03/06/2009

Cherche la fête des voisins

Le mardi 26 mai c’était la fête des voisins. Echec total. J’ai fait tous les étages de l’immeuble, par l’escalier de peur d’être vu dans l’ascenseur mais, pas bête, en commençant par le haut. Boum, boum, boum. « Je suis votre voisin du cinquième, puis-je me joindre à votre table ce soir ? ». Boum, boum, boum. « J’apporterai des pâquerettes pour égayer la table. J’en ai vu dans le parc communal ». Je n’ai reçu aucune réponse au sixième. Au cinquième, c’est quand j’ai dit « Tu vas ouvrir, connard » que j’ai réalisé que je frappais à ma propre porte. J’ai répondu, timidement : « Je suis absent, je suis dans l’escalier ». Evidemment, entendant que quelqu’un frappait chez moi, ma voisine de palier est sortie. « Vous parlez à votre chien chiant ? », me dit-elle. « Je vous l’ai dit mille fois, Kiki n’est pas un chinchilla, c’est un hamster. Je me parlais à moi-même pour être sûr que personne ne me réponde ». « Vous devriez faire l’acquisition d’un perroquet parlant. Qui c’est ? C’est le plombier. Qui ça ? Le plombier, le plombier, bier, bier. A propos, je vous ai déjà entendu crier au sixième étage. Ne venez pas frapper chez moi, je ne suis pas à ». Je cherche une vraie fête des voisins chez qui je pourrais aller manger chaud.  

06/05/2007

Cherche à combattre le cholestérol.

« Bonjour, monsieur, je viens rendre le motoculteur électrique que j’ai loué et le câble de 50 mètres, rendez-moi la caution et remboursez-moi la location, ça ne marche pas ». « Monsieur, je vous garantis que ce motoculteur fonctionne ». « Oui, mais pas où il faut ». « Comment ça ? ». « Il manque d’autonomie ». « Il manque de quoi ? ». « D’autonomie. Le câble est trop court, il me permet d’arriver devant la boucherie mais pas plus loin. Je ne pense pas que le boucher serait content de voir ses beaux morceaux de bœuf, de veau et de porc transformés en viande hachée. Mon terrain est à une demi-heure de marche, monsieur, vous me comprenez ? ». « Mais vous faites ça pour quoi ? ». « Pour mon cholestérol, je dois pratiquer un sport, j’ai choisi le jardinage ». « Vous êtes un cas, vous ». « Restez poli. C’est quoi un cavou ? ». « J’ai compris : ce qu’il vous faut c’est de l’électricité près de votre jardin ». « Vous louez des éoliennes ? ». « Non, mais je peux vous louez le motoculteur électrique, le câble de 50 mètres et un groupe électrogène à essence ». « Bonne idée, attendez je réfléchis, une demi-heure pour amener le motoculteur au terrain, une demi-heure pour revenir chercher le câble, une demi-heure pour apporter le câble, une demi-heure pour revenir, une demi-heure pour apporter le groupe électrogène, ça fait deux heures et demi rien que pour le trajet aller. Et je n’ai pas encore d’essence pour le groupe électrogène. Je reviens à l’appartement, une demi-heure, je pars en voiture à la station avec un bidon, une demi-heure, je reviens avec le bidon rempli et je cherche à me garer, une demi-heure, je descends la brouette pour y mettre le bidon d’essence et je rererepars vers le terrain, une demi-heure. Total, pour l’essence : deux heures. Hé, ho, ça fait un peu beaucoup, non, quatre heures et demi avant de commencer, hein. Admettons que je commence à huit heures du matin. Si j’ajoute la demi-heure pour rentrer pour le repas de midi, il sera treize heures. Non, non, je vais me faire engueuler. « C’est à cette heure-ci que tu rentres, tu as fini, j’espère, tu devras manger froid vu que la prise du micro-ondes est arrachée ». Trouver un colocataire qui a un micro-ondes qui fonctionne et lui expliquer pourquoi j’en ai besoin, une demi-heure, manger chaud, une demi-heure, retourner à pied au terrain, une demi-heure. Bon, comptons, il est quatorze heures trente et je suis à pied d’œuvre. Il faut penser au retour : ramener le motoculteur, une demi-heure, retourner au terrain, une demi-heure, ramener le câble, une demi-heure, retourner au terrain, une demi-heure, ramener le groupe électrogène, une demi-heure, retourner au terrain, une demi-heure, ramener le bidon d’essence qui n’a pas servi dans la brouette, ça nous fait sept fois une demi-heure, soit trois heures et demi. J’étais à pied d’œuvre à quatorze heures trente et je rentre, sans avoir rien fait, à dix-huit heures. Et je n’ai pas compté le temps de mettre un groupe électrogène, un bidon d’essence, un motoculteur et une brouette dans l’ascenseur, de les en sortir et de leur trouver un emplacement de parking pour eux dans l’appartement. De huit heures à dix-huit heures, dix heures pour n’avoir rien fait ». « Monsieur, j’ai entendu que vous aviez un véhicule, nous louons aussi des remorques ». « Hé, ho, connard, ce n’est pas en louant une remorque que mon taux de cholestérol va descendre, hein ».

03/02/2007

Cherche à me disculper

Driiing. « C’est tavou ? ». « Bonjour Monsieur, vous êtes témoin de Jéhovah. J’ai déjà donné ». Vlan. Driiing. « Encore vous ». « Avoue, connard, c’est à poil ». « Monsieur, quand je joue au ping pong, je n’utilise pas une poêle, le canard, c’est vous, pas moi ». « J’ai retrouvé cette poêle dans mon capot et une crêpe sur mon pare-brise ». « Bon dieu de bon dieu, comment ce fait-ce ? ». « La fesse, c’est toi, c’est ta poêle, connard ». « Monsieur, je ne vous permets pas, fouillez, je n’ai pas de poêle, j’en avais une jusque hier, je ne sais pas me servir d’une poêle ». « C’est la grosse du quatrième, alors ». « Heuuu, oui, sans doute ».