03/03/2010

Cherche un chien avec 46 mètres de chipolata

Hier, j’ai acheté un tuyau d’arrosage de 50 mètres enroulé sur un dérouleur en promotion. N’ayant besoin que de quatre mètres pour aller du robinet de la cuisine au bonzaï qui est sur le balcon, j’ai pris la petite hache qui me sert à trancher les têtes des lapins que j’achète prédécoupés en barquettes au supermarché. Ces cons laissent la tête soi-disant pour montrer que ce n’est pas du chat et J’imagine le nombre de ménagères qui, voulant cuisiner un lapin en barquette, doivent s’armer d’une hache pour enlever la tête immangeable mais qu’elles ont payé au prix du râble et des cuisses. Schlâââ, dans le tuyau, les quatre mètres vont d’ici au palier mais les quarante-six mètres sont plus bas parce que, pour tendre le tuyau, je l’avais laissé pendre par le balcon du cinquième. Le temps de sortir de mon pyjama, d’enfiler autre chose et de descendre avec l’ascenseur et … plus rien. Je suppose qu’un chien s’est enfuit avec mon tuyau croyant que c’est de la chipolata. Si vous voyez un chien traînant 46 mètres de chipolata prévenez-moi. En cas d’achat par vous du tuyau je vous ferai une réduction.

11/02/2010

Cherche à le dissuader

« Non, gamin ». « Mais, papa, ce serait rigolo, non ? ». « Non, gamin, ce serait criminel ». « Mais papa, tu seras célèbre, les télés du monde entier montreront l’exploit ». « Non, gamin. En plus ça va coûter cher ». « Papa, si tu veux, j’achète la corde avec mes sous ». « Non, gamin. Ce qui va coûter cher c’est l’amende pour dépôt de détritus sur le trottoir en dehors du récipient adéquat ». « Mais papa, ça va bien se passer. J’achèterai de la corde solide ». « Gamin, n’oublie pas une chose dans la vie : il faut accepter les autres comme ils sont ». « Ben oui, papa, il est brun, avec beaucoup de poils mais je l’aime beaucoup ». « Gamin, je te rappelle que Kiki ton hamster est un rongeur. Quand tu vas le déposer sur la corde qui pend depuis notre balcon du cinquième étage, il y a deux solutions : soit il voit la douzaine de mètres de corde en dessous de lui et va évidemment se dire qu’une queue pareille n’est pas la sienne et va essayer de la couper et puis il se lancera dans le vide à la poursuite de l’intrus, paf, détritus sur la voie publique, amende. Soit, parce que je te rappelle aussi qu’il ne faut pas confondre les chauves-souris qui regardent vers le bas et se chient dessus en cas de gastroentérite et les hamsters qui, à la moustache près parce qu’elle frétille, sont aussi verticaux et stoïques que les types avec leurs poubelles à poils sur la tête devant Le palace de Buckingham. Donc Kiki va ronger la corde au dessus de lui et, paf, amende pour détritus sur la voie publique ». « Mais, papa, j’ai déjà acheté la corde avec mes sous ». « Gamin, si tu résous l’énigme, je te rembourse la corde et j’en ferai des scoubidous quand je m’ennuie ». « C’est quoi l’énigme, papa ? ». « Qui ou que suis-je ? On mouille, on sèche et on repasse ». « J’ai trouvé, papa, c’est une phrase d’Henri Troyat ». « Gamin, ne dis rien, garde le suspens jusqu’à demain. Si tu veux une autre énigme, vas voir sur http://carpe-diem-lbsp.skynetblogs.be ».

07/02/2010

Cherche une bonne pédale

Vous connaissez certainement ma petite et ma grande. Non ? Si. Faire sa petite (pipi) et faire sa grande (caca). Mon problème est que je n'aime pas faire ma grande après ma petite. Pourquoi ? Parce que je n'aime pas m'asseoir sur une lunette mouillée. J'explique pour les belges : une lunette c'est la " planche " du cabinet. Comme je ne me rends dans les lieux d'aisance, comme on dit chez les gens bien, qu'en cas d'urgence, ce n'est pas dans l'aisance que j'y vais. La lunette a deux positions : on-off,, c-à-d, abaissée ou relevée. Faire sa petite avec la lunette en position abaissée c'est possible mais on éclabousse. Quand arrive l'urgence de la grande c'est désagréable. Quand j'ai le cul mouillé, je me sens refroidi dans mes élans, je me contracte et je n'arrive pas à sortir quelque chose d'intelligent. Dans le temps j'ai eu une poubelle à pédale, génial, tu pousses, et hop, la lunette se relève. J'ai tellement pris de plaisir avec elle que j'ai usé le mécanisme et que, un jour, hop, la lunette a sauté par la fenêtre du cinquième étage. J'en garde de tellement bons souvenirs que j'imagine  de mettre le même système on-off à pédale dans les toilettes. Je cherche une pédale de poubelle à adapter sur la lunette des toilettes. D'avance merci.

