20/08/2010

Cherche à rassurer Robert

« Salut Robert, ton séjour en milieu hospitalier se passe bien ? ». « Excellent ». « Robert, on t’a bourré de neuropsychoantidépresseurs ou quoi ? C’est la première fois que je te vois et que tu as le moral qui a quitté le zéro ». « Je dis ça pour que tu ne me poses pas de questions à la con ». « Heuuu. Ah bon. A propos, Robert, la soupe ce midi, elle était bonne ? ». « A la carotte. Je te l’ai déjà dit, ici c’est tous les jours la soupe au légume de saison. C’est moins cher ». « Robert, tu es un veinard. Pense à ceux qui sont hospitalisés à la saison des betteraves rouges. C’est dégueu la soupe à la betterave rouge ». « Et au bureau, comment ça se passe ? ». « Très bien, Robert. Personne ne s’est aperçu que tu n’es pas là. Le chef pense à supprimer ton poste de travail mais, jure-le moi, ne dis rien, c’est un secret, je ne peux pas te le dire. A propos, tu as reçu d’autres visites de collègues ? ». « Personne ».  « Un coup de fil ? ». « Rien ». « Une carte de condoléances ? ». « Aucune ». « Tu vois, Robert, la vie est belle. Il n’y a que moi qui viens te voir ». « Je sais. Je sais aussi que c’est pour manger mon repas du soir ». « Heuuu ».

05/08/2010

Le linge de Robert

J’avais promis à Robert, hospitalisé, de l’installer dans sa chambre et de ranger son linge. Lui, il jouait comme un gamin avec les commandes de son lit. Hopla, une partie de jambes en l’air. Hopla, vol à l’horizontale. Hopla, montée en altitude. Hopla, trou d’air. Il n’y a que le looping qu’il n’a pas su faire. « Robert, arrête de faire le con, l’infirmière pourrait entrer ». « Et alors. En pédiatrie les enfants ont des cubes pour jouer. Ici c’est l’avion. C’est compris dans le prix du séjour, je ne vais pas m’en priver ». « Robert, tu comptes rester longtemps ici ? ». « Le temps d’une session d’examens. Pourquoi ? ». « Robert, tu as pris des slips pour deux mois ». « Ecoute, je sais que je vais me faire chier ici alors j’ai pris mes précautions ». « Heuuu ».

29/06/2010

Le pied de porc (3)

« Papa, parle-moi du pied de porc ». « Gamin, c’est notre chance, pendant que tu étais à l’école je suis allé en acheter deux pour demain et deux côtelettes de porc pour aujourd’hui. Regarde ». « Berk, berk, berk, les pieds de porc ». « Ne t’en fais pas, gamin, les pieds de porc doivent mijoter, ce sera pour demain. Aujourd’hui c’est côtelette de porc et purée en poudre ». « C’est quoi, mijoter, papa ? ». « Je ne sais pas encore, gamin, je dois me renseigner sur l’ordinateur ». « Montre-moi les côtelettes, papa, que je comprenne ce qu’est un porc ». « Regarde, gamin, voici une côtelette. Voici l’autre. Si je les mets l’une à côté de l’autre dans ce sens ça ne marche pas mais, dans l’autre sens, tu vois bien que la tronçonneuse a débité la même bébête. Imagine des milliers et des milliers de côtelettes qui se suivent et tu as un porc. Mais, gamin, un porc n’est pas un ver de terre. Il a des pattes, deux devant et deux derrière. Et, au bout des pattes, qu’est-ce qu’il y a, gamin ? ». « Des pieds, papa ». « Oui, gamin, mais des pieds de quoi ? ». « Des pieds de côtelettes, papa ». « Fils de con, ce sont des pieds de porc ». « Et ça se mange ? ». « Demain, tu en auras à midi ». « Papa, tu aurais du acheter des pieds de mille-pattes, tu en aurais eu plus ». « Heuuu ».   

