19/08/2009

Coeur d'artichaut

Le gamin a réalisé une d'oeuvre d'art : un coeur d'artichaut. Un vrai, un mûr, un de Bretagne où le beurre est salé d'origine parce que les vaches broutent de l'herbe arrosée par les embruns. La première fois que je suis allé en Bretagne je n'ai rien compris. J'avais compris que le beurre était salé à cause des gens bruns. Faut les chercher, en Bretagne, les gens bruns. Ou alors ce sont des immigrés clandestins qui vendent des pittas ou des durums en faisant croire que ce sont des crêpes normandes. Avec un merguez à l'intérieur. Ou des raclures de vieux mouton. Moi, j'adore, mais pas en Bretagne. Donc, pour épater le gamin, j'ai acheté une revue féminine avec des recettes pour débutantes. Epoustouflé, j'ai été époustouflé par le nombre de publicités pour de la lingerie. Or, si c'est de la lingerie, ce sont des sous-vêtements et, par définition un sous-vêtement est sous le vêtement et donc ne se voit pas. La page des recettes commençait par A comme artichaut. Seul matériel indispensable : un flacon de vinaigrette, une casserole et de l'eau. Pour moi, le seul investissement a été l'achat d'un flacon de vinaigrette. Et les artichauts. Deux. Un pour le gamin et un pour moi. Dans la recette c'était écrit : quand c'est cuit, laissez refroidir, trempez, sucez. Heuuu. Heureusement que le gamin m'a montré parce qu'il en avait déjà mangé chez ses grands-parents maternels. C'est bon la Bretagne, même avec de la vinaigrette polonaise de chez Aldi. Après, le gamin a réalisé un coeur d'artichaut. Quel fils de génie, mon gamin. Voyez et admirez :  

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17/08/2008

Spécial Mimi

C'est Mimi qui, dans un commentaire récent sur mon blog, m'a remis en mémoire cette plaisante mélodie.

C'est les vacances, c'est la transhumance
Les vacanciers, c'est comme les fourmis
Ça se répand partout dans le pays
Plus ça va et plus ça s'enhardit
L'an dernier, j'en avais ben trouvé un dans mon lit, oui!

Le vacancier du mois d'août, c'est vraiment une race à part
C'est comme des hiboux avec leurs lunettes noires
Y se promènent quasiment nus
On voit plus de poil que de tissu
Moi je rigole quand y s'assoient dans mes gratte-culs.

Moi, je m’en fiche, dans ma cave au moins un

Pas de vacancière, pas de hibou

Ni  de chou, ni de caillou, ni de genou

Je suis sans lunettes noires

Par contre, les mains, c’est une autre histoire

Savons-nous les laver, à la mode, à la mode

Savons-nous nous les laver, à la mode de chez nous

Imaginons qu’une quidame passe dans ma cave

Si je lui mets la main aux fesses

La police scientifique va retrouver l’ADN

Des cloportes, des vers luisants, des araignées

Qui peuplent mon jardin au moins un

Dans la cave que je suis en train de ranger

Bruxelles a ses clandestins perchés sur des grues

J’ai les miens qui me chatouillent, qui me gratouillent

Qui me tripotent les genoux (tant pis pour la rime)

Comment sont-ils tombés aussi bas ?

Des clandestins au moins un !

Jamais le journal télévisé ne montrera des images, hein

Vais-je les remonter au cinquième ?

Là où vivent déjà Maurice, le poisson rouge

Kiki et Pipette, les hamsters du gamin

Non, ce n’est pas une animalerie, chez moi

Pourquoi suis-je tombé si bas ?

Mimi et son joli minois ?

Non, c’est à cause de l’ascenseur

Quand on pousse sur moins un

On a l’estomac qui remonte et

Quand la porte s’ouvre

Il n’y a plus qu’à ouvrir la porte en face

Si on a la clef, hé, hé, et moi je l’ai

Alors, le garçon d’ascenseur dit :

Moins un, rayons cloportes, vers luisants, araignées,

Vieux jouets, outils rouillés, coquilles de moules, photos de mariage,

Enigmes de Rafaël, planches à repasser avec un grand trou,

Anciennes bouteilles de vin. Ah, je les oubliais, celles-là

Excusez-moi, j’ai du travail

 C'est les vacances, c'est la transhumance
Les vacanciers, c'est comme les fourmis
Ça se répand partout dans le pays
Plus ça va et plus ça s'enhardit
L'an dernier, j'en avais ben trouvé un dans mon lit, oui!