18/07/2009

Cherche les papys gustatives

" Papa, pourquoi dit-on UNE papy gustative alors que papy a des couilles et est un mâle ? ". " Gamin, j'ai toujours dit que le père de ta mère est un porc. Et les porcs, ça mange comme des cochons ". " Papa, si papy est une cochonne il faut dire truie et il ne faut pas faire aux truies ce que tu ne voulasse point qu'on ne te fisse ". " Gamin, tu as eu combien à ton dernier examen de français ? ". " Plus que toi au même âge, papa ". " Gamin, parlons d'autre chose. As-tu rangé ta pléstécheune ? As-tu ciré tes chaussures, et les miennes, sans mettre du cirage plein les murs ? As-tu pelé les pommes de terre pour le repas ou dois-je cuire des pâtes ? As-tu pissé du haut du balcon du cinquième quand il pleuvait pour économiser l'eau de la planète en ne tirant pas la chasse ? As-tu retiré Kiki, ton hamster, du bocal de Maurice, ton poisson rouge ? Tu sais, gamin,les hamsters ne sont pas admis aux jeux olympiques de natation ". " Papa, je ne saurais pas te répondre, tu parles comme une femme, tu poses trente-six questions en même temps, c'est à cette heure-ci que tu rentres, qui as-tu rencontré, comment s'appelle-t-elle, une poule de luxe je suppose, combien en as-tu bu, quand déboucheras-tu l'évier, grimpe à quatre pattes je n'irai pas t'aider à monter, j'espère que tu seras à la hauteur quand maman sera là demain pour dîner, c'est quoi cette facture de restaurant dans ton portefeuille, ta poule a mangé du canard, dis-moi tout ou je continue à te faire souvenir avec le rouleau à tarte ". " Gamin, où as-tu appris tout ça ? Tu as eu des leçons de vie à l'école ? ". " Non, papa, c'est chez Papy et Mamy quand Papy rentre très tard. Je fais semblant de dormir mais j'écoute ". " Tu as vu le rouleau à tarte, gamin ? ". " C'était splendide, papa. Mamy ressemblait à une fermière qui enfonçait des piquets de clôture pour un pré à vaches ". " Ah ça, gamin, pour être vache elle est vache, ta Mamy. Elle doit tenir ça de sa fille ". " Papa, tu ne dois pas dire ça de maman. Maman c'est ma maman. Et toi tu es mon papa. Quand Papy dit que tu es un con je lui réponds que plus con que lui tu meurs ". " Gamin, tu es vraiment un chouette gamin ".

10/07/2009

Cherche la bonne période de récolte

Oui, je le reconnais, hortensia ne s’écrit pas hortencia comme je l’ai écrit hier, le 9 juillet 2009. La faute en est à mon jardin qui se limite à un bonzaï et, un jour à des grosses semences de pomme de terre que j’avais achetées pour planter sur mon balcon. Renseignement pris auprès d’un collègue jardinier, pour avoir une bonne récolte j’aurais du abattre le balcon et le reconstruire un petit mètre plus bas, devant la porte vitrée des gens du quatrième. J’ai donc opté pour la location d’une brouette, d’une fourche-bêche et l’achat d’une scie à métaux pour faire sauter le cadenas de la grille du parc communal, fermé pour cause de travaux. Une fois partis les peintres qui avaient repeints les bancs du parc, j’ai fait sauter le cadenas et, armé de ma fourche-bête, j’ai enterré ça et là mes espoirs de frites. Renseignements pris auprès d’un collègue jardinier je devrais louer à nouveau une brouette et une fourche-bêche pour le jour de la récolte. Qui peut me dire quand ?

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Demain nous reparlerons de l'énigme de jeudi.