15/03/2010

Cherche un tuyau d'arrosage sans dérouleur

C’est fou, la vie. Pendant que le gamin se tape des problèmes de robinet à l’école, de mon côté j’ai des problèmes de tuyaux depuis le 02 mars 2010 (voir Archive, colonne de droite). J’ai l’impression d’habiter une plomberie. Voyons la vie du bon côté : je suis l’heureux propriétaire de plus d’une dizaine de milliers de rondelles de tuyau d’arrosage en caoutchouc. Mais je n’aime pas le caoutchouc, je déteste le caoutchouc, je hais le caoutchouc. Rebondissement. Monsieur Gonzalez, le portugais du troisième, m’a demandé d’arroser ses plantes de balcon pendant qu’il retourne dans son pays d’origine. Je lui ai dit : « Gonjalèche, yé souis accord, pas bézouin dé les clefs, y’arroserai au départ dou chinquième avè ma nouvelle acquizitionne, oune touilleau d’arrossache ». Moi, dans un élan de générosité complètement con ou de tare congénitale, je lui  ai dit que j’avais un tuyau pour arroser les plantes de son balcon par voie aérienne alors que je n’en ai plus que des rondelles. Je cherche un tuyau d’arrosage, sans dérouleur puisque que j’en ai déjà deux.

03/03/2010

Cherche un chien avec 46 mètres de chipolata

Hier, j’ai acheté un tuyau d’arrosage de 50 mètres enroulé sur un dérouleur en promotion. N’ayant besoin que de quatre mètres pour aller du robinet de la cuisine au bonzaï qui est sur le balcon, j’ai pris la petite hache qui me sert à trancher les têtes des lapins que j’achète prédécoupés en barquettes au supermarché. Ces cons laissent la tête soi-disant pour montrer que ce n’est pas du chat et J’imagine le nombre de ménagères qui, voulant cuisiner un lapin en barquette, doivent s’armer d’une hache pour enlever la tête immangeable mais qu’elles ont payé au prix du râble et des cuisses. Schlâââ, dans le tuyau, les quatre mètres vont d’ici au palier mais les quarante-six mètres sont plus bas parce que, pour tendre le tuyau, je l’avais laissé pendre par le balcon du cinquième. Le temps de sortir de mon pyjama, d’enfiler autre chose et de descendre avec l’ascenseur et … plus rien. Je suppose qu’un chien s’est enfuit avec mon tuyau croyant que c’est de la chipolata. Si vous voyez un chien traînant 46 mètres de chipolata prévenez-moi. En cas d’achat par vous du tuyau je vous ferai une réduction.

30/10/2009

Le deuxième indice

Si vous n'avez pas osé répondre hier par peur du ridicule de votre réponse, essayez aujourd'hui. Voici le deuxième indice, l'indice principal. Chaque année sur les plages sablonneuses, pour débarasser les parents de leurs bambins, il y a des concours de château-fort. C'est con, parce que, sauf si la mère est célibataire, c'est le père qui s'y colle. Lui, qui était heureux de prendre des vacances pour faire une pause dans le jardin, se retrouve avec une autre pelle en train de creuser le sable mou pour arriver à la couche de sable dur. Quand il y arrive, parce qu'à la mer il y a la pelle du large mais aussi la pelle du bar, pendant que sa tendre et chère suce un eskimo glacé comme lui ne l'a jamais été, il est distrait par une plus jeune et mieux roulée que sa chère et tendre qui a subi une maternité et, hop, le sable atterri dans la tronche du bambin. Drame. Le petit, de peur, a chié dans son froc estampillé pampers pendant que sa mère continue à sucer. Que va faire le papa ? A sa place je donnerais de grands coups de pied dans le château-fort en criant merde, merde, merde parce que mon pied a fait la rencontre d'un morceau de coquillage pointu et que ça pique. Un bambin qui chiale parce qu'il ne voit plus rien, un père qui sautille en criant ouille ouille ouille et une mère qui suce, quelles belles vacances. Ceci n'était pas un un indice. Le deuxième indice est la photo.

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20/10/2009

Cherche à garder la télé

« Pousse, papa, pousse ». « Arrête, gamin, tu parles comme une sage-femme ». « Mais pousse, papa, pousse plus fort ». «  Gamin, merde à la fin. Si je pousse plus fort je vais contracter mes muscles plus fort et je vais en avoir plein le pantalon ». « Papa, tu es chiant avec tes explications à la con. Pousse, nom di dju ». « Je ne fais que ça, gamin, j’attrape des crampes. J’ai l’air d’une statue de Rodin ». « Le penseur, papa ? ». « Non, gamin. Le penseur de Rodin est la représentation d’un constipé qui se demande quand ça va faire plouf dans le pot. C’est du grand art. Il faut être un génie pour avoir pensé à ça. Si Rodin avait connu Adamo, il aurait intitulé sa statue ‘Viens, viens, ma brune’ ». « Papa, pousse au lieu de déconner ». « Gamin, je ne pousse plus. En fait, je suis coincé. J’ai une crampe. Je suis momifié. Je vais mourir dans une position tellement stupide qu’il ne faudra pas un cercueil pour m’enterrer mais un abri de jardin ». « Papa, je vais te ramener à la vie. Ecoute le pschiiiii de la bouteille  de Rochefort 8° que je décapsule. Papa, j’ai besoin de toi, si tu veux, je fais des cubes avec le bloc de gouda produit blanc, je saupoudre de sel de céleri et je pique des cure-dents dans les cubes ». « Gamin, pas de fromage, c’est mauvais pour mon cholestérol. Vite, la Rochefort 8° ». « Tu es décoincé, papa ? ». « Gamin, une deuxième ». Pschiiiii. « Aaah. Je revis. Merci gamin ». « Papa, on fait quoi avec le meuble en-dessous duquel Kiki mon hamster est en train de bouffer le câble de la télé ? ». « Gamin, j’ai une idée. Demain, j’essaye à nouveau de déplacer le meuble mais, avant, j’enlèverai tous les tiroirs et leurs tonnes de factures, de cartes routières et de dépliants touristiques, de recettes de cuisine que je n’utilise jamais, et je crois que j’y arriverai ». « Papa, tu es génial ».

02/10/2009

Cherche pourquoi j'ai eu un supplément

« Alors, papa, l’énigme d’hier, c’était quoi ? ». « Un arbre célèbre, gamin ». « Ah bon, il y a des arbres célèbres, papa ? ». « Oui, gamin : l’arbre génial à logique, l’arbre à Came (et Léon mais pas celui des moules), l’arbre de la pomme que, Adam, le con, a croqué dedans et a découvert qu’il était tout nu et que depuis on doit mettre des tongs et des strings à la plage, l’arbre aux quarante écus appelé également gingko biloba, l’arbre à lettres de Guillaume Tell et bien d’autres ». « Et celui-ci, papa, pourquoi il est célèbre ? ». « Parce que j’ai pissé dessus, gamin. C’est ma signature pour marquer mon passage. Il y en a qui prennent leur canif pour graver des insanités dans l’écorce mais moi, Biglodion, je respecte l’arbre et je l’abreuve. Vois-tu, gamin, dans le monde entier, mais surtout le long des routes de Wallonie, il y a des chats qui se disent : snif, snif, tiens, tiens, Biglodion est passé par ici ». « Mais, papa, si l’arbre était éclairé, on t’a vu ». « Pas longtemps, gamin ». « Pourquoi, papa ? ». « Parce que j’ai mal visé et que j’ai noyé le boîtier électrique ». « Et alors, papa ? ». « Et bien ça a fait bzzzzz pof, gamin ». « Et alors, papa ». « Il a fait tout noir, gamin ». « Et alors, papa ? ». « Les salauds de l’hôtel m’ont compté un supplément pour le fusible ». « Tu vois bien que tu as été vu, papa ». « Mais non, gamin. Je me suis vendu. A l’hôtel, quand ils m’ont vu dans mon attitude titubanesque et délire homme très mince, ils m’ont proposé de me ramener dans une brouette jusqu’à ma chambre ». « Et alors, papa ». « Comme je n’aime pas les brouettes parce qu’elles n’ont qu’une roue j’ai dit que j’allais m’alléger sur un arbre ». « Ah, c’est con, ça, hein, papa ». « Heuuu ».

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18/09/2009

Bébé assume l'intérim - 6

Coucou, c'est Bébé. Mon aventuture, zut, mon aventure sur ce blog a commencé il y a six jours. Je ne sais pas comment revenir en arrière. Je n'ai pas su effacer aventuture. Revenir en arrière c'est tout un programme. Moi, par exemple, j'étais Bag-in-Box, d'où mon surnom de Bébé. J'ai quitté le Box. Personne n'arrive à revenir en arrière. Mon Box en carton a servi à allumer un barbecue. Les cendres ont été dispercées. Sans tambour ni trompette. Personne n'est venu à la dispersion des cendres. Des cendres, mais jusqu'où ? Jusqu'où peut-on descendre ? Y a-t-il un ascenseur dans la salle ? Pour remonter. Je parie qu'il y a un ascenseur et que c'est moi qui ne trouve pas le bouton pour remonter. Pourtant, des boutons, j'en avais beaucoup quand j'étais adolescente. Pour tous les étages d'un immeuble de mille étages. Je pressais sur les boutons mais ça a laissé de petits trous. A l'école de danse on m'appelait Emmenthal. Bandes de cons. Aujourd'hui j'ai un nouveau problème : je n'arrive pas à sortir mon bras gauche (à droite pour vous sur la photo) de ma manche gauche. La vie est une suite de problèmes qu'il faut résoudre, un par un. Aujourd'hui, pour moi, c'est sortir mon bras gauche. A demain.

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09/09/2009

Cherche l'araignée (suite)

" C'est grave, docteur ? ". " Quoi donc ? ". " Je vois des araignées partout, docteur ". " C'est peut-être parce que vous avez des fourmis dans les jambes ". " Docteur, enfin, pourquoi pas des coléoptères sous les aisselles et des collés au cul où je pense ". " Vous pensez à quoi ? ". " Je pense que je vais encore dépenser des euros pour une consultation à la con ". " Dites donc, si je ne vous plais pas, payez-moi tout de suite et basta ". " Docteur, avant de partir, j'ai besoin d'une pommade car j'ai des rougeurs sur le ventre. Et aussi sur les bras. Et aussi sur les jambes. Et aussi sur le visage. Et aussi un peu partout ". " Déshabillez-vous ". " Heuuuu, oui ". " Je vois ce que c'est ". "C'est grave, docteur ? ". " Qui fait le ménage chez vous ? ". "Heuuu, personne, docteur ". " Et qui aspire ? ". "Moi, docteur, j'aspire à avoir une retraite anticipée ". " Je veux dire qui aspire avec l'aspirateur ". " Il est bouché, docteur. On m'a dit que je dois le vider mais je ne sais pas comment ". " Vous n'avez qu'à changer le filtre ". " Docteur, je n'ai pas payé mon entrée pour le salon des arts ménagers, je vous demande comment faire pour éliminer ces boutons qui me chatouillent ". " Vous ne voyez pas des araignées partout, vous avez des araignées partout. Vous devez les éliminer ". " Docteur, accélérer en voiture pour éliminer un faiseur de crottes sur les trottoirs, d'accord, mais pas une dentellière qui tricote son piège à mouche ". " Alors commencez par éliminer les mouches et les dentellières iront faire leurs toiles ailleurs ". " Où, docteur ? ". " Au Vénézuela, en Papouasie, au Kandibandistan, on s'en fiche. Pas de mouche, plus d'araignée et plus bobo qui chatouille partout. Compris ? ". " Heuuu, oui enfin, presque. Je fais comment, docteur ? ". " Payez-moi d'abord et je vous donne la réponse ". " Voilà, docteur. Et maintenant je fais quoi ? ". " Vous allez acheter un spray anti-mouches ". " Heuuu ".   

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13/08/2009

Cherche une monoplace

Bonjour. Je vis seul. Triste. Au cinquième étage avec une voisine de palier invivable. Je vis de raviolis en boîte quand j'arrive à ouvrir la boîte. Le gamin vient me voir quand je lui dis au téléphone que j'ai acheté des bonbons; Les chauffeurs de bus font grêve pour un oui pour un non, quels fainéants. L'ascenseur ne s'arrête plus au cinquième et je dois aller jusqu'au sixième et descendre un étage dans les escaliers avec le caddy du supermaché. A chaque marche je perds des marchandises : les oeufs, les tomates, le ketchup,et je roule dessus. C'est horrible. Il y en a plein les murs. J'ai tout nié quand la police scientifique est venue pour identifier les corps. Quels cons, ils cherchaient le rhésus du ketchup. Egalité avec les conducteurs de bus wallons. On devrait engager des polonais. Eux, ils travaillent. La porte de mon four à micro-ondes ne ferme plus. C'est pas bon des raviolis froids. Même avec du fromage râpé. Quand c'est râpé c'est comme quand le gamin attend son bus pour aller à l'école et que les cons font grêve. Vivement les polonais, ou les croates, ou les sénégalais pour être dignes de conduire nos bus. La dignité et le respect des autres, c'est important. Il y an a qui l'ignore, honte, ce sont des belges. J'espère que les conducteurs de bus belges ont de l'humour parce que je dois prendre le bus tous les jours pour aller à la gare prendre le train, puis le métro, puis la marche à pied. Quelle vie de con. Il me faut autant de temps pour aller au boulot et en revenir, quand il y des bus, que pour faire semblant de travailler au bureau. Marre, j'en ai marre, je m'achète une monoplace. J'en ai déchiné une sur internet. J'ai besoin de conseils. A votre avis, est-ce une bonne affaire .   

Film1 115 - Copie

18/07/2009

Cherche les papys gustatives

" Papa, pourquoi dit-on UNE papy gustative alors que papy a des couilles et est un mâle ? ". " Gamin, j'ai toujours dit que le père de ta mère est un porc. Et les porcs, ça mange comme des cochons ". " Papa, si papy est une cochonne il faut dire truie et il ne faut pas faire aux truies ce que tu ne voulasse point qu'on ne te fisse ". " Gamin, tu as eu combien à ton dernier examen de français ? ". " Plus que toi au même âge, papa ". " Gamin, parlons d'autre chose. As-tu rangé ta pléstécheune ? As-tu ciré tes chaussures, et les miennes, sans mettre du cirage plein les murs ? As-tu pelé les pommes de terre pour le repas ou dois-je cuire des pâtes ? As-tu pissé du haut du balcon du cinquième quand il pleuvait pour économiser l'eau de la planète en ne tirant pas la chasse ? As-tu retiré Kiki, ton hamster, du bocal de Maurice, ton poisson rouge ? Tu sais, gamin,les hamsters ne sont pas admis aux jeux olympiques de natation ". " Papa, je ne saurais pas te répondre, tu parles comme une femme, tu poses trente-six questions en même temps, c'est à cette heure-ci que tu rentres, qui as-tu rencontré, comment s'appelle-t-elle, une poule de luxe je suppose, combien en as-tu bu, quand déboucheras-tu l'évier, grimpe à quatre pattes je n'irai pas t'aider à monter, j'espère que tu seras à la hauteur quand maman sera là demain pour dîner, c'est quoi cette facture de restaurant dans ton portefeuille, ta poule a mangé du canard, dis-moi tout ou je continue à te faire souvenir avec le rouleau à tarte ". " Gamin, où as-tu appris tout ça ? Tu as eu des leçons de vie à l'école ? ". " Non, papa, c'est chez Papy et Mamy quand Papy rentre très tard. Je fais semblant de dormir mais j'écoute ". " Tu as vu le rouleau à tarte, gamin ? ". " C'était splendide, papa. Mamy ressemblait à une fermière qui enfonçait des piquets de clôture pour un pré à vaches ". " Ah ça, gamin, pour être vache elle est vache, ta Mamy. Elle doit tenir ça de sa fille ". " Papa, tu ne dois pas dire ça de maman. Maman c'est ma maman. Et toi tu es mon papa. Quand Papy dit que tu es un con je lui réponds que plus con que lui tu meurs ". " Gamin, tu es vraiment un chouette gamin ".

13/06/2009

Cherche mon bonzaï

Pour avoir plus facile pour l’arroser j’avais mis mon bonzaï sur le couvercle de ma poubelle à pédale qui se trouve sur le balcon au cinquième. Une distraction, un réflexe stupide, un coup de pédale intempestif et hop, j’ai vu passer devant moi le premier bonzaï de l’espace. J’ai crié « Reviens, reviens » mais il était déjà trop loin, il ne m’entendait pas. « Ah le con, ah le con, ah le con » me répétais-je sans cesse, me parlant à moi-même. Je ne savais que répondre devant cette évidence. Banzaï, un bonzaï kamikaze. Si vous voyez passer un bus surmonté d’un bonzaï alertez-moi, c’est le mien. D’avance merci.

03/04/2009

Cherche à comprendre la faille

« Papa, prêtes-moi dix euros ». « Oui, gamin, pourquoi ? Tu veux acheter un pot de peinture pour repeindre le W.C. sur les murs duquel tu as écrit que tu étais un fils de con ? Tu veux me faire des toasts au foie gras pour mon anniversaire que tu as oublié ? Tu vas acheter un pétard que tu vas fiche dans le cul de ton grand-père maternel pendant sa sieste ?». « Papa, si tu avais su gérer ton argent, nous mangerions autre chose que des raviolis sauce tomate qui tachent mon bavoir et ta chemise. Ou ta chemisette quand t’es en congé, que t’es pas rasé et que tu déambules en chemisette et en slip avec les poils qui dépassent ». « Gamin, je t’interdis de raconter ma vie privée ». « Papa, c’est tellement privé ici qu’il n’y a même pas une femme pour nettoyer, lessiver, remplacer les ampoules électriques pétées, détartrer la cuvette du W.C., descendre les six sacs poubelles, cuire des carottes sans les brûler ». « Gamin, ma vie privée, c’est comme les toilettes quand je suis dedans et que je mets trois heures pour résoudre un mot-croisé de Rafaël, c’est privé, privé, privé ». « Papa, tu me prêtes dix euros ? « Oui, gamin ». « Papa, tu ne m’en donnes que cinq. Comme ça, tu m’en dois cinq. Et moi aussi. Et nous sommes quitte ». « Heuuu ».   

22/12/2008

Cherche la bonne bière à l'oreille

Une bière, ça se respecte. D’abord ça se dépucelle. Le décapsuleur révèle notre personnalité profonde : « psîîîîîîîîîîîîîî » pour les timides, « schweppes » pour les gars pressés garés en double file, « auschwitz » pour ceux dont il faut se méfier, « puf » pour ceux qui boivent une bière danoise à la con, « paf, où est le verre, vite » pour les distraits, « et merde, il y en a partout » pour ceux qui ont confondu bière et orangina, « passe-moi les clefs » pour ceux qui ont fait l’erreur de venir avec madame. Moi, c’est la Rochefort 8°. Merci, Seigneur, merci pour les trappeurs et leur trappiste.

22/11/2008

Cherche les jouets

« Allo, maman ? ». « Quoi, tu oses me téléphoner alors qu’hier tu m’a claqué la porte au nez ». « Maman, calme toi, je n’aurais pas su claquer la porte vu que je ne l’ai pas ouverte ». « Donc c’était bien toi qui faisais le pitre dans l’interphone. Je te hais, je te déteste, me faire ça devant Lucienne qui a du faire pipi dans le caniveau. Personne ne la voyait derrière le gros cul de ta Berlingo jusqu’à ce qu’elle se mette à chanter une tyrolienne. Elle est complètement folle, celle-là. Tu aurais du être son fils ». « Allo, maman ». « Quoi encore, allo maman ? Si je te parle c’est que je suis au bout du fil, andouille. Et ne me dit pas c’est une palissade comme tu l’as écrit l’autre jour sur ton blog. Pourquoi ? J’ai une seule question : pourquoi. Pourquoi téléphones-tu aujourd’hui alors que tu faisais maison close hier ? ». « C’est à cause du calendrier, maman ». « Ah. Il est tombé du mur et tu cherches quelqu’un pour l’y remettre, c’est ça ? ». « Mais non, maman, il est très bien par terre. C’est à cause de la date ». « On est le 22. T’as eu une contravention ? ». « Non. Pourquoi, maman ? ». « 22, les flics, contravention. Mais qu’il est con, mais qu’il est con, mais qu’il est con ». « J’ai peur que les postiers fassent grève, maman ». « Ben, v’là aut’chose, à c’t’heure. Mon fils est timbré. Tu espères m’envoyer une lettre anonyme ? ». « Non, maman. Je dois écrire une lettre à Saint Nicolas pour qu’il passe pour moi chez toi mais j’ai besoin de ton accord pour son contenu. J’ai découpé des photos de jouets dans des catalogues et je les colle sur des pages. J’en ai déjà six. Recto-verso. C’est combien, ton budget ? ». Tûûût, tûûût, tûûût.

04/08/2008

Cherche à vendre un sol en béton

Suite à mon annonce d’hier, dans laquelle je vendais un plafond de cave pour en construire un nouveau plus haut, d’autres locataires m’ont fait remarquer que si je rehaussais le plafond de ma cave je devrai rehausser à mes frais le plafond de la moitié de la cuisine des Duval qui ont leur appartement au rez-de-chaussée pour qu’ils gardent le même volume d’oxygène dans cette dernière, et ce, vu que le plafond de ma cave et la moitié du sol de la cuisine des Duval sont une seule et même personne. J’avoue que je n’y avais pas pensé mais j’ai vite compris. C’est déjà un bon point. Chemin faisant, je me suis dit : au dessus des Duval il y a les Garnier. D’accord, on ne se parle pas mais je vais être obligé de le faire avant d’aller chez eux pour rehausser la moitié du sol de leur cuisine. Et hop, un nouveau bon point. Nouvelle réflexion : par quel hasard la cuisine des Garnier est-elle juste au-dessus de celle des Duval alors que la cuisine des Duval est au dessus de deux caves ? Nouvelle idée, nouveau bon point. Allons vérifier au deuxième étage, des nouveaux que je ne connais pas. Driiing. Crîîîk. - Bonjour monsieur. - Dites, il faudra mettre de l’huile à la porte d’entrée, hein. - Oui, oui, monsieur ; vous êtes de l’immeuble ? - Bien sûr ; figurez-vous que quand vous marchez dans votre cuisine vous marchez sur ma cave. - Et vous entendez le bruit de la porte d’entrée depuis votre cave ? – Heuuu ; je suis venu vous dire que j’allais rehausser la moitié du sol et la moitié du plafond de votre cuisine que j’aperçois et qui, je m’en doutais, est au dessus de celle des Garnier – Nous sommes locataires, monsieur. Voici une carte avec les coordonnées du propriétaire – Ver luisant ? – Ici, ça se prononce Verluysen, monsieur. Ce jeu de mots est connu depuis Arthur Masson – Il habite à quel étage, celui-là ? – Et que voulez-vous faire dans la cuisine – Vous êtes locataire, ça ne vous regarde pas. Et hop, encore un bon point. – Mais nous aimons bien la couleur des murs. Que nous reprochez-vous ? – Vous écrasez ma cave. Pas le temps de vous expliquer, je file au troisième. Driiing. Bézour, Biloudionné – Et merde, je suis chez Gonsalez, le portugais du troisième – Qué vous voulvoul ? – Cher Gonsalez, bonne nouvelle, vous aurez bientôt deux cuisines, enfin, deux demi-cuisines mais, et c’est là l’innovation architectronique, sur deux niveaux. Vous êtes content, si si, ne dites rien, vous êtes content, au revoir. Je me débrouille comme un dieu, je m’ajoute un bon point. Qui donc est-ce au quatrième ? Ding dong. – Nous avons déjà donné – Mais ouvrez, bon sang – Nous avons déjà donné – Ding dong bom bom bom aïe – Nous avons déjà donné – Je viens pour la cuisine – Nous avons déjà donné – Bande de cons – Nous avons déjà donné. Je garde mon sang froid et je m’octroie un bon point supplémentaire. Hop, étage suivant. Driiing, bom bom bom, je m’en fiche si vous avez donné, si vous êtes constipé ou vaporisant, ouvrez mil d’ju d’bouc. Sortez, je vous ai reconnu. Crîk. – Papa ! – Chez qui es-tu, gamin ? – Ben, chez nous papa, au cinquième – Heuuu.

15/04/2008

Cherche à mettre la carte

« Papa, c’est quoi, laxatif ? ». « Chiasse ». « Papa, arrête de parler à ton marteau. C’est quoi, laxatif ? ». « Chiasse ». « Papa, tu tiens le clou à l’envers, tu vas abîmer le mur. C’est quoi, laxatif ? ». « Chiasse ». « Papa, si tu employais du papier collant pour coller la carte de vacances de Gérard, ce serait plus simple, non. Dis, c’est quoi, laxatif ». « Chiasse ». « J’en ai marre de chez marre, papa. Je réclame des parents modernes, à l’écoute de leur progéniture dans un dialogue partagé et constructif. Quand tu seras vieux, qui choisiras ta maison de retraite, hein ? Bon, j’essaye une dernière fois. Papa, c’est quoi, laxatif ? ». « Chiasse ». « Papa, si tu continues à vouloir fixer au mur la carte de vacances de Gérard on va avoir un passe-plats entre la cuisine et les toilettes ». « Gamin, arrête de me distraire , nous devons dialoguer comme dit ta maîtresse d’école, mais si tu me distrais pendant que je travaille et que je dialogue avec cette saloperie de merde de clou pour immortaliser la première carte que ce con de débile de Gérard m’envoie de ses vacances et qui représente une femme bien fournie qui se baigne à poil avec une étoile de mer sur la foufounette, je serai distrait et je vais me taper sur les doigts.. Gamin, dialogue avec toi tout seul, je dialoguerai plus tard ». « Papa, et si tu mettais la carte de vacances de Gérard sur ta table de nuit, hein ? ». « Gamin, tu es un génie. Tu es bien le fils de ton père. Ah, je vais pouvoir m’endormir en rêvant d’étoiles de mer. Merci, gamin ».

29/02/2008

Cherche le 29 février

« Papa, papa, nous sommes le 29 février ». « Oui, gamin ». « Et c’est aussi le jour où tu dois aller acheter de la limonade ». « Ah bon, j’ai noté ça ? ». « Ben non, papa, il n’y a pas de 29 février sur ton calendrier ». « Ah bon, ça alors. Sûrement un éditeur à la con. Tu sais, gamin, sur terre, il y a beaucoup de gens stupides, des distraits, des mal comprenants. Maintenant on dit mal comprenant parce qu’on ne peut plus dire con. C’est comme les sourds et les aveugles, il faut dire mal entendant et mal voyant ». « Papa ». « Oui, gamin ». « Je ne veux pas dire que tu es un mal comprenant mais tu utilises un calendrier de 1993 ». « Heuuu ».

03/11/2007

Cherche le con

Quel est le con qui a fait les poussières au dessus du meuble chez moi, hein ? Didju, j’y avais inscrit un numéro de téléphone important.

04/05/2007

Cherche à bloquer l'ascenseur.

J’habite au cinquième étage et, pour faire du sport, j’ai loué un petit lopin de terre à une demi-heure à pied de l’appartement. Opération numéro un : retourner la terre. Je suis allé louer un motoculteur électrique. Pourquoi électrique. La réponse officielle est : pour ne pas polluer la planète avec un moteur à combustion. La vraie réponse est : parce que, dans le magasin, je ne suis jamais arrivé à mettre en marche la saloperie de motoculteur à essence en tirant comme un idiot sur une cordelette. Le début du transport était chouette, j’avais l’impression de conduire une moto, à pied, sur le trottoir. A un certain moment, je ne sais pas quel est le con dans l’immeuble qui a utilisé l’ascenseur en coinçant dans la porte le fil électrique du motoculteur mais, subitement, le susnommé motoculteur s’est mis à faire marche arrière. A toute vitesse. Que ça va vite un ascenseur, à l’horizontale. Cinq ou six étages de fil électrique. J’étais le cul la terre, renversé par l’engin dans sa course folle, le regardant filer en zigzagant et en renversant tout sur son passage. C’était le jour des sacs poubelle. Le carnage. Optimiste, je me suis dit : heureusement qu’on n’a pas coincé le fil dans la porte de la fusée Ariane. Je cherche un truc, une astuce, un bricolage pour bloquer l’ascenseur pendant que je transporte le motoculteur.

09/10/2006

Cherche une rampe solide.

J'ai voulu grimper à l'échelle des salaires. Et vlan, j'ai du rater une marche. Mais les prix plancher remontent. Et je suis plafonné. Le plancher et le plafond se rapprochent. L'espace vital ma manque. Je vais devoir ramper à l'horizontale. Je veux m'élever, moi, pouvoir changer les pneus du vélo, mettre de la crème dans les raviolis, mettre du détartrant dans le WC, m'acheter un noeud papillon pour faire le con à la télé. Je vais remonter sur l'échelle des salaires. Je cherche une rampe solide.

22/09/2006

Cherche à être absent (6)

Mes vacances d'un jour en car de luxe. 17 heures. L'accompagnateur : "Chers amis, nous vous amenons voir des moules".Moi : "C'est con, c'est à midi qu'on aurait du manger des moules". "Ah, ah, monsieur est un comique, on voit bien qu'il est le plus jeune du car". Moi : "Ca doit vous changer, hein". Les petits vieux, en choeur : "Ooooh, honteux". Moi : je n'ai plus rien dit, j'ai peur des coups de canne. L'accompagnateur : "Ce sont des moules en silicone". Moi : "Qu'on bouffe à la sauce polypropylène". Effectivement, c'était une démonstration de moules à tarte, à gâteaux, qu'on peut tordre dans tous les sens et qui reprennent leur forme. J'imagine le lave-vaisselle en silicone, on s'assied dessus et on a un fauteuil ou, dans les ménages, "Chérie, ça tombe, vas te faire placer deux moules". Ce qui est pénible dans ces voyages, c'est la pression : on se sent obligé d'acheter. J'ai choisi la plus grande moule à tarte, ce sera mon souvenir de vacances pour le gamin, je lui dirai que c'est un freesbee. Six fois le prix du voyage. Mon budget vacances a explosé.

12/09/2006

Cherche un boeuf

Ce week end, j'avais le gamin. Nous sommes allé voir la ferme en ville. Il y avait de tout : des poules, des canards, des fromages, deux vaches, de jeunes mamans avec une poussette. Pendant que j'essayais d'entrer en conversation avec elles, le gamin a flaché. Il veut un âne. Un âne ! Dans l'appartement ! "Mais, papa, il y en a un chez maman, son nouveau copain c'est un âne". "C'est pas un âne, c'est un con". J'ai réfléchi en moi-même et, pourquoi pas, pour Noël, une crèche vivante, dans l'appartement. Je m'y prend tôt pour les réservations mais je cherche déjà un boeuf pour le 24 et le 25 décembre. Un boeuf qui est habitué aux ascenseurs.