et, dans un an, tu installes un stand près du cimetière". "Maman, à 80 ans, tu as encore tous tes neurones, hein". Je cherche un grand hangar chauffé pour y mettre 2 à 3.000 pomponettes pendant un an.