14/06/2009

Cherche à me montrer

 Je me suis décidé à poster une photo de moi. C'est mon psy qui me l'a conseillé parce que je suis trop timide. A la caisse du supermarché je dis merci quand une poufiasse me dit : " Permettez, je n'ai que douze articles ". Aux toilettes d'un restaurant, quand je fais toc toc à la porte et que personne ne répond, j'ai peur d'ouvrir et de tomber sur un sourd en pleine action. Quand une piétonne s'engage sur un passage pour piétons avec une poussette remplie d'un bébé, je freine. Quand je fais pipi dans la rue du balcon du cinquième étage je mets ma main devant ma figure pour ne pas qu'on me reconnaisse. J'ai tout dit à mon psy qui m'a expliqué que j'avais une mauvaise image de moi et que je devais me montrer en y allant piano, voire pianissimo, c-à-d doucement. Mon psy m'a expliqué le mot. Un instant j'ai cru qu'il voulait que j'installe un piano aqueux dans la cuisine. J'ai tout de suite pensé au four à micro-ondes dont j'aurais du me défaire pour avoir assez de place pour le piano. Je pensais à la chanson : ' Il jouait du piano debout " en me disant que, chez moi, ce serait ; " Il mange debout sur le piano " puisque les chaises étaient en séjour pénitentiaire dans la baignoire à cause du piano aqueux. Alors je me montre, pianissimo. Je suis à gauche sur l'écran. Le petit bout blanc qui dépasse, c'est moi. Ne vous méprenez pas, mesdames, ce n'est pas ce que pensez. C'est mon petit doigt qui demande : " As-tu pris la photo ? Puis-je sortir de ta tente ? ".

Chypre 452

13/06/2009

Cherche mon bonzaï

Pour avoir plus facile pour l’arroser j’avais mis mon bonzaï sur le couvercle de ma poubelle à pédale qui se trouve sur le balcon au cinquième. Une distraction, un réflexe stupide, un coup de pédale intempestif et hop, j’ai vu passer devant moi le premier bonzaï de l’espace. J’ai crié « Reviens, reviens » mais il était déjà trop loin, il ne m’entendait pas. « Ah le con, ah le con, ah le con » me répétais-je sans cesse, me parlant à moi-même. Je ne savais que répondre devant cette évidence. Banzaï, un bonzaï kamikaze. Si vous voyez passer un bus surmonté d’un bonzaï alertez-moi, c’est le mien. D’avance merci.

03/06/2009

Cherche la fête des voisins

Le mardi 26 mai c’était la fête des voisins. Echec total. J’ai fait tous les étages de l’immeuble, par l’escalier de peur d’être vu dans l’ascenseur mais, pas bête, en commençant par le haut. Boum, boum, boum. « Je suis votre voisin du cinquième, puis-je me joindre à votre table ce soir ? ». Boum, boum, boum. « J’apporterai des pâquerettes pour égayer la table. J’en ai vu dans le parc communal ». Je n’ai reçu aucune réponse au sixième. Au cinquième, c’est quand j’ai dit « Tu vas ouvrir, connard » que j’ai réalisé que je frappais à ma propre porte. J’ai répondu, timidement : « Je suis absent, je suis dans l’escalier ». Evidemment, entendant que quelqu’un frappait chez moi, ma voisine de palier est sortie. « Vous parlez à votre chien chiant ? », me dit-elle. « Je vous l’ai dit mille fois, Kiki n’est pas un chinchilla, c’est un hamster. Je me parlais à moi-même pour être sûr que personne ne me réponde ». « Vous devriez faire l’acquisition d’un perroquet parlant. Qui c’est ? C’est le plombier. Qui ça ? Le plombier, le plombier, bier, bier. A propos, je vous ai déjà entendu crier au sixième étage. Ne venez pas frapper chez moi, je ne suis pas à ». Je cherche une vraie fête des voisins chez qui je pourrais aller manger chaud.  

26/05/2009

Cherche à avoir un beau bonzaï

« Gamin ». « Oui, papa ». « Gamin, si tu vas faire pipi sur le balcon du cinquième étage, fais le du côté des Demeulemeester parce que, du côté des Naessens, j’ai mis le bonzaï et il ne faut pas lui donner trop d’engrais liquide ». « Oui, papa ». « Merci, gamin ».

24/05/2009

Cherche la fête des pères

« Papa, c’est bientôt la fête des pères. Tu veux quoi comme cadeau ? Madame, à l’école, demande des idées ». « Un pot de yaourt vide avec des confettis collés dessus, Grâce à ton institutrice j’ai commencé une collection de pots de yaourt. Quand tu auras quarante ans je m’achèterai une planche que je fixerai au mur pour exposer tous tes chefs-d’œuvre. Le musée du pot de yaourt à travers le temps. A York il y a le musée du jambon. A Agen c’est le musée du pruneau. A Garenne celui du lapin. A Compote celui du boudin. Ici, ce sera le musée du pot de yaourt ». « Papa, tu m’achèteras une casquette marquée Guide ». « Gamin, j’espère qu’à quarante ans tu feras autre chose que d’attendre des autocars de japonais  venus photographier un mètre cinquante de pots de yaourt, ça va coincer dans l’ascenseur pour les faire monter au cinquième étage ». « Je t’offre quoi, alors, papa ? ». « Du persil, du vrai, du vivant. Je n’en ai jamais vu mais ce n’est pas cher. Il parait que c’est bon pour la santé, pour avoir une biloute qui se lève devant les dames, que c’est plein de fer comme les chemins qui supportent les trains ». « Papa, je fais quoi avec le pot de yaourt que madame m’a confié pour ta fête ? ». « Heuuu ».

Lhistoire du plâtre est terminée. Retrouvez-la dans le colonne de droite à partie du 14 mai 2009. Bonne lecture.

31/03/2009

Cherche un boudin à ressort

Cette année, pour ses Pâques, le gamin recevra un boomerang. C’est un jouet économique puisqu’il revient toujours. J’entends déjà le gamin : « Papa, viens voir ce que la cloche a passé (il sera surpris un jour de savoir que ce qu’il appelle la cloche, c’est moi. Il faudra que je parle préventivement de ce futur traumatisme filial à ma psy. J’attends qu’il fasse plus chaud, à cause de ses décolletés plongeants. Hé, c’est sans supplément, faut en profiter. En plus, quand je lui fais pouêt pouêt elle me donne des jours de congé pour cause de surmenage. Je ne sais pas imiter beaucoup de personnes, a part Johnny aqueux aqueux, mais j’imite bien le surmenage. En plus c’est avec les mains et pouêt pouêt se dit pouêt pouêt en ch’ti, en wallon ou en marseillais. Même en braille si on n’est pas muet. Je ferme la parenthèse). Le gamin va certainement ajouter : « Et ça sert à quoi ? Où met-on les piles ? On reçoit ça en achetant quoi ? C’est une réplique du chapeau de Napoléon passée au rouleau compresseur ? Je parie que le papa de Cédric sait s’en servir ». J’ai donc décidé de savoir m’en servir. Après dix lancers j’ai arrêté. J’avais parcouru un vingtième de marathon, grimpé dans cinq arbres pour récupérer l’engin, déchiré mon pantalon lors de la cinquième descente et pris mon pied trois fois dans une taupinière. La bouse de vache, ça glisse. Il y avait déjà des pissenlits. Ce n’est pas mauvais. Une fois relevé j’ai eu une idée : essayer verticalement. Il faut courir moins loin. Le principal est de ne pas éternuer à cause du soleil quand il retombe, ça fait mal, je le sais. Jamais à court d’idée je vais tester le boomerang verticalement mais vers le bas, chez moi, à partir du cinquième étage. Pour étudier son aérodynamisme. J’ai l’impression qu’il ne va pas remonter tout seul et je n’ai pas envie de me taper un abonnement all-in dans l’ascenseur. Je cherche quelqu’un qui disposerait d’un boudin à ressort et qui ne mangerait que le boudin. Je partage les frais, l’un prenant le boudin au prix de la viande et moi le ressort, au prix de la ferraille.

12/02/2009

Cherche à avoir la paix demain

Demain c’est vendredi 13. Tant pis pour l’énigme du jour mais je serai occupé toute la journée à me préparer un vendredi 13 tranquille. Je vais scier tous les pieds des échelles que je rencontre afin de m’éviter de passer en dessous demain. J’ai un rayon d’action d’un mètre cinquante plus trois mètres plus cinquante mètres avec ma tronçonneuse électrique à fil, rayon d’action duquel il faut soustraire la hauteur de quatre étages plus le rebord du balcon du cinquième plus la distance séparant le bord du balcon à la prise du four à micro-ondes. Je cherche des allonges électriques supplémentaires ainsi qu’un four à micro-ondes à prêter pour la journée. D’avance merci.

11/01/2009

Cherche à revendre

Pendant les soldes, je craque. Surtout en lingerie féminine. Si je ne mets pas de nichoir au cinquième jamais je n’aurai d’oiseau dans la cuisine. Il faut agir pour avoir. C’est comme pour l’ascenseur : il ne viendra pas te chercher si tu ne pousses pas sur le bouton. Hé, je m’étonne moi-même de la profondeur de cette philosophie. Il faut que je retienne ça. L’ascenseur ne viendra pas te chercher si tu ne pousses pas sur le bouton. Tant pis pour ceux qui habitent dans un bungalow au raz des pâquerettes et qui ne peuvent pas comprendre. Moi je chasse comme on chasse le crabe : une corde, un nœud, un bout de lard, un nœud, un bout de lard, un nœud, un bout de lard. Quand la corde bouge, hop, on remonte le crabe. Je chasse les femelles à la corde : une petite culotte, un soutien, une petite culotte, un soutien et je laisse pendre la corde depuis le cinquième étage. Bizarre, je n’attrape que des mâles. Que je rejette à la mer, non mais. Succombant à ma passion de la chasse, j’ai de quoi réaliser une corde de huit cent mètres. Beaucoup trop pour cinq étages. Je vends le surplus de production à prix coûtant. Faire offre.

21/09/2008

Cherche un siffleur

Je ne sais pas ce qui s’est passé, j’ai une extinction de voix. Je le dis tout haut à tous les écologistes du monde, ma voix est en voie d’extinction. Y a pas que le cabillaud, les icebergs,  les forêts amazoniennes,  les cuisses de grenouilles, la laine vierge parce que les bergers courent plus vite que les moutons, les sourires de la caissière au supermarché, les banquiers honnêtes, les cadeaux gratuits dans les boîtes de poudre à lessiver qui s’extinctent. Ma voix aussi. Je ne sais plus siffler. Vous me direz que siffler est réservé aux obsédés sexuels qui rencontrent des nanas dans les rues et aux propriétaires de chien, souvent les mêmes d’ailleurs parce qu’il faut être con pour sortir un chien sous la canicule, sous la pluie, sous la neige, pour pouvoir siffler Médor quand une nana passe, fût fûûût, Médor, ici mon bon chienchien, bonjour mademoiselle, vous allez bien, vous habitez chez vos parents. Je ne sais plus faire fût fûûût.. Couic, je fais pfffff. Refroidissement ? Chaud et froid ? Je fais pfffff. Le problème est que j’ai reçu pour mon anniversaire un porte-clefs qui répond au sifflement. Où es-tu, mon porte-clés ?. Pffff. Pas de réponse. Mon porte-clés ! Avec mes clés ! La clef de l’appartement, la clefs de ma Citroën Albert Lingo, la clef du tiroir à bonbons,  la clef de l’armoire où je mets les DVD que le gamin est trop jeune pour regarder sinon il va devenir obsédé sexuel. Pffff, pfffff, houhou, mes clefs. Si un homme qui a un bon sifflet pouvait venir je serais content. Je suis sur le palier du cinquième.

15/08/2008

C'est le quinze août

C’est le quinze août tagada tagada

Qu’on met les bouts tagada tagada

Qu’on fait les fous les gros matous les sapajous

C’est l’été les vacances le soleil doux, doux, doux, doux

Dans ma cave je m’en fous

Comme un fou, fou, fou, fou, fou

Ah le petit vin blanc

Qu’on boit à la bouteille

Parce que les verres

Sont restés au cinquième

Une deuxième bouteille

Pourquoi me nargue-t-elle

Chef, un p’tit verre on a soif

Chef, deux p’tits verres, j’ai encore soif

Même si je dois remonter à quatre pattes

M’en fiche j’prendrai l’ascenseur

Je m’admire car j’ai trouvé un truc

Remonter des bouteilles vides

Est moins lourd que remonter des bouteilles pleines

Surtout que j’en ai aperçu deux autres

Muscadet Roussel a trois maisons

Qui n’ont ni poutre ni chevron

C’est pour loger les hirondelles

Heuuu, dommage, y a pas de saucisson

Ach, les zix rontelles de zaucisson

Non, non, non, j’irai pas chez ma tante

C’est pas beau et ça sent l’pipi d’chat

Je sais, maintenant je sais

C’est cette bouteille qui a trop d’âge

Le rouge se conserve mieux

Comme ma tante, bien conservée

Cette vieille chouette qui boit que du tilleul-menthe

Et qui est rance comme un biscuit de soldat

Ca se voit bien qu’elle est moche elle ressemble à papa

Elle filerait les chocottes à Dracula

Hé, ça me rappelle un carré avec quatre coins

Dans trois coins il est écrit Dracula

Et, dans le quatrième, presque noir, Drac

Parce qu’il manque ula dans un coin sombre

Il faudra que je la raconte à Gérard, celle-là

A propos de coin sombre, hop, deux bouteilles

Encore du blanc !

J’ai du être raciste dans ma jeunesse

Gewürstraminer, oulala, ça se boit facilement

Mais ça se prononce comment

Je wouchtra mineur, Gué vurstre à minère

Il ne sait pas s’appeler blanc de blanc comme tout le monde, hein

Du blanc de blanc, du blanc qui n’a pas bronzé

Parce qu’il range sa cave, à l’ombre, sans chemise, sans pantalon

Ce soir, nous irons danser, sans chemise, sans pantalon

A poil, tout le monde à poil

Les petits les grands les bons les méchants

On a largué nos caleçons, nos fanfreluches en nylon

Nos frocs en accordéon, nos sandwiches en saucisson

Et zut, revoilà les six rondelles

J’ai faim

Je fais du délirioum très mince

Saucisson toujoooooooooours, prêt

Et dire que le cinquième c’est juste au dessus de la cave

Mais plus haut

Hisse c’est haut, santia   a   no,

Dix-huit nœuds, quatre cents tonneaux

Je suis fier d’y être ma   te   lot

Tiens bon la barre et tiens bon les flots

Allez hop, n’aie pas peur

De prendre l’ascenseur

Pousse sur le bon bouton

Pour avoir du saucisson

25/06/2008

Cherche la poésie

« C’est quoi, ça Gérard ? ». « Des renoncules ». « Renoncule, je t’en … ». « Stop, j’ai des voisins, moi ». « Gérard, c’est quoi, ça ? ». « Je viens de te le dire, des renoncules ». « Ah, Renoncule, je t’en … ». « Arrêêête, on n’est pas au cinquième étage, ici ». « Tu n’es pas poète, hein, toi, Gérard, tu n’as pas la rime facile. Et là, c’est quoi ? « . « Là, ce sont mes patates ». « Vive van’ boma, patâte ne sossisse ». « T’arrêtes, oui, ou alors tu pars ». « Pas avant que tu me dises ce qu’il y a dans ta flotte, là ». « Là, c’est la mare aux grenouilles ». « C’est profond ? ». « Non, pourquoi ? ». « Alors, j’ai trouvé. Poème. Dans la mare aux grenouilles, j’ai de l’eau jusqu’aux cou … ». Bllullullullup, stlllopllll, Glérlaaardllll, je vais me noir, je ne vllleux pas boufflller des tétards ». « Maintenant, tu te tais ? ». « Oui, Gérard ».

03/05/2008

Cherche la fête des mères (2)

Driiing. « Qui c’est ? ». « C’est ta mère ». « Oh, quelle surprise ». « Ne fais pas l’idiot, idiot, tu savais trèèès bien que je venais aujourd’hui ». « L’ascenseur est à gauche dans le couloir, maman. A l’intérieur tu trouveras une plaque avec des numéros. Pousse sur le cinq ». « Tu me prends pour qui ? Je ne me suis pas trompée d’immeuble, quand même ». « Dis, maman, si tou vois oune moustachou avé oune achent bicharre, ce n’est pas grave, c’est monsieur Gonzales, il est portouguaize. Normalement il descend au quatrième ». « Idiot, je suis au zéro. Si je vois ton portougalais, c’est qu’il monte au quatrième, idiot ». « Heuuu. Si c’est une dame avec des enfants, c’est madame ». « Dis, c’est pas un peu fini tes histoires. Tu veux que je monte ou tu préfères qu’on fasse causette dans le parlophone ». « Heuuu. Cinquième, maman. Deux plus trois ». « Dis, si je fais deux et puis si je fais trois, je vais d’abord au deux ou d’abord au trois ? ». « Heuuu, je n’ai jamais essayé, maman ». « Idiot. Je te donne cinq étages pour trouver la réponse ». « Heuuu